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Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

défi 180 croqueurs de mots

Publié le 20 Février 2017 par marie chevalier dans défis cdm

 

Mari bricoleur rime- t-il avec « La maison du bonheur »   Je vous invite à broder En prose ou poésie A partir de cette photo Avec UN mot imposé : “Idiosyncrasie” Faites-nous sourire voire rire,

Emouvoir avec cette maison, pas comme les autres, Le facteur Cheval serait-il battu…?

 

Quand nous découvrîmes cette petite grange à peine visible du chemin vicinal dans lequel nous nous étions engagés, Edouard et moi nous nous sommes regardés et sans un mot sommes descendus de la voiture.

— Mais regarde comme elle est chouette, en pleine  nature, tout à fait ce que nous recherchons 

— Et puis Chéri, il n’y a  pratiquement pas de travaux à faire tu as remarqué, elle tient debout, et il y a  même  un robinet d’eau dehors. Il suffira de dégager  un petit chemin au début pour aller  jusqu’à la porte en bois. Cela dit elle sera  peut-être à repeindre non ?

Mon mari regarda l’air effaré devant mon enthousiasme. Je ne comprenais  d’ailleurs  pas pourquoi soudain il eut un mouvement de recul.

— Viens on s’en va !

— Mais  on n’a  même  pas visité :! Ah ! Non !je veux voir l’intérieur.

— D’accord allons-y.

Et là, une immense pièce avec le sol en terre battu, les murs en torchis, en bon état, il faut le  préciser, et une  ampoule au plafond n’attendait que nous.

J’ai toujours été impatiente et là je ne serais  pas partie sans la  promesse d’Edouard d’acheter ce petit bijou. Il est gentil et je crois qu’il m’aime. Il fit toutes les démarches et dans le mois qui suivit nous  passâmes une semaine de vacances   à faire des  plans : là on fera  la  chambre, là on mettra une cloison, là on fera la cuisine et là ce sera la chambre d’amis, etc…

Nous voilà partis  un samedi matin à Leroy Merlin avec une camionnette  louée pour  l’occasion.  On y enfourna des sacs de  plâtre, de la  peinture, des escabeaux, des  marteaux, des bouts de  planche, un évier  que sais- je encore !

Au bout de huit jours, Edouard avait la  main droite bandée. Connaissant  son idiosyncrasie  au bricolage je n’aurais jamais dû le  laisser seul avec un marteau et des clous, car naturellement  le premier coup porté fut pour son pouce et le second  pour le dos de sa  main. On a continué quand  même car il fallait absolument que les fenêtres, qu'il avait posées de guingois ferment  malgré tout car nous allions rentrer  et tout laisser en chantier. Il ne manquerait plus qu’en plus  on nous vole  notre  matériel!

Juste au moment  où enfin nous avions réussi à tout boucler en mettant des planches en travers, il se  tordit le pied  pour éviter l’évier qui trainait au sol. Il hurla de douleur, jeta  les outils  n’importe  où et d’un ton sans réplique me dit : avec tes idées à la con, je ne  pourrai  pas aller travailler lundi dans cet état !

Terriblement vexée et  outrée du ton qu’il avait employé  je fis  mon sac et  partit en claquant le  porte.

— Je te laisse, tu travailleras  mieux tout seul !

C’est ainsi qu’il s’est mis au boulot sérieusement. Cette fois  il a  appelé un plombier, un menuisier, un peintre, un maçon, un électricien et en deux mois  la  grange vétuste  que nous avions  trouvée s’était transformée en une superbe  maison de campagne.

C’est quand  même chouette d’avoir un mari bricoleur !

 

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BRISURES DE RIMES (recueil de poésie libre)

Publié le 17 Février 2017 par marie chevalier dans recueil de poésie

 

 

Pour ce onzième recueil de poésie libre, je vous offre quarante-quatre poèmes parlant de la vie, de la misère, de la vieillesse mais aussi de tout ce que j’aime.

Entre coups de gueule et coups de cœur, chaque poème reflète mes angoisses, mes questionnements, mes espoirs.

