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Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Articles avec #defis d'ecriture catégorie

défi 106 = lettres d'adieu (croqueurs de mots)

Publié le 9 Septembre 2013 par marie chevalier dans défis d'écriture

  Ce n'est qu'un au-revoir,

un adieu, ou carrément la rupture définitive...

Ecrivez votre plus belle " lettre d'adieu "

  en poésie, injures, ou bien pathos ?

(sans en faire un roman)

                                                                  ADIEU

 

 Je ne peux envisager que tu ne sois plus là

Je ne peux comprendre que je ne te verrai plus

Et pourtant, la vie passe tellement vite ici- bas

Que je sens que demain dans mon cœur perdu,

Je n’aurai plus que les larmes de mes yeux

Pour te dire combien je t’aimais

 Quand nous étions deux !

 

La maladie s’est acharnée et ne t’a plus lâchée

On a tout essayé, tu as été entourée,

Dorlotée choyée

Aimée, puis crucifiée, puis encore … vaincue

Terriblement, douloureusement, vaincue.

Je ne te verrai plus, c’est une certitude

Devant moi, alors, je déplie un tapis de solitude

 

Je te parlerai mon amour, je te le jure

Tu seras dans mes pensées.

 Mon dieu que c’est dur !

Ce passage à vide où tu n’es plus,

 Mais où tu es encore là

Tu n’as jamais été si près de moi, dans moi

Je sens ta main me serrer,

 Ta bouche me chercher

Je t’appelle et tu ne répondras plus jamais

 

Va mon ange, va ne me regarde pas

Mes yeux se mouillent et mes larmes coulent

Pleurer me libère, mais je vais rester cool

Rien que pour toi ma douce amie

Ma sœur, pleurer n’était pas nous

Il ne faut pas que cela devienne moi

 

Adieu ma mie, adieu mon amour

 

 

 

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défi 105 croqueurs de mots

Publié le 24 Juin 2013 par marie chevalier dans défis d'écriture

 

LA TOILE SE DEVOILE"

 

 

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 À partir de cette toile du peintre BALTHUS, donnez libre cours à votre imagination, racontez votre histoire en prose ou en poésie, en utilisant un ou plusieurs éléments ou personnages du tableau, en démarrant ou terminant votre texte  par cette scène, en cherchant à retranscrire ce qu'a voulu exprimer le peintre...

Les choix sont multiples, ouverts et libres.

 

La canicule 

 

Il faisait une chaleur étouffante dans cette pièce sobre et reposante. C’est  là que nous venions ma mère et moi, chaque après-midi pendant les vacances scolaires, après avoir fait chacune une  petite sieste dans nos chambres respectives.

C’est là donc que nous venions toutes les deux pour y lire, peindre ou simplement nous  parler, rire et nous détendre.

Maman trouva ce jour-là qu’il faisait trop chaud. Il est vrai que je m’étais dénudée, ne gardant sur moi qu’une légère chemise en lin et sans manches.

Je me suis agenouillée sur le sol encore frais et un livre d’images sur une chaise, j’’essayais de ne  pas fermer les yeux tellement  j’étais anéantie de chaleur.

Ma mère, malgré cela, droite dans ses vêtements  incongrus pour la saison — un pull et un jean, de ce temps  ma  pauvre mère !— pensait naïvement qu’en tirant les  double-rideaux nous nous sentirions mieux et de meilleure humeur.

Elle avait raison mais en attendant je priais pour qu’elle fasse vite et qu’elle cesse de regarder  dehors la main sur  ce rideau de malheur !

Elle avait dû voir entrer mon père. Lui aussi devait  être  mal.

On a appelé cette  période  la canicule. Je ne souhaite à personne de souffrir comme nous en avons souffert ! Et encore, nous avions  la chance d’avoir un double-rideaux !

 

 

 

 

 

 

 

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défi 87 (croqueurs de mots)

Publié le 8 Octobre 2012 par marie chevalier dans défis d'écriture

 

Pour ce 87ème défi, je vous propose de jouer les astrologues.

