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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier

CREPUSCULE 

 

Dernier petit recueil de poésie libre

Un poème tiré de ce recueil:

Je l’aime

J’ai 15 ans

On me dit jolie

Même très jolie

Je m’en fiche

J’aime Ludo

Il est grand

Il est beau

Et il aime ma mère

Je m’en fiche

Je l’aurai

Elle ne peut lutter

Avec mes 15 années

Il m'aimera

Il est obligé

Sinon je dis tout

A mon père

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Annick Lotus vous propose d’écrire un texte (prose, poésie…), comme vous savez si bien le faire, avec pour thème « Les vacances » mais avec deux contraintes :

  1. Ecrire votre texte avec l’anaphore « C’est le temps… » (répétition en tête de phrase ou de paragraphe).

 2 – Et avec 5 mots obligatoires : transhumance, farniente, rire, soucis, heure


C’est le temps des vacances.

 

C’est le temps où l’on se réveille d’une année de travail et qu’enfin on peut se décontracter, se reposer, courir, faire du vélo ou simplement ne rien faire.

C’est le temps de prendre en mains nos petites exigences de l’année : se faire les ongles, se badigeonner de crème solaire ou bien préférer le farniente.

C’est le temps béni en quelque sorte, quand les cloches de l’église du village carillonnent sept heures du soir et qu’un copain hurle : eh !  les gars c’est l’heure de l’apéro ! vite on se retrouve chez Mado !  Forcément on éclate tous de rire ! on arrive !!!

C’est le temps aussi de faire le point entre nous, simplement, se raconter. Qu’avons-nous fait de positif cette année ? comment va la mamie de Gaby ?  au fait et Marion ? elle a accouché ?

C’est le temps des retrouvailles bien souvent avec les paysans du village ; ont-ils eu une bonne année de récoltes malgré le froid de cet hiver et la canicule d’aujourd’hui. C’est le temps de la transhumance nous répondent plusieurs bergers, on vous laisse les vacanciers et amusez-vous bien !

C’est le temps aussi, où l’on se rend compte que finalement on ne connait rien à rien à la vie paysanne et que l’on pose des questions idiotes auxquelles ils ont la gentillesse de nous répondre et un peu se moquer aussi.  Nous avons tous « gober » cette histoire de transhumance mais en réalité c’est dans trois mois !

C’est le temps de sourire et de rire et surtout de ne plus penser à rien qui nous contrarierait.

C’est le temps des vacances ….


 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 328 (croqueurs de mots)

Thème : 
 Le secret des arbres blancs 
 
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
 
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leur pluriel : 

1. Blanc 2. Arbre 3. Fleu 4. Printemps 5. Vert 6. Senteur 7. Jardin 8. Feuille 9. Pétale 10. Nature

Le petit bosquet

Comme souvent, mes pas me dirigeaient vers le petit bosquet perdu au milieu d’un champ d’avoine. J’avais pris l’habitude et ce moment de solitude me convenait parfaitement.

Aujourd’hui, j’avais de la chance : le ciel était d’un bleu duveteux comme j’aimais. Pas trop chaud, pas trop brûlant mais tout simplement une douceur sur les bras et le visage qui commençaient à bronzer doucement.

J’ai toujours aimé le soleil. Il rend le paysage resplendissant, le champ d’avoine était doré à perte de vue et sur les bords, des marguerites, des bleuets, des coquelicots et quelques lupins se dressaient pour profiter eux-aussi des rayons de l’astre. Tout ce mélange illuminait cette petite route de campagne.

Un peu essoufflée, je me suis assise dans l’herbe haute et les yeux clos, je pensais que l’on ne devrait jamais passer à côté de ces petits bonheurs.

Le calme de ce bosquet ! un plaisir !  seuls les bruissements de petits mulots ou autres habitants, des piaillements discrets de branche en branche sinon aucun bruit de civilisation.

Je me suis endormie et continuai mon rêve de bonheur sans cri, sans malheur, sans guerre… que la beauté de ce qui m’entourait.

Des moments de plaisir que je ne voulais partager avec personne. Ce petit bois était ma cachette, ma source, ma cabane, mon antre.

