« Imaginez deux jeunes gens en quête d’aventures qui découvrent un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole. Soudain, ils entendent un bruit inquiétant. Ne seraient-ils pas seuls, quelqu’un les suivrait-il ?
À vous de continuer cette histoire abracadabrantesque ! »
Deux jeunes curieux
Maria, viens voir ! chuchota Julien en faisant de grands gestes. Elle accourut inquiète, car en général Julien faisait partie de ces gens au verbe haut, qui ne parlait pas mais « gueulait c’est ce qui lui disait sa grand-mère qui pourtant perdait un peu l’oreille.
—Que se passe-t-il ?
—Tu n’entends rien ?
—Non je devrais ?
Elle s’approcha et il lui montra un vieux cahier tout marron, tout déchiré, écorné. Devant son étonnement, il lui expliqua qu’il avait trouvé cela dans la cave du domaine de Pagnol en visitant et qu’il s’agissait sûrement des recettes de vins que personne n’utilisait plus maintenant.
—Mais pourquoi me fais-tu signe de me taire ?
—Moins fort !! je crois que nous sommes suivis !
—Ici dans le domaine ? c’est logique, il s’agit sans doute de visiteurs comme nous.
—Non j’entends grogner et chaque fois que je m’arrête ça s’arrête également.
—Et c’est quoi ?
—J’ai l’impression qu’il s’agit de ce vieux livre.
Maria éclata de rire.
—Tu veux dire que cette vieille chose te parle ?
—Non c’est pire, il me suit...
—Tu ne trouves pas que le petit blanc que nous a offert la patronne était frelaté ? tu délires mon pauvre Julien !
Elle le regarda mais il ne riait pas. Et soudain, elle aussi entendit un bruissement léger derrière eux. Elle se retourna vivement et comprit. Cela provenait du livre effectivement. Il s’agissait d’une voix douce et monotone qui murmurait des mots sans suite. Le livre récitait des recettes ! Il racontait comment on fabriquait le meilleur vin de la région ! chaque fois que Julien tournait une page, le bruit s’amplifiait.
Ils étaient stupéfaits et en même temps excités ! quelle histoire quand ils la raconteront à leurs copains ça va faire un buzz !
Hélas le vieux cahier tomba des mains de Julien et les feuilles s’envolèrent. C’est en courant pour les rattraper que Maria sentit une main lui serrer la gorge. Il y avait bien effectivement des « suiveurs » prêts à tuer pour obtenir les derniers feuillets de ce cahier maudit.
—Marion, viens, bouge-toi, tu dois être ivre avec toutes ces vapeurs de vin, tu as l’air complètement ailleurs.
—Tu ne crois pas si bien dire, j’ai senti une main qui me serrait la gorge et quelqu’un me demandait le cahier… murmura-t-elle d’une toute petite voix apeurée.
—Espèce de gourde, ! c’était moi, tu ne voulais pas le lâcher tu allais le déchirer ! tu vois que tu étais ivre lalala ! quand je vais dire ça aux potes, on va bien rire !
Il reçut une gifle qui le fit taire …momentanément.
/image%2F0958600%2F20180904%2Fob_d26d29_picture-174.jpg)