On a tous en tête les douze signes du zodiaque

ou encore l’horoscope chinois. Je vous propose donc de créer vos propres signes du zodiaque.

Il en faut au moins six.

A partir de là vous avez le choix entre :

-  décrire tous les signes succinctement avec les principaux traits de caractère

-  soit choisir un seul signe que vous développerez

-  soit les prendre deux par deux en cherchant les points convergents ou divergents

-  soit faire l’horoscope de la semaine signe par signe.

 

Mes six signes choisis : Troène, Brouette, Panier, Clématite, Cosmos, Blé.

 

Troène :

Le troène est discret,  et de taille souvent petite.

Il aime se retrouver en compagnie. Seul, il s’ennuie. De bonne composition,  il accueille volontiers des compagnons d’autres ethnies qui cherchent  un toit.
Convivial, facile à vivre, on l’aime pour sa gentillesse, qualité dominante chez le troène.

 

Brouette :

Les brouette sont en général  serviables et très forts physiquement. On apprécie d’ailleurs cette force qui  permet à ceux qui les connaissent de profiter peut-être parfois un peu trop, de leur capacité à s’oublier pour aider les autres.

 

Panier :

La majorité des Panier, n’a aucune autonomie et a tendance à se laisser porter à bouts de bras contrairement à ceux nés sous le  signe de  la Brouette.

Il s’agit d’un signe rustique, très proches des siens, ils portent souvent toute la misère du monde.  On les aime bien en général et on les dorlote.

 

Clématite :

Les personnes nées sous le signe de la clématite sont des gens rêveurs. En général ,ils ont les yeux clairs et sont très sportifs. Leur sport préféré est l’escalade.

Leur couleur préférée : le bleu.
Ils s’adaptent à toutes les situations et sont faciles  à vivre.

 

Cosmos :

Signe de légèreté. On retrouve chez  les natifs de Cosmos, un peu de paresse, de ceux qui n’ont qu’une envie : se balancer, jouer avec le vent. Pourtant ils ont une belle assise, et  sous une apparente fragilité sont très  résistants.

 

Blé :

Dur en affaire et fier. C’est ce qui pourrait faire reconnaitre un blé. Il trône et cherche à s’élever dans l’échelle sociale, son but étant  de gagner  de l’argent. Rien ne leur résiste

 

Fin

 

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défi 78 "veillées contes" "croqueurs de mots"

Publié le 2 Avril 2012 par marie chevalier dans défis d'écriture

Défi n° 78 « Veillée contes » consigne proposée par :

Il était une fois … ainsi commencent souvent les contes.

A votre tour, choisissez un héros (ou une héroïne) parmi les personnages de contes: Petit Chaperon Rouge, Belle au Bois Dormant, Petit Poucet… transposez-le à notre époque, dépoussiérez le contexte, imaginez des rencontres improbables, accommodez l’histoire à votre sauce, faites-nous rire, trembler, frémir...

 

Le petit Yohann

Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Yohann et qui avait six frères.

Yohann avait six ans quand sa  maman quitta le domicile conjugal en emportant  tout ce qu’il y avait dans le congélateur et le frigo.
Paul, le père resté seul avec  sa marmaille ne tarda pas  à chercher désespérément  un morceau de pain ou de fromage  dans les  placards. Hélas, elle avait même emmené les réserves de conserves et  biscottes.  Il piquait bien parfois des quignons au réfectoire de son entreprise, mais  un jour  il se fit  prendre et ce fut terminé : plus de soupes au pain.

Un matin que tout le monde dormait pour oublier la faim qui les tenaillait, Paul vint les réveiller en leur promettant une balade  à Disneyland. C’était un mercredi.

Les cris de joie  de ses  petits lui fendirent le cœur  mais il ne  pouvait plus  reculer, il fallait qu’il trouve une solution.  Et la nuit portant conseil, il avait décidé de  les abandonner dans  les  manèges et  surtout de  partir  en courant sans se retourner.
Les voilà donc tous , habillés de leurs vieilles  frusques  mais  propres suivant leur père en se tenant par la veste à la queue  leu leu. 

