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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je souhaite, à partir de la liste de mots composés ci-dessous :

– Boîte à musique

– Brosse à dents

– Chambre à coucher

– Couteau à huîtres

– Cuillère à soupe

– Fer à repasser

– Lampe à huile

– Machine à laver

– Moulin à café

– Salle à manger

– Stylo à bille

– Vernis à ongles

vous voir choisir deux noms communs pour obtenir un nouveau nom composé fantaisiste et de m’en donner la définition, tout aussi fantaisiste. Une, deux propositions, voire plus, seront appréciées !  
Exemple :
Cuillère à gazon.      
La cuillère à gazon permet de ramasser le gazon qui a été coupé.  

 

Couteau à dents : sert à se récurer les dents là où la brosse ne passe pas

 

Moulin à laver : une espèce de machine  avec un moteur qui brasse le linge et épargne le mal de bras à la ménagère de plus de cinquante ans

 

Cuillère à café : c’est la dose que l’on met habituellement dans la tasse avant d’y ajouter l’eau bouillante.

 

Chambre à repasser : pièce où toujours la même ménagère de plus de cinquante ans  repasse et plie son linge en regardant la télé avant d’aller s’allonger sur le lit en cas de fatigue.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

« Ecrivez un texte avec 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10 insérés dans cet ordre dans votre récit »

 

Le petit garçon

 

Un deux trois, j’irai chez Papi !

Quatre cinq six 

Lui cueillir ses cerises

Sept huit neuf

J’les mettrai dans l’panier à oeufs

 

— Maman, qu’est- ce que je peux trouver pour le chiffre 10 ?

— Tu sais quoi, Phiphi, si tu pouvais trouver autre chose comme chanson cela nous ferait des vacances ! cela fait dix fois que l’on te demande d’aller chanter ailleurs. C’est vraiment crispant je t’assure.

— Mais Maman, c’est Mamie qui me l’a apprise et elle aime bien quand je lui chante.

— Eh bien si Mamie aime va lui chanter dans sa chambre.

— Je ne peux pas, c’est trop loin, tu sais bien qu’elle est en maison de retraite.

— Oui je sais mon cœur, je suis désolée, je ne voulais pas dire cela, mais j’ai du mal à réaliser qu’elle ne vit plus avec nous.

— C’est quand même bien vous qui l’avez envoyée là-bas, il me semble. Ce n’est pas bien m’ont dit mes copains. Chez eux, leur Mamie fait partie de la famille, mange à table et regarde la télé avec eux. En plus le mercredi, elle les amuse, les emmène au parc et tout. Moi avec cette histoire je suis toujours tout seul.

La mère ne répondit pas et intérieurement pestait. Il n’avait pas tort ce gamin. C’est vrai que du haut de ces dix ans, il avait vraiment des raisonnements d’adulte. Elle n’osait pas lui dire pourquoi ils se sont séparés de Mamie, il ne comprendrait pas. A  soixante-dix ans, elle était complètement hors du temps, elle perdait la tête, faisait bêtise sur bêtise et la jeune femme travaillait dans un supermarché. Elle ne pouvait assumer disait-elle. Elle n’en pouvait plus de tout nettoyer derrière sa belle-mère et c’est, contraints et malheureux qu’ils durent prendre cette difficile décision. Phiphi était furieux et triste et à son âge, il n’était pas facile de lui expliquer. Alors quand il chantait ainsi, la mère se donnait mauvaise conscience et c’est aussi pour cela qu’elle le faisait taire.

La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

défi 250  Croqueurs de mots : couleur

Il vous faudra donc écrire un texte autour d’une couleur pour la faire deviner sans jamais la nommer.

 

La dame

 

Cette jeune femme faisait partie de celles qui passait dans la rue comme si elle était dans son salon, la démarche altière elle ne regardait personne. Elle ne marchait pas, elle semblait glisser.

