Annick nous propose donc d’écrire une histoire (prose ou poésie) comme vous savez si bien le faire:
– soit en utilisant des titres de romans, de chansons, de fables ou de poèmes (ex: Les trois mousquetaires rendent visite à la Dame aux camélias. Ils partent visiter Notre Dame de Paris et… …)
– soit en utilisant les titres de chapitres d’un livre que vous avez particulièrement aimé. (ex: mon texte du 090520, « Faut pas pousser » ) À vos plumes ou vos claviers et régalez-nous comme à votre habitude!
Lettre à mon fils
Non je n’ai rien oublié. La tendresse dans tes sourires et le p’tit bonheur de t’avoir dans ma vie. Ma liberté n’était réservée qu’à toi mon petit garçon. Tu te souviens de Sarah ? elle n’avait plus vingt ans, mais il aurait suffi de presque rien pour qu’elle devienne ma compagne, alors je pense à elle et je l’appelle dans mes rêves Madame Nostalgie.
L’absence est d’autant plus difficile que je ne suis qu’un italien plus très jeune et je me demande souvent : combien de temps ? il est où le temps qui reste ?
Et puis mon garçon, si l’on se rencontre, tu me paieras un verre et je te raconterai Venise, car Venise n’est pas en Italie, elle est dans mon cœur.
Bon assez parlé de moi, l’homme fossile ! Non non ne proteste pas, je sais que Sarah et moi ne sommes pour toi que le vieux couple désuni mais mes dernières pensées vont vers toi, le petit garçon que j’ai aimé. Et dis-toi que si je t’écris aujourd’hui seulement c’est que je me dis qu’il suffirait de presque rien pour que ma solitude ne soit plus qu’un souvenir. Je voudrais pas crever sans t’avoir revu et surtout sans avoir dansé la java des bombes atomiques. Tu vois je délire déjà.
Je t’attendrai
Papa
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