Hélas, dans le RER, une bousculade  les fit  se disperser  et  prenant peur, ils en oublièrent l’objet de leur voyage. Quand enfin ils arrivèrent  à destination, leur père avait disparu.

Une  angoisse sans précédent  les  prit tous à la gorge. La  nuit tombait et  comment allaient-ils  le récupérer dans cette foule qui marchait, avançaient, sans se  préoccuper de ces  petits garçons  pâles d’effroi.

Yohann ne disait rien, ne pleurait pas  mais une idée germait dans sa  tête. Ils allaient retrouver la  maison, il suffisait  pour cela  d’être  tous ensemble. Et puis  une chose qu’il n’avait pas dite à ses frères, il avait relevé tous les  noms des arrêts  du RER.  Et les avait  notés mentalement. Alors il demanda  à tous de  bien se tenir et de monter dans le  premier wagon en tête et  le suivre sans  rien demander.
La nuit était maintenant tombée.
Mais  les petits  malins  étaient  à la  porte de  leur immeuble et riaient comme des enfants qu’ils étaient.  Yohann les avait sauvés, c’est le  père qui allait  être  heureux, il devait se faire un sang d’encre  et  peut-être  même  pleurait-il ? 

Hélas, ils avaient beau appuyer chacun leur tour sur  le bouton de  leur appartement, personne  ne leur ouvrit.

A ce moment  de la soirée, une voix fit sursauter  les gosses qui s’étaient assis en rond  en bas de l’immeuble:

Yohann était le plus petit et  il s'était endormi en révant cette histoire insensée. Il se réveilla en sursaut:

- Alors  les enfants que faites-vous là à cette heure ?

- Maman !!!!! Mais tu étais  partie !!!

- Oui mes chéris, j’étais partie  vous acheter un petit frère  et  je vous ramène  une  petite sœur ! Hein Papa, tu avais raison, ils se sont bien débrouillé  nos trésors.

Paul n’osa jamais dire  à sa femme ce qui était arrivé dans le RER, il avait trop honte… Perdre ses enfants dans la foule ça ne faisait pas sérieux. Mais  il était fier de son petit Yohann.

 Ce texte a été inspiré de très loin du Petit Poucet et toute ressemblance  …..

 

 

 

 

 

 

 

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defi 76 (croqueurs de mots)

Publié le 5 Mars 2012 par marie chevalier dans défis d'écriture

 

Au pied de la lettre

Quel drame terrible a bien pu pousser celui qui a "réellement" donné sa langue au chat ? A partir d'une expression choisie dans le poème de Claude ROY Je vous invite à inventer une histoire en prenant Littéralement une ou plusieurs de ces expressions

                                                                J'ai choisi:  Lécher les bottes...

 LE FAYOT !

 Félicien est un homme extraordinaire. Il vient de fêter ses 60 ans et en parait  cinquante. Il  travaille dans une maison de confection de vêtements féminins et son plus grand plaisir est de venir  aux essayages sur  mannequins.  Le patron, un jeune homme tout frais émoulu des grandes écoles de commerce  lui a déjà fait entendre qu’il ne  pourrait  pas le garder indéfiniment  dans son atelier de couture étant donné son âge.

— Vous comprenez  mon brave, je ne peux  garder avec moi un homme du temps  passé, j’ai besoin de jeunes gens dynamiques,  prêts à tout.

— Vous avez raison cher  monsieur, vous avez effectivement des gens dociles et corvéables, disponibles  vingt-quatre heures sur vingt-quatre n’est-ce-pas ? 

— Je ne  vous  permets pas de juger ainsi vos  jeunes  collègues.

— Et moi Monsieur j’ai toujours dit ce que j’avais à dire en face ne vous en déplaise.

— Cela  me déplait, je vous demande donc d’aller  à la comptabilité  chercher vos indemnités. Je cherchais un prétexte, je viens de  le trouver : insulte  à supérieur.