Bien sûr nous la regardions tous. Nous étions une dizaine de jeunes gens garçons et filles qui nous réunissions sur la place du village pour papoter, boire un verre ou même parfois danser. Cette femme ne nous regardait pas, mais laissait derrière elle un parfum que l'on n'a jamais oublié.

Ce qui la différenciait des autres c’étaient ses vêtements. Pas une journée avec la même tenue : pantalon, jupe courte, jupe longue, escarpins, baskets, ou bottes. Mais une chose était certaine, elle ne pouvait faire une faute de goût étant donné que tout ce qu'elle portait était de la même couleur depuis l'enterrement de son mari. Ces yeux pleins de tristesse nous faisaient mal au cœur. Nous aurions tellement aimé qu’elle nous parle, du moins qu’elle nous sourit. Comment une femme si jolie, pouvait être si sombre de regard, de cheveux et surtout de vêtements ?

Pas une note de couleur autre que celle qu'elle avait décidé depuis un an de porter quel que soit le temps qu'il faisait. Son mari n'aurait pas aimé cela, il l'aimait toute en couleur, joyeuse, colorée, bronzée.

Tout cela était terminé. Elle n'avait plus le gout à rien alors le matin avant de sortir elle prenait son sac qu'elle portait à l'épaule et enfilait son manteau 3/4 et cela suffisait.

Elle avait renoncé au chapeau car elle pensait que ça faisait deuil et un peu de déguisement. Elle préférait relever ses cheveux qu'elle avait très foncés les attachait à l'arrière ce qui lui faisait le visage encore plus dur.

Personne ne savait son nom on l'appelait la dame comme on aurait dit la religieuse ou la boulangère. Parfois nos parents intrigués, nous demandaient qui était cette dame : vous dites qu'elle est toujours habillée pareil, mais c'est- à- dire ?  Expliquez- vous !

Nous étions bien incapables de déterminer ce qu'elle représentait pour nous. En fait elle se fondait dans le paysage, mais on ne saura jamais pourquoi, si jeune, elle préférait s'habiller aussi sombre que la nuit tombée !  Il est vrai que nous étions tellement jeunes nous n'avions pas compris que cette femme en réalité était en deuil.

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

C’est un jour férié qui sera à l’honneur, comme le lundi de PAQUES(jour où j’ai écrit ce défi)

ou celui de PENTECOTE (à venir). Je ne veux pas entendre parler de PAQUES ou de PENTECOTE mais de ce qu’on fait de ces lundis fériés qui ne sont pas que des jours de fête religieuse ou de commémoration laïque, mais des jours où beaucoup de français ne travaillent pas.

 

Et si je m’occupais de moi ?

Toute la semaine j’étais heureuse car nous allions avoir un long week-end de trois jours, le premier de l’année.

Le lundi a toujours été mon jour préféré car en fait je reste seule à la maison.  Je fais plein de projets : Me réserver un créneau pour moi.

Ce jour-là, je m'occupe de moi, je fais tout ce que je n'ai pas le temps de faire en remettant toujours au lendemain.

Alors je me prends en mains : je me fais couler un bain, j’y mets mes huiles essentielles, et je me détends.

Je me mets de la crème, je m'épile les jambes éventuellement ! Bah disons que je fais un petit peu tout et n'importe quoi mais je le fais principalement ces lundis fériés.

L’important pour moi c’est d’avoir une journée de plus ou je suis toute seule.

Voilà c'est aussi simple que cela.  M'occuper de moi.  Je me lave les cheveux bien sûr parfois je me fais une teinture. Ensuite je m'assois gentiment dans le canapé je mets la télévision et là je me passe un film que je me suis enregistré souvent il y a longtemps, et que j'ai envie de regarder de nouveau. Je reconnais que cela n'a pas beaucoup d'intérêt mais enfin disons que moi j'aime ces jours-là, j'aime ce jour où tout le monde part à la campagne, à la mer ou ailleurs.  

Souvent je me fais un plateau repas. Et je grignote en écoutant mes chanteurs préférés.  Je ne me lasse pas de Brel, ou Ferré, ou Guichard, peu importe mais je choisis un chanteur dont les chansons ont des paroles !

