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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Il s’agira pour le lundi 11 avril de faire un texte en insérant des mots qui portent au singulier une marque du pluriel s ou x , sur le thème de votre choix.

Ah ! Jeunesse !

Je venais d’avoir seize ans, l’âge de toutes les passions et je m’étais emmourachée d’un garçon d’un si joli roux que personne ne se permettait de se moquer de sa couleur de cheveux.

Jamais personne n’aurait osé le surnommer « le rouquin » c’est dire à quel point il était aimé… ou craint ? 

Et puis surtout ses yeux ! Ah ses yeux, les filles jalousaient cette couleur, ni verts, ni bleus, mais d’un gris cendré extraordinairement lumineux.

Donc, me voilà amoureuse d’un jeune garçon qui ne me regardait même pas !

Trop occupé à faire les yeux doux à Marlène, j’étais transparente ! Ce n’est pas que Marlène soit jolie mais elle a du charme. Le gris perle de ses cheveux y était pour beaucoup. Je n’avais jamais vu une couleur aussi terne et pourtant si lumineuse à la fois. Je sais je dis n’importe quoi mais c’est vrai elle avait de beaux yeux.

Enfin tout cela pour dire que mon amoureux ne voyait qu’elle.

J’avais beau essayer de mettre mes yeux en valeur, me maquiller, rien n’y faisait. Ça me rendait malade et lui n’en avait franchement rien à faire. En plus il travaillait super bien au collège, il avait même eu un premier prix d’histoire, c’est pas rien !

Ce jour-là je m’étais assise dans ma chaise-longue sous un cerisier et je m’apprêtais à me servir quelque chose de frais quand j’entendis un coup de sifflet. Il ne pouvait pas entrer dans la cour, la porte étant fermée à clés mais je le connaissais il pouvait très bien y avoir accès en montant sur l’abribus en bas juste devant chez nous. C’est ce qu’il fit.

Il arriva vers moi tout souriant, c’est comme si l’on m’avait donné un coup dans le plexus ! lui ici devant moi ?  Un doux rêve !

— Jody, tu peux me prêter ta bécane ?

Je redescendis sur terre immédiatement !

 Le goujat ! Même pas bonjour, rien.

Je répondis dignement : pas question, va demander celle de Marlène.

Je voyais bien qu’il était ennuyé.  C’était ma revanche.

— Si tu veux mon avis, tu es lourde là, bye pauvre idiote !

Et il partit sur ces mots me laissant dans une rage ! Mais que je pouvais être gourde, je gâchais toujours tout.

Du coup je me mis à pleurer. Ça m’a fait du bien. 

 

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