Félicien, outré et furieux  se retourna  et  cria :

— Ça ne va  pas se  passer comme  ça, je vais  en parler aux syndicats.

Tout cela aurait pu se terminer ainsi. Chacun restant sur ses positions, on ne voit  pas très bien comment  Félicien pouvait s’en sortir.

En fait  il ne fut  pas  licencié, son savoir-faire et ses compétences ne  faisant aucun doute, il fut  muté dans un coin de  l’entreprise, près  de la  cuisine, et s’il voulait garder son emploi, il ne devait plus faire parler de lui. Il accepta car de toute façon, il lui restait un an à faire et il n’allait  pas  se  rendre  malade  maintenant.

Son nouveau job lui laissait beaucoup de temps libre et  il s’organisa.  Son plus grand plaisir était d’écouter les bavardages des employés quand ils venaient se restaurer et boire un café au distributeur.

Mais ce qu’il préférait était  l’attitude de Jean-Michel, une jeune recrue de  trente ans, qui non seulement avait les dents longues  mais était d’une servilité  incroyable. Il s’était mis dans  la tête que son patron ne pouvait plus vivre sans lui. Alors  il lui apportait  le café  tous  les  matins, courait  lui acheter des revues de  presse. L’autre  se rendant bien compte qu’il pouvait en faire ce qu’il voulait  ne tarda pas  à le prendre  vraiment  pour son domestique.

Félicien essaya bien d’expliquer au jeune homme que tout cela était inutile, que demain un autre  viendrait  à sa  place  et que  le  patron n’en avait rien à faire de ces  petits services. Mais Jean-Michel n’en continuait pas moins  à devenir de plus en plus  l’esclave. Il ne cessait de faire des compliments au vénéré  patron :

— Oh Monsieur  que votre cravate est  belle, sans indiscrétion vous  l’avez achetée à quel endroit ?  Elle est  parfaite et  va  très bien avec votre  chemise…

— Merci mon vieux. A ce propos  ça vous dérangerait de venir  m’aider ce week-end, je dois  tondre ma  pelouse et j’ai 2000 mètres carrés ?

— Pas de soucis  Monsieur  le Président, à quelle heure voulez-vous ? 

— Le plus tôt  possible, sans vous déranger

— Je serai là vers 8 heures du matin c’est bon ?

— D’accord mon ami, je me souviendrai de vous  promis.

Et c’est ainsi que de  plus en plus  servile, le  pauvre Jean-Michel lécha  les bottes de Monsieur F. pendant quelques mois. Il voulait  de l’avancement et surtout  prendre  la  place de Félicien dès qu’il partirait en retraite  forcée.  Son généreux patron lui avait promis, n’est-ce  pas ?

Tous ses collègues se fichaient de lui et  ne lui adressaient  même  plus  la  parole. Ils craignaient tous que  le  peu qu’ils  pourraient dire devant  ce type soit immédiatement répété.
Jean-Michel était bien seul mais il continuait  à faire des courbettes.
Qu’est-il devenu ?
A vrai dire cela ne  lui a  pas réussi de lécher  les bottes au patron, car Monsieur F., excédé  le  muta  à la  place de  Félicien près de la cuisine, et celui-ci reprit son travail de sous-directeur pour plusieurs années, dans son atelier avec ses collègues et les mannequins.  En effet, le patron, tout en s’excusant  lui signala qu’il ne  pouvait se  passer de ses services et de ses compétences.

Il y a  une  justice quand  même !

 

 

 

 

 

 

 

 

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défi 75 (croqueurs de mots)

Publié le 20 Février 2012 par marie chevalier dans défis d'écriture

Défi 75 En bref : couvre-chef! A partir de ce mot, on écrira ce qu'on voudra ! Une seule condition : glisser Qui m'aime me suive ! dans son texte.

 

Qui m’aime me suive !

 

Comme tous les dimanches matin, nous partions à vélo à la ville voisine où nous avions la chance d’avoir un extraordinaire marché.

Ce qui nous intéressait particulièrement était les légumes. Mon frère bien plus âgé que moi n’appréciait pas ces sorties dominicales.

