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Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Articles avec #defis croqueurs de mots catégorie

défi 185 "croqueurs de mots)

Publié le 1 Mai 2017 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

Fanfan vous propose de vous inspirer d’une de ces deux images

pour composer un poème dont les vers FINISSENT par des mots imposés .

Vous pouvez utiliser ces mots dans n’importe quel ordre,

les utiliser tous on n’écrire que 4 vers … c’est vous qui voyez, selon votre inspiration ….

Voici les images :

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/files/2017/04/D%C3%A9fi-Fanfan-1.jpg

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/files/2017/04/D%C3%A9fi-Fanfan.jpg

Les fins de vers imposées :

Lascar(s), andouille, zigouille, avatar, malabar, magouille, sonar, Zanzibar, coaltar, chatouille, dollar,

Quenouille

 

J’ai choisi la seconde photo :

 

Le frimeur :

Humm ! Jolie demoiselle, que tenez-vous à la main ? Une quenouille ?

Non mon ami, il s’agit d’une gnole ramenée de Zanzibar

Si loin ? Vous plaisantez, oh mais ça sent la  magouille !

Comme vous voudrez gros malabar

Je vais pour quelques dollars

La vendre à des lascars

Qui sauront la trouver sans sonar !

Croyez-moi tête d’avatar !

Sur ce, elle partit sans même une chatouille

Cà apprendra à  l’apprenti sportif à faire l’andouille !

 

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défi 184 croqueurs de mots

Publié le 17 Avril 2017 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

 

Je vais citer ci-dessous 8 premières phrases de livres (incipit)

et 8 dernières phrases (explicit).

Le défi du lundi consistera à choisir un début

et une fin de roman et d’écrire l’histoire (en prose ou en vers)

pour lier le début à la fin

DEBUTS DE ROMAN

« Bon, c’est parti« .

David Lodge – Thérapie

« Je ne sais pas trop par où commencer« .

Philippe Claudel – Les âmes grises

« C’est fini« .

Romain Gary – La promesse de l’aube.

« La situation manquait cruellement d’excitation« .

Maxime Chattam / la patience du diable

« Ils ont peur déjà, le désordre vient si vite« .

Judith Perrignon / Victor Hugo vient de mourir

« Je n’ai jamais été un homme violent« .

Pierre Lemaître / Cadres noir

« Alors qu’il avance d’un pas décidé dans le couloir de la station

Les Sablons à Neuilly, Vincent entend le métro approcher« .

Jacques Expert – Tu me plais

« La sonorité métallique du téléphone brise l’écho obstiné

mais monotone de la pluie qui tambourine sur le toit« .

Patricia Cornwell – Traînée de poudre

FINS DE ROMAN

« La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. »

Guy de Maupassant – Une vie

« – Alors, qu’est-ce que t’as fait ?
– J’ai vieilli. »

Zazie dans le métro – Louis Pergaud

« Cela peut arriver à n’importe qui. »

Petits regrets et grands mensonges. Liane Moriarty

« Car c’est la suite de l’histoire qui importait.

Et ils étaient d’accord pour l’écrire ensemble. »

Guillaume Musso – l’instant présent

« Je peux attendre pensa-t’il aussi longtemps qu’il le faudra. »

Le bleu de tes yeux – Mary Higgins Clark

« Quels gredins que les honnêtes gens ! »

Emile Zola, ‘Le ventre de Paris

« Allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire. »

Lautréamont, ‘Les chants de Maldoror’

« Rira bien qui rira le dernier. »

Denis Diderot, ‘Le neveu de Rameau’

 

Pauvre Baronne !

 

Je ne sais trop par où commencer. Il était exactement  neuf heures du soir et Laurent, mon fils n’était pas rentré. Il faut dire qu’il avait un sale boulot : vigile dans une grande surface et ce depuis trois mois. Il ne s’habituait pas à ce nouveau job. Lui si doux, si respectueux, si enclin trop souvent d’ailleurs, à pardonner devait se montrer dur et intraitable et à poursuivre dans tout le magasin un gosse ou un SDF qui avait « volé » un paquet de chips  par exemple.

