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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

 

                                                          TU ES LA FEMME

 

 

Tu es  la femme

Qui m’a fait  pleurer

Tu es  la femme

Qui m’a  le plus manquée.

Tu es  la femme

Que j’ai appelée

Si souvent dans mes rêves,

Dans  mes cauchemars.

Que j’ai appelée

Quand  j’avais  mal,

Que j’ai appelée

Quand  je tombais.
Tu es  la femme

Que j’ai le plus aimée,

Tu es  la femme

Que j’ai le plus détestée.

Et à l’automne de ma vie

Tu es  la seule femme

Que je hais,

Car tu n’as  pas voulu,

Ou tu n’as pas su,

M’aimer

Moi … ta fille.

                                                                               Fin

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

 

 

LA PANIQUE !

 

Un jour que  le ciel s’assombrissait et qu’un orage s’annonçait, je me suis retrouvée coincée dans ma cave, la serrure s’étant enrayée.
Ma clef tournait dans le vide. Je pris mon mal en patience sachant que mon mari allait arriver d’un instant à l’autre de son travail.  Il me  suffisait de l’attendre  patiemment sans surtout  m’énerver et  sans rien penser.

La lampe du plafond éclairait d’une  pâle  lueur  blanchâtre les murs en craie.  Je jetai un œil à  mes étagères bien rangées et  bien remplies de  pots de confitures diverses, de  bocaux de conserves faites  maison et  quelques bouteilles de  vieux vin qui devait sans doute avoir  tourné depuis le temps que nous  le  possédions. Mais qu’importe, une cave sans vin n’est  pas une  vraie cave.

Il faut quand  même que  je précise à ce moment du récit, que je suis claustrophobe depuis des années et  que les endroits clos  m’angoissent, pire, me  paniquent.

Donc, tout en faisant semblant de  m’occuper  l’esprit, je n’en menais pas large et  souhaitais ardemment que  mon mari arrive  me « délivrer » au plus vite car  je commençais  à sentir des  symptômes de peur  que je connaissais  bien. Je regardais les dates sur mes  bouteilles de  vin quand soudain la lumière clignota et  s’éteignit.  Je me retrouvai dans  le  noir le plus complet. J’eus beau me retenir, essayer de rester calme, me rassurer : ce n’était qu’une  petite  panne de  lumière, une  petite coupure de rien du tout, ils allaient remettre cela dans la minute. En fait  je  me conditionnais pour ne  pas céder à la  panique.

Mais  hélas, je sentais que je perdais mes moyens et l’angoisse maudite me prendre aux tripes. Malgré la fraicheur de  la cave, des gouttes de sueur coulaient entre mes seins et  mes  jambes  ne  me  portaient plus. Me sachant  complètement à la  merci de ce trou  noir, sans recours immédiat, je me  mis à trembler de tous mes membres et ma respiration se faisait de plus en plus saccadée.

Impossible de me raisonner, il était trop tard, la  peur, l’angoisse avaient pris possession de tout mon corps et l’impression que  j’allais mourir seule dans ce trou à rats, me rendait physiquement malade. Je fus prise des nausées et de spasmes jusqu’à vomir de  la bile.

Mon mari pendant ce temps,  me cherchait dans la  maison, m’appelait, je ne l’entendais pas. Je voyais ma dernière heure arriver et  savais que  j’allais  m’évanouir  voire  mourir. Que celui qui ne connait  pas  les  phobies bénisse le ciel !

Soudain, la  lumière revint. Il me fallut plusieurs minutes pour me « reconstituer », pour faire taire  ma peur et  ma  panique. Quand  je pus  enfin me  lever, j’appelai  mon mari. Lui-même fut rassuré de  m’entendre et surtout de me localiser Il décoinça  la  porte immédiatement, me regarda  bizarrement et  me dit : — toi tu as encore  péter  les  plombs hein ? 

Jolie  phrase pour résumer ce que je venais de vivre à cause justement d’un « pétage de plombs » au compteur !

