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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Choisissez au moins deux, ou plus, contes connus (Andersen, Grimm, Perrault...) qui ont enchanté votre enfance et, avec leurs personnages principaux écrivez une fable qui devra comporter une morale finale. Vous pouvez rajouter d'autres personnages.

 

La pauvre Josy

 

Josy était une jeune fille très mignonne mais toujours mal habillée et surtout d’une saleté repoussante.  On pouvait croire qu’elle le faisait exprès et pourtant sa copine Marion qui la connaissait bien, un jour nous raconta son histoire.

Josy était née un premier avril et tout le monde se moquait d’elle car on lui disait souvent qu’elle sentait plus fort qu’un poisson tellement elle était sale. Certaines de ses copines de classe osaient même l’appeler Cendrillon comme si cela était une insulte. Que de gifles qui se perdent pensait tout bas la pauvre gamine car effectivement si les autres savaient !

Son père, un ivrogne connu dans tout le village, s’était mis en ménage avec une pauvre femme sans le sou et très très pauvre.  Sûr que le Georges picolait pas mal mais était doux comme un agneau et avait de l’argent au Crédit Agricole. Ça aide à trouver une compagne parfois !

Donc la Raymonde s’installa comme chez elle et se mit dans la tête de faire de Josy une fille de la haute bourgeoisie. Elle lui demanda tout d’abord de tenir la maison (pour se faire la main) lui disait-elle. En fait elle devint très vite le larbin de son père et de sa compagne. Sans compter que cette dernière avait deux filles laides comme des poux, et qui dépensaient tout l’argent que leur donnait le Georges en belles toilettes.

Un jour le facteur qui partait en retraite s’arrêta chez eux pour leur dire au revoir et surtout leur présenter son remplaçant.

Et là se fut le coup de foudre entre ce jeune homme bien mis très beau et fin et la petite Josy. Dès le lendemain celle-ci changea et fit très attention à son apparence. Finalement elle surprit tout le monde le jour où en plein cours de chant à la chorale de l’église, elle demanda le silence et annonça son mariage avec le beau facteur.

Un grand silence se fit et une jeune femme très jolie cria : eh bien ma vieille, il va falloir te faire une raison car ton facteur et moi sommes mariés depuis deux ans et j’attends un bébé !

Josy pâlit et s’évanouit là devant tout le monde.

Elle ne fut plus jamais la même. Elle se laissa de nouveau aller et redevint la petite souillonne qu’elle avait été.  Et puis un jour on la retrouva morte à la porte du cimetière, elle avait avalé de la mort aux rats.

Quant au facteur, il va à la messe tous les dimanches en poussant le landau et en tenant sa femme par la taille.

Moralité : ne jamais se fier aux apparences, Josy en est la preuve. Elle était si sale et mal habillée que personne n’avait remarqué combien elle était belle et fragile à l’intérieur.

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Evoquez une histoire réelle ou imaginaire avec une horloge ou une pendule, ou un réveil, une montre, un chronomètre, une horloge pointeuse, un cadran solaire ou pourquoi pas le sablier pour les œufs à la coque, ou un jeu comme le scrabble etc… ou encore un métronome (un seul ou plusieurs instruments) en prose, en vers, en dessin, en mélange, peu importe, juste faire « pas trop long » pour favoriser la lecture des uns et des autres.

 

La sonneuse de cloches

—Mamie c’est quoi ces cloches ?

—Ben Joséphine c’est le glas.

—Tu veux dire que quelqu’un est mort ?

—C’est à peu près cela oui, on nous informe d’un décès de quelqu’un du village. C’est sûrement la mère Jacquotte, elle allait mal. D’ailleurs tu ne peux pas aller voir chez elle ?

La fillette trop contente de quitter cette ferme où elle passait quelques jours de vacances chez sa grand-mère, prit son vélo et fonça.

Quand elle arriva devant la maison de Jacquotte, la porte était fermée.

Des gens arrivaient de partout.

—Eh bien petite, ta grand-mère n’est pas là ?

—Non elle m’a demandé de passer 

—Comment sait-elle que Jacquotte est sûrement morte ?

—J’sais pas

Les femmes se regardèrent et l’une d’elle chuchota : elle a dû lui jeter un sort !

—Oh non ne dites pas de sottises, dit le curé arrivé à vélo lui aussi.