En effet c’était le jour de foot avec l’équipe justement de la ville où nous nous rendions. Il ne supportait pas les rires de ses copains quand il déposait son vélo avec le panier accroché au guidon.

 

Il  subissait les quolibets du genre : Tiens un footeux par ici, à vélo en plus, te manque plus que la casquette mon gars, tu sais qu’il ne faut pas sortir sans couvre-chef ici. Nous sommes en altitude.

 

Tout le monde riait sauf Eric, qui me disputait pour se venger.

 

  — Tu ne pourrais pas venir seule faire les courses, Maman dit que tu n’es pas très éveillée, mais elle n’a pas tort. En plus, elle m’agace à vouloir absolument que je mette cette casquette avec laquelle je suis ridicule. Tu as bien entendu les potes se moquer de moi.

 

  — Mais elle te va très bien cette casquette, je t’assure. En plus, Maman dit que l’on doit toujours avoir quelque chose sur la tête pour éviter le froid. Tu sais bien que nous en sommes à moins douze degrés ce matin.

 

— Et alors ? J’ai des cheveux non ?

 

— Il n’empêche que ce couvre-chef te protège et te va très bien en plus. Tu as vraiment une tête à porter des chapeaux ou des casquettes.

 

— Ce que tu peux être idiote !

 

Et c’était ainsi tous les dimanches. Maman nous recommandait d’être prudents, de ne surtout pas oublié de nous arrêter au croisement des routes etc... Mais surtout elle insistait pour que nous portions des gants, des cache-nez et des … couvre-chef ! Moi j’aimais bien.

 Elle m’avait tricoté un bonnet en douce laine écrue et ça m’allait bien. Mais c’est vrai qu’Eric était ridicule avec sa casquette. Je ne lui disais pas, il m’aurait frappée je crois, de vexation et de colère.

 

Ses copains n’étaient quand même pas très sympas de se moquer mais bon, ils le connaissaient bien. Il était gentil Eric.

 

Et puis quand sur le terrain de foot, ils se retrouvaient tous et que de sa voix de fausset, il leur criait : Qui m’aime me suivre ! C’était un grand moment de délire. Toute son équipe courait dans tous les sens et ratait invariablement le ballon.

 

Forcément, il était gardien de but, alors quand tous se précipitaient dans le filet, un coup de sifflet les ramenait vite à leur place.

 

Mais j’adore mon frère et il me le rend bien. Avec ou sans casquette il est beau comme un dieu car c’est mon Dieu.

 

MC

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defi 72 (croqueurs de mots)

Publié le 9 Janvier 2012 par marie chevalier dans défis d'écriture

Vous écrivez une lettre d'amour délirante ou romantique, ou les deux à la fois, à votre boucher(e), votre boulanger(e), à votre curé (sans "e"), à votre facteur (trice), votre crémier(e), et que sais-je encore ....à qui vous voulez ...

Dans cette lettre (pas trop longue), vous introduisez 14 mots (dans l'ordre, de préférence) d'une chanson que vous connaissez tous :

" Ne me quitte pas " ; voici les mots :

 

Oublier- s'enfuit- malentendus- cœur - couvrir- domaine -amour - mort - feu- blé- rouge -ombre- chien- quitte.

 

Monsieur  l’abbé,

Toute ma vie qui n’est  pas très longue j’ai rêvé que j’aimais un curé et bien c’est  fait : je t’aime ! Je ne puis  t’oublier depuis que tu  es venu  à la maison.

Mais  je sens que je t’agace et que ton attention en lisant cette  lettre,  s’enfuit  et  va faire place à l’irritation. Je sais, il s’agit de malentendus, il n’était pas prévu que tu nous  rendes  visite.

Tu as mis mon cœur en désordre. Tu venais chercher mon père  pour t’aider à couvrir une  partie du toit de  la sacristie qui prenait l’eau. Tu savais que c’était son  domaine  puisqu’il était couvreur n’est-ce pas ? Alors mon amour est  né quand je t’ai aperçu : un coup de foudre, tu y crois  j’espère ?

