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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

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La dure réalité

 

 Je savais depuis le début que Joseph cachait quelque chose. Un jour que je  l’épiais, je l’ai entendu passer un coup de fil directement à Dieu  pour lui demander ce qu’il devait apporter  à Jésus  pour son petit Noel.

Dieu dans sa grande  bonté  lui a répondu : mais ta  présence  lui suffit  Joseph !

Pas convaincu, le brave charpentier décida  malgré tout  de  faire un cadeau dont  le gamin se souviendrait. 

Alors il alla  dans  le bureau de Marie  qui pestait contre  les redevances EDF qui avaient encore augmenter, contre  la dinde  qui n’était plus ce qu’elle était et  quand elle  l’entendit lui demander du papier à lettres et  un crayon, elle s’énerva.

— Que veux-tu faire encore ? Tu crois que tu n’as  pas fait assez de bêtises  depuis que notre fils est  né ?  Tu n’as  même  pas été  fichu de lui fabriquer une balançoire dans le jardin !

 Joseph tout contrit  ne répondit pas et  prit sans un mot  le papier et le crayon. 

Il s’isola dans la cuisine et  sortant un bout de  langue  pour mieux s’appliquer il écrivit  trois lignes :

Père Noel, ne m’en veuillez pas  mais  il ne faut pas  vous fâcher, vous n’avez plus  lieu de  passer chez les enfants. Je suis le  père de Jésus et  il est  né  à La Courneuve à la maternité.  Alors s’il vous  plait ne fêtez plus ce jour  je vous en supplie, ce ne sont que des  mensonges.

On ne sut jamais ce qu’en pensa  le  père Noel mais ce que l’on sait c’est que depuis ce  jour, il se promène en calèche et vend des portables sur les  marchés. Personne ne comprenait  jusqu’à ce qu’il dépose dans  toutes  les maisons  la confession de Joseph.

Quelle histoire ! Ne la racontez pas aux enfants surtout !

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

On peut faire quelquefois d’un désagrément un atout.

Raconter, de préférence sur mode léger et sans allusion à l’actualité, votre plus beau souvenir de petit désagrément (maladie d’enfance, voyage annulé, …)

 

Il fallait en rire 

J’étais encore jeune et plein d’allant mais traumatisée par un travail stressant et fatiguant. Il faut dire que je voyais environ 300 à 400 personnes dans la  journée qui défilaient. Celui-ci pour déposer une remise-chèques, celui-là pour demander un crédit, l’autre  pour  avoir de la  petite  monnaie, l’autre encore pour obtenir une avance sur son salaire. Le plus exigeant était celui qui venait protester contre la différence entre ses  comptes et ses  relevés bancaires. Il fallait faire face, rester courtois et calme et franchement parfois  « on pétait les plombs ».

Un jour justement où je recevais un client modeste qui voulait anticiper sur  la fin du mois, je lui expliquai que cela n’était plus possible, il avait déjà largement utilisé tout ce qu’il avait et  que l’on ne pouvait aller  plus loin. J’ajoutai que  j’étais navrée, que je me  mettais à sa place, que je comprenais mais que…

Il resta assis dans le fauteuil clientèle en face de moi, bien qu’à plusieurs reprises  j’avais confirmé que  je  ne pouvais rien pour lui. A  un moment, très énervée  mais  cachant cela sous un sourire crispé je lui dis : Vous ne voulez  pas  partir ?  Pas grave, c’est moi qui vais m’en aller »

Il ne me répondit  pas. Je pris un gilet, mon sac  à mains et dignement sous le regard étonné  de mes collègues  je sortis. Je fis le tour du pâté de maison, bus un verre d’eau fraiche au  petit café  d’à côté,   et  rentrai…

Il était toujours  là, assis de la  même façon, les  jambes  bien tendues.

Mes amis commençaient à glousser, se moquant gentiment de moi. J’étais quand  même  prise de court. Je  m’assis toujours dignement devant lui et d’un air  narquois, il me demanda : il ne fait pas trop frais dehors ? Bon on reprend  où en étions-nous ?

Et là, je fus  prise d’un fou-rire  nerveux suivi par  plusieurs de mes collègues. Et lui –même se  leva et me dit l’air très sérieux : aller,  je vous ai assez ennuyée  pour aujourd’hui je reviendrai demain………

Mon seul réflexe, éberluée devant son aplomb fut de répondre sottement : OK  à demain…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Raconter une belle histoire qui va mettre en scène trois personnages : Jules, Jeanne et son éternelle cane

Un personnage de petite taille qui semble assez agité

Un lieu : une mare près de l’église

Un objet : une pendule

 

 

Jeanne et Jules

 

Regardant sans arrêt la pendule qu’il avait  volé  à sa grand-mère,  Jules, trépignait  près de  la mare  aux canards  du village. Il avait repéré une  cane toute  blanche et  il voulait absolument  lui donner du pain rassis avant la sortie de la messe.  Le  problème est que  le  pauvre gosse était  plus  petit que la  moyenne, c’était un nain. Et ses bras  n’étaient pas assez  longs  pour  attraper  la cane  même si elle venait près du bord.

