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Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

défi 56

Publié le 29 Mai 2011 par marie chevalier dans mes textes divers

 

 

L'histoire commence ainsi:

Un soir d’orage, où le bruit du tonnerre se mêlait à un plastiquage, près de la maison de Dumè , .... à vous de continuer

Voici les questions:

1- Pourquoi la porte du frigo est-elle ouverte ?

2 - Pourquoi y-a-t-il une chaussure à l'intérieur ?

3- Pourquoi le grand-père est-il couché dans l'entrée ?

4- Que fait le parapluie dans le lit conjugal ?

5- Où est passée la grand-mère ?

6- Pourquoi la bouteille est-elle vide ?

7- Où sont passées les casseroles ?

8 - Qui a dit que c'était impossible ?

9 -Pourquoi lundi ?

10- Que fait le chat chez les voisins ?

                                                      :* :* :* :* 

                                           LA MARIEE ETAIT BELLE DE NOUVEAU

 

Un soir d’orage, où le bruit du tonnerre se mêlait à un plastiquage, près de la maison de Dumè, Jean  et Annie, deux jeunes ados qui s’embrassaient sous  un arbre, se mirent à courir sans savoir vraiment où ils allaient,  terrorisés.

La  première maison éclairée fut la  bonne, ils s’engouffrèrent dans la cour et  essayèrent de tambouriner à la  porte, sans succès. Ils décidèrent  d’essayer d’ouvrir et  malgré une résistance, ils finirent  par l’entrebâiller. Stupeur, un homme  qu’ils reconnurent comme étant le  propriétaire de  la maison, Monsieur Ferrari, le grand-père de  leur  pote  Jean-Louis, était allongé dans son couloir et bloquait de ce fait  l’entrée.  Ils se  penchèrent  et constatèrent qu’il  dormait complètement ivre. Ils comprirent quand ils  virent une  bouteille de Chivas  vide  près de  son bras.

— Il est encore bourré, murmura  Jean.

Ils avancèrent dans le couloir en appelant  madame Ferrari mais  hélas  personne ne  répondit.  Devant la chambre  ils  marquèrent un arrêt et  se décidèrent  à pousser la  porte, pas très rassurés.
Et là, encore une surprise  les attendait : un parapluie était  dans le lit, sous les draps.  Ils trouvèrent un  mot collé sur  le  manche : je  préfère dormir avec un parapluie qu’avec un ivrogne… Joli ! s’exclama Annie et en plus  courageuse  la  mamie ! Elle doit avoir fait ses valises et rejoint son amant !

— Mais c’est impossible, intervint  Jean , que tout cela commençait  à énerver, elle aurait fermé sa maison, et pourquoi aujourd’hui lundi  plus qu’hier ? 

— En tout cas, je te fais remarquer que  leur chat n’est  pas là, elle a  dû le donner  à garder aux voisins, je l’ai aperçu tout  à l’heure  quand on est  passés devant leur pavillon.

Préférant en rire ils  se dirigèrent vers la cuisine  car ils avaient une  petite  soif.

— Ah ! Le frigo est ouvert, et le comble, c’est une chaussure qui retient  la  porte ? 

— Elle ne s’arrange  pas  la  mamie du copain!

— Attends il y a encore  un post -It de collé !

 Si jamais tu refermes cette  porte, la chaussure va t’exploser au visage  et ce sera  bien fait !

— On peut dire qu’ils ne s’entendaient  pas  bien, les petits vieux hein ?  constata Annie, pendant qu’elle s’apprêtait  à se faire chauffer de l’eau pour  boire un thé. Elle cherchait vainement  les casseroles et  appela  Jean.
A ce moment –là un éclair  plus fort que  les autres les fit regarder par  la fenêtre et ce qu’ils virent  les stupéfia :

Une  grosse voiture faisait des  manœuvres dans la cour pour sortir et stupéfaits, ils reconnurent  la grand-mère Ferrari au volant. Elle  partait en emmenant  les casseroles qu’elle avait attachées  à l’arrière de  la voiture et une grande affiche collée sur  la glace arrière  annonçait :

JUSTE  LA FIN D’UN MARIAGE !

 

Quel talent, madame Ferrari on avait envisagé le  pire et  finalement  vous allez  enfin être libre !

 

Jean et Annie applaudirent pendant que  la  mamie leur faisait un grand signe au revoir par  la  portière.