Je m’accorde une petite sieste et avec un bon livre pour terminer ce petit intermède. Les enfants et leur père vont bientôt rentrer de leur balade. Je vais quand même passer une jupe et un tee-shirt.

Je regarde le calendrier. Chouette, il y a encore un autre lundi bientôt !

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 248 (croqueurs de mots)

 

On m'a demandé d'indiquer les dix mots que j'affectionne. Les dix mots qui ont pour moi une signification particulière. Quand j'ai voulu les rassembler, j'ai préféré ne pas trop réfléchir. Il fallait qu'ils viennent spontanément. Je les livre en désordre, car il ne peut y avoir entre eux de hiérarchie.

COMPASSION - MERE - TERRE - MUTATION - LUMIERE - CENTRE - SOURCE - VOIX - REGARD - ECOUTE.

Vous écrirez un texte avec ces dix mots ou si vous le souhaitez, avec vos dix mots préférés.

Paulo

Le printemps montrait enfin le bout de son nez après des jours de pluie, de bruine et de froid. Paulo, le gamin de ma voisine commençait à faire n’importe quoi. Pourtant sa MERE était à l’ECOUTE et lui cédait tous ses caprices. Et il n’en manquait pas !

Son passe-temps favori était de guetter les oiseaux qui commençaient à se décarcasser pour construire leur nid. Il ne les perdait pas du REGARD et dès qu’ils descendaient sur la TERRE chercher quelques brindilles laissées par le vent, il sortait sa fronde et visait.

Mon mari, s’il l’apercevait sortait en criant et apeuré par le son de sa VOIX, le petit déguerpissait.

Il est vrai que nous avons tout essayé. Tout d’abord cette pauvre femme élevait seule son fils, le mari étant parti vers d’autres amours alors au début nous éprouvions de la COMPASSION et nous la plaignions.

Et puis un jour, nous avons discuté de tout et de rien dans la salle d’attente du CENTRE médical de la ville. Effectivement, sa vie n’avait pas été toujours facile.  Elle avait essayé de fuir son village car à l’école Paulo se battait régulièrement avec ses petits camarades et quand elle fut appelée pour « discuter » et faire la LUMIERE sur le comportement du gosse (c’est textuellement ce que la prof lui avait dit au téléphone), elle prit une grande décision ; elle allait demander sa MUTATION dans une grande ville, au moins personne ne remonterait à la SOURCE pour savoir d’où ils venaient et pourquoi.

Hélas, ses demandes avaient été rejetées. Elle n’avait pas assez d’ancienneté et elle devait encore faire ses preuves.

C’est pour cela qu’elle avait fini par louer une petite maison avec un jardin où Paulo pourrait se détendre et jouer.
Elle le regardait sortir sa fronde et se demandait si elle avait fait le bon choix. C’était un enfant terrible et méchant. Il ressemblait à son père, trouvait-elle comme excuse quand je lui faisais remarquer combien il était cruel.

 

De là à en conclure qu’il les battait, il n’y avait qu’un pas. Je ne lui en ai jamais parlé mais depuis cette petite discussion, je lui ai proposé de l’aider en gardant ce gamin les mercredis et surtout l’aider à reprendre confiance en la société.
Je crois avoir réussi, maintenant, il laisse les oiseaux tranquilles mais… il a trouvé une autre cible : moi !!! Il m’en fait voir de toutes les couleurs, pauvre gosse, mais il est si mignon quand il ne fait pas de bêtises, ou quand il mange mes gâteaux en s’extasiant : comme ils sont bons Mamie Jeanne !  Ça me réconforte, on pourra en faire quelqu’un de bien c’est sûr !

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Voici un portrait à partir duquel vous raconterez une anecdote,

Vous devez impérativement utiliser les verbes suivants. Barguigner, renauder, vermiller, écuisser, musser.

 

Le gentil grand-père.