De plus  les cloches se mirent à sonner la fin des vêpres, doux  Jésus, si sa  mère le trouve  là pataugeant dans les grandes herbes, il va encore  se faire disputer.  D’emblée dès qu’il pensa  à la punition éventuelle, il se  mit  à hocher la tête de droite à gauche, secouer les épaules.  Ses tics  le reprenaient. 

Le  pauvre  déjà handicapé par sa taille  le voilà maintenant  bien ennuyé car les  amies de sa  mère  l’interpellent et lui demande  pourquoi il est si nerveux.

C’est parce que  je veux donner du pain à la  jolie cane blanche de Maman, et elle  n’en veut pas.

La dame se retourne vers  Jeanne, l’air  affligé : ma  pauvre Jeanne, vous n’avez  vraiment pas eu de chance avec ce gamin.

Jules, rageur, ayant enfin réussi à donner son pain donna  un grand coup de poing dans les fesses de  la bigote qui hurla, outrée !

Jeanne  pouffa en s’excusant : ben oui hein, il est  petit il ne se rend  pas compte  où il frappe. 

Elle  prit la  main du gamin et ils  rentrèrent chez eux, heureux d’être ensemble. Avec sa  mère il n’avait pas le complexe de sa taille. Il faut dire qu’elle-même était naine….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans

J’ai mis mes neuf romans en e-book et en auto-édition chez Lulu.com

https://www.lulu.com/shop/search.ep?keyWords=marie+chevalier&type=

Bien sûr ils restent disponibles en papier 

Les Jeannette,  (4 euros)

 

JEANNETTE disparaît, laissant VINCENT, désemparé, face à son malheur trop soudain.
Il est seul, confronté à de nouveaux problèmes domestiques et administratifs qu'il n'a jamais maîtrisés : il est mal.
Et voilà, qu'en plus, il trouve par hasard une lettre adressée à  JEANNETTE , non ouverte !
Curieux, il découvre une lettre d'amour ou plutôt  une lettre de rupture, signée d'un grand P majuscule ???…
A partir de ce moment, il n'a de cesse de savoir s'il a été trompé ou non par sa femme.
Cela devient une véritable obsession.
Au cours de ses recherches, il rencontre PAULINE et sa vie va osciller entre le rêve, la réalité, voire le cauchemar…

 

 Une folie ordinaire (4 euros)

 

Nicolas est un garçon calme et affectueux. Il est élevé par sa mère, Hélène, qui s'est retrouvée veuve peu de temps après son mariage et avant la naissance de son fils.
Justine, la soeur de son père n'a de cesse, d'essayer de convaincre Hélène de se détacher de Nicolas qui devient de plus en plus différent et apporte bien des tourments à sa mère.
Une suite d'évènements malheureux et inexpliqués se succèdent dans la famille d'Hélène et de doutes en certitudes, on se demande lequel d'Hélène, de Justine ou de Nicolas sera rattrapé le premier par la folie.

 

 

Les marques de la vie (3 euros)

 

Lucie est une femme à qui la vie n’a pas fait de cadeau. A soixante ans passés, c’est l’heure du bilan, de la douloureuse rétrospective. Douloureuse, certes, mais néanmoins nécessaire, ne serait-ce que pour comprendre pourquoi cette gamine “ne souriait jamais quand elle avait cinq ans”. Car à cinq ans, la seule préoccupation de cette enfant abandonnée à sa tante, se résumait en une question, terriblement récurrente : “Tata, qu’est-ce qu’elle fait Maman à cette heure-ci ?”. Mais Lucie ne peut, ne veut écrire sa propre vie. Alors, c’est Marie Chevalier, son amie, qui s’attèle à cette lourde tâche qui est de témoigner de la dure construction d’une femme forte, afin de donner un exemple, une preuve qu’il n’y a pas de fatalité.

 

Pas de chance (3 euros)

 

Ceci  est  la dernière version de mon roman « des vies saccagées ». en effet, j’ai réécris,  du moins  complété ce  qui paraissait à plusieurs  lecteurs  un peu trop sec et un peu trop reportage. J’ai donc fait en sorte d’étoffer les  personnages, de mieux les  décrire, mais  l’histoire reste celle-ci-dessous 

J’ai voulu raconter la vie de plusieurs femmes depuis les années 1900 à nos jours : leurs souffrances, leurs joies, leur dure vie, la guerre, la misère... Elles auraient pu être  mes grands-mères ou mes tantes ou ma mère.

 

 

Qu’en penses-tu ? (3 euros)

Eva et Sonia sont jumelles. Leur mère est morte  en les  mettant au monde et elles ont été  élevées par leur grand-mère  Maryvonne.  Elles ne connaissent pas leur père qui est  parti loin d’elles au décès de sa femme... .Entourées de la tendresse de leur  Mamie, elles ont peu souffert de cet abandon et sont devenues de  jolies  jeunes filles gaies et aimant  rire et s’amuser. C’est  malheureusement à cette époque que le destin bascule et  les sépare. Des hommes entrent en « scène » et elles vont terriblement souffrir sous le regard de Maryvonne qui, malgré son amour  ne peut  pas  beaucoup les  aider.

