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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Articles avec #defis croqueurs de mots catégorie

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Ah si j’étais un homme

 

Qui ne s’est pas un jour demandé et si j’étais du sexe opposé. Comment réagirais-je, que ferais-je ? Imaginez-vous 24 heures dans la peau d’une personne du sexe opposé, racontez- moi votre journée et votre nuit.

 

Six heures du matin, l’alarme de mon smartphone me résonne aux oreilles comme un coup de tonnerre. Il faut dire que j’ai volontairement programmé un son strident qui m’arrache du lit dans lequel à cette heure, je dors, non je ronfle d’ailleurs.

Je l’éteins comme d’habitude et la première chose qui suit est de mettre mes lunettes. Je suis myope comme une taupe or la seconde chose importante est de me regarder dans la glace du lavabo dans ma mini salle d’eau. C’est rituel, tous les matins il faut que je me salue et me demande si j’ai passé une bonne nuit. J’ai cinquante ans et suis une jolie célibataire qui ne veut pas d’attaches ; cela dit je vais être honnête je ne suis pas très jolie, et j’ai donc toujours envie de voir si par un miracle, je suis devenue une belle blonde plantureuse et agréable à draguer.

Me voilà donc devant le miroir. Je me penche, je scrute, j’hallucine : j’ai une moustache et une barbe blondes. Mes cheveux que je garde longs car c’est mon seul charme me disait ma mère, sont coupés en brosse.

Je vais me réveiller, je suis en train de cauchemarder sans aucun doute, vite une douche !

Et là…. J’ai un trou car je me suis évanouie. Quand je suis revenue à moi, j’étais étendue sur le carrelage et …. Entre mes jambes…. Je n’ose dire ce que j’ai aperçu : un sexe d’homme ! je me suis levée précipitamment, j’ai vérifié c’était sûr maintenant, j’étais un homme. Je n’avais plus de seins, plus de cheveux, et un sexe masculin. Mon Dieu ! Que faire ? et puis en quelques minutes, je me suis habillée et pour que cela ne paraisse pas indécent, j’ai mis un costume gris clair pantalon veste. Heureusement que c’était le style de vêtement que je portais facilement. Cela avec une paire de mocassins, personne ne s’apercevra de rien. Je vais commencer par déjeuner. Non en fait, je vais aller prendre un café au bar en bas et m’acheter des cigarettes.  Je ne fume pas mais je pense que je vais m’y mettre.

Je ne peux pas me permettre d’aller travailler dans cet état, encore que pourquoi pas, la petite secrétaire du patron est super mignonne. Un petit bout de bonne femme, toujours en train de rire aux éclats. Et puis sexy en plus, ça me va.

Arrivée au bureau, personne ne m’a reconnue. Il a fallu que je hurle que c’était moi, Dominique, l’administrative pour qu’ils me demandent tous d’aller me changer. Ils insistèrent, on n’est pas à la foire, Ma belle, remets- toi tout de suite en tenue correcte et viens travailler.

Quand je leur affirmai que dans la nuit j’avais changé de sexe et que j’étais maintenant un homme, ils restèrent pantois.  Affolés et quand même inquiets pour ma santé mentale. Il a fallu que je me mette torse nu pour qu’ils comprennent enfin.

Deux secrétaires eurent un malaise. Le directeur averti par je ne sais qui est venu vers moi et d’une voix sourde m’a montré la porte.

Il n’eut que quelques mots qui me confortèrent dans ce que je pensais des hommes : tous des cons. 

— Allez- vous rhabiller et quand vous serez dans une tenue correcte, vous passerez au secrétariat déposer vos congés. On reparlera de tout ça. Je ne veux pas d’homosexuels dans mon établissement.

Je l’ai regardé bien en face, la cigarette entre les lèvres et lui ai dit tout de go :

Allez vous faire foutre !

Ça, c’était viril ! qu’au moins ce changement de sexe me permette de roter, cracher, tousser, pisser debout et d’être grossier. Je sortis en claquant la porte et je me retrouvai devinez où : dans mon lit, avec une migraine, mais un mal de tête ! j’avais fait la fête avec des copines tard dans la nuit et je payais le prix fort ce matin.

Il faut quand même que je raconte ce rêve étrange à mes collègues. Je pense qu’ils en riront avec moi en me disant que je devrais faire attention à l’alcool ça rend fou !