Nous n’en dimes  pas plus. Il me connaissait et savait ce que j’avais enduré.
Inutile de vous  dire que depuis ce jour-là, je ne  ferme  plus  jamais  la  porte de  la cave et la cale avec une grosse  pierre !

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

Défi 54  

VETEMENTS DANS LE VENT

Mots qui doivent figurer

( Vent,  temps (durée), temps (ciel,) vêtements.)

 

J’entends  autour de moi parler du vent d’autan, du mistral, de la tramontane, bien. Mais moi je peux vous dire que  le vent  picard est omniprésent et qu’il nous détraque le temps  rapidement.
L’autre jour, justement il y avait une  petite brise  légère et  j’en profitai  donc  pour faire  une lessive, me disant : elle séchera  beaucoup plus vite et le  linge sera  bien plus odorant et presque prêt à ranger sans  repassage.
En fait, j’avais surtout  choisi de  laver des vêtements  d’hiver que je voulais ranger,  puisque le ciel était prometteur depuis plusieurs semaines.

Je me postais donc devant mon armoire et  choisis avec  précaution ce qui allait  pouvoir passer dans  la machine.

Finalement, j’en avais plus que  je ne  le pensais. Mais  peu importe  mon fil d’étendage était grand.

Avec grand soin, je  pinçais donc, deux chemises à carreaux, une grosse veste polaire, deux  pantalons de  jogging, une  jupe longue que j’aimais beaucoup,  et quelques  petites  bricoles.

Soudain, je crus entendre  le tonnerre. Ah ! Non pas  maintenant ! Hélas, le vent s’était levé si vite que je n’eus  pas  le temps d’aller chercher  mon linge  presque sec, des grosses gouttes commençaient à tomber.

De  ma fenêtre je regardais  ces rafales qui gonflaient  mes chemises,  les  pantalons qui s’agitaient, un  véritable  ballet, là, devant  mes  yeux. Tout avait  l’air vivant, impressionnant.  De là à fantasmer, il n’y a  qu’un pas que je franchis en m’imaginant qu’il s’agissait d’une danse  rythmée par le vent  et très belle à voir : un pantalon dansait avec une chemise, une veste  s’accrochait  lourdement  à la jupe longue … 
Comme quoi notre imagination  parfois !!!



 

 

 

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Publié le par marie chevalier

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes poèmes

Ce  petit poème est de moi et salue  la "Baie de Somme"  que j'adore 

                                 

 

                                                   

                                 LA BAIE

 

 

 

 

         Dans la Baie où folâtrent des phoques,

 

Longuement regardés et observés,

 

Il existe tout près de l’écluse,

 

Une rivière encombrée de branchages,

 

De détritus de toute sorte,

 

Jetés par les touristes.

 

Et pourtant qu’elle est jolie

 

Cette rivière, se faufilant

 

Vers la mer, comme pour s’y ressourcer.

 

Au fil de l’eau, des canards,

 

Des feuilles mortes

 

Ne lui donnent que plus d’attrait.

 

De la rambarde sur laquelle

 

Nous posons nos bras

 

Pour mieux la photographier,

 

Quelques douces petites vaguelettes

 

Viennent nous saluer, plus bas,

 

Sous le petit pont

 

Qui la cache aux regards

 

Des automobilistes

 

Qui y passent, insensibles,

 

Trop vite et sans égard

 

Pour ce qu’il y a dessous :

 

Une vie dans l’eau,

 

Une vie au fil de l’eau.

 

Cette rivière souillée par les hommes,

 

Se nomme la Somme.

 

Elle sillonne toute la région,

 

Venant de la Seine

 

Comme un enfant

 

Qui aurait suivi la berge,

 

Jusqu’à la grande baie

 

Jusqu’à la mer.
Où il se jetterait joyeux et lutin.

 

Au fil de l’eau les canards nagent,

 

Et se précipitent

 

Vers un morceau de pain.

