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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 La RONDE DES 25.

LA CONSIGNE :
 

Rédigez un texte libre en insérant les 25 mots suivants. 
Pour que nous puissions les repérer facilement, merci de les mettre en gras ou en italique ou en couleurs.

LA LISTE DES 25 MOTS : 

Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plume – Mémoire – Renaissance.

 

Elle allait avoir un bébé toute seule

 

Hélène, jolie jeune femme de trente ans attendait un bébé. Elle ne l’avait pas voulu mais maintenant qu’elle avait pris sa décision, elle allait s’y tenir, il le fallait. Elle était à la charnière de l’âge ; si elle voulait être mère, c’était maintenant avant qu’il ne soit trop tard.  

Janick, son compagnon n’avait pas dit un mot quand elle lui avait annoncé ; il l’avait regardée comme si elle lui disait qu’elle le quittait.

—Tu veux le garder ? lui demanda-t-il dans un murmure

—Bien sûr ! Tu n’es pas heureux ? dit-elle avec un doux sourire en s’approchant de lui.

—Non si tu le gardes, je me tire.

—La porte est ouverte.

Le silence qui suivit lui fit peur.

Ce fut leur seul échange et voilà qu’elle était enceinte de six mois maintenant. Janick n’avait jamais remis les pieds à l’appartement. Quand elle essayait de réfléchir à son devenir, elle reconnaissait volontiers qu’elle n’était pas très sûre d’elle. Son horizon était bouché. Que faire seule avec un bébé ? elle aurait peut-être dû être plus réaliste ? mais un enfant c’est le printemps qui rentre dans une maison, un enfant c’est une étincelle de bonheur ? non ? se serait-elle trompée ?

Sa mère qui avait été mise dans le secret dès que l’échographie avait confirmé sa grossesse ne tarissait pas d’éloges sur l’émerveillement que provoque l’arrivée d’un bébé dans un couple.

—De mémoire, je ne me souviens pas avoir été un jour aussi heureuse que lorsque tu m’es apparue. J’étais aux anges, je faisais plein de projets pour toi, je voulais tout

—Et finalement je suis devenue employée aux assurances, pas de beaux voyages, pas de vibrations à l’écoute des symphonies que tu m’obligeais à écouter !  répondit Hélène.

—Ne sois pas triste ma fille, ton Janick ne valait pas le détour. Une amourette éphémère rien de plus dans ta vie, il faut que tu en sois consciente, cet homme a toujours été une énigme pour ton père et moi, comment a-t-il pu te plaire ?

—Maman, on croirait que tu ne te souviens plus du frisson que tu as évoqué cent fois quand tu me racontais comment au cours d’un voyage en Italie, tu avais rencontré Papa ! Tu peux comprendre que c’est exactement ce que j’ai ressenti quand j’ai vu Janick pour la première fois. Tout d’abord ce garçon m’a vraiment envoutée ! il était si drôle si passionné !

—Surtout quand il te faisait visiter les Catacombes de Paris et que tu te perdais dans les labyrinthes rien que pour qu’il te cherche ! sourit sa mère.

—Oui tu vois je crois que j’ai réellement été amoureuse de lui. Sinon crois-tu que je serais enceinte ? j’avais tous les moyens pour que cela n’arrive pas, tu le sais.
Les deux femmes continuèrent à envisager gentiment la venue de ce petit qui allait de toute façon changer leur vie.

Les parents de Janick avaient été prévenus par gentillesse car ils avaient toujours été là quand leur couple avait eu besoin d’un coup de pouce financier ou même pour les aider à refaire leur appartement.

Caro portait toujours à son doigt l’émeraude que lui avait offerte son mari le jour de ses vingt ans. Quand elle apprit qu’un bébé allait naître, tout de suite elle téléphona à Hélène et lui dit : Hélène, je veux que ma bague lui serve de boussole et qu’il se souvienne toujours, même si ma mémoire s’en va que je suis heureuse d’être grand-mère.

—Mais Caro, si c’est un garçon ? demanda la jeune femme, un peu inquiète de cette proposition et surtout de la façon dont elle envisageait éventuellement de perdre la mémoire.

—Eh bien il pourra dire à ses petits copains qu’à sa naissance sa grand-mère lui a offert un cadeau insolite pour un garçon mais que c’est super sympa.

Les deux femmes se turent chacune poursuivant sa pensée. La future maman troublée par les propos de la mère de Janick et sa mère, commençant doucement à imaginer un joli berceau plein de pétales de roses du jardin si c’est une fille et de ballons bleus si c’est un garçon.

Hélène avait accouché d’une jolie petite fille. Un matin, debout, avec sa tasse de thé fumante à la main, elle regardait au loin le soleil se lever à travers les brumes matinales et son reflet dans la mare qui servait d’abreuvoir à tous les oiseaux de passage. Que c’est beau pensait-elle. Tu vois mon bébé, pas plus lourd qu’une plume, je sais déjà qu’avec toi, je vais renaitre. Je vais secouer la poussière qui s’est installée sur mon cœur depuis le départ de ton père et finalement, j’ai de la reconnaissance pour lui. Je vais être une maman comblée et c’est quand même grâce à lui. Pensait-elle en souriant.

Et puis peut-être qu’elle essaiera de le contacter pour lui annoncer la nouvelle ? il a le droit de savoir. Non ?

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Annick nous propose donc d’écrire une histoire (prose ou poésie) comme vous savez si bien le faire:

– soit en utilisant des titres de romans, de chansons, de fables ou de poèmes (ex: Les trois mousquetaires rendent visite à la Dame aux camélias. Ils partent visiter Notre Dame de Paris et… …)

– soit en utilisant les titres de chapitres d’un livre que vous avez particulièrement aimé. (ex: mon texte du 090520, « Faut pas pousser » ) À vos plumes ou vos claviers et régalez-nous comme à votre habitude!

 

Lettre à mon fils

 

Non je n’ai rien oublié. La tendresse dans tes sourires et le p’tit bonheur de t’avoir dans ma vie.  Ma liberté n’était réservée qu’à toi mon petit garçon. Tu te souviens de Sarah ? elle n’avait plus vingt ans, mais il aurait suffi de presque rien pour qu’elle devienne  ma compagne, alors  je pense à elle et je l’appelle dans mes rêves Madame Nostalgie.

L’absence est d’autant plus difficile que je ne suis qu’un italien plus très jeune et je me demande souvent : combien de temps ? il est où le temps qui reste ?

Et puis mon garçon, si l’on se rencontre, tu me paieras un verre et je te raconterai Venise, car Venise n’est pas en Italie, elle est dans mon cœur.

Bon assez parlé de moi, l’homme fossile ! Non non ne proteste pas, je sais que Sarah et moi ne sommes pour toi que le vieux couple désuni mais mes dernières pensées vont vers toi, le petit garçon que j’ai aimé. Et dis-toi que si je t’écris aujourd’hui seulement c’est que je me dis qu’il suffirait de presque rien pour que ma solitude ne soit plus qu’un souvenir. Je voudrais pas crever sans t’avoir revu et surtout sans avoir dansé la java des bombes atomiques. Tu vois  je délire déjà.

Je t’attendrai

Papa

 

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