Je m’en souviens encore. j’avais une quinzaine d’années, des espoirs, et des paillettes dans les yeux.

J’ai toujours quinze ans mais l’orge est coupée et à la place, il y a un bel immeuble à trois étages, mon bosquet a été rasé,

Alors mes rêves sont enfouis et sont ma réserve de beau quand le temps s’assombrit.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 La RONDE DES 25.

LA CONSIGNE :
 

Rédigez un texte libre en insérant les 25 mots suivants. 
Pour que nous puissions les repérer facilement, merci de les mettre en gras ou en italique ou en couleurs.

LA LISTE DES 25 MOTS : 

Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plume – Mémoire – Renaissance.

 

Elle allait avoir un bébé toute seule

 

Hélène, jolie jeune femme de trente ans attendait un bébé. Elle ne l’avait pas voulu mais maintenant qu’elle avait pris sa décision, elle allait s’y tenir, il le fallait. Elle était à la charnière de l’âge ; si elle voulait être mère, c’était maintenant avant qu’il ne soit trop tard.  

Janick, son compagnon n’avait pas dit un mot quand elle lui avait annoncé ; il l’avait regardée comme si elle lui disait qu’elle le quittait.

—Tu veux le garder ? lui demanda-t-il dans un murmure

—Bien sûr ! Tu n’es pas heureux ? dit-elle avec un doux sourire en s’approchant de lui.

—Non si tu le gardes, je me tire.

—La porte est ouverte.

Le silence qui suivit lui fit peur.

Ce fut leur seul échange et voilà qu’elle était enceinte de six mois maintenant. Janick n’avait jamais remis les pieds à l’appartement. Quand elle essayait de réfléchir à son devenir, elle reconnaissait volontiers qu’elle n’était pas très sûre d’elle. Son horizon était bouché. Que faire seule avec un bébé ? elle aurait peut-être dû être plus réaliste ? mais un enfant c’est le printemps qui rentre dans une maison, un enfant c’est une étincelle de bonheur ? non ? se serait-elle trompée ?

Sa mère qui avait été mise dans le secret dès que l’échographie avait confirmé sa grossesse ne tarissait pas d’éloges sur l’émerveillement que provoque l’arrivée d’un bébé dans un couple.

—De mémoire, je ne me souviens pas avoir été un jour aussi heureuse que lorsque tu m’es apparue. J’étais aux anges, je faisais plein de projets pour toi, je voulais tout

—Et finalement je suis devenue employée aux assurances, pas de beaux voyages, pas de vibrations à l’écoute des symphonies que tu m’obligeais à écouter !  répondit Hélène.

—Ne sois pas triste ma fille, ton Janick ne valait pas le détour. Une amourette éphémère rien de plus dans ta vie, il faut que tu en sois consciente, cet homme a toujours été une énigme pour ton père et moi, comment a-t-il pu te plaire ?

—Maman, on croirait que tu ne te souviens plus du frisson que tu as évoqué cent fois quand tu me racontais comment au cours d’un voyage en Italie, tu avais rencontré Papa ! Tu peux comprendre que c’est exactement ce que j’ai ressenti quand j’ai vu Janick pour la première fois. Tout d’abord ce garçon m’a vraiment envoutée ! il était si drôle si passionné !

—Surtout quand il te faisait visiter les Catacombes de Paris et que tu te perdais dans les labyrinthes rien que pour qu’il te cherche ! sourit sa mère.

—Oui tu vois je crois que j’ai réellement été amoureuse de lui. Sinon crois-tu que je serais enceinte ? j’avais tous les moyens pour que cela n’arrive pas, tu le sais.
Les deux femmes continuèrent à envisager gentiment la venue de ce petit qui allait de toute façon changer leur vie.

Les parents de Janick avaient été prévenus par gentillesse car ils avaient toujours été là quand leur couple avait eu besoin d’un coup de pouce financier ou même pour les aider à refaire leur appartement.

Caro portait toujours à son doigt l’émeraude que lui avait offerte son mari le jour de ses vingt ans. Quand elle apprit qu’un bébé allait naître, tout de suite elle téléphona à Hélène et lui dit : Hélène, je veux que ma bague lui serve de boussole et qu’il se souvienne toujours, même si ma mémoire s’en va que je suis heureuse d’être grand-mère.

