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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

bonjour  !

 ma nouvelle "mais qui es-tu mon amie?" a été retenue  pour figurer dans la revue de  la Rue St Ambroise  

si cela vous tente de la lire et l'écouter: c'est ici

ACCUEIL | Nouvelledelasemaine (wixsite.com)

merci 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

« Ecrivez un texte avec 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10 insérés dans cet ordre dans votre récit »

 

Le petit garçon

 

Un deux trois, j’irai chez Papi !

Quatre cinq six 

Lui cueillir ses cerises

Sept huit neuf

J’les mettrai dans l’panier à oeufs

 

— Maman, qu’est- ce que je peux trouver pour le chiffre 10 ?

— Tu sais quoi, Phiphi, si tu pouvais trouver autre chose comme chanson cela nous ferait des vacances ! cela fait dix fois que l’on te demande d’aller chanter ailleurs. C’est vraiment crispant je t’assure.

— Mais Maman, c’est Mamie qui me l’a apprise et elle aime bien quand je lui chante.

— Eh bien si Mamie aime va lui chanter dans sa chambre.

— Je ne peux pas, c’est trop loin, tu sais bien qu’elle est en maison de retraite.

— Oui je sais mon cœur, je suis désolée, je ne voulais pas dire cela, mais j’ai du mal à réaliser qu’elle ne vit plus avec nous.

— C’est quand même bien vous qui l’avez envoyée là-bas, il me semble. Ce n’est pas bien m’ont dit mes copains. Chez eux, leur Mamie fait partie de la famille, mange à table et regarde la télé avec eux. En plus le mercredi, elle les amuse, les emmène au parc et tout. Moi avec cette histoire je suis toujours tout seul.

La mère ne répondit pas et intérieurement pestait. Il n’avait pas tort ce gamin. C’est vrai que du haut de ces dix ans, il avait vraiment des raisonnements d’adulte. Elle n’osait pas lui dire pourquoi ils se sont séparés de Mamie, il ne comprendrait pas. A  soixante-dix ans, elle était complètement hors du temps, elle perdait la tête, faisait bêtise sur bêtise et la jeune femme travaillait dans un supermarché. Elle ne pouvait assumer disait-elle. Elle n’en pouvait plus de tout nettoyer derrière sa belle-mère et c’est, contraints et malheureux qu’ils durent prendre cette difficile décision. Phiphi était furieux et triste et à son âge, il n’était pas facile de lui expliquer. Alors quand il chantait ainsi, la mère se donnait mauvaise conscience et c’est aussi pour cela qu’elle le faisait taire.

La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

défi 250  Croqueurs de mots : couleur

Il vous faudra donc écrire un texte autour d’une couleur pour la faire deviner sans jamais la nommer.

 

La dame

 

Cette jeune femme faisait partie de celles qui passait dans la rue comme si elle était dans son salon, la démarche altière elle ne regardait personne. Elle ne marchait pas, elle semblait glisser.

Bien sûr nous la regardions tous. Nous étions une dizaine de jeunes gens garçons et filles qui nous réunissions sur la place du village pour papoter, boire un verre ou même parfois danser. Cette femme ne nous regardait pas, mais laissait derrière elle un parfum que l'on n'a jamais oublié.

Ce qui la différenciait des autres c’étaient ses vêtements. Pas une journée avec la même tenue : pantalon, jupe courte, jupe longue, escarpins, baskets, ou bottes. Mais une chose était certaine, elle ne pouvait faire une faute de goût étant donné que tout ce qu'elle portait était de la même couleur depuis l'enterrement de son mari. Ces yeux pleins de tristesse nous faisaient mal au cœur. Nous aurions tellement aimé qu’elle nous parle, du moins qu’elle nous sourit. Comment une femme si jolie, pouvait être si sombre de regard, de cheveux et surtout de vêtements ?

Pas une note de couleur autre que celle qu'elle avait décidé depuis un an de porter quel que soit le temps qu'il faisait. Son mari n'aurait pas aimé cela, il l'aimait toute en couleur, joyeuse, colorée, bronzée.

Tout cela était terminé. Elle n'avait plus le gout à rien alors le matin avant de sortir elle prenait son sac qu'elle portait à l'épaule et enfilait son manteau 3/4 et cela suffisait.

Elle avait renoncé au chapeau car elle pensait que ça faisait deuil et un peu de déguisement. Elle préférait relever ses cheveux qu'elle avait très foncés les attachait à l'arrière ce qui lui faisait le visage encore plus dur.

Personne ne savait son nom on l'appelait la dame comme on aurait dit la religieuse ou la boulangère. Parfois nos parents intrigués, nous demandaient qui était cette dame : vous dites qu'elle est toujours habillée pareil, mais c'est- à- dire ?  Expliquez- vous !

Nous étions bien incapables de déterminer ce qu'elle représentait pour nous. En fait elle se fondait dans le paysage, mais on ne saura jamais pourquoi, si jeune, elle préférait s'habiller aussi sombre que la nuit tombée !  Il est vrai que nous étions tellement jeunes nous n'avions pas compris que cette femme en réalité était en deuil.

 

 

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