Toute pomponnée, mon petit ensemble gris clair et mes cheveux tirés en arrière, j’ouvris la porte du bureau et là : ils étaient tous le nez dans leurs dossiers, pas un ne leva la tête quand je leur lançai un tonitruant : salut les mecs et les nanas !

Plus de doute, je suis un homme. Je vais devoir m’habituer, mais je n’y vois qu’un avantage : enfin je vais pouvoir choisir ma meuf et je ne serai plus seule.

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Je vous invite donc à écrire un petit texte en prose ou en vers portant sur un moment (passé, présent, à venir, réel ou imaginaire) particulier (joyeux, saugrenu, étrange, stressant, agréable ...) dans lequel l'électricité (ou son absence) y a joué un rôle important. Mots imposés à inclure (ambre, ampoule, appareil).

 

La peur d’Yvan

Il n’était encore qu’un gamin et les temps d’après-guerre n’étaient pas faciles à vivre.  Un soir d’orage, enfermés dans la maison isolée du village avec pour toute clarté une bougie posée sur une assiette retournée, ils attendaient tous la fin de l’orage dans le noir car l’électricité avait été coupée. De toute façon, même en temps normal leur lumière se résumait à une ampoule de 25 watts au -dessus de la table, donc ça ne changeait pas grand-chose.

La mère avait fait cuire dans la journée un pot au feu et le soir, ils devaient boire un bon bouillon couleur d’ambre avec des « yeux » dedans comme disait Yvan en parlant du gras flottant. Hélas, elle n’arrivera pas à le réchauffer alors elle avait opté pour des pommes de terre à la braise étant donné que l’orage avait commencé avant qu’elle ne mette la table.

 Des éclairs aveuglants suivis de coups de tonnerre assourdissants terrorisaient Yvan. C’était la première fois que le ciel se fâchait avec une telle violence.  Heureusement il y avait la cheminée pour réchauffer les pommes de terre sous la braise, car il était hors de question d’aller chercher du charbon pour alimenter la cuisinière. Même sa mère qui en avait bravé d’autres se mit à prier.  Yvan, attaché au bas de sa robe, gémissait : Maman j’ai peur.

— Mais non mon grand, ce n’est qu’un orage, il n’y a pas de risque, nous ne craignons rien nous sommes à l’abri. Partout des bruits et ce vent violent qui faisait hurler les girouettes et les volets, démentaient un peu ses propos rassurants.

Ils n’avaient jamais connu un tel ouragan. En pleine campagne, les orages étaient fréquents mis ne duraient pas.  Tout à coup, ils entendirent la sirène de la mairie. Il fallait rester chez soi surtout ne pas essayer de sortir, c’étaient les consignes dans ce cas.

Yvan se mit à hurler, sa mère ne savait plus quoi faire pour le calmer quand soudain elle se souvint qu’il devait y avoir dans un placard un appareil que l’on se mettait sur les oreilles lors des bombardements, une espèce de casque. Elle le chercha, et le trouva rapidement. Vite elle le mit sur la tête d’Yvan et sourit quand elle se rendit compte qu’il n’entendait plus rien.

Une heure plus tard enfin elle put ouvrir la porte et constater qu’à part un vieux cerisier foudroyé par la foudre, les dégâts n’étaient pas trop importants.

Depuis Yvan demande souvent à dormir avec ce casque, il dit qu’ainsi, il n’entendra plus si un orage revient…

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

 

 

 

Pour le lundi 18 mai 2020 – Défi 237 – Et si vous m’écriviez un petit texte avec le maximum d’anagrammes de « CHAUVE-SOURIS »

Il se trouve que l’actualité est tellement morose que je décidai d’aller me promener dans le petit bois derrière le village. Mais avant je devais boire, une soif intense me brûlait le gosier. Je bus une demi-bouteille d’eau et ma soif assouvie, je cherchai quelle chaussure je pourrais bien mettre étant donné que je ne pouvais supporter que mon attelle au pied gauche. Oui un accident stupide en descendant d’un trottoir en ville. J’avais joué les héros mais ma mère m’avait bien dit : quand tu feras un faux mouvement plusieurs fois crois-moi, tu t’en soucieras !

Me voilà donc clopinant sur le petit sentier désert quand face à moi, surgi de nulle part, un petit bonhomme me barra le chemin, le fusil pointé vers moi.