—Mais Caro, si c’est un garçon ? demanda la jeune femme, un peu inquiète de cette proposition et surtout de la façon dont elle envisageait éventuellement de perdre la mémoire.

—Eh bien il pourra dire à ses petits copains qu’à sa naissance sa grand-mère lui a offert un cadeau insolite pour un garçon mais que c’est super sympa.

Les deux femmes se turent chacune poursuivant sa pensée. La future maman troublée par les propos de la mère de Janick et sa mère, commençant doucement à imaginer un joli berceau plein de pétales de roses du jardin si c’est une fille et de ballons bleus si c’est un garçon.

Hélène avait accouché d’une jolie petite fille. Un matin, debout, avec sa tasse de thé fumante à la main, elle regardait au loin le soleil se lever à travers les brumes matinales et son reflet dans la mare qui servait d’abreuvoir à tous les oiseaux de passage. Que c’est beau pensait-elle. Tu vois mon bébé, pas plus lourd qu’une plume, je sais déjà qu’avec toi, je vais renaitre. Je vais secouer la poussière qui s’est installée sur mon cœur depuis le départ de ton père et finalement, j’ai de la reconnaissance pour lui. Je vais être une maman comblée et c’est quand même grâce à lui. Pensait-elle en souriant.

Et puis peut-être qu’elle essaiera de le contacter pour lui annoncer la nouvelle ? il a le droit de savoir. Non ?

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Annick nous propose donc d’écrire une histoire (prose ou poésie) comme vous savez si bien le faire:

– soit en utilisant des titres de romans, de chansons, de fables ou de poèmes (ex: Les trois mousquetaires rendent visite à la Dame aux camélias. Ils partent visiter Notre Dame de Paris et… …)

– soit en utilisant les titres de chapitres d’un livre que vous avez particulièrement aimé. (ex: mon texte du 090520, « Faut pas pousser » ) À vos plumes ou vos claviers et régalez-nous comme à votre habitude!

 

Lettre à mon fils

 

Non je n’ai rien oublié. La tendresse dans tes sourires et le p’tit bonheur de t’avoir dans ma vie.  Ma liberté n’était réservée qu’à toi mon petit garçon. Tu te souviens de Sarah ? elle n’avait plus vingt ans, mais il aurait suffi de presque rien pour qu’elle devienne  ma compagne, alors  je pense à elle et je l’appelle dans mes rêves Madame Nostalgie.

L’absence est d’autant plus difficile que je ne suis qu’un italien plus très jeune et je me demande souvent : combien de temps ? il est où le temps qui reste ?

Et puis mon garçon, si l’on se rencontre, tu me paieras un verre et je te raconterai Venise, car Venise n’est pas en Italie, elle est dans mon cœur.

Bon assez parlé de moi, l’homme fossile ! Non non ne proteste pas, je sais que Sarah et moi ne sommes pour toi que le vieux couple désuni mais mes dernières pensées vont vers toi, le petit garçon que j’ai aimé. Et dis-toi que si je t’écris aujourd’hui seulement c’est que je me dis qu’il suffirait de presque rien pour que ma solitude ne soit plus qu’un souvenir. Je voudrais pas crever sans t’avoir revu et surtout sans avoir dansé la java des bombes atomiques. Tu vois  je délire déjà.

Je t’attendrai

Papa

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

« Imaginez deux jeunes gens en quête d’aventures qui découvrent un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole. Soudain, ils entendent un bruit inquiétant. Ne seraient-ils pas seuls, quelqu’un les suivrait-il ?

À vous de continuer cette histoire abracadabrantesque ! »

Deux jeunes curieux

Maria, viens voir ! chuchota Julien en faisant de grands gestes. Elle accourut inquiète, car en général Julien faisait partie de ces gens au verbe haut, qui ne parlait pas mais « gueulait c’est ce qui lui disait sa grand-mère qui pourtant perdait un peu l’oreille.
—Que se passe-t-il ?

—Tu n’entends rien ?

 —Non je devrais ?