Ce n’était pas dans sa nature et quand il était obligé( les caméras ne l’épargnant pas) d’arrêter un gamin et de lui demander de le suivre sans faire d’histoires, il rentrait malade, sans entrain, fatigué. Il ne voulait pas m’expliquer mais je le connaissais et je savais bien que ça ne  pouvait pas durer comme ça  très longtemps. Il allait y laisser sa santé.

Un soir, pourtant, il se mit à siffloter. Je lui demandai la raison de sa bonne humeur et vous savez ce qu’il me répondit ?

« J’ai arrêté une dame bon chic bon genre qui avait chapardé une cassette vidéo. »

Et ça le faisait rire ?  je ne comprenais plus rien quand il m’expliqua qu’il s’agissait de la baronne de  la Norman. J’éclatai de rire moi aussi. Quelle jouissance pour ce brave homme qui était mon fils, de  prendre en flagrant délit cette  peau de vache qui avait appelé  la  police quand il était gamin parce qu’il lui avait pris une  pomme directement sur l’arbre !

Quand elle fut reçue avec toute la déférence due à son rang dans le petit local attenant au bureau de la direction, elle se mit à pleurer.

 Le directeur gêné en voulait à Laurent d’avoir fait « ça » à la Baronne et affirma à celle-ci qu’il s’agissait d’une méprise et  du zèle d’un employé.

Et elle, d’un geste large répondit : rien de grave ne vous inquiétez pas je ne  porterai pas plainte, cela peut arriver à n’importe qui.

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défi 172: "voyage" (croqueurs de mots)

Publié le 24 Octobre 2016 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

La seule contrainte est de commencer votre texte, par : partir, ça y était : instant magique.

 

On part

 

Partir, ça y était : instant magique, n’est-ce pas Zoé que c’est magique ? Non ?  Tu ne réponds  pas tu es trop occupée ?   Zoé notre fille de trois ans trimballait son doudou dans tout l’appartement et me suivait pas à pas pour ne pas me  perdre.

Vincent quant à lui pestait contre la porte de cuisine en insultant bien sûr le  serrurier car c’était forcément de s faute si mon cher mari n’arrivait pas à rester calme devant une serrure tout à fait ordinaire. Il suffisait simplement de tourner la clef dans le bon sens mais il était gaucher et trouvait toujours cette excuse lorsqu’il fallait, par miracle qu’il s’occupe de  l’intendance.

Moi j’avais fermé les volets du séjour, des deux chambres et je finissais de cadenasser la  petite  lucarne de la salle de bains.

Zoé s’impatientait : Maman, Papa on s’en va quand ?  vite ! Je veux voir la  mer !

Enfin nous fûmes dehors sur le palier de l’immeuble. Plus que  cinq  étages  et hop à nous les vacances, à nous les châteaux de sable, à nous les baignades et le soleil :

Nos trois valises à roulettes  à nos pieds, mon sac à mains en bandoulière, et le doudou de Zoé calé dans son bras. Nous attendions  l’ascenseur au bout de cinq minutes, Vincent s’énerva et nous dit : je vais voir quel est le con qui n’a pas refermé la porte.

Zoé, forcément poussa un « Ho !! » d’effarement, naturellement offusquée  et ravie d’avoir entendu un gros mot.

Ne le voyant pas revenir, je l’appelai en me penchant à la rambarde : pas de réponse.

L’affolement me  prit. Que faisait-il, où était-il ?  Quand on le vit remonter à pieds les étages, à son visage pâle de  colère  je compris que l’ascenseur était tout simplement en panne.

— Bon partez sans moi, j’ai ma dose.

— Mais Vincent reste cool. Ce ne sont que des bagages à descendre, on fera plusieurs  voyages.

Il me regarda méchamment et dit :

— Et qui à  ton avis va les descendre ?

— Ben nous trois…

— Sans doute, oui  et puis avec votre manie d’emmener un tas de trucs qui ne servent à rien, je suis sûr que si je m’en étais occupé  il n’y aurait eu qu’une valise en tout, on ne  part qu’une semaine !

— Vincent ne sois pas de mauvaise foi. Les valises sont  là maintenant. On ne va  pas  les  vider n’est-ce-pas ?  Alors tu en prends une et moi une autre. Zoé, ma chérie tu nous attends ici surtout tu surveilles bien la dernière valise. On remonte tout de suite.