Et puis vous avez parlé de  la mort de ce pauvre Albert et j’ai pleuré. Tu m’as souri et  j’ai senti le feu me monter aux joues.  Tu as caressé mes  cheveux et tu m’as murmuré : ils sentent bon comme le  blé. Cette fois je suis devenue toute rouge d’émotion et je me suis mise à trembler.  Une ombre est passée sur ton visage comme si tu voulais oublier ce que tu venais de me dire.

Moi, machinalement,  complètement  hypnotisée par ton regard, je caressais mon chien, l’air bête sans doute.

Tu secouas la tête et me tourna le dos.  Tu allais  partir  sans  même me dire au revoir alors  j’ai crié :

Pierre !!! Ne  me quitte pas !!!

Trop tard. Tu n’étais plus là.

Je t’en prie,  je t’aime….

Signé

La rosière du village 

 

 

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Défi n°71 "Un visiteur venu des étoiles "

Publié le 26 Décembre 2011 par marie chevalier dans défis d'écriture

 

CONSIGNE PROPOSEE

Habitant des étoiles, vous débarquez sur terre après un long voyage pour observer les êtres humains, livrez nous en trente à cinquante lignes vos premières impressions.

   

MECHANCETE OU PEUR ?

Ca y est nous y voilà !  Piérabus regarde !
Piérabus n’a pas du tout envie de regarder car  on lui a dit tellement de  mal sur  la  planète terre qu’il n’ose même plus descendre. Poussé par un des six bras de  celle qui lui sert de mère, il saute dans l’herbe haute. Leur navette en une minute terrienne  vient de  traverser l’espace pour se poser en haut de  la falaise de Fécamp. Tout avait été  préparé avec soin par leurs robots : ils visitaient la terre et surtout notaient dans leur puce tout ce qui leur paraissait incroyable.

Ils étaient encore sous  le choc quand  un autocar plein de touristes s’arrêta devant eux. Des dizaines de personnages plus  bariolés les  uns des autres  sortirent  de cette chose comme d’une boîte. Ils s’éparpillèrent  en lançant des cris  extrêmement bizarres et surtout très aigus. Un des leurs qui paraissait leur chef  portait une casquette  bleu marine avec un petit oiseau dessiné dessus. Il faisait de grands gestes et semblaient inviter  les autres à monter  tout en haut de  la falaise où se dressait une femme géante toute de blanc vêtue.  Elle ne changeait pas de  position, toujours  le bras droit tendu , et le plus étonnant tenant un petit terrien dans son bras gauche,  et puis la tête tournée  vers la mer, comme si elle attendait quelqu’un. Tous  ces êtres étranges suivaient maintenant un petit chemin qui menait  près de cette femme. Et là, Piérabus se frappa la tête pour enregistrer ses données. Ces personnages  se groupaient autour de  la dame et  commençaient  à articuler des mots,  tous ensemble.  On aurait pu croire qu’ils priaient bien que ce mot n’existât pas dans le vocabulaire de leur  île aux étoiles.

Ce qui surprenait surtout  l’enfant et sa mère était que la géante ne les regardait pas. Cela devait vouloir dire qu’elle ne  les connaissait  pas et ne devait pas  parler à des inconnus sans doute ?

En tout état de cause, ils se mirent à suivre  les derniers descendus du car et  montèrent avec eux. Personne ne les  voyait tellement occupés à lire  maintenant  dans un petit livre.

— Piéralus quand nous rentrerons chez nous, n’oublies  pas de leur dire que  les humains  vivent en groupe, qu’ils  vénèrent une  seule femme bien plus grande qu’eux tous et que celle-ci  les dédaigne et ne  les regarde même  pas. Tu vois mon fils cela  ne serait  jamais arrivé chez nous, nous  nous aimons tous  les  uns  les autres.
A ce moment de  la conversation, un grand coup de tonnerre éclata, et  la statue tomba et roula sur  le sol. C’est là que  les  visiteurs aperçurent nos deux  visiteurs. Ils se ruèrent sur  eux, et  les  massacrèrent  à coups de pierre, en hurlant que c’était  de leur faute, qu’ils étaient le  diable et qu’ils  leur avaient porté  malheur. Car  il était évident qu’ils  voyaient là le bras de Satan.