Elle s’approcha et il lui montra un vieux cahier tout marron, tout déchiré, écorné.  Devant son étonnement, il lui expliqua qu’il avait trouvé cela dans la cave du domaine de Pagnol en visitant et qu’il s’agissait sûrement des recettes de vins que personne n’utilisait plus maintenant.

—Mais pourquoi me fais-tu signe de me taire ?

—Moins fort !! je crois que nous sommes suivis !

—Ici dans le domaine ? c’est logique, il s’agit sans doute de visiteurs comme nous.

—Non j’entends grogner et chaque fois que je m’arrête ça s’arrête également.

—Et c’est quoi ?

—J’ai l’impression qu’il s’agit de ce vieux livre.

Maria éclata de rire.

—Tu veux dire que cette vieille chose te parle ?

—Non c’est pire, il me suit...

—Tu ne trouves pas que le petit blanc que nous a offert la patronne était frelaté ? tu délires mon pauvre Julien !

Elle le regarda mais il ne riait pas. Et soudain, elle aussi entendit un bruissement léger derrière eux. Elle se retourna vivement et comprit. Cela provenait du livre effectivement. Il s’agissait d’une voix douce et monotone qui murmurait des mots sans suite. Le livre récitait des recettes ! Il racontait comment on fabriquait le meilleur vin de la région ! chaque fois que Julien tournait une page, le bruit s’amplifiait.

Ils étaient stupéfaits et en même temps excités ! quelle histoire quand ils la raconteront à leurs copains ça va faire un buzz !

Hélas le vieux cahier tomba des mains de Julien et les feuilles s’envolèrent. C’est en courant pour les rattraper que Maria sentit une main lui serrer la gorge. Il y avait bien effectivement des « suiveurs » prêts à tuer pour obtenir les derniers feuillets de ce cahier maudit.

—Marion, viens, bouge-toi, tu dois être ivre avec toutes ces vapeurs de vin, tu as l’air complètement ailleurs.

—Tu ne crois pas si bien dire, j’ai senti une main qui me serrait la gorge et quelqu’un me demandait le cahier… murmura-t-elle d’une toute petite voix apeurée.

—Espèce de gourde, ! c’était moi, tu ne voulais pas le lâcher tu allais le déchirer ! tu vois que tu étais ivre lalala ! quand je vais dire ça aux potes, on va bien rire !

Il reçut une gifle qui le fit taire …momentanément.

 

 


 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu. Rédigez le texte qui est écrit dessus en vous inspirant, si vous le souhaitez, de certains genres littéraires (fantasy, romance, policier…).

Il vous faudra aussi inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.

                                                       page 52

—Pourtant depuis quelque temps tu allais mieux non ?

—Oui on peut dire cela mais tu sais cet abruti de Johan m’embrouille le cerveau avec ses histoires amoureuses. S’il savait comme je m’en fiche que Manon est plus jolie que Louise mais moins blonde et moins grande !!!

—Il a quel âge ton fils maintenant ?

—15 ans, tu comprends que la puberté est en pleine activité et il est très remuant.

Jeanne et Margot parlaient entre « filles ». les hommes étaient sortis fumer dans le jardin et papoter aussi. On dit les femmes bavardes mais quand les hommes s’y mettent !

—Bon à part ça, toi tu en es où avec ton patron ? il te cherche toujours des noises ?

—Un peu moins depuis que je l’ai menacé d’aller en prud’hommes.

—Et quel sera le motif ?

—Parce qu’il est le patron, il se croit tout permis par exemple me faire travailler le samedi ou même le dimanche si cela l’arrange, or nous avons un pacte, je dois me réserver ces deux jours pour ma famille, tu comprends ? c’est dans mon contrat !

—Cela dit je suppose qu’il y a noté deux jours consécutifs pas forcément le week-end, je me trompe ?

—Hélas non, il est là le problème ! Il faut que j’arrive à le persuader mais comment ?

—Essaie le charme ça te va bien, et tu sais comme moi que … La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.  Un bon exemple si tu vois Jean mon amoureux et ton mari, ils se ressemblent physiquement beaucoup et pourtant ils n’ont absolument pas eu le même parcours.