— Arrêtez-vous là madame, n’avancez pas…

— Et que me veut ce chasseur des grands chemins ?  Osai-je dire à voix basse.

Je tremblais un peu de peur mais aussi de colère. Que me voulait cet imbécile taillé comme un souriceau ?

— Tu ne m’effraies pas, en revanche tu ne m’inspires pas confiance et je craindrais plutôt que tu ne me chouraves mon portable.

— Tais-toi et suis-moi.

Il en fallait beaucoup pour que je m’ahurisse mais là je restai sans voix.

Je le suivis néanmoins par curiosité. Nous passâmes le long des coursives de l’ancien château dont il ne restait que des ruines, et là soudain il se retourna, me regarda bien en face et osa me dire qu’il fallait que je souscrive à sa requête sinon gare !

— Gare à quoi ?

— Tu n’as pas compris que je suis un ami, je veux simplement que tu viennes à la maison. Ma mère est souffrante et j’ai besoin d’aide pour classer ses papiers, ses vêtements et ses archives à descendre du grenier.

Je me réveillai en sueur. J’étais assise sur le bas-côté de la route et ma cheville malade était toute tordue. J’avais dû me faire très mal au point de tomber dans les pommes.

J’appelai à l’aide mais ne reçus aucun écho.

Ah ! si seulement ce petit type tout ratatiné ressemblant à une chauve-souris n’avait pas été un rêve !

A ce moment de l’histoire, je ne me souviens plus de rien sinon que je me retrouvai dans un grenier en train de classer des papiers et qu’une vieille dame me répétait : par date, ma petite, par date… 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose de lire les titres des livres que vous avez chez vous. Créer une histoire basée sur un, plusieurs titres ou des mots qui s’y trouvent.

Mes livres choisis

- Je peux me passer de l’aube (Isabelle Alonzo)

- Une gourmandise  (Muriel Barbery)

- L’élégance du hérisson (Muriel Barbery)

- Poète et paysan  (J-Louis Fournier)

- Interdit (Karine Tuil)

- Colline (Jean Giono)

- Ainsi soit-il (Benoite Groult)

Ma vie simple

Il était vingt et une heures. Je regardais la nuit tomber doucement sur mon jardin et les arbres devenir des ombres de plus en plus noires.

Personnellement, autant je peux me  passer de l’aube, autant pour rien au monde je ne raterais un coucher de soleil sur une colline. Hélas, je vis dans une région où les monts et les vallées sont rares alors je me contente de me promener à la tombée de la nuit dans mon jardin.

Avez-vous déjà observé et constaté l’élégance du hérisson quand il se croit seul et que soudain il est dérangé ? Il entre la tête vivement et on ne voit plus qu’une boule de poils piquants. Il ne bouge plus et attend que l’intrus s’éloigne pour sortir timidement son joli petit museau.

Je lui apporte régulièrement une gourmandise dont il raffole, cela m’est facile car il s’agit de croquettes pour chat. J’en prends une  petite poignée dans le sachet du mien et bien entendu la  petite bête ne les mangera que lorsque j’aurai quitté les lieux.

Eh oui ! J’aime la nature, j’aime les champs labourés, la terre grasse et aussi le chant des oiseaux, je suis en quelque sorte  poète et paysan à la fois.

Dans ma vie simple remplie de petites joies je m’autorise tout : ne rien faire si cela  me chante, boire un petit coup  de ma gnole si j’en ai envie et ne pas me coucher de la nuit par exemple. Rien ne m’est interdit. La seule chose qui me gêne est de ne pas connaitre  l’heure de mon  grand départ. Mais j’ai bien vécu, j’ai aimé la vie alors je dirai le jour venu : Ainsi soit-il. !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Défi 235 (croqueurs de mots)

Ecrire une  UCHRONIE

*Une « Uchronie » étant un récit imaginaire, qui a pour point de départ un Événement historique dont on modifie à sa convenance et selon son imagination, l’évolution et l’issue.

 

Et si cela avait été vrai ?

Je revenais de la manifestation contre la guerre d’Algérie et j’avais eu la chance d’échapper au massacre du métro Charonne. C’était le  huit février 1962. Et là devant mon immeuble un garçon m’attendait. Il s’appelait Maurice et habitait au troisième étage. Il me raconta que  lui  aussi était à la manif et qu’il avait entendu les manifestants applaudir la police. Ce n’était pas possible, j’y étais !  Lui dis-je.