 Nos  pauvres touristes des étoiles  ne pourront  jamais raconter  la  méchanceté des humains, et  ainsi d’autres tenteront sans doute de nouveau l’expérience.

La foule se dispersa en se signant et en appelant Dieu pour qu’il ne leur fasse pas de  mal, maintenant que leur madone était tombée de son piédestal. 

Tout avait été enregistré dans les  ondes et  là-haut des ordinateurs  étaient lancés à fond.

Il fallait  résoudre un problème  important :

 Pourquoi l’être humain tuait ce qui n’était pas comme lui ?

Dure questions  mais ils avaient confiance en leur  matériel et un jour…  ils auraient  la réponse c’est  sûr, ce jour-là, leur  Piérabus et sa mère seront vengés de la  méchanceté des hommes.

 

Décembre 2011

 

 

 

 

 

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défi 62 (croqueurs de mots)

Publié le 22 Août 2011 par marie chevalier dans défis d'écriture

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TOUT LE MONDE VEUT PRENDRE SA  PLACE

 

 

C’est simple…

Vous prenez la place d’un personnage ou d’un objet de votre chou heu … choix sur l’image.

Vous racontez son histoire, ses émotions ou ses impressions. En prose ou en vers. Vous pouvez

soit suggérer votre personnage soit jouer à la devinette !

 

 

INGRATITUDE

Je l’aimais bien, il était charmant. Le seul problème, c’est qu’il ne pouvait pas faire un pas sans moi.

Qu’il soit n’importe où, dans sa demeure, dans les rues ensoleillées, il se sentait obligé de m’emmener.

Je n’avais pourtant pas belle allure ces derniers temps,  les ans en étaient la cause. Je pâlissais de plus en plus. Après chaque séjour au soleil et surtout à chaque fois qu’il m’entrainait avec lui dans l’eau..

Pour rien au monde, il ne  m’aurait laissé seul, il était perdu sans moi.

En fait longtemps je lui fus  indispensable.  Un jour pourtant, je fus obligé de constater qu’il me sortait moins souvent,  me laissant  seul et préférant mon  frère plus  jeune.

Et puis  je dois bien l’avouer, je n’avais plus  ma belle prestance qui faisait des envieux parmi ses amis.

Je sais qu’il n’osait me dire : tu es trop vieux, mais... C’était pire, il souriait en me regardant d’un air triste.

Jusqu’au jour où. J’ai su…

Nous étions tous  les deux sur  la  place du village, il retenait un tigre comme vous, un chat !

Moi,  je remarquais immédiatement la  poubelle.

Las ! En voulant se redresser, il entendit un craquement. C’était moi qui rendais  l’âme, en me déchirant et en tombant le long de lui.

Alors  d’un geste doux il me ramassa, me  roula en boule  et alla  me  jeter dans  la poubelle.

Son ami qui nous regardait, eut de la  peine  pour moi.

Mais  LUI  n’eut même  pas un regard en arrière, comme s’il ne  m’avait jamais porté. …

J’avais servi cet homme depuis des années et notre intimité s’arrêtait là, sur cette  place, devant cette affreuse grosse bête qu'il essayait de dresser.

La vie est injuste.

Fin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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défi 61 (croqueurs de mots)

Publié le 8 Août 2011 par marie chevalier dans défis d'écriture

 

DEFI 61

 On évoquera :

Soit les préparatifs d'un voyage, Soit le retour de voyage, Sur le thème de la valise

(Ou paquetage, ou sac à dos, ou bagages, ou les mains dans les poches si vous savez voyager très léger !).

Chacun s'exécutera selon son inspiration : par écrit, en prose, en vers, en chanson ou bien en dessin ou en photo !

On pourra bien sûr combiner texte et illustration(s), ou juste écrire, ou juste montrer !