—En effet, le tien n’est pas fou, il ne t’a pas épousée ni fait d’enfant tu es avant tout sa maîtresse libre de tes actes alors que moi entre ce fichu patron et Johan qui me casse les pieds, j’ai parfois envie de partir loin.

—Pour aller où ?

—Si je le savais, je ne serais pas là en train de me plaindre dans ton giron.

Elles éclatèrent de rire et regardèrent les hommes venir vers elles.

—Ca va les filles ?  Heureuses ?

Aucune ne répondit…

 

 

 

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Publié le par marie chevalier

Dix mots Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

Et maintenant qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ?

On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque ... A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici !

 J’aime rêver

J’avais  programmé par anticipation dans ma petite tête une idée folle. Une virée sans bagage. Où ? je ne sais pas vraiment, mais quand même une envie d’alunir comme un humanoïde ordinaire me tentait bigrement.ma théorie était simple : soit j’étais transmutée en petit bonhomme vert, soit je traversais un grand vide sidéral et couverte de particules, je retombais dans ma maison et contaminant toute ma famille pour laquelle j’ai depuis peu une vision dystopique. Cette famille ne me correspond plus. C’est aussi pour cela que je veux partir.

—Marianne ! ton taxi est là !

—Dis-lui que je ne veux plus partir !

—C’est une bonne nouvelle, je peux savoir pourquoi ?

—Pour ne pas te laisser seule Maman…

—Trop mignonne toi, mais que tu restes pour moi me semble bien une utopie, que tu restes parce que tu as la trouille de rencontrer ta future belle-famille me convient mieux !

—Bon en même temps ce n’est pas comme si j’allais sur la lune, dans trois jours je suis rentrée.

—Bon voyage ma fille … 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Le thème de ce défi étant assez long et visuel je mets le lien ici :

Défi 322 : Comment j'ai adopté un dragon ! - Les Croqueurs de Môts

 J'ai choisi  la série A et le thème 54 " j'ai mangé la pomme"

Les13 variétés de pommes de nos vergers | Domaine Darmandieu

 

—Je ne vous dérange pas, je voudrais vous raconter un truc marrant ?

—Pas du tout vas-y je t’écoute.

Quand je ne me sens pas en forme je téléphone à Adeline, ma voisine, et nous papotons, ça nous détend, alors je lui racontai mon anecdote.

La semaine dernière, je ne me sentais pas très bien. Quelques nausées, quelques suées et malgré tout pas de fièvre  alors je ne me suis pas inquiétée. Mais en y réfléchissant, je me suis souvenu que le repas de la veille avait été extrêmement copieux. Nous fêtions l’anniversaire d’un ami et les plats et les vins étaient au rendez-vous bien entendu.

Un matin je me suis réveillée vraiment très lasse et croyant avoir faim, j’ai mangé une pomme. Cela a toujours été mon coupe-faim depuis toute petite alors j’ai choisi  la plus belle, bien rouge  une « gala » dit-on. Et croyez-moi si vous voulez, je me suis sentie tout de suite requinquée, étonnant non ?

Hélas une heure plus tard, pas de bol, il me prit une furieuse envie de vomir.

Et là GRRR ! des nausées  pire que lorsque j’ai eu Romain !

Tu veux mon avis ?

— Allez-y je peux tout entendre !

—Tu es enceinte !

— Arrêtez c’est ce que m’a dit une collègue, vous voulez rire, j’ai trente-cinq ans !

Sur ce, j’angoissai quand  même et ai immédiatement pris un rendez-vous avec ma gynécologue pour être rassurée. Et figurez-vous qu’elle n’a rien trouvé ! Sauf que je devais inconsciemment vouloir un bébé et mon corps réagissait en conséquence.

Voilà, Adeline a éclaté de rire et moi je prends des tisanes au thym pour me remettre de mon indigestion. En fait il y a toujours une solution à nos  petites misères..

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour cette semaine vous allez devoir composer avec des consignes bien singulières. Plusieurs éléments à mettre en scène.

Vous commencerez par placer des personnages qui devront faire face à des situations.

Le neveu de Lucienne - Un chômeur hyperactif -Un personnage décide que c’est la dernière fois- Cela se passe parmi des grands singes- Avec un problème : le poisson n’était pas frais- Utiliser des objets : une jupe très courte, un pinceau et un escabeau
 

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.