Silence…

Jean ?  Tu crois vraiment que nous allons nous  marier ? 

Fin

 

 

 

 

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bonne fête Maman !

Publié le 27 Mai 2011 par marie chevalier dans mes nouvelles

petit texte dédié  à toutes  les  Mamans:

 

 

 

BONNE FETE MAMAN

 

Dimanche c’est  la fête des  mères.  Tous les ans, c’est comme ça. Il n’y a  pas à revenir là-dessus, une fois  par an, on fête les  Mamans.

Partout, dans les  magasins, dans  les boutiques de  vêtements, dans  les chocolateries, même chez  les  marchands de  vaisselle, on fête  à grand renfort de  promos et de  pubs, les  Maman.

Ces dames, ce jour-là ont droit, qui au mieux,  à un petit dessin fait collectivement à l’école, il ne faut  pas  que nos valeurs se perdent n’est-ce  pas.  Elle est ravie : son petit  bout de chou a fait ce  petit présent de ses  mains, et  franchement, c’est sûrement celui qui aura  le plus de  valeur à ses  yeux.

A la  maison, c’est différent  le  papa donne  un billet  au fiston et  lui dit  doucement dans  l’oreille  pour que  Maman n’entende  pas : tiens c’est pour acheter  un truc  à ta  mère, je te fais confiance, tu te débrouilles très bien, prends-lui quelque chose  qui va  lui plaire  d’accord ?  

Et  puis  papa ne veut  pas  être de reste  et  magnanime il va  s’en mêler.  Là encore, deux solutions :

                        Il donne  deux billets  à Maman et  lui chuchote gentiment : tiens  ma chérie, achète-toi ce qui te fait  plaisir. En fait c’est ce qu’elle  préfère, ainsi elle  peut  au moins s’acheter quelque  chose dont elle a  vraiment envie.
 

                        L’autre solution : Papa achète  une friteuse électrique, ou une cafetière, ou pire  une cocotte-minute, fait  faire un paquet –cadeau et tout  fier  le jour J. va  le chercher dans  le garage, enfoui sous  les  tonnes de cochonneries entassées, il remonte et embrasse  Maman : tiens  ma chérie, je suis sûr que tu en rêvais, non ne  me remercie  pas  je sais que tu voulais changer  « la tienne »  depuis  longtemps. Car  il va de soi, bien entendu que  la  cocotte -minute  ou la  cafetière  sont  la  propriété exclusive de  Maman, il est vrai qu’il n’y a  qu’elle  qui s’en sert !

Pendant ces petites cachoteries  Maman, qui s’est  levée tôt le  matin sachant que ses  bambins et son mari,  la fêteront, s’est fait un joli brushing, a  mis sa  plus  jolie robe qui date de plusieurs années, mais dans laquelle elle se sent bien et  toute  enjouée, elle commence  à préparer  le repas familial.

Ben oui hein ! II ne faut quand  même  pas trop en demander, c’est  la fête des  Mamans d’accord, mais  le repas ne va  pas se faire tout seul et il faut bien qu’elle  récompense et  fasse  plaisir  à sa petite famille qui va sûrement  la gâter comme  les autres années.

Alors le visage enflammé  non pas par  la  joie, mais  par ce sacré four  qui fume depuis  deux ans qu’ils doivent  le changer,  son gigot d’agneau qui  commence  à brûler et sa  mousse au chocolat qui ne veut  pas gonfler  car  le chocolat devait avoir  atteint la date limite.
 

En tous cas  elle savoure déjà le  plaisir de ses enfants quand elle  leur présentera  les diverses petites crudités  faites avec amour taillées, ciselées, et réduites en petites figures  amusantes.

 Et  puis, une fois  n’est  pas coutume, elle accompagnera  les crevettes d’une  mayonnaise comme elle sait si bien faire  et  que toutes ses copines  envient.

Las, cette saloperie de  mayo ne veut  pas  monter, elle s’énerve, change de  main, prend  une autre fourchette, puis décide  de se servir du batteur. Toutes disent que c’est  mieux, alors !

Rien la  mayonnaise reste  à l’état de  sauce  liquide. Elle en pleurerait !

Elle  ne désespère  pas, elle tente d’en faire une autre : pareil ! La  poisse. Elle a  les  nerfs  là !