Arrivés dans le  hall, nous  avons fait une  pause pour souffler et Vincent  plein d’humour me dit : c’est tout bon ça descend, on remonte à vide. Je me mis à rire et lui fis un baiser sur la joue quand on entendit hurler Zoé.

Vincent remonta à toute vitesse et il me cria :

— Ce n’est rien tout va bien, reste en bas. Son doudou  est tombé dans l’escalier. On va le récupérer.

Il descendit la troisième valise, Zoé sur ses talons et au premier étage, elle récupéra  le doudou. D’une  petite voix elle nous dit :

— Ah ben dites donc c’est ça  votre  instant magique ?

Nous n’avons rien répondu trop occupés  à cacher nos sourires 

 

 

 

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défi 170 croqueurs de mots- Prévert-

Publié le 26 Septembre 2016 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

Défi 170

Ecrire une recette à la Prévert en prose ou en vers

Exemples : pour maigrir, pour être heureux, pour trouver le grand amour (et le garder).....

Faites nous rire donc vos recettes peuvent être délirantes, tout est permis

Pour maigrir

Pour maigrir il faut c’est certain

Avoir des kilos superflus

Sinon cela ne sert à rien

Commençons par le début :

On se pèse : on blêmit et on se dit

Demain … j’arrête

On ne sait pas vraiment

Ce que l’on doit arrêter

Mais on est plein de projets

Les pâtes nous paraissent un bon élément

Encore faut-il que l’on en mange souvent

Encore faut-il que l’on en est en réserve

Sinon ça ne sert à rien de les supprimer

Puisque nous n’en avons guère

Alors on va passer aux féculents

En regardant dans le placard

Même attentivement

On ne trouve

Ni haricots verts ni petits pois
Donc nous voilà rassurés

On n’aura pas à les supprimer

Donc si nous faisons le bilan

Nous n’avons rien à supprimer

Puisque nous n’avons rien

Donc le régime nous le commencerons

Quand nos provisions

Seront faites et rangées

Là, on pourra supprimer

Enfin et commencer.

Sans rire

A maigrir !

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défi 169 croqueurs de mots

Publié le 12 Septembre 2016 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

défi 169 croqueurs de mots

Pour ce défi 169 , j’ai choisi dans les oeuvres de Bernard Mages

je vous demande d’en sublimer une ou plusieurs

en utilisant vos plus beaux mots .

 

Personnellement j'ai choisi celle-ci:

 

 

 

C'est du grand art

 

Du grand art, de la belle ouvrage,

Des formes à faire pâlir les femmes

Et surtout cette position décontractée

Mais difficile à tenir quand on est sur un pied

Cette beauté semble retenir les feuilles

Et pousser du pied un hortensia

Au milieu de la verdure

Elle reste plantée là

Protégeant de son ombre

Les promeneurs.

L’artiste a tout mis dans cette femme

La grâce, la sveltesse, l’équilibre

Et surtout le talent. Bravo l’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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défi 165 (croqueurs de mots) ce que l'on aime ...

Publié le 2 Mai 2016 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

Défi 165 En 30 lignes maxi, dites à quelqu’un que vous aimez .. quelque chose …

Et comme unique contrainte, mentionner le nom d’une fleur.

Pour toi

Quand tu liras cette lettre, je serai partie. Mais je me souviens…

Je t’ai rencontré un soir de réveillon du jour de l’An.

J’errais seule et suis entrée dans un café du Boulevard Saint-Michel.

J’ai commandé un café, puis un second puis finalement une bière.

Une heure s’était écoulée et personne n’était entré. La solitude m’angoissait allais-je passer cette nuit de lumière seule, accoudée au comptoir comme une ivrogne en manque ?

Et tu es entré, en fait vous étiez trois. Je t’ai regardé et tout de suite j’ai su que je t’attentais.

Deux heures plus tard, nous étions installés confortablement dans un cinéma et tu venais de m’embrasser.

Te souviens-tu de tes paroles ? Non bien sûr tu m’as dit : tes lèvres sentent bon, un mélange de lilas et de muguet.