 

Histoire de famille

Mon père travaillait dans une petite usine d’outillage et il se retrouva au chômage à cinquante- cinq ans.

Les premières semaines se passèrent assez bien, il se reposait. Et puis la chasse au nouvel emploi commença. Il allait pointer tous les matins, se levait aux aurores et vers dix heures rentrait à la maison, mécontent et déçu.

Alors il décida de ne pas se laisser faire par tous ces prétentieux qui savent mieux que lui ce qui lui convient comme nouveau boulot. Il est en pleine forme, bel homme et il sait parler. Normal, il est président du comité des fêtes du village et son grand plaisir est de faire le discours sur les festivités attendues dans l’année.

Il décida d’aider les gens qui avaient besoin d’un coup de mains pour remplir leurs papiers officiels, assurance maladie, succession, retraite, impôts. Etc.… il se proposa donc comme écrivain public. La mairie accepta car le maire n’était plus très jeune et avait de sérieux problèmes avec le neveu de sa copine Lucienne. C’était un petit fainéant, disait-il qui tournera mal si une poigne de fer ne le remet pas dans le droit chemin. Et la poigne de fer ce fut la sienne.

Le pauvre Romain, se levait le matin, hirsute, endormi et pas vraiment prêt à fournir un effort. Et pourtant il le fallait, il devait passer à la ferme de Joseph et lui donner un coup de main pour nettoyer les étables. Ce qu’il faisait à contre cœur, mais il n’avait pas le choix, le maire avait maintenant un allié pour le surveiller : mon père !

Finalement Romain prit son mal en patience mais il faut dire que la belle Caroline, la fille du fermier était tellement jolie ! Un jour trouvant que le portail était bon à repeindre, elle alla acheter une peinture vert mousse et décida de le faire elle-même.

Vêtue d’un petit débardeur blanc, d’une jupe short très courte elle paraissait tellement prise par sa nouvelle besogne ! grimpée sur un escabeau le pinceau à la main, elle était divine. C’est ce que pensait Romain en la regardant, subjugué.

Il prend son courage à deux mains et quand elle a terminé la première couche, il vient la voir et lui propose d’aller faire un tour au zoo de Vincennes. Pourquoi le zoo ?  parce qu’il adore les singes et c’est une façon de sortir avec Caroline sans avoir l’air de la draguer.

Le rendez-vous est pris, demain ils prendront le train et feront une petite virée en amoureux. Toujours dans la petite tête de Romain car Caroline a l’air de ne voir cette sortie que comme un divertissement et une façon de s’évader de la ferme de son père.

Ils se baladent tranquillement et sont tous les deux attirés par de grands singes qui leur crient dessus. Ils rient et s’amusent à les regarder. Soudain, Romain n’y tient plus, il prend la jeune fille dans ses bras et essaie de l’embrasser. Hélas, il se prend une gifle et un cri : ça ne va pas non ? ! Les singes éclatent de rire, se moquent, il le voit bien. Il est ridicule devant des bestioles en plus, quelle honte, il rougit, bafouille et part en courant.

Caroline, surprise s’en veut quand même un peu et le rattrape au moment où il se penche auprès d’un arbre et vomit.

—Tu es malade ? mais aussi pourquoi as-tu essayé de m’embrasser sans me prévenir ? on n’est pas ensemble !

—Idiote, je vomis parce que depuis hier soir je suis malade, on a dû manger du poisson pas frais, mon père aussi est souffrant !

Ils se calment tous les deux. S’assoient dans l’herbe et d’un commun accord décident que c’est la dernière fois qu’ils se parlent. Lui parce qu’il a trop la honte, elle parce qu’elle se fiche complètement du garçon. Elle aime sa copine Clara….

—Comme ça tu es au courant, si tu dis un mot à mon père, je te tue.

Ils se tapent dans les mains et reprennent, moroses, le train et le traintrain de leur vie quotidienne.

—N’empêche que cela aurait pu être chouette nous deux non ?

—Ça aurait pu mais ça n’est pas, bonne soirée Romain, fais de beaux rêves.

 

 

 

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