Vous pourrez retrouver ce recueil sur mes blogs ou sur amazon ou encore sur ma page Lulu.com

http://mariechevalier.over-blog.fr

http://marieetsesecrits.eklablog.com/

http://www.lulu.com/spotlight/marieded prix 10 euros

https://www.amazon.fr/Marie-Chevalier/e/B009T4SLHW/ref=dp_byline_cont_pop_book_1

Vous pouvez aussi comme d’habitude me faire un mail et je vous l’enverrai dédicacé si vous le souhaitez.

merci à vous

 

un titre de ce recueil 

 

L’homme malheureux

 

Trônant au milieu de ses esclaves

Il leur racontait comment

Parti de rien, il avait réussi.

Le silence était palpable

Dans ce grand salon

Loué une fortune pour l’occasion

Quand il commença à se plaindre

Regrettant de n’avoir pas vu le temps

Pas vu ses enfants grandir

Pas eu le temps d’aimer

Pas eu le temps de vivre,

L’auditoire compatissant

Sortirent les mouchoirs

Et s’essuyèrent les yeux :

Le pauvre, voyez Madame

Comme il est malheureux

Certes, répondit la dame

Mais dans la vie il faut choisir

Et lui a choisi le pire :

L’argent sans amour

La solitude sans amis

On ne va pas le plaindre

Il est riche….

 

 

 

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défi 179 une minute pour convaincre

Publié le 6 Février 2017 par marie chevalier dans défis cdm

Défi 179 : croqueurs de mots une minute pour convaincre

À la foire aux coups de cœur, vous avez une minute pour convaincre

et nous faire craquer pour un de vos objets favoris

 

Mon meilleur compagnon

 

 

Quand j’avais quatre ans, j’ai été placée  à la campagne et élevée par une tante à mon père.  Mais  pour certainement ne pas trop me traumatiser on m’avait  fait un cadeau : un baigneur en celluloïd. Il ne bougeait pas les yeux  mais il les avait d’un joli bleu. Ses membres étaient attachés entre eux et tenaient au corps par des élastiques  ronds.

Ce baigneur fut mon compagnon  pendant toute mon enfance. Dès que j’ai eu un vélo je l’emmenais  promener sur mon porte- bagages. Je lui tricotais des vêtements. Son dernier ensemble était rouge vif et comportait un pantalon, un gilet, un bonnet et des chaussons. Depuis  j’ai perdu les chaussons !

                 Et puis quand j’ai eu seize ans, je suis revenue  habiter dans la région parisienne  chez  mon père. Dans ma maigre valise dormait mon compagnon.

                  Et  puis je me suis mariée et devinez qui j’ai emmené dans notre minuscule meublé de  douze  mètres carrés au cinquième étage sans ascenseur ? Mon Baigneur.

                 Et puis nous avons emménagé dans un autre logement plus grand toujours avec lui dans mes bagages.

Aujourd’hui, je suis en retraite à la campagne et nous avons un grenier. Alors dans un grand carton, bien calé, au chaud, il dort dans son habit rouge.

Il a  soixante et onze ans cette année. Pas mal conservé  il peut encore faire illusion. Mais il ne sera  jamais donné de mon vivant, il disparaitra avec moi …

 

 

 

 

 

 

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défi 178 (croqueurs de mots- le paradis)

Publié le 23 Janvier 2017 par marie chevalier

 

Défi 178 (croqueurs de mots)

« Le seul truc pas chouette c’est qu’au paradis, on va manquer de saucisses et de chips.

Dieu ne veut pas qu’on ramène des choses d’en bas. Il a créé le paradis, donc c’est parfait… Point !

Et on en a pour l’éternité »

Parole de détenus, de jeunes de l’école de la deuxième chance.

Alors que vous inspirent ces paroles ?

J’arrive !

 

Ça y est  le couperet est tombé. Pour Noel, je ne serai plus là, j’ai été choisie parmi quatre concurrentes. Mes jours sont comptés et franchement bien que je sache que c’est inéluctable, je n’arrive pas à me faire à l’idée que je vais disparaitre. Et encore j’ai de la chance, j’ai des copines qui ont été transformées en blanquette, les membres sectionnés, quelle horreur !

