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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

   

 

 

Le 19 janvier est la journée internationale du Pop-Corn (si, si).
Pour célébrer cet évènement majeur, nous vous proposons le défi suivant : Racontez une anecdote croustillante ayant pour thème le maïs soufflé.
On pourra au choix :
– Révéler ses origines 
– En décrire un usage surprenant.
- Raconter comment le pop-corn a bouleversé votre existence. Ou tout autre sujet que le pop-corn pourra vous inspirer
.

 

Il faut que ça saute !

Ma mère, une vieille dame de plus de quatre-vingt-dix ans, a tout à coup eu une envie. Cela lui arrive parfois comme les gosses, elle me dit : Bibiche fais- moi des pop-corn s’il te plait...

—Mais maman tu n’as jamais voulu en manger, rétorquai je en espérant qu’elle oublie rapidement.

—Eh bien on peut changer d’avis et j’ai le droit à mon âge de faire un caprice.

—Bon d’accord, je te ferai cela…

—Non non pas : « je te ferai ça » « mais je vais faire ça » j’en ai envie aujourd’hui, demain je ne serai peut-être plus capable de savoir ce que je mange, tu sais je ne rajeunis pas.
 

Elle m’avait eue. Elle était douée pour me faire céder à tous ses caprices, heureusement dans l’ensemble ils étaient raisonnables, mais là, un pop-corn, je crois bien que je n’en ai jamais fait, du moins peut-être quand ma fille était gamine alors ce n’était pas hier !

Me voilà donc sur le net en train de chercher une recette et ma foi, ça n’avait pas l’air compliqué. Sauf que nous habitons en pleine campagne dans un petit village et les grains de maïs ne courent pas les rues !

Nous étions samedi, j’étais de repos alors je pris mon vélo électrique et me voilà partie au supermarché de la ville pour acheter ces fameux grains de maïs.

Il devait être dix -sept heures quand je commençai à sortir une sauteuse et de l’huile. Tout se passait bien j’avais mélangé les grains et l’huile et contente de moi, je pars m’assoir cinq minutes près de maman qui regardait n’importe quoi à la télévision.

Nous papotons un peu quand tout à coup elle me hurle, ça saute ! ça saute !

Le temps que je réalise de quoi elle me parlait je vois le sol de la cuisine se couvrir de grains ! la cuisinière, le sol, le plan de travail bref, il y en avait partout mais plus un dans la sauteuse.
j’étais furieuse, mais qu’est-ce que j’avais oublié ! quel désastre pour ramasser tout cela ! et ma mère qui riait aux éclats comme je ne l’avais pas souvent entendu rire !

Elle était derrière moi, et me dit :

—Sans rire Bibiche, tu aurais peut-être dû mettre un couvercle à ta sauteuse ou au moins rester tout près !

Effectivement, je savais bien que je n’avais aucune aptitude à faire des pop-corn mais au moins j’avais fait rire ma mère et ça, c’était une récompense. Je balayai donc mon sol, nettoyai la cuisinière et maman, voulant m’aider piétinait comme il se doit, les grains par terre, les écrasant sous ses chaussons, toujours en riant. Je ne me fâchai pas, elle était si heureuse.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Rédigez une recette par exemple, une recette de vie, un philtre, une potion magique, Ce peut être aussi une recette de cuisine ou de pâtisserie mais elle devra nous étonner, nous faire rire. 

                                                                 

La séduction

Lili était une jeune fille de dix-sept ans qui aimait Julien son voisin et ami d’enfance. Il ne la regardait presque plus depuis quelques jours ? Il semblait être amoureux d’Emma une petite prétentieuse qui ne se liait à personne au lycée. En revanche elle n’avait d’yeux que pour Julien. Ça énervait Lili et comme ses parents étaient pharmaciens, elle décida qu’elle allait faire un truc, elle ne savait pas encore quoi, ni contre qui, de Emma ou de Julien, mais il fallait qu’elle agisse.

Elle allait leur préparer une friandise à sa façon. A la réflexion, ce serait pour Julien, c’est lui qu’elle voulait à elle toute seule.

Elle se lança dans des recherches sur le Net et trouva une recette du bonheur.
elle l’imprima et le lendemain, elle commença à la préparer.

Tout d’abord, être irréprochable physiquement. Elle allait donc aller chez le coiffeur et se faire une couleur blond doré. Il aimait les blondes, elle le savait il lui avait souvent répété, elle qui était très brune avec des reflets un peu cuivrés.

Ensuite, ses parents connaissaient forcément une esthéticienne et il suffisait de leur demander l’adresse. En effet sa mère un peu surprise malgré tout lui en donna plusieurs mais en lui recommandant particulièrement Madame Devaux qui faisait des miracles.

—Mais Lili, tu es très jolie pourquoi veux-tu aller te faire « tripoter » le visage ?

—Maman, je veux simplement être nickel.

—Nickel ?

-T’occupe je te dirai…

Elle y passa plusieurs heures mais après être restée les yeux clos pendant que Madame Devaux lui massait le front, les tempes, lui faisait faire des mouvements de lèvres et lui débroussaillait les sourcils, elle ressentait déjà les bienfaits de cette recette de beauté.

Il restait quelques bricoles à ajouter : du vernis à ongles rose, un lait de corps parfumé, des vêtements à sa taille (elle avait l’habitude de se vêtir n’importe comment et souvent ses hauts étaient trop grands)

Et puis le plus important était son vocabulaire. Il allait falloir qu’elle fasse beaucoup d’efforts pour ne pas dire « p’tin » dans toutes ses phrases.

Enfin, elle était prête et Emma allait en baver de jalousie.

Toute pimpante, jolie comme un cœur, elle alla vers eux à la sortie des cours et les salua.

—Salut Lili, tu t ‘es fait quoi ? demanda Emma.

—Que veux-tu dire ?

—Ben oui, elle a raison on te croirait sortie du musée Grévin, ajouta-t ‘il en riant. Tu as le visage tellement lisse on croirait de la cire et puis cette couleur blondasse ne te va pas du tout et ce rouge à lèvres fluo, tu comptais séduire qui, peinturée ainsi ? 

—Pas toi en tout cas, répondit-elle vexée et blessée en même temps, je vais rejoindre un type moins nul que toi qui m’aime comme ça, dommage pour toi hein ?

—Mais moi je t’aime comme tu es Lili, tu n’as rien à me prouver, maintenant si tu as quelqu’un dans ta vie, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer.

—Tu plaisantes non ? tu m’aimes ? tu peux le répéter ?

—Oui je t’aime mais naturelle pas grimée.

Elle s’était donné tout ce mal pour rien ? Ça lui avait couté un bras tout cela pour s’entendre dire qu’il l’aimait, mais il est là le miracle !! elle fonctionne la recette ! bien sûr, en changeant, il s’est aperçu qu’il l’aimait avant !

Super cool, elle rentra chez elle, se fit un shampoing pour retirer cette couleur, remit ses vieux vêtements et le lendemain sauta au cou de Julien en lui criant :

—Moi aussi je t’aime !

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

 

 

Bonne année 2026 à tous ceux qui m'accompagnent et viennent me lire et me faire un coucou sur ce blog.

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