J’ai éclaté de rire et depuis dix années je vis à tes côtés. Cela s’appelle le coup de foudre qui dure encore et qui …

Mes lèvres ont toujours le même parfum de fleur et j’aime toujours autant tes baisers.

Sais-tu mon ange que dans une semaine c’est le Nouvel An? Que dirais-tu d’une petite sortie en amoureux. Nous irions boire un verre au Fénelon comme il y a dix ans et ensuite voir un film, celui qui te plaira. Qu’en dis-tu ?

Tu ne réponds pas. Je n’aime pas tes silences. Ils sont devenus ta seconde nature.
C’est vrai j’avais oublié : les réveillons se passent chez ta mère depuis toujours, sauf celui où nous nous sommes rencontrés.

Comme le hasard fait bien les choses. Je ne discute plus c’est d’accord, nous irons chez ta mère ou mieux, si nous changions, si au contraire, nous l’invitions ici ? Non ? Je vois à ton regard las que mon idée n’était pas bonne et bien je vais te dire quelque chose : retiens- bien ces paroles : Le soir du réveillon, je ne serai plus là. Tu feras ce que tu voudras.

Ah ! J’oubliais ! Le cadeau pour ta mère sera dans le placard de la chambre en haut à droite. Ne l’oublie surtout pas ! Tu la connais si elle n’a pas ses chocolats noirs comme tous les ans le 31 Décembre, elle fera une crise et vous plombera l’ambiance.

Je ne te dis pas à demain car je serai loin. Prends soin de toi…

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defi 154 (croqueurs de mots)

Publié le 16 Novembre 2015 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

Défi 154 croqueurs de mots

Choisissez un mot ou une expression de neuf lettres* de votre choix. Ecrivez un texte à votre convenance (en prose ou en vers) de neuf phrases, chaque phrase devant commencer par une lettre de votre mot en les prenant dans l’ordre ou dans le désordre mais toutes les lettres doivent y être et seulement elles.

Reviens

Dire que je l’aimais !

Eperdument ? Non mais trop sans aucun doute.

Sans lui je suis perdue,

Epuisée, et surtout mal, très mal !

Si mal ! Je retourne la question mille fois :

Pourquoi ? Je n’y trouve pas de réponse.

Oui pourquoi ? Ce seul mot suffit à me faire pleurer

Il me manque tant !

Reviens ! Je ne suis plus rien sans toi.

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défi 151 les 7 péchés capitaux (croqueurs de mots)

Publié le 5 Octobre 2015 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

Écrire avec pour thème un, plusieurs ou ces 7 péchés capitaux

Le paresseux

Il n’avait jamais travaillé. Au début sa famille, ses frères, ses sœurs, ses parents même lui trouvaient des excuses.

De santé fragile il est vrai, sa vie n’avait pas été facile dans sa petite enfance.

De médecin en psychiatre, malgré la lutte acharnée contre cette léthargie, rien n’y faisait.

Des vitamines, des cours de yoga, rien. Rien ne le faisait se bouger.

Se lever semblait vraiment une opération extrêmement difficile.

Quand il eut quinze ans, ses parents fatigués commencèrent à le bousculer. Ils n’en pouvaient plus de cette mollesse. : bouge- toi, Nom de Dieu ! S’énervait le père.

Je ne suis pas ta bonne fais ton lit au moins et range ton linge hurlait sa mère qui craquait elle aussi.

Tu pourrais sortir ton bol, mettre la table, nous aider, lui demandaient gentiment ses deux sœurs.
Quand ils entendaient sa voix c’était toujours la même phrase : mais pas de panique, y a pas mort d’homm
e...

Cette phrase avant le don de mettre toute la famille en rage : en plus ils se fiche de nous ce petit con !hurlait un de ses frères !

Rien ne l’intéressait. Pourtant tous ses amis du collège voulaient l’entrainer au foot ou faire du vélo ou même aller au cinéma. : Je n’ai pas envie, je suis fatigué.

Et un jour enfin alors qu’il trainait au lit et que sa grande sœur venait de le gifler en le traitant de parasite et de gros fainéant, il se leva, bailla, mais se recoucha en la regardant en souriant et lui dit :

Pauvre frangine tu ne te rends pas compte que tu sembles née que pour te tuer au boulot. Regarde-moi, tranquille, je ne fais rien mais on me donne quand même un toit et une assiette.