 

Chaque fois que Sonia allait chez sa grand-mère, elle restait plusieurs minutes devant un portrait accroché dans le couloir.  Depuis sa petite enfance, elle entendait parler de cet homme, un saint, disait Maria, sa femme.

Mais Sonia avait entendu sa mère dire que ce père était autoritaire et il fallait l’entendre renauder pour tout et rien.  Un de ses amis avait eu plus de chance que lui sur le marché et avait fait une bonne affaire ? Aussitôt il essayait de barguigner pour l’avoir à un prix moindre. C’était son caractère mais à côté de cela tous ceux qui l’avaient connu vantait son courage : il fallait le voir écuisser sans relâche jusqu’à la tombée de la nuit quand un vieux pommier faisait de l’ombre à son atelier. Sa plus grande joie était d’emmener son fils dans la forêt. Là, il n’avait de cesse d’apercevoir le vieux sanglier solitaire vermiller la terre jusqu’à trouver quelques truffes. Quand il les avait, il partait en courant musser sa provision dans un trou connu de lui seul.

Mais cet homme un peu bourru, pouvait avec délicatesse prendre son petit-fils dans les bras, lui donner le biberon ou mieux, terminer l’ouvrage de tricot de la grand-mère qui ne voyait plus grand-chose.  Il était douceur et attention. C’est d’ailleurs dans ces moments privilégiés, qu’un peintre, ami de la famille avait fait ce portrait si touchant.

Sonia ne se lassait pas de voir son fils dans les bras du papy dormant si sereinement bercé par le doux bruit des aiguilles à tricoter.  Quel beau souvenir !  Ce tableau, a une vraie valeur familiale et personne ne voudra jamais s’en séparer.

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 


 

Cher Amiral, vos croqueurs sont des « motivores », en passant par mon jardin, ils ont dévoré tous mes mots. Sans mot, mon jardin de mots n’a plus de sens, il est anéanti. Demandez-leur, je vous en conjure, de m’envoyer chacun sa meilleure recette, pour que les mots de mon jardin puissent refleurir dès le début du printemps.

Consigne : Écrire une recette simple et efficace pour réparer les dégâts provoqués par tous les « motivores ».

Hello la jardinière !

 Effectivement comme tu me l’écris, ton jardin fait peine à voir.

Entre les grosses pluies et les fortes gelées le voilà pantelant, et se demandant combien de temps on va le laisser dans cet état. Heureusement notre amie Claudine adore jardiner et elle m’a chargée de te transmettre quelques conseils. Tout d’abord ne pas désespérer car tout ce qui faisait le charme de cet « Eden » va pouvoir refleurir si tu suis exactement ce que je vais te dire ci-dessous.

Tu vas, première chose, faire labourer encore que ce mot soit trop fort pour la taille de ton terrain, bref il faut remuer la terre au maximum et pour ce faire prends une bêche cela ira très bien. Ensuite ratisse plusieurs fois et quand la terre est bien lisse prends un cordeau et délimite des massifs.

Dans le premier tu y planteras les bulbes de printemps : crocus, perce-neige, jacinthes. Profites-en pour y mettre plusieurs couleurs, pas trop non plus pour ne pas charger mais par exemple violet et blanc ?

Dans un autre plus conséquent, tu y mettras des pieds de dahlias, des glaïeuls, des pivoines, des cosmos. Je verrais bien dans les tons roses, rouges, saumonés ?

Enfin un troisième massif avec les fleurs vivaces qui reviennent tous les ans ainsi tu aurais toujours quelque chose à regarder dans ton jardin : je te propose des campanules, des giroflées, des soucis, des lupins, des marguerites…

Tu imagines toute cette végétation débutant au printemps et ne se terminant qu’aux premières gelées ?

Ah j’oubliais ! très important des rosiers beaucoup de rosiers grimpants contre tes murs mais aussi en buissons ou en pots.

Je t’aurais donné des conseils.  A toi de les mettre en pratique et tu retrouveras très vite ton jardin comme tu l’aimes, fourni, chatoyant de couleurs et agréable à l’œil.