« … Goûtez-moi cette blanquette non non ce n’est pas du veau, elle est délicieuse n’est-ce pas, c’est une nouvelle recette etc… »

Moi c’est beaucoup plus clair, après avoir subi les derniers outrages, papillotes à la cheville, nœud autour du cou, je serai dégustée au château de la  Licorne. Un grand moment ; et puis je sais aussi qu’ayant été la  plus sage de la basse-cour, je monterai directement au paradis. Et là mes enfants, quelle vie de rêve ! Enfin je vais pouvoir me reposer, ne plus  m’occuper des petits, ne plus me faire violer  par ce dégoutant Albert, le roi, le pacha mais surtout  le vieux lubrique de notre communauté ! Au paradis je pourrai manger à ma guise sans que mes  maitres ne comptent le nombre de graines qu’ils  me donnent.

Ah quand  même je me suis  laissé dire que je ne  pourrai plus pondre et c’est une catastrophe  car une volaille qui ne pond pas normalement finit invariablement à la casserole !

 Mais suis- je sotte ! Je serai au paradis, alors plus de purée de marrons dans  mon ventre  plus de gavage un mois avant  l’anniversaire de la naissance du petit Jésus ouf !mais dis-moi Juju, toi qui es arrivée avant moi que vous donnent-ils à manger ?  Que me dis-tu là ?  Plus de graines de  tournesol ?  Plus de petits  pois ?  Plus de gâteries, mais c’est affreux ! C’était mon plaisir ! Ah il y a des compensations ? Lesquelles ?  De l’eau  claire ?  Et tu ne maigris pas ?  Oh ! Je me demande si je suis contente  d’aller te rejoindre surtout que je ne peux rien apporter c’est interdit.  Je vais mourir une seconde fois  ma Juju mais de faim cette  fois. A  bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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défi 177 croqueurs de mots (chanson)

Publié le 9 Janvier 2017 par marie chevalier dans défis cdm

Défi 177 croqueurs de mots

Vous choisissez une chanson que vous aimez ou que vous détestez. A partir de là vous écrivez un texte (pas trop long) en vers, ou en prose, comique, ou triste ou normal : parodie, critique, commentaires “off” .

Entre les phrases de la chanson …. Au choix Dans ce texte , vous intégrez au minimum, 5 mots de cette chanson.

 

A la claire fontaine

À la claire fontaine
M'en allant lessiver
J'ai trouvé l'eau si sale
Que je me suis sauvée

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne m’y ferai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je te pardonnerai

Sur les feuilles d'un cahier
Je me suis libérée
A la dernière page
Me suis mise à chanter

Il y a longtemps que la haine
A remplacé l’amour
Il y a longtemps que la haine
A remplacé l’amour…


 

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Histoires partagées

Publié le 4 Janvier 2017 par marie chevalier dans mes nouvelles

 

 

 

Dans ce treizième recueil on trouve bien sûr des nouvelles mais aussi des textes écrits à partir de thème donné. Nous sommes quelques-uns à « jouer » et c’est avec plaisir que je vous fais partager.

Ce recueil naturellement a été édité par mes soins et se trouve en vente sur ma page Lulu.com mais aussi auprès de moi par mail ou sur mon blog.

http://marieetsesecrits.eklablog.com/

D’ici quelques jours vous pourrez également le trouver sur amazon.

https://www.amazon.fr/-/e/B009T4SLHW

Il existe également en e-book sur Lulu.

http://www.lulu.com/spotlight/marieded

 

Extraits :

De : Cauchemar prémonitoire ?

« ….Nous avions décidé de profiter de la voiture de Daniel, un vieux de trente ans pour aller au cinéma à la petite ville à six kilomètres.

Bien enveloppées dans nos doudounes, le foulard trois fois autour du coup, le bonnet sur la tête, on partait pour la conquête de l’Alaska. C’est cet abruti de Jean-Marie qui nous posa la question quand on arriva au feu rouge en même temps que lui et sa petite moto rouge vif ailerons pointus et poussée à fond dans les descentes. … »

 De : La peur au ventre

« …Elle essayait de se reposer dans l’ombre de sa chambre quand soudain elle fut réveillée par des cris, des coups de fusil. Elle ouvrit rapidement la fenêtre affolée et baissa les bras anéantie.

Ses jumeaux portant chacun une poule ou un coq dans les bras couraient devant le fermier du bout de la rue qui les poursuivait en tirant en l’air. Toute la rue était sur le pas de la porte… »

 

De : Mon vieux curé :

« … Et là, mon vieux curé qui lui, approchait au moins de quatre –vingt- dix ans, se retourna vers les clients qui faisaient la queue, et leur dit :

— Figurez-vous que cette jeune femme bien mise, m’a pissé dessus quand je l’ai baptisée et pire un jour de préparation à la communion, elle s’est isolée dans le confessionnal et a fait ses besoins.

