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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Annick Lotus vous propose d’écrire un texte (prose, poésie…), comme vous savez si bien le faire, avec pour thème « Les vacances » mais avec deux contraintes :

  1. Ecrire votre texte avec l’anaphore « C’est le temps… » (répétition en tête de phrase ou de paragraphe).

 2 – Et avec 5 mots obligatoires : transhumance, farniente, rire, soucis, heure


C’est le temps des vacances.

 

C’est le temps où l’on se réveille d’une année de travail et qu’enfin on peut se décontracter, se reposer, courir, faire du vélo ou simplement ne rien faire.

C’est le temps de prendre en mains nos petites exigences de l’année : se faire les ongles, se badigeonner de crème solaire ou bien préférer le farniente.

C’est le temps béni en quelque sorte, quand les cloches de l’église du village carillonnent sept heures du soir et qu’un copain hurle : eh !  les gars c’est l’heure de l’apéro ! vite on se retrouve chez Mado !  Forcément on éclate tous de rire ! on arrive !!!

C’est le temps aussi de faire le point entre nous, simplement, se raconter. Qu’avons-nous fait de positif cette année ? comment va la mamie de Gaby ?  au fait et Marion ? elle a accouché ?

C’est le temps des retrouvailles bien souvent avec les paysans du village ; ont-ils eu une bonne année de récoltes malgré le froid de cet hiver et la canicule d’aujourd’hui. C’est le temps de la transhumance nous répondent plusieurs bergers, on vous laisse les vacanciers et amusez-vous bien !

C’est le temps aussi, où l’on se rend compte que finalement on ne connait rien à rien à la vie paysanne et que l’on pose des questions idiotes auxquelles ils ont la gentillesse de nous répondre et un peu se moquer aussi.  Nous avons tous « gober » cette histoire de transhumance mais en réalité c’est dans trois mois !

C’est le temps de sourire et de rire et surtout de ne plus penser à rien qui nous contrarierait.

C’est le temps des vacances ….


 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 328 (croqueurs de mots)

Thème : 
 Le secret des arbres blancs 
 
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
 
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leur pluriel : 

1. Blanc 2. Arbre 3. Fleu 4. Printemps 5. Vert 6. Senteur 7. Jardin 8. Feuille 9. Pétale 10. Nature

Le petit bosquet

Comme souvent, mes pas me dirigeaient vers le petit bosquet perdu au milieu d’un champ d’avoine. J’avais pris l’habitude et ce moment de solitude me convenait parfaitement.

Aujourd’hui, j’avais de la chance : le ciel était d’un bleu duveteux comme j’aimais. Pas trop chaud, pas trop brûlant mais tout simplement une douceur sur les bras et le visage qui commençaient à bronzer doucement.

J’ai toujours aimé le soleil. Il rend le paysage resplendissant, le champ d’avoine était doré à perte de vue et sur les bords, des marguerites, des bleuets, des coquelicots et quelques lupins se dressaient pour profiter eux-aussi des rayons de l’astre. Tout ce mélange illuminait cette petite route de campagne.

Un peu essoufflée, je me suis assise dans l’herbe haute et les yeux clos, je pensais que l’on ne devrait jamais passer à côté de ces petits bonheurs.

Le calme de ce bosquet ! un plaisir !  seuls les bruissements de petits mulots ou autres habitants, des piaillements discrets de branche en branche sinon aucun bruit de civilisation.

Je me suis endormie et continuai mon rêve de bonheur sans cri, sans malheur, sans guerre… que la beauté de ce qui m’entourait.

Des moments de plaisir que je ne voulais partager avec personne. Ce petit bois était ma cachette, ma source, ma cabane, mon antre.

Je m’en souviens encore. j’avais une quinzaine d’années, des espoirs, et des paillettes dans les yeux.

J’ai toujours quinze ans mais l’orge est coupée et à la place, il y a un bel immeuble à trois étages, mon bosquet a été rasé,

Alors mes rêves sont enfouis et sont ma réserve de beau quand le temps s’assombrit.

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