Sa sœur sortit de la chambre en hurlant : tu sais que tu n’es qu’un paresseux, tu devrais avoir honte !

Il ricana et murmura : eh bien ! il vous en a fallu du temps pour vous en rendre compte !

Il se tourna vers le mur mit son oreiller sur sa tête et ronronnant de plaisir il se rendormit.

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défi 150 croqueurs de mots : quand on n'a que l'amour

Publié le 21 Septembre 2015 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

défi 150 croqueurs de mots : quand on n'a que l'amour

Faites parler ce vieux couple d’amoureux,

En vers, en prose, à votre convenance

Le temps est passé

Il nous fallut attendre

Cinquante ans pour qu’un jour,

Sans crier gare tu reviennes vers moi.

Je t’ai reconnu tout de suite à tes yeux

Non, non, pas à tes yeux mais à ton regard

Tu m’avais dit : je t’aime… des dizaines de fois

Et pourtant un matin tu n’étais plus là

Parti ? Lassé ? Je ne l’ai jamais su

Et je n’ai pas voulu le savoir

Malgré mon cœur déchiré

Malgré ma douleur de t’avoir perdu !

Mais ce matin dans notre petit chemin

Tous les deux enlacés,

Regardant dans la même direction,

Tu m’as murmuré à l’oreille :

Caroline je t’aime et t’ai toujours aimée.

Tu peux ne pas me croire,

Mais c’est la vérité.

Mon cœur a bondi.

Ces mots retrouvés !

Cette douce voix grave,

Et ce baiser sur ma joue !

Je peux mourir maintenant

Je t’ai tant aimé et tu viens de m’avouer

Que pas une journée n’est passée

Sans que tu aies pensé à moi

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Mon amour, ma raison de vivre

Et surtout de survivre pendant cinquante ans !

Tu voilà près de moi, ta joue contre la mienne

Toujours aussi douce, peut-être un peu plus chaude

Tout à coup, sur ce petit chemin qui fût le nôtre,

Peu importe le pourquoi des choses,

Nous avons de nouveau vingt ans.

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défi 137 (croqueurs de mots) retrouvailles

Publié le 26 Janvier 2015 par marie chevalier dans défis croqueurs de mots

Défi 137 (croqueurs de mots)

Thème retrouvailles

Raconter en prose en vers des retrouvailles qu’elles soient voulues ou même imaginaires avec :

Soit une personne (ancien ami, amour passé, proche, connaissances)*soit un objet, un lieu, une perception visuelle olfactive, auditive.


Retrouvailles

Nous sommes nés la même année

Et pendant longtemps,

Il ne fut guère qu’un ami lointain.

La vie nous avait séparés.

Et nous avions chacun une pensée

Pour l’autre…mais sans s’attarder.

Nous eûmes vingt ans.

Et une coïncidence sans doute

Nous mit face à face un jour d’été

Nous nous aimâmes,

Nous nous fîmes des serments

Toujours les mêmes

Des je t’aime pour toujours

Des je t’aimerai jusqu’à ma mort…

La vie nous a de nouveau séparés.

Les ans ont passé à une vitesse folle

Nos souvenirs enfuis

Ou du moins enfouis

Nous n’y pensions plus…

Ou si rarement !

Et puis un jour faisant mon marché

Le long du Cours de Vincennes

Je l’aperçus. Mon cœur cogna

Je devins toute pâle.

Mon regard ne le lâchait pas

Il se retourna et me vit.

Lu aussi me reconnaissait

Je l’ai vu dans ses yeux.

Mais il n’était pas seul

Et lâchement

Il a pressé le bras de sa compagne.

Et en fuyant m’a bousculée

Me fixant comme jamais !

Des mots simplement des mots

Je t’aime toujours.

Et il a de nouveau disparu.

J’ai quatre- vingt- huit ans

Et entendre cette déclaration

M’a émue plus que de raison

J’ai pleuré come une jeune fille

Qui vient de perdre

Encore une fois

Son premier amour.

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