—Mais monsieur le curé comment savez-vous ? 

—Mesdames restez calmes je vais vous faire rire. C’est la mère Jacquotte qui a complètement détérioré le système électronique des cloches. Elle a voulu prévenir le village qu’il y avait un mariage demain et elle s’est trompée. Elle l’a mis sur position : glas !

—Alors elle n’est pas morte ?

Eh non et heureusement cat il faut nous préparer, cet après-midi il y a un mariage et quoi de plus simple pour faire venir les invités que de sonner les cloches non ?

—Peut-être mais n’empêche que la Jacquotte elle a le mauvais œil.

—Peut-être mais elle a un réveil dans l’estomac, je peux vous le dire car elle ne rate jamais l’ouverture des restos du cœur pour venir se baffrer

—Oh !! mesdames ! un peu de tenue.

—Quoi ce n’est pas vrai peut-être.

—On s’en fiche Mado, l’important est qu’elle continue à venir sonner les heures à l’église. Comment ferions-nous si elle n’était plus là. !

—On ferait venir un pro de l’informatique et il n’y aurait plus qu’à laisser faire le système. Ça nous couterait moins cher que les paniers de victuailles que l’on donne à Jacquotte

—Sur ce je dois y aller, car il va être l’heure de l’angélus et mon mari ne tolère pas les retards.

—Vous êtes sûre que c’est sept heures ?

—bien sûr pourquoi dites-vous cela on n’a pas entendu les cloches ?

—Elles vont sonner je vois la mère Jacquotte qui accoure, elle aura dû manquer le réveil !

Tout le monde éclata de rire : le comble pour une sonneuse de cloches de rater son réveil !

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 269 croqueurs de mots

Un acrostiche avec le mot pèlerins et un autre dans le sens inversé *snirelèp*

 

PELERINS

 

Partir sur les chemins, avec un petit bagage et un bâton

Eteindre mon portable, ranger mes clés USB

Larguer les amarres en quelque sorte au petit matin,

Et ne plus penser à rien, sinon profiter du silence

Revivre enfin, me retrouver, me remettre en question

Intérieurement faire le vide et réfléchir

Non pas à mon devenir, mais à mes échecs

Sinon marcher sans raison pour mieux revivre

 

SNIRELEPS

 

Sans réfléchir, je fis ma valise

Ne pensant plus à rien d’autre que m’évader

Immédiatement sans perdre un instant

Rarement mais cela m’arrivait parfois

En fermant ma porte le matin

Lasse encore de ma fatigue de la veille

Espérant trouver le courage enfin de :

Partir avec mon cœur pour tout bagage !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

« Un acrostiche avec l’un des 7 péchés capitaux »

L’Orgueil, l’Avarice, l’Envie, la Colère, la Luxure, la Paresse, la Gourmandise

 

La Paresse

 

Prendre le temps de regarder les fleurs

Attendre sans impatience que la nuit tombe

Rester allongé dans l’herbe folle

Et s’endormir comme le fait un enfant

Sans se poser de questions

Sans penser que le travail attend

Et surtout rêver au bonheur

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose d'écrire un texte à partir de quelques lignes tirées du livre de Marie Gillet "aussitôt que la vie".

"Je suis partie de bon matin. J'ai pris ma décision après avoir ouvert les volets et regardé le ciel lisse vaquant simplement à son occupation de l'aube ; laisser la place au jour. L'ait était pur et calme. Il allait faire très beau. Rien ne s'opposerait à la lumière."

 

Tout va bien

Je finissais de lire cette œuvre de Marie Gillet et me disais que finalement la vie était très belle. Il suffisait de la regarder avec sérénité et calme.

Seulement pour cela il ne faudrait aucune interférence d’autrui ni un événement contrariant. Ce qui ne fut pas le cas de Julie quand elle reçut un SMS d’Ameli qui l’informait que sa carte vitale était périmée. Inquiète d’autant plus qu’elle était en arrêt de maladie et devait renouveler son ordonnance, elle crut bon de régler les frais d’expédition de cette nouvelle carte que lui proposait gentiment le centre. Elle paya par carte bancaire mais heureusement, elle eut soudain un éclair de lucidité et téléphona tout de suite à sa banque. Il s’agissait d’une arnaque : pas de soucis on changeait sa carte et elle ne devait plus faire d’achat tant qu’elle n’aurait pas la nouvelle. Ouf ! voilà qui semblait rondement mené.

