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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Te

Défi 259,

Tenues de soirée pour crépuscule,

 

Retrouvailles

 

Sylvette et Rodolphe sortirent du restaurant en riant aux éclats. Ils avaient passé un moment magique. Ils s’étaient retrouvés comme il y avait dix ans quand Rodolphe avait quitté la maison pour aller s’installer avec une jeune espagnole rencontrée lors d’un de ses séminaires à Biarritz.

Il avait joué la franchise. Quand il était rentré ce soir- là, il lui avait tout avoué et surtout en l’embrassant tendrement lui avait demandé l’autorisation de partir quelques mois en Espagne, il avait envie de changement…

Que pouvait-elle répondre sans avoir l’air d’être choquée sinon très en colère ? Elle joua le jeu de la femme compréhensive en lui demandant simplement de revenir s’il le souhaitait.

N’importe quand, l’heure, le jour, le moment, ma porte sera toujours ouverte pour toi.

Dix ans étaient passés, toutes les semaines, il lui envoyait un message et elle remarquait qu’ils étaient de plus en plus tristes. Elle sentait qu’elle allait le retrouver. Elle n’était pas pressée, car de son côté, mais sans lui en avoir dit un mot, elle avait vécu une histoire merveilleuse avec un homme qui la choyait, la dorlotait et surtout lui faisait oublier momentanément Rodolphe. Mais cet homme était marié et un jour il lui annonça qu’il retournait chez sa femme. Elle n’avait pas pu s’empêcher de faire le parallèle avec son mari. Décidément ces hommes sont quand même restés de grands enfants. Ils cassent un jouet et en reprennent un autre comme si tout cela était normal.

Elle-même se disait depuis toujours qu’il fallait vivre ses rêves et jusqu’à maintenant cela avait marché. Elle était heureuse et aimée, n’est- ce pas ce dont l’être humain a besoin ?

Quand elle le vit derrière sa porte vitrée, elle eut un pincement au cœur : qu’il était beau ! Il n’avait pas changé ! pas pris un gramme ni perdu un cheveu. 

Le lendemain, il était de nouveau à sa place, près d’elle et comme le week-end s’annonçait assez beau, ils décidèrent de fêter leurs retrouvailles dans une petite auberge sur la côte normande.

C’était de là qu’ils sortaient ce soir en riant. Tous les deux s’étaient habillés avec élégance : lui en smoking, elle en robe indienne longue et se tenant par la main ils avançaient vers la mer. Un magnifique coucher de soleil leur fit honneur.

C’était superbe et Rodolphe en profita pour embrasser sa femme en lui murmurant : tu m’as manqué.

Pas un mot de plus, pas un de moins, ils savaient tous les deux que ces retrouvailles dureraient.  Aussi longtemps que le soleil se lèverait et se coucherait dans un feu d’artifice comme ce soir-là.

 

 

 

 

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