Bon courage et je t’embrasse.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

A partir d’une photo, ou d’un objet, d’une odeur, d’un lieu , elle nous demande de raconter en quelques lignes , un souvenir  bon, gai , ou triste, ou une anecdote de notre enfance , que cela a réveillé en nous .

Jeunesse heureuse.

Une petite salle louée pour le 14 juillet dans une vieille grange du village et nous voilà en petites robes légères, les bras nus et les ballerines aux pieds nous envolant comme des gamines que nous étions pour danser, flirter et qui sait tomber amoureuses. 

Le musicien, son accordéon dans les bras, et sa voix chaude nous fascinaient.  C’était à celle qu’il regarderait en premier quand nous entrions sur ce parquet ciré et posé pour accueillir nos jambes impatientes.

Le rouge aux joues, les yeux brillants on se tapait du coude et on riait comme des petites folles. Plutôt nous gloussions : il m’a regardée : non c’est moi, pas du tout c’est moi ! en fait il avait dû regarder tout le monde et avait souri de bonheur en voyant tous ces jeunes prêts à danser jusqu’au petit matin !

Parfois, l’une de nous trois, plus audacieuse, allait sur la petite estrade et lui demandait de jouer une chanson que nous aimions. Il acceptait toujours et dès les premières nous notes, nous lui hurlions merci, et commencions à nous défouler entre nous d’abord puis jouant les divas fatiguées, nous allions nous assoir sur des bancs de fortune. Là, nous attendions qu’un jeune garçon vienne nous demander : laquelle de vous veut bien danser avec moi ?

Nous nous retenions de hurler : moi ! moi ! très digne en recevant des coups de coude complices des deux autres l’une de nous se « dévouait » et pendant la durée d’une chanson, celle qui était dans les bras du joli gars, ne touchait plus terre. Ses ballerines la portaient, elle se faisait légère et avait envie que cette danse ne s’arrête jamais. Elle était si bien dans les bras qui la faisaient virevolter, tourner, sauter au son de l’accordéon de notre amour à toutes : Gilou.

Beau souvenir ma foi, je ne sais pas ce qu’est devenu Gilou, mais je sais que grâce à lui, j’ai encore dans la tête tous les refrains des chansons qui nous chaviraient.

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Je vous propose d’écrire une brève histoire commençant par la phrase suivante :

– Depuis que je loue cette chambre à des hôtes charmants…

Ajoutons une petite contrainte en incluant dans votre texte les mots suivants :

Adresse,  Baie, Grève,, Index, Jour. 

 

Repos bien mérité…

 

Depuis que je loue cette chambre à des hôtes charmants… Je revis.

J’étais en pleine dépression, Mathilde venait de me quitter pour un jeune abruti qui l’avait complètement transformée en jeune femme débile. Oui j’ai bien dit débile. N’est-ce pas débile que de croire que j’allais accepter qu’elle file le parfait amour avec un gamin qui pourrait être son fils ? enfin j’exagère au moins son petit frère. N’empêche que je n’allais pas bien. Et c’est là que par hasard Dario, un copain de toujours me proposa un gîte. En me donnant l’adresse, il me fit mille recommandations :

Attention je connais les propriétaires, je suis pour ainsi dire comme leur fils, alors ne va faire la fête, et déranger le voisinage. Je te connais si tu bois un verre de trop on ne peut plus te retenir et je ne serai pas là pour te calmer.

 Après lui avoir promis d’être bien sage en lui rappelant que j’avais surtout besoin de me vider la tête on se quitta.

Le temps de préparer mon sac à dos, ma petite valise à roulettes et hop dans ma petite C1, en voiture vers la mer.

Quand j’arrivai dans Le Crotoy, je rentrai l’adresse dans mon GPS, encore que l’on ne voyait que cela : Les tourelles, de l’hôtel restaurant du même nom.  Un grand parking, bien sûr des parcmètres, et me voilà devant l’immeuble de ma location. La propriétaire m’attendait. Nous fîmes le tour, en empruntant une petite rue qui donnait directement sur la baie de Somme. Une merveille. L’heure était idéale, le soleil se couchait et j’avais de la chance, la mer était haute et scintillait de tous ses feux.