 Quand elle en est ressortie, elle s’est sauvée et n’a jamais voulu avouer que c’était elle…. »

De : Lettre ouverte

« …Est-ce ma faute si je n’ai pas été capable d’avoir d’enfant ? Cela m’a assez été reproché dans le temps, j’étais presque un OVNI ! Une femme qui ne peut pas avoir d’enfants n’est pas une vraie femme, voilà la messe était dite… »

 

Le paresseux

 

Il n’avait jamais travaillé. Au début sa famille, ses frères, ses sœurs, ses parents même lui trouvaient des excuses.

De santé fragile il est vrai, sa vie n’avait pas été facile dans sa petite enfance.

De médecin en psychiatre, malgré la lutte acharnée contre cette léthargie, rien n’y faisait.

Des vitamines, des cours de yoga, rien. Rien ne le faisait se bouger. Se lever semblait vraiment une opération extrêmement difficile.

Quand il eut quinze ans, ses parents fatigués commencèrent à le bousculer. Ils n’en pouvaient plus de cette mollesse. : bouge- toi, Nom de Dieu ! S’énervait le père. Je ne suis pas ta bonne fais ton lit au moins et range ton linge hurlait sa mère qui craquait elle aussi.

Tu pourrais sortir ton bol, mettre la table, nous aider, lui demandaient gentiment ses deux sœurs.
Quand ils entendaient sa voix c’était toujours la même phrase : mais pas de panique, y a pas mort d’homme...

Cette phrase avant le don de mettre toute la famille en rage : en plus il se fiche de nous ce petit con !hurlait un de ses frères !

Rien ne l’intéressait. Pourtant tous ses amis du collège voulaient l’entrainer au foot ou faire du vélo ou même aller au cinéma. : Je n’ai pas envie, je suis fatigué.

Et un jour enfin alors qu’il trainait au lit et que sa grande sœur venait de le gifler en le traitant de parasite et de gros fainéant, il se leva, bailla, mais se recoucha en la regardant en souriant et lui dit :

Pauvre frangine tu ne te rends pas compte que tu sembles née que pour te tuer au boulot. Regarde-moi, tranquille, je ne fais rien mais on me donne quand même un toit et une assiette. Sa sœur sortit de la chambre en hurlant : tu sais que tu n’es qu’un paresseux, tu devrais avoir honte !

Il ricana et murmura : eh bien ! Il vous en a fallu du temps pour vous en rendre compte !

Il se tourna vers le mur mit son oreiller sur sa tête et ronronnant de plaisir il se rendormit.

 

 

 

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bonne année et bonne santé

Publié le 3 Janvier 2017 par marie chevalier dans accueil

Que cette année  vous apporte tout ce que vous pouvez  souhaiter: santé, bonheur, joie et  surtout  la sérénité dans un monde moins troublé.

 

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il fait froid, le ciel est plombé

Publié le 23 Décembre 2016 par marie chevalier dans mes poèmes

 

Il fait froid, le ciel est plombé

 

Plus de feuilles aux arbres,

Peu d’oiseaux dans le ciel

Ils se cachent, ils se protègent.

Tout est dénudé, la nature dort.

Il fait froid, le ciel est plombé

C’est pourtant fêtes

De tous côtés s’allument les guirlandes,

Les magasins regorgent de nourriture

Que l’on ne trouve pas d’habitude

C’est beau, ça brille….

Mais il fait froid et le ciel est plombé

Alors Jeannot, allongé sur le sol

Dans une couverture trouée,

Pense que c’est encore et encore

Une nuit pourrie, une nuit inutile

Il a froid, le ciel est toujours plombé

Mais voilà que quelques gouttes

Viennent terminer le décor !

Oh que ça brille les guirlandes !

La couverture se mouille

Ses yeux aussi…..

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défi 176: Noel chez les croqueurs de mots

Publié le 19 Décembre 2016 par marie chevalier dans défis cdm

 

Commenter simplement cette image

 

 

La dure réalité

 

 Je savais depuis le début que Joseph cachait quelque chose. Un jour que je  l’épiais, je l’ai entendu passer un coup de fil directement à Dieu  pour lui demander ce qu’il devait apporter  à Jésus  pour son petit Noel.