Quelques heures plus tard, elle recevait un appel de sa banque lui demandant ses coordonnées bancaires afin de régler ce problème de fraude.  Elle se fâcha, et raccrocha. En effet, il s’agissait là encore d’une manœuvre pour essayer de la bluffer afin de pouvoir aller sur son compte bancaire faire gentiment ses petites affaires.

Tout cela pour dire que parfois on se réveille en pleine forme, on a bien dormi, tout va bien. Le soleil est là et on se dit que la journée va être superbe.

Je veux bien que l’autrice de cette œuvre pense « que rien ne s’opposerait à la lumière » mais Julie doit se dire que parfois il fait sombre. Ce sont des petits riens de ce genre qui atténuent la luminosité que l’on aurait pu espérer.

Je dois aller déjeuner avec Julie et j’espère que nous allons oublier tous nos tracas pour ne penser qu’au bonheur de, justement, pouvoir rire encore…

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Ecrire une petite histoire en utilisant les mots suivants dans leur sens masculin et féminin : Carpe, Faune, Greffe, et aussi d’intégrer : Dauphin et DauphineLézard et LézardeLoup et Loupe (et plus si affinité)!

 

Agréables vacances

 

Nous étions en vacances depuis deux semaines et après s’être bien reposés dans notre appartement, nous décidions un soir d’aller le lendemain sur les bords de la Marne pour pécher. Jean-Marie n’avait pas sorti son matériel de la cave de l’immeuble depuis longtemps aussi, prudent il décida d’aller le vérifier immédiatement. Il remonta ravi, tout était en ordre.

La pêche avait été sa passion mais depuis quelques années nous préférions visiter des parcs fleuris et admirer la faune et la flore en nous baladant à travers les petits chemins bien entretenus. 

Naturellement une fois arrivés su place, il déballa sa ligne et me promit que nous dinerions d’une carpe péchée par ses soins.  Certes, je voulais bien y croire mais ce poisson se faisant rare, j’avais envisagé un rôti de porc froid au cas où nous reviendrions bredouilles.

Ce fût hélas le cas !

Jean-Marie était furieux.

— Et si on regardait un reportage à la télévision ?

— Tu as raison, je vais aller chercher des dvd. On pourra s’évader en regardant les dauphins et leurs dauphines s’amuser dans l’eau ! lui dis-je en riant.

Plus détendu il me fit remarquer que mon idée était bonne et que l’on pourrait aussi jouer « au lézard et à la lézarde » sur notre balcon, ils annoncent du très beau temps pour demain. Paris est désert, il fait très chaud ce serait chouette aussi non ?

Que c’était bon de retrouver notre bonne humeur. Fatigués de la journée Jean-Marie s’endormit sur le canapé et pendant que je quittais la pièce à pas de loup, je pensai que nous pourrions aussi aller au cinéma. Je me dis que nous avions encore quelques jours de vacances et j’allumai mon ordinateur pour connaître les films en salle en ce moment. J’avais oublié mes lunettes dans le salon et comme je ne voulais pas réveiller l’homme de ma vie, je pris la loupe de ma grand-mère pour mieux lire.

J’en trouvai un qui semblait pas mal avec un titre intéressant :  « réparer les vivants » il était question de greffe du cœur.

Je lui en parlerai demain. Avec cette chaleur, ce serait intéressant d’aller se mettre au frais dans une salle climatisée…

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Il s’agira pour le lundi 11 avril de faire un texte en insérant des mots qui portent au singulier une marque du pluriel s ou x , sur le thème de votre choix.

Ah ! Jeunesse !

Je venais d’avoir seize ans, l’âge de toutes les passions et je m’étais emmourachée d’un garçon d’un si joli roux que personne ne se permettait de se moquer de sa couleur de cheveux.

Jamais personne n’aurait osé le surnommer « le rouquin » c’est dire à quel point il était aimé… ou craint ? 

Et puis surtout ses yeux ! Ah ses yeux, les filles jalousaient cette couleur, ni verts, ni bleus, mais d’un gris cendré extraordinairement lumineux.

Donc, me voilà amoureuse d’un jeune garçon qui ne me regardait même pas !