— Moi aussi et je t’assure que c’était superbe ; toute cette foule qui scandait : vive le Roi, vive le Roi ! Ces cris de joie me donnaient des frissons.  Tu te rends compte, le Roi Louis XVI en personne assistant de son carrosse à l’ovation de son peuple !

—  Mais voyons…

— Comment cela ne t’a pas fait du bien de voir enfin tout ce monde rassemblé pour le fêter ?

— Mais…

— Quoi ? Tu vas te réveiller enfin Jacqueline ?  Ca fait une demi-heure que tu bafouilles n’importe quoi dans ton sommeil, tu rêvais à quoi ? 

—A rien ou plutôt si, au roi…

— D’accord rendors-toi et essaie de rêver que tu es dans  le silence d’un couvent ça m’aidera à me rendormir !

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Avec le coronavirus, nous sommes contraints à limiter nos déplacements.

J'en connais qui devaient découvrir Milan, d'autres New York et d'autres peut être Vesoul,

Alors je vous propose d'écrire une courte histoire (30 lignes maxi) sur une ville, une région, une montagne, tout simplement un endroit que vous connaissez ou que vous souhaiteriez connaître.

Seule contrainte, vous mentionnerez  le nom d'un poète ou d'une poétesse dans votre texte.

 

Rêverie nocturne

 

Il est minuit. Je vais me préparer pour la nuit et comme souvent je prends avec moi mon vieux poste de radio. Et là…  une voix monocorde  nous demande toute notre attention :

Par erreur nous avons déversé une quantité importante de pesticides par hélicoptère et  nous vous demandons de ne  pas sortir  vous  promener dans  les champs de la Somme et de  l’Aisne pendant deux trois jours. Nous vous tiendrons au courant.

 Je me laisse tomber  sur mon lit, anéantie, je voulais justement rendre  visite à ma mère qui habite toujours le petit village où elle nous a élevés mon frère et moi.

Je réfléchis rapidement il n’est que  minuit, je vais chercher dans  la penderie tout en haut le carton avec  les photos et je trouve ce film que je garde  précieusement. D’une part parce que c’est mon père qui l’avait  fait et d’autre part  parce que c’est mon village.  Je l’avais gardé pour  le faire connaitre  à ma fille, je n’en ai pas eu encore  l’occasion.

Je m’installe dans le salon et comme  elle m’a entendu bouger,  Charlotte descend en pyjama et vient se  pelotonner contre moi sur le canapé.

— Ma chérie si tu n’as pas sommeil on va regarder  le petit village dont je t’ai parlé. Celui où je faisais des bêtises  à ton âge. Elle sourit et se tait attentive.

Je lui raconte en même temps :

C’était un petit village de la Somme  perdu au milieu des champs de blé, d’avoine et d’orge. Une seule route le traversait et au bout il y avait deux chemins qui menaient vers  d’autres petits  hameaux. Et là au croisement  une énorme pierre, vestige d’une ancienne ferme nous servait de siège et de parloir.  Abrités  par un très grand platane, nous complotions, inventions des jeux mais souvent aussi j’y venais seule. La mare était proche et les canards, les grenouilles, les têtards, les  libellules s’en donnaient à cœur joie. Cela faisait un bruissement continu et je me laissais bercer. J’étais heureuse, j’avais dix ans, ton âge ma Charlotte.

Et puis je me suis tue. Charlotte s’était endormie et moi les yeux dans le vague je me souvenais de ce petit village perdu au milieu des champs de blé, d’orge et d’avoine. .. Ce sont ces champs qui aujourd’hui, subissent les outrages des hommes.  J’ai continué à faire défiler ces  images en me souvenant de tous les moments magiques  de ma tendre enfance.  Je m’égare dans mes rêves et je voudrais dire comme Lamartine : «Ô temps suspends ton vol… »

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour le défi 233 pour le lundi 16 mars croqueurs de mots

Il nous est arrivé sans doute à toutes et tous d’être plongés dans un doux rêve et de nous réveiller  en sursaut. Comme  nous aurions aimé  poursuivre ce rêve inachevé !

 Décrivez-nous  ce que vous ressentez et surtout parlez-nous de ce rêve, dans un petit texte court.

 

 

 

Mon rêve inachevé

 

Cette nuit-là j’avais eu du mal à m’endormir. Des petits soucis d’intendance sans importance m’avaient contrariée et je me tournais et retournais dans mon lit.