Dieu dans sa grande  bonté  lui a répondu : mais ta  présence  lui suffit  Joseph !

Pas convaincu, le brave charpentier décida  malgré tout  de  faire un cadeau dont  le gamin se souviendrait. 

Alors il alla  dans  le bureau de Marie  qui pestait contre  les redevances EDF qui avaient encore augmenter, contre  la dinde  qui n’était plus ce qu’elle était et  quand elle  l’entendit lui demander du papier à lettres et  un crayon, elle s’énerva.

— Que veux-tu faire encore ? Tu crois que tu n’as  pas fait assez de bêtises  depuis que notre fils est  né ?  Tu n’as  même  pas été  fichu de lui fabriquer une balançoire dans le jardin !

 Joseph tout contrit  ne répondit pas et  prit sans un mot  le papier et le crayon. 

Il s’isola dans la cuisine et  sortant un bout de  langue  pour mieux s’appliquer il écrivit  trois lignes :

Père Noel, ne m’en veuillez pas  mais  il ne faut pas  vous fâcher, vous n’avez plus  lieu de  passer chez les enfants. Je suis le  père de Jésus et  il est  né  à La Courneuve à la maternité.  Alors s’il vous  plait ne fêtez plus ce jour  je vous en supplie, ce ne sont que des  mensonges.

On ne sut jamais ce qu’en pensa  le  père Noel mais ce que l’on sait c’est que depuis ce  jour, il se promène en calèche et vend des portables sur les  marchés. Personne ne comprenait  jusqu’à ce qu’il dépose dans  toutes  les maisons  la confession de Joseph.

Quelle histoire ! Ne la racontez pas aux enfants surtout !

 

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défi 175 (croqueurs de mots) votre plus beau souvenir de petit désagrément

Publié le 5 Décembre 2016 par marie chevalier dans défis cdm

On peut faire quelquefois d’un désagrément un atout.

Raconter, de préférence sur mode léger et sans allusion à l’actualité, votre plus beau souvenir de petit désagrément (maladie d’enfance, voyage annulé, …)

 

Il fallait en rire 

J’étais encore jeune et plein d’allant mais traumatisée par un travail stressant et fatiguant. Il faut dire que je voyais environ 300 à 400 personnes dans la  journée qui défilaient. Celui-ci pour déposer une remise-chèques, celui-là pour demander un crédit, l’autre  pour  avoir de la  petite  monnaie, l’autre encore pour obtenir une avance sur son salaire. Le plus exigeant était celui qui venait protester contre la différence entre ses  comptes et ses  relevés bancaires. Il fallait faire face, rester courtois et calme et franchement parfois  « on pétait les plombs ».

Un jour justement où je recevais un client modeste qui voulait anticiper sur  la fin du mois, je lui expliquai que cela n’était plus possible, il avait déjà largement utilisé tout ce qu’il avait et  que l’on ne pouvait aller  plus loin. J’ajoutai que  j’étais navrée, que je me  mettais à sa place, que je comprenais mais que…

Il resta assis dans le fauteuil clientèle en face de moi, bien qu’à plusieurs reprises  j’avais confirmé que  je  ne pouvais rien pour lui. A  un moment, très énervée  mais  cachant cela sous un sourire crispé je lui dis : Vous ne voulez  pas  partir ?  Pas grave, c’est moi qui vais m’en aller »

Il ne me répondit  pas. Je pris un gilet, mon sac  à mains et dignement sous le regard étonné  de mes collègues  je sortis. Je fis le tour du pâté de maison, bus un verre d’eau fraiche au  petit café  d’à côté,   et  rentrai…

Il était toujours  là, assis de la  même façon, les  jambes  bien tendues.

Mes amis commençaient à glousser, se moquant gentiment de moi. J’étais quand  même  prise de court. Je  m’assis toujours dignement devant lui et d’un air  narquois, il me demanda : il ne fait pas trop frais dehors ? Bon on reprend  où en étions-nous ?

Et là, je fus  prise d’un fou-rire  nerveux suivi par  plusieurs de mes collègues. Et lui –même se  leva et me dit l’air très sérieux : aller,  je vous ai assez ennuyée  pour aujourd’hui je reviendrai demain………

Mon seul réflexe, éberluée devant son aplomb fut de répondre sottement : OK  à demain…

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