 

La vie, dans toute sa simplicité

 

Là sous nos pieds

 

Sous le petit pont

 

La vie dans la Baie.

 

 

 

 

  

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

 AUTOUR D'UNE COULEUR 

 

 BLANC

 

 

 

Blanc comme ton visage si pâle et si diaphane

 

 Blanc comme le linceul que sur ton corps on drape

 

 Blanc comme ton cœur vidé de son sang.

 

 Blanc comme la robe de mariée que tu ne mettras jamais

 

 Blanc comme le sel de la mer

 

 Blancs comme certains voudraient naître.

 

 Blancs comme tous ceux qui ne sont pas noirs,

 

 Blancs comme parfois j’ai honte d’être,

 

 Blanche comme l’âme d’un enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Alphabet en acrostiche (M'annette )

 

 

Deux amours de gosses !

 

Ah ! Que j’aimerais être une tourterelle :

Bien que, je n’ai pas d’ailes ?

Ça doit se trouver chez le quincaillier,

Dit Xavier, plongé dans sa revue maritime.

Et puis encore, tu te moques !

Fichtre non ! Je te donne une idée c’est tout !

Gentiment, je t’assure !

Hélas, Xavier, je crois que je rêve

Il ne faut pas être sorti de l’ENA pour savoir.

Justement ma douce, tu n’as qu’un petit diplôme !

Ketekon ! (c’était leur mot, pour rire) !

Laisse tomber et viens plutôt me faire un bisou

Même si tu n’as pas d’ailes je t’aime bien !

Ne te fiche pas de moi en plus !

Oh ! Non je sais trop ce qu’il m’en couterait !

Punir, tu ne sais faire que cela !

Que tu peux être mauvaise joueuse !

Rassures-toi, Xavier, je me vengerai !

Sûr, je te fais confiance !

Tu es vraiment le garçon qui m’embête le plus !

Un pauvre type minable auquel je m’accroche bêtement !

Va donc voir si Maman est là, j’entends du bruit.

Waters ? Salon ? Chambre à coucher ? À ton avis ?

Xavier ! Arrête de me faire marcher !

Yaka, tunaka, va là, fais ça, tu m’énerves !

Ze t’aime ! Ma biche même sans Z'ailes, dit-il en riant !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 Lettre de rupture originale

 

 

Mon amour,

 

Je t'ai aimé  parce que je pensais que tu étais un être unique.

 

Je suis resté parce que j'aimais bien que tu sois  LA seule à m'aimer.

 

Je te quitte parce que tu m'as  présenté ta soeur et  que je ne peux  pas choisir entre elle et toi.

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Publié le par marie chevalier

J'essaie de mettre les liens de ceux qui passent  sur mon blog et ont  la gentillesse de  me laisser un petit mot  mais  ma  liste  n'est  pas exhaustive, loin de là!

En attendant, merci de m'avoir accueillie parmi vous et  je suis  loin d'avoir  fait le tour des "popotes" ! bonne journée à toutes et tous.

Et maintenant, sans filet, je vais essayer d'incorporer un lien en direct dans ce texte  en saluant  particulièrement  

Parisianne   qui m'a fait connaître les croqueurs

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Publié le par marie chevalier

 

LA TRISTESSE D’UNE ETOILE

 

Tu m'aimais du moins,  je le crus

Jusqu’à ce que je te surprenne

Les yeux tournés vers  le ciel

Indifférent à ma  présence,

Attendant fébrilement

La tombée de  la  nuit.

Je compris que cette fois,

C’était  fini,

L’amour de ma vie

Attendrait tous les jours

Son astre et ferait  fi

De  mes états  d’âme

Et de ma tristesse.
Elle avait pris ma  place !

Dommage, tu étais beau

Tu illuminais ma vie,

Tu me réchauffais

Je parle de toi mon  soleil

Qui préfère ce soir,

A ma fragilité,

La lune toute ronde

Et  joviale, et  attirante

Le traitre !

 

 

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