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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Avec le coronavirus, nous sommes contraints à limiter nos déplacements.

J'en connais qui devaient découvrir Milan, d'autres New York et d'autres peut être Vesoul,

Alors je vous propose d'écrire une courte histoire (30 lignes maxi) sur une ville, une région, une montagne, tout simplement un endroit que vous connaissez ou que vous souhaiteriez connaître.

Seule contrainte, vous mentionnerez  le nom d'un poète ou d'une poétesse dans votre texte.

 

Rêverie nocturne

 

Il est minuit. Je vais me préparer pour la nuit et comme souvent je prends avec moi mon vieux poste de radio. Et là…  une voix monocorde  nous demande toute notre attention :

Par erreur nous avons déversé une quantité importante de pesticides par hélicoptère et  nous vous demandons de ne  pas sortir  vous  promener dans  les champs de la Somme et de  l’Aisne pendant deux trois jours. Nous vous tiendrons au courant.

 Je me laisse tomber  sur mon lit, anéantie, je voulais justement rendre  visite à ma mère qui habite toujours le petit village où elle nous a élevés mon frère et moi.

Je réfléchis rapidement il n’est que  minuit, je vais chercher dans  la penderie tout en haut le carton avec  les photos et je trouve ce film que je garde  précieusement. D’une part parce que c’est mon père qui l’avait  fait et d’autre part  parce que c’est mon village.  Je l’avais gardé pour  le faire connaitre  à ma fille, je n’en ai pas eu encore  l’occasion.

Je m’installe dans le salon et comme  elle m’a entendu bouger,  Charlotte descend en pyjama et vient se  pelotonner contre moi sur le canapé.

— Ma chérie si tu n’as pas sommeil on va regarder  le petit village dont je t’ai parlé. Celui où je faisais des bêtises  à ton âge. Elle sourit et se tait attentive.

Je lui raconte en même temps :

C’était un petit village de la Somme  perdu au milieu des champs de blé, d’avoine et d’orge. Une seule route le traversait et au bout il y avait deux chemins qui menaient vers  d’autres petits  hameaux. Et là au croisement  une énorme pierre, vestige d’une ancienne ferme nous servait de siège et de parloir.  Abrités  par un très grand platane, nous complotions, inventions des jeux mais souvent aussi j’y venais seule. La mare était proche et les canards, les grenouilles, les têtards, les  libellules s’en donnaient à cœur joie. Cela faisait un bruissement continu et je me laissais bercer. J’étais heureuse, j’avais dix ans, ton âge ma Charlotte.

Et puis je me suis tue. Charlotte s’était endormie et moi les yeux dans le vague je me souvenais de ce petit village perdu au milieu des champs de blé, d’orge et d’avoine. .. Ce sont ces champs qui aujourd’hui, subissent les outrages des hommes.  J’ai continué à faire défiler ces  images en me souvenant de tous les moments magiques  de ma tendre enfance.  Je m’égare dans mes rêves et je voudrais dire comme Lamartine : «Ô temps suspends ton vol… »

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour le défi 233 pour le lundi 16 mars croqueurs de mots

Il nous est arrivé sans doute à toutes et tous d’être plongés dans un doux rêve et de nous réveiller  en sursaut. Comme  nous aurions aimé  poursuivre ce rêve inachevé !

 Décrivez-nous  ce que vous ressentez et surtout parlez-nous de ce rêve, dans un petit texte court.

 

 

 

Mon rêve inachevé

 

Cette nuit-là j’avais eu du mal à m’endormir. Des petits soucis d’intendance sans importance m’avaient contrariée et je me tournais et retournais dans mon lit.

Le sommeil s’empara de moi sans que je me rende compte que je sombrais doucement dans un rêve. Le plus beau que je n’avais fait depuis des années.  Mais pour que vous compreniez l’importance de ce rêve il faut que je vous raconte :

J’avais douze ans, mes copines et copains étaient autour de moi et nous décidions d’aller nous balader à vélo dans les chemins de terre avoisinant le village. Il y avait Sandrine, Manon, Jean-Claude et Thomas et moi naturellement.

Nous formions un groupe indivisible et à tel point que si l’un attrapait la varicelle les quatre autres par solidarité suivaient. Mais le plus émouvant dans notre histoire était que j’étais très amoureuse de Thomas. Il avait deux ans de plus que nous et était super beau. Des yeux verts et des cheveux châtain, on craquait toutes pour lui, mais… un jour il me coinça contre un mur et m’embrassa sur les lèvres ! Mon Dieu si vous saviez, je voyais des étoiles, un vrai feu d’artifice j’étais comme une poupée de chiffon, je tombai littéralement dans ses bras et il me retint en me disant : Pas la peine d’en faire un fromage non plus, tu n’es pas la première fille que j’embrasse et tu ne seras pas la dernière !

S’il m’avait jeté un seau d’eau à la tête cela n’aurait pas été plus vexant. Alors je me mis à le haïr, à le fuir, à me moquer de lui jusqu’au jour où, devenu adulte il se mit à fréquenter Manon notre meilleure amie. Ils décidèrent même de se marier. Quel choc pour moi qui ne m’étais vraiment jamais remise de ce baiser et de ce rejet.

 Et puis le temps passait chacun d’entre nous menait sa vie, du moins essayait de la réussir. Nos petites querelles ne furent plus que des souvenirs. Jusqu’à cette nuit ! quel rêve merveilleux : Thomas était près de moi, agenouillé à mes pieds me demandant pardon de m’avoir fait souffrir toutes ces années, lui-même m’avouait qu’il n’avait aimé que moi. Il avait les larmes aux yeux et me suppliait de lui pardonner….

Et c’est à ce moment de mon rêve que ma chatte sauta comme une dingue sur mon lit me réveillant brutalement ! je l’aurais tuée !  Traumatisée, il me fallut un petit moment pour que je réalise que c’était un rêve. J’aurais voulu me rendormir et reprendre le fil, mais je n’ai pas réussi. Je me suis levée et toute la journée j’ai pensé à ce rêve absurde…. Quoique… cela m’avait donné une idée : et si j’essayais de reprendre contact avec lui ? qui sait ?

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #jeudi en poésie, #défis croqueurs de mots

Et si on faisait  un petit poème acrostiche avec le mot  C O R O NA V I R U S ?

 

 

Les répétitions qui lassent

 

Comment en suis-je arriver là ?

Oser rire alors que cette saleté

Ranime la peur ancestrale,

Oui, j’ai failli trépasser, oui !

N’en déplaise aux journaleux

Aucun n’en a  parlé  à la télé

Voyez comme ils sont sectaires !

Ils ne parlent que de cela

Rares ceux qui disent : certes

Un virus mais la faim, la guerre ?

Sont-elles moins meurtrières ?

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

Pour le défi 233 pour le lundi 16 mars croqueurs de mots

Il nous est arrivé sans doute à toutes et tous d’être plongés dans un doux rêve et de nous réveiller  en sursaut. Comme  nous aurions aimé  poursuivre ce rêve inachevé !

 Décrivez-nous  ce que vous ressentez et surtout parlez-nous de ce rêve, dans un petit texte court.

 

Poésie du jeudi  12 mars

 

 Et si on faisait  un petit poème acrostiche avec le mot  C O R O NA V I R U S ?

merci à vous 

 

 

 

 

 

 

 

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