J’en fis la remarque à ma propriétaire qui sourit et me rappela que rien n’était plus beau que SA Baie. Je ne la démentis pas.
Une fois dans le studio. Je posai mon sac, réglai rapidement ma semaine et pris possession des lieux. Un petit bijou, Dario ne m’avait pas menti. J’ouvris la baie vitrée qui donnait sur une petite terrasse. Trois marches et c’était le sable, et la mer à perte de vue. On apercevait au soir couchant les lumières de St Valéry sur Somme en face et comme le temps était très clair on pouvait même trouver la pointe du Hourdel.

Je pense que je vais me plaire dans ce petit studio composé d’une kitchenette, d’un canapé Clic -clac, d’un meuble de rangement sur lequel trône un téléviseur, et d’une petite salle d’eau agréable. Mais c’était surtout cette vue et ce calme qui m’enchantait. La propriétaire m’avait prévenu. Il y avait tout pour que je sois bien : des restaurants, des boulangeries et surtout des balades à pieds ou à vélo qui me remettraient très vite en forme. Et puis, avait-elle ajouté, si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas, je peux même vous apporter des plats cuisinés. Vous me passez un petit coup de fil et j’arrive. Je suis dans le même immeuble à l’étage au-dessus. Mon mari quant à lui est disponible si vous aimez aller pêcher la crevette il se fera une joie de vous accompagner.
Qu’ils étaient charmants ces deux propriétaires ! aimables et avenants, bref, encore une fois tout ce qu’il me fallait en ce moment.

Je restai une semaine. Ce fut une semaine de bonheur. Le matin je me préparais mon petit déjeuner : café, confiture maison et pain grillé. Et les deux autres repas, je m’étais organisé. Un au restaurant, l’autre dans le studio presque tous les jours car ma propriétaire m’apportait régulièrement un repas de roi.

Le matin, j’allais me promener sur la grève, souvent je ne rencontrais personne ou alors une femme ou un homme promenant son chien.

Un jour je m’arrêtai pour saluer ce dernier et surtout j’étais curieux de savoir pourquoi au moins deux fois dans le petit matin je le voyais lever l’index. Il me raconta que c’était ainsi que l’on savait d’où venait le vent. Il m’apprit deux ou trois autres choses intéressantes mais je ne m’en souviens plus. 

Et puis vint le jour du retour.
J’étais bien, j’avais remis mes « pendules » à l’heure et j’étais prêt à renouer avec la vie de ville. 

Je ne remercierai jamais assez Dario et aussi bien sûr mes propriétaires qui avaient été vraiment adorables. Et puis cette Baie de Somme un véritable bijou.

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

De quoi je me mêle ?

 

Je suis une vieille fille de trente printemps.

Je me doute que vous vous moquez derrière moi et pensez, elle est jeune encore et tout le temps pour en profiter.

Certes, je ne nie rien seulement c’est très dur d’entendre des réflexions sur une vie qui est différente de celles de mes copines.

Un jour, elles seront très surprises.  On peut rêver :  Je me présente le ventre bien en évidence et je hurle : les filles, je suis enceinte !

J’espère pouvoir me retenir de rire. Je dois rester crédible. Nous nous souviendrons toutes de cette petite mise en scène si un jour je décide de … m’y « mettre ».

Il n’empêche que je ne suis plus sûre de vouloir être épouse et mère.  Je suis bien comme je suis, un peu seule oui bien sûr, surtout  tellement libre !

Qui ose dire que je m’ennuie ? Une envieuse de cette liberté c’est évident.  Sinon en quoi sont-elles concernées ?

Qu’elles pondent des petits, qu’elles convolent en justes noces et surtout qu’elles m’oublient. Moi je peux les oublier, j’en suis sûre.

 

 

 

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