Trop occupé à faire les yeux doux à Marlène, j’étais transparente ! Ce n’est pas que Marlène soit jolie mais elle a du charme. Le gris perle de ses cheveux y était pour beaucoup. Je n’avais jamais vu une couleur aussi terne et pourtant si lumineuse à la fois. Je sais je dis n’importe quoi mais c’est vrai elle avait de beaux yeux.

Enfin tout cela pour dire que mon amoureux ne voyait qu’elle.

J’avais beau essayer de mettre mes yeux en valeur, me maquiller, rien n’y faisait. Ça me rendait malade et lui n’en avait franchement rien à faire. En plus il travaillait super bien au collège, il avait même eu un premier prix d’histoire, c’est pas rien !

Ce jour-là je m’étais assise dans ma chaise-longue sous un cerisier et je m’apprêtais à me servir quelque chose de frais quand j’entendis un coup de sifflet. Il ne pouvait pas entrer dans la cour, la porte étant fermée à clés mais je le connaissais il pouvait très bien y avoir accès en montant sur l’abribus en bas juste devant chez nous. C’est ce qu’il fit.

Il arriva vers moi tout souriant, c’est comme si l’on m’avait donné un coup dans le plexus ! lui ici devant moi ?  Un doux rêve !

— Jody, tu peux me prêter ta bécane ?

Je redescendis sur terre immédiatement !

 Le goujat ! Même pas bonjour, rien.

Je répondis dignement : pas question, va demander celle de Marlène.

Je voyais bien qu’il était ennuyé.  C’était ma revanche.

— Si tu veux mon avis, tu es lourde là, bye pauvre idiote !

Et il partit sur ces mots me laissant dans une rage ! Mais que je pouvais être gourde, je gâchais toujours tout.

Du coup je me mis à pleurer. Ça m’a fait du bien. 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 Vous dressez le portrait d’un Valentin célèbre en y incluant une anecdote inventée

 

Mon Valentin

 

Le Valentin que je connais est dans tous mes rêves. Il est beau, il est grand, il est brun et quand ses bras m’entourent, j’ai vingt ans.

Le Valentin que je connais n’aime que moi, certaines jalousent notre bonheur et nous envient. Elles voudraient tellement qu’il les remarque, mais non, il ne voit que moi.

Le Valentin que je connais a deux enfants qui lui ressemblent et qui m’adorent.

Le Valentin que je connais ne me frappe jamais, ne m’insulte pas, ne me crie jamais dessus, me respecte et m’aime.

Le Valentin que je connais n’est pas l’homme que tous les bien-pensants méprisent car : il n’est pas dans le moule, c’est un anarchiste, il ne respecte pas les institutions, etc

Le Valentin que je connais est un doux rêve, un beau fantasme quand je veux m’évader de mon quotidien.

Le Valentin que je connais, n’existe pas mais il est si présent dans mes pensées que je finis par croire qu’il est là quelque part et qu’un jour je le rencontrerai et serai sa Valentine au moins l’espace d’un soir…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Te

Défi 259,

Tenues de soirée pour crépuscule,

 

Retrouvailles

 

Sylvette et Rodolphe sortirent du restaurant en riant aux éclats. Ils avaient passé un moment magique. Ils s’étaient retrouvés comme il y avait dix ans quand Rodolphe avait quitté la maison pour aller s’installer avec une jeune espagnole rencontrée lors d’un de ses séminaires à Biarritz.

Il avait joué la franchise. Quand il était rentré ce soir- là, il lui avait tout avoué et surtout en l’embrassant tendrement lui avait demandé l’autorisation de partir quelques mois en Espagne, il avait envie de changement…

Que pouvait-elle répondre sans avoir l’air d’être choquée sinon très en colère ? Elle joua le jeu de la femme compréhensive en lui demandant simplement de revenir s’il le souhaitait.

N’importe quand, l’heure, le jour, le moment, ma porte sera toujours ouverte pour toi.

Dix ans étaient passés, toutes les semaines, il lui envoyait un message et elle remarquait qu’ils étaient de plus en plus tristes. Elle sentait qu’elle allait le retrouver. Elle n’était pas pressée, car de son côté, mais sans lui en avoir dit un mot, elle avait vécu une histoire merveilleuse avec un homme qui la choyait, la dorlotait et surtout lui faisait oublier momentanément Rodolphe. Mais cet homme était marié et un jour il lui annonça qu’il retournait chez sa femme. Elle n’avait pas pu s’empêcher de faire le parallèle avec son mari. Décidément ces hommes sont quand même restés de grands enfants. Ils cassent un jouet et en reprennent un autre comme si tout cela était normal.