***

 

SACS CADEAUX

 

 

 

  Sandrine ?

— Oui Maman ?

  Tu avais bien dit que tu prenais ton petit poste de radio et les K7 ?

— Oui je les ai pris, bien sûr, je te les ai mis dans ton sac rouge, le moyen, pas celui à roulettes, tu sais le cadeau que tu as reçu en commandant  ta robe longue.
— Je n’ai pas non plus  ma robe  longue…
Sandrine s’énervait. Cela  faisait deux mois qu’elle avait réussi enfin à louer un studio au bord de la mer, à mille kilomètres, à Argelès-Plage exactement et voilà que sa mère commençait  à geindre.

 

Elles  n’avaient pas encore ouvert les  placards que ça commençait ! Et dire qu’il y en avait pour un mois. Mais pourquoi avoir loué  pour une si longue durée ! Elle se le reprochait déjà !

 

Sandrine avait  la quarantaine, divorcée et Françoise, sa  mère  presque soixante ans, veuve. Toutes les deux travaillaient dans la  même entreprise et avaient eu beaucoup de mal à avoir les  mêmes dates de vacances. Quand enfin elles furent acceptées, quand enfin après de difficiles  recherches  sur internet pour trouver une location décente en plein mois d’Aout, il fallait que sa  mère trouve  le  moyen de l’ennuyer avec ce  poste de radio !

 

— Bon, ne t’énerve pas  maman, donne-moi ton sac que  je regarde, puisque tu ne n’as  pas encore ouvert.

— Appelle-moi idiote, je en suis  pas folle  quand même, maniaque, je te  l’accorde, mais si je te demande ce  poste, c’est que je ne  l’ai pas trouvé ailleurs.

— Puisque je te dis  dans le sac  moyen, Maman ! répondit Sandrine vraiment très énervée.

 

Fâchée, sa mère se réfugia dans la salle de bains et commença à installer ses  produits de toilette et de beauté.

 

Sandrine, pendant ce temps essayait d’ouvrir  le fermoir de ce fichu sac rouge. Elle pestait, ces cadeaux bon marché  offerts ne devraient pas exister, ils ne valent  rien la  plupart du temps, la  preuve celui-ci ne s’ouvre  pas !

— Maman !

— Qu’y a-t-il ?  Tu as retrouvé ?

— Ce sac  n’est  pas  le tien !

 

Elles firent  l’inventaire du sac et se regardèrent, gênées : que de  la lingerie sexy, rouge, noire, des guêpières, des nuisettes en satin, des strings, et surtout une enveloppe  au fond :

Pendant que tu m’attendras dans  la chambre, mon amour, essaie ces  petites choses  qui doivent t’aller  à merveille
Signé Daniel

 

— Mais comment as-tu fait pour te tromper de sac Maman ?  C’est  à l’aéroport que c’est arrivé ?  Dans  l’autocar ?  C’est insensé !

— Mais si je savais  ma fille !

 

Et soudain, Françoise se  mit  à rire, mais à rire, en essuyant  les  larmes  qui lui coulaient  le long des joues.

— Et ça te fait rire !

— Oh oui !! Tu imagines  la tête de cette dame quand elle va  ouvrir  mon sac ?

 

Et quand elle découvrira mes culottes  « ventres  plats » mes bas de contention, mes  soutiens-gorge ? qui s’ouvrent devant, et  surtout  mes  pyjamas  en coton  gratté à manches  longues ?  Et  si j’ajoute  mes  K7 « dix heures de gym sénior à faire tranquillement chez  soi »

 

Devant  l’hilarité de sa mère, Sandrine se détendit. — Tu as raison, il vaut mieux en rire  mais  IL n’empêche que dorénavant, tu éviteras de te servir  pour des longs  voyages de ces  maudits sacs identiques pour toutes  les clientes !

 

Elles descendirent voir la  mer, elles riaient encore.
Finalement ces vacances s’annonçaient  sous  le signe du rire, le  mois  passera  vite.

 

Fin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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