Le sommeil s’empara de moi sans que je me rende compte que je sombrais doucement dans un rêve. Le plus beau que je n’avais fait depuis des années.  Mais pour que vous compreniez l’importance de ce rêve il faut que je vous raconte :

J’avais douze ans, mes copines et copains étaient autour de moi et nous décidions d’aller nous balader à vélo dans les chemins de terre avoisinant le village. Il y avait Sandrine, Manon, Jean-Claude et Thomas et moi naturellement.

Nous formions un groupe indivisible et à tel point que si l’un attrapait la varicelle les quatre autres par solidarité suivaient. Mais le plus émouvant dans notre histoire était que j’étais très amoureuse de Thomas. Il avait deux ans de plus que nous et était super beau. Des yeux verts et des cheveux châtain, on craquait toutes pour lui, mais… un jour il me coinça contre un mur et m’embrassa sur les lèvres ! Mon Dieu si vous saviez, je voyais des étoiles, un vrai feu d’artifice j’étais comme une poupée de chiffon, je tombai littéralement dans ses bras et il me retint en me disant : Pas la peine d’en faire un fromage non plus, tu n’es pas la première fille que j’embrasse et tu ne seras pas la dernière !

S’il m’avait jeté un seau d’eau à la tête cela n’aurait pas été plus vexant. Alors je me mis à le haïr, à le fuir, à me moquer de lui jusqu’au jour où, devenu adulte il se mit à fréquenter Manon notre meilleure amie. Ils décidèrent même de se marier. Quel choc pour moi qui ne m’étais vraiment jamais remise de ce baiser et de ce rejet.

 Et puis le temps passait chacun d’entre nous menait sa vie, du moins essayait de la réussir. Nos petites querelles ne furent plus que des souvenirs. Jusqu’à cette nuit ! quel rêve merveilleux : Thomas était près de moi, agenouillé à mes pieds me demandant pardon de m’avoir fait souffrir toutes ces années, lui-même m’avouait qu’il n’avait aimé que moi. Il avait les larmes aux yeux et me suppliait de lui pardonner….

Et c’est à ce moment de mon rêve que ma chatte sauta comme une dingue sur mon lit me réveillant brutalement ! je l’aurais tuée !  Traumatisée, il me fallut un petit moment pour que je réalise que c’était un rêve. J’aurais voulu me rendormir et reprendre le fil, mais je n’ai pas réussi. Je me suis levée et toute la journée j’ai pensé à ce rêve absurde…. Quoique… cela m’avait donné une idée : et si j’essayais de reprendre contact avec lui ? qui sait ?

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #jeudi en poésie, #défis croqueurs de mots

Et si on faisait  un petit poème acrostiche avec le mot  C O R O NA V I R U S ?

 

 

Les répétitions qui lassent

 

Comment en suis-je arriver là ?

Oser rire alors que cette saleté

Ranime la peur ancestrale,

Oui, j’ai failli trépasser, oui !

N’en déplaise aux journaleux

Aucun n’en a  parlé  à la télé

Voyez comme ils sont sectaires !

Ils ne parlent que de cela

Rares ceux qui disent : certes

Un virus mais la faim, la guerre ?

Sont-elles moins meurtrières ?

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

défi 232,

Au pays de PADI-PADO on a supprimé tous les « i » et tous les « o ».

( c’est pour ça que le roi de là-bas s’appelle R ) .

Racontez une visite au zoo de PADI-PADO

sans jamais utiliser, ni la lettre « i » ni la lettre « o ».

Vous décrirez ainsi un ou plusieurs animaux.

 

 

L’enfant

 

En ce début d’année, j’emmène ma sœur regarder les bêtes sauvages parquées dans un espace que des gens défendant la nature rejettent.

En effet, les pauvres ne s’amusent pas, leurs jeux les stressent, les appels des enfants les agacent.

Lyne leur susurre des phrases qu’elle seule a préparées.  Les bêtes la regardent et semblent rassurées.

Elle ne se lasse pas de les regarder s’embrasser, hurler même.

Elle semble s’excuser de leur malheur d’être enfermées, elle les veut dans la nature, heureuses et sans entrave.

Quand le puma s’est arrêté net et l’a regardée, elle a eu très peur.  Rageusement, la bête a feulé et est rentrée dans sa cage.