La  porte d’entrée  claque. Des  pas dans  le couloir : Maman, ça sent  le brûlé  jusque dans  le  jardin !!

— Merde c’est  mon gigot !

 

— Alors chérie, on s’énerve ?  Le jour de ta fête ?

Elle préfère ne  pas répondre. Son petit dernier  la regarde avec tellement d’amour dans  les  yeux tenant son petit flacon rempli d’haricots  secs de toutes  les couleurs et  prêt  à pleurer.

Elle se baisse vers  lui :

— Bonne fête  Maman !

— Merci mon trésor comme tu es gentil. 

L’ado, resté derrière, le casque du baladeur sur les oreilles se  balance et comme son père  lui fait un signe, il fouille dans sa  poche, sort  le billet  que son père  lui avait donné :

 — Bonne fête  M’man !

Papa s’énerve, il n’avait  pas  prévu ça, car comme  lui aussi avait été  pris  par le temps (il est vrai que  la fête  des  Mamans leur  tombe dessus aux  maris  et  ils  ne s’y attendent pas)

Donc Papa très gêné  sort  lui aussi un chèque de sa  poche :

— Tiens  ma chérie, achète-toi ce que tu voudras, désolé  mais  je n’ai vraiment  pas eu le temps de  m’en occuper.

Maman reste  droite, remercie sans  embrasser, s’excuse, monte dans  sa  chambre, pleure un bon coup,  change sa robe pour un vieux jean et  pull  et redescend.

Ils  l’accueillent  dans  la cuisine :

— Bonne fête  maman, qu’est-ce que tu es belle !  Dit  le  petit.

— Ouai ! T’es  top m’man !

— Oui ma  chérie tu es  la  plus belle. On déjeune  quand au fait ?  J’ai le temps de  passer  un coup de fil à Gérard ?

Maman sourit. Maman sourit toujours même  quand  elle en a  gros  sur  le cœur 

Venez, on passe  à table. Tu téléphoneras  plus tard d’accord ? 

  Fin

 

 

 

 

 

 

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poésie du jeudi (pour la fête des mamans)

Publié le 26 Mai 2011 par marie chevalier dans mes textes divers

 

                                                          TU ES LA FEMME

 

 

Tu es  la femme

Qui m’a fait  pleurer

Tu es  la femme

Qui m’a  le plus manquée.

Tu es  la femme

Que j’ai appelée

Si souvent dans mes rêves,

Dans  mes cauchemars.

Que j’ai appelée

Quand  j’avais  mal,

Que j’ai appelée

Quand  je tombais.
Tu es  la femme

Que j’ai le plus aimée,

Tu es  la femme

Que j’ai le plus détestée.

Et à l’automne de ma vie

Tu es  la seule femme

Que je hais,

Car tu n’as  pas voulu,

Ou tu n’as pas su,

M’aimer

Moi … ta fille.

                                                                               Fin

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défi n°55 "panne d'électricité"

Publié le 16 Mai 2011 par marie chevalier dans mes textes divers

 

 

LA PANIQUE !

 

Un jour que  le ciel s’assombrissait et qu’un orage s’annonçait, je me suis retrouvée coincée dans ma cave, la serrure s’étant enrayée.
Ma clef tournait dans le vide. Je pris mon mal en patience sachant que mon mari allait arriver d’un instant à l’autre de son travail.  Il me  suffisait de l’attendre  patiemment sans surtout  m’énerver et  sans rien penser.

La lampe du plafond éclairait d’une  pâle  lueur  blanchâtre les murs en craie.  Je jetai un œil à  mes étagères bien rangées et  bien remplies de  pots de confitures diverses, de  bocaux de conserves faites  maison et  quelques bouteilles de  vieux vin qui devait sans doute avoir  tourné depuis le temps que nous  le  possédions. Mais qu’importe, une cave sans vin n’est  pas une  vraie cave.

Il faut quand  même que  je précise à ce moment du récit, que je suis claustrophobe depuis des années et  que les endroits clos  m’angoissent, pire, me  paniquent.