Elle-même se disait depuis toujours qu’il fallait vivre ses rêves et jusqu’à maintenant cela avait marché. Elle était heureuse et aimée, n’est- ce pas ce dont l’être humain a besoin ?

Quand elle le vit derrière sa porte vitrée, elle eut un pincement au cœur : qu’il était beau ! Il n’avait pas changé ! pas pris un gramme ni perdu un cheveu. 

Le lendemain, il était de nouveau à sa place, près d’elle et comme le week-end s’annonçait assez beau, ils décidèrent de fêter leurs retrouvailles dans une petite auberge sur la côte normande.

C’était de là qu’ils sortaient ce soir en riant. Tous les deux s’étaient habillés avec élégance : lui en smoking, elle en robe indienne longue et se tenant par la main ils avançaient vers la mer. Un magnifique coucher de soleil leur fit honneur.

C’était superbe et Rodolphe en profita pour embrasser sa femme en lui murmurant : tu m’as manqué.

Pas un mot de plus, pas un de moins, ils savaient tous les deux que ces retrouvailles dureraient.  Aussi longtemps que le soleil se lèverait et se coucherait dans un feu d’artifice comme ce soir-là.

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Cette lettre a été classée première dans le cadre de ce petit  jeu et  j'ai eu le plaisir de recevoir ce joli cadeau 

 

 

 

A l'occasion de Noël, mes amis de "croqueurs de mots" et moi avons "concocté" une lettre au père Noël. Une espèce de concours et  un classement de  lettres par ordre de préférence, et il se trouve, et j'en suis ravie que la mienne a été choisie en premier. 

il y avait des mots à intercaler: 

Atmosphère, Ordure, Chien, Millénium(s), Perte, Café, haricots, Pétrichor, divin, Crèche, Dinde, Souvenir, Surprise, Attrape rêve.

 

Cher père Noël,

 

Il y avait bien longtemps que je ne t’avais pas écrit une petite lettre pour garder le contact avec toi. J’ai l’impression que ça va faire des milléniums. Il est vrai que ni toi ni moi ne rajeunissons, n’est-ce pas ? Je suis certain que tu vas te souvenir de moi. Je vais t’expliquer.

Je devais avoir dix ans et j’avais placé au-dessus de mon lit, juste le 24 décembre, un attrape-rêve. Je voulais qu’il te renvoie ce que je rêvais d’avoir le lendemain. Je m’étais dit que c’était une chance de plus d’avoir le cadeau que je voulais. D’accord ce ne serait plus vraiment une surprise mais enfin je croyais fermement que dans la crèche que Maman avait faite, j’y trouverais entre les moutons, les bergers, un CHIEN.

Quelques jours auparavant, mes parents buvaient un café dans la cuisine et ils discutaient de ce qu’ils allaient faire pour le repas de Noël.  Forcément, ils évoquèrent la fameuse dinde, mais cette fois mon père n’en démordait pas : ce sera un gigot d’agneau et rien d’autre, tu veux bien me faire plaisir ? et Maman qui ne savait rien refuser avait dit oui en souriant.

— Tu les voudras avec des haricots, je suppose, pour ne pas faillir à la tradition de ta mère, ajouta-t-elle en riant cette fois.

L’atmosphère était à la fête, le temps n’était pas très beau mais ça sentait bon le pétrichor, et j’adorais ça. Ça changeait un peu de l’odeur de poubelle où l’on entassait les ordures en attendant leur ramassage.

J’étais assez content de ne pas manger de dinde, je n’aimais pas cela mais je devais faire un effort car chez nous on ne tolérait pas la perte de nourriture, nous n’étions pas très riches et tout avait de l’importance.

Enfin, cher père Noël, je t’ennuie avec mes histoires de gamin mais tu sais ce serait divin si tu pouvais m’amener un autre CHIEN. Je te jure de t’écrire tous les ans. Je te demande pardon de ne pas l’avoir fait depuis douze ans exactement, mais pour ce Noël, je compte sur toi car celui que tu m’avais apporté il y a douze ans est parti rejoindre le paradis des chiens, peut-être l’as-tu croisé ?

Merci Père Noël.

 

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