Lyne a pleuré et je ne pus la calmer.

Cette enfant  est très à fleur de peau et la plus banale aventure la perturbe.

Dans la rue, elle attrapa ma manche, se tut et jusqu’à ce qu’elle mette la clef dans la serrure, elle trembla.

Plus de parc, elle me demanda d’aller à la mer….  C’est plus sympa.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 231 (croqueurs de mots)

Changement d'horizon, j'emmène tous les matelots, en espérant qu'ils n'ont pas le vertige, paire un petit tour en montagne. Durant notre randonnée nous sommes attirés par un message envoyé du sommet du plateau.  Vous devez, tout simplement, décrypter ce message et nous dire qui peut bien nous l'envoyer ?

 

ETRE LA AU MAUVAIS MOMENT

Nous nous étions rassemblés au café « chez Ginette » à dix heures pétantes car nous avions décidé de faire un peu de grimpette pour nous dérouiller les jambes. Aucun d’entre nous n’était réellement sportif, mais ce voyage organisé par les anciens du village nous tenait à cœur. Il ne sera pas dit qu’ils s’étaient démenés pour rien. Nous étions une dizaine et ma foi malgré nos soixante ans bien tassés, nous nous sentions en pleine forme. Sauf Julie qui trainait son sac à dos comme s’il pesait des tonnes. Jean-Michel finalement lui prit et enfin nous nous mîmes en route.

Le temps était clair et nous pouvions apercevoir le sommet de notre pic. 

Marie qui n’avait rien dit depuis notre départ s’arrêta soudain et nous faisant signe de nous taire, nous montra une banderole tout en haut là où nous devions nous rendre.  Gilles prit ses jumelles et essaya de lire les lettres séparées par un point d’interrogation :

NE ? MONTEZ ?  PAS ?  PLUS ?  HAUT ? CE ? N’EST ? PAS ? PRUDENT ?

Nous restions figés et surtout intrigués.  Que voulait dire ce message et surtout qui nous l’envoyait ?  Gilles nous précisa qu’avec ses jumelles les points d’interrogation en fait étaient des petits bonhommes de neige dessinés sur la toile de la banderole.

A n’y rien comprendre.

— Allons ne nous laissons pas impressionner par un farceur, montons.

L’enthousiasme était tombé, la crainte de découvrir quelque chose d’insensé nous tenaillait et nous allions faire demi-tour quand une voix très grave et sonore nous demanda de ne plus bouger.

Forcément il ne fallait pas nous le dire deux fois !  Dix randonneurs du dimanche restèrent figés comme en attente de nouvelles consignes. Cette voix semblait provenir du haut du plateau : sûrement une farce que nous font les moniteurs ? dit l’un d’entre nous.
— Elle n’est pas drôle, si c’est vraiment une blague nous dit Gilles.

— Qui veux-tu que ce soit voyons ?

— On raconte tellement de choses sur le surnaturel….

Il n’avait pas eu le temps de finir sa phrase que la voix reprit :

REDESCENDEZ IMMEDIATEMENT ! SINON VOUS ALLEZ SAUTER !

Il n’était pas question de céder à la panique et toujours Gilles, le plus hardi d’entre nous, cria :

— Que faites-vous là-haut ?  Pourquoi nous sauterions ? 

SERVICE DE SECURITE MANŒUVRES MILITAIRES DESCENDEZ DANS DEUX MINUTES TOUT SAUTE.

Cette fois nous n’avons pas attendu plus longtemps, nous n’avons jamais couru si vite depuis notre adolescence. Arrivés au refuge l’explosion eut lieu et effectivement nous aurions été engloutis, plus de peur que de mal, nous étions à l’abri et sauvés…
C’est ce que nous avons cru jusqu’à ce que trois hommes en treillis noirs nous mettent en joue et nous tirent dessus. 

En fait, nous ne devions pas voir ce qui se passait, nous étions des témoins gênants, alors ils employaient les grands moyens : nous supprimer.

Si je peux vous raconter cette histoire, c’est parce que j’ai eu la chance de me cacher sous la neige, et ne pas descendre avec les autres. Comme quoi la vie ne tient parfois qu’à un peu d’imagination et de réflexe au bon moment. Nous n’avons jamais su ce qu’ils avaient envisagé de faire là-haut mais je ne suis pas prêt d’y retourner. Mes petits-enfants le sauront peut-être un jour ?

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