Donc, tout en faisant semblant de  m’occuper  l’esprit, je n’en menais pas large et  souhaitais ardemment que  mon mari arrive  me « délivrer » au plus vite car  je commençais  à sentir des  symptômes de peur  que je connaissais  bien. Je regardais les dates sur mes  bouteilles de  vin quand soudain la lumière clignota et  s’éteignit.  Je me retrouvai dans  le  noir le plus complet. J’eus beau me retenir, essayer de rester calme, me rassurer : ce n’était qu’une  petite  panne de  lumière, une  petite coupure de rien du tout, ils allaient remettre cela dans la minute. En fait  je  me conditionnais pour ne  pas céder à la  panique.

Mais  hélas, je sentais que je perdais mes moyens et l’angoisse maudite me prendre aux tripes. Malgré la fraicheur de  la cave, des gouttes de sueur coulaient entre mes seins et  mes  jambes  ne  me  portaient plus. Me sachant  complètement à la  merci de ce trou  noir, sans recours immédiat, je me  mis à trembler de tous mes membres et ma respiration se faisait de plus en plus saccadée.

Impossible de me raisonner, il était trop tard, la  peur, l’angoisse avaient pris possession de tout mon corps et l’impression que  j’allais mourir seule dans ce trou à rats, me rendait physiquement malade. Je fus prise des nausées et de spasmes jusqu’à vomir de  la bile.

Mon mari pendant ce temps,  me cherchait dans la  maison, m’appelait, je ne l’entendais pas. Je voyais ma dernière heure arriver et  savais que  j’allais  m’évanouir  voire  mourir. Que celui qui ne connait  pas  les  phobies bénisse le ciel !

Soudain, la  lumière revint. Il me fallut plusieurs minutes pour me « reconstituer », pour faire taire  ma peur et  ma  panique. Quand  je pus  enfin me  lever, j’appelai  mon mari. Lui-même fut rassuré de  m’entendre et surtout de me localiser Il décoinça  la  porte immédiatement, me regarda  bizarrement et  me dit : — toi tu as encore  péter  les  plombs hein ? 

Jolie  phrase pour résumer ce que je venais de vivre à cause justement d’un « pétage de plombs » au compteur !

Nous n’en dimes  pas plus. Il me connaissait et savait ce que j’avais enduré.
Inutile de vous  dire que depuis ce jour-là, je ne  ferme  plus  jamais  la  porte de  la cave et la cale avec une grosse  pierre !

 

 

 

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défi 54 (vêtements dans le vent)

Publié le 2 Mai 2011 par marie chevalier dans mes textes divers

Défi 54  

VETEMENTS DANS LE VENT

Mots qui doivent figurer

( Vent,  temps (durée), temps (ciel,) vêtements.)

 

J’entends  autour de moi parler du vent d’autan, du mistral, de la tramontane, bien. Mais moi je peux vous dire que  le vent  picard est omniprésent et qu’il nous détraque le temps  rapidement.
L’autre jour, justement il y avait une  petite brise  légère et  j’en profitai  donc  pour faire  une lessive, me disant : elle séchera  beaucoup plus vite et le  linge sera  bien plus odorant et presque prêt à ranger sans  repassage.
En fait, j’avais surtout  choisi de  laver des vêtements  d’hiver que je voulais ranger,  puisque le ciel était prometteur depuis plusieurs semaines.

Je me postais donc devant mon armoire et  choisis avec  précaution ce qui allait  pouvoir passer dans  la machine.

Finalement, j’en avais plus que  je ne  le pensais. Mais  peu importe  mon fil d’étendage était grand.

Avec grand soin, je  pinçais donc, deux chemises à carreaux, une grosse veste polaire, deux  pantalons de  jogging, une  jupe longue que j’aimais beaucoup,  et quelques  petites  bricoles.

Soudain, je crus entendre  le tonnerre. Ah ! Non pas  maintenant ! Hélas, le vent s’était levé si vite que je n’eus  pas  le temps d’aller chercher  mon linge  presque sec, des grosses gouttes commençaient à tomber.

De  ma fenêtre je regardais  ces rafales qui gonflaient  mes chemises,  les  pantalons qui s’agitaient, un  véritable  ballet, là, devant  mes  yeux. Tout avait  l’air vivant, impressionnant.  De là à fantasmer, il n’y a  qu’un pas que je franchis en m’imaginant qu’il s’agissait d’une danse  rythmée par le vent  et très belle à voir : un pantalon dansait avec une chemise, une veste  s’accrochait  lourdement  à la jupe longue … 
Comme quoi notre imagination  parfois !!!



 

 

 

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