 

 

 

Les dérives de l’ambition (3 euros)

 

Cette fois nous entrons  dans un univers où l’argent règne en maitre au détriment sans doute des sentiments.
Un mariage discordant, des événements imprévus, des non-dits, des secrets bien gardés,  Des personnages qui évoluent, se croisent, se font mal parfois  …

C’est tout cela que  Marie Chevalier nous raconte…

 

 

 

 

 

Marguerite ou le pot perdu (3 euros)

Une famille ordinaire, une jolie maison spacieuse dans un petit bourg du Loiret et l’histoire commence.

Nicolas, 30 ans, qui n’arrive pas vraiment à s’assumer et vit encore avec ses parents.  Thierry, patron d’une  petite société, un peu volage, souvent en déplacements  pour affaires et  plus … Cathy, la mère au foyer, gentille mais qui un jour en a assez de cette vie monotone. Jean, l’oncle de Thierry, quincailler, qui fut autrefois amoureux de Cathy. Et bien sûr, Marguerite, la mère de Thierry qui vit avec le couple et dont Cathy prend soin. Et puis un jour tout cet édifice s’effondre. Personne n’en sortira indemne.

 

Bastide (3 euros)

 

Bastide, un jeune homme considéré comme  un peu attardé dans un village d’Auvergne se trouve confronté  à une dure épreuve quand il rencontre  Marie-Laure dont le mari est décédé dans un accident de voiture.  Elle-même se remettra-t-elle de cette  perte ?  

En fait, qui est le plus mal dans cette  histoire romanesque ?  Marie-Laure ? Bastide ?  Ou les autres…

 

 

 

 

La puce (3 euros)

 

Bruno et Ariane sont mariés depuis douze ans, ont une  petite fille adorable Diane. Ils vivent tranquillement dans un pavillon de banlieue  agréable.

Un soir, ils se disputent comme cela peut arriver dans un couple et ils vont se coucher  fâchés.

Le lendemain Bruno n’est plus là et Ariane trouve un petit mot sur la table de cuisine : amuse-toi bien moi c’est ce que je vais faire.

Toute sa vie va être modifiée à cause de cette  phrase. Contrariée et anxieuse, Ariane prend sa voiture et a un accident.  Alors commence l’engrenage infernal. C’est à ce moment  qu’elle perd complètement ses moyens et est obligée d’aller se faire soigner, mais  pas  n’importe où : au centre Dural…

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes poèmes

 

N’est-il pas vrai ?

 

Novembre : Les feuilles tombent 

Le ciel se  met en veille

Le soleil flemmarde 

La  lune sort plus souvent.

 

 Le  premier  on fête nos saints 

Le deux on fête nos morts

Le troisième  jeudi du mois

 On boit le beaujolais nouveau

Il faut se requinquer 

N’est-il pas vrai ? 

 

Le onze on fait une  minute de silence

Pour nos anciens tués dans les tranchées

Il faut  se rappeler  du passé

N’est-il pas vrai ?

 

Et  en même temps…

 

On sort les chocolats dans les  magasins

On inonde  les réseaux sociaux

De boules, de  sapins de bûches,

On parle dinde, foie gras

Mais une  petite  pensée 

Pour les  restos du cœur  

On aide notre  prochain,

N’est-il pas vrai ? 

 

Mais alors que nous reste-il

Pour décembre ? 

Eh bien moi je le sais 

On nous parlera du blanc…..

Et très vite de  la galette des rois 

Et on se  préparera  gentiment

Pour  Pâques 

Il faut penser à tout

N’est-il pas vrai ? 

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Publié le par marie chevalier

 

La superstition ?

 

Je n’y crois  pas !

Non cela n’est  pas possible

Hier soir  en m’endormant

Je rêvais d’un chat noir.

Le lendemain en me levant

Un miaulement a déchiré le silence

Qu’est-ce que cela  peut être ?

D’où vient ce  cri ?

Et  en m’avançant, je compris

Qu’un chat s’était perdu

Entre deux murs, coincé.
 

J’ouvris, et  je vis    ………

Un chat noir …

Transi et affamé.

Mais je n’ai pas pu y toucher.

Son poil hérissé me figea.
J’eus  peur !

Moi qui adore les chats !

Surtout quand  il  feula

Et cria : Maman !

Je m’éveillais en sueur

Le cœur chaviré.

Ce n’était qu’un rêve

Mais  jamais plus je ne regarderai

Un chat noir …

Ça porte malheur, il parait…

Mais je n’ose y croire !

Quoique….

!!!
 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes poèmes

Déchirure

 

Une tristesse sans nom

Lui serre le cœur

Et la ferait pleurer

Si elle ne disait pas : NON !!

A la sensiblerie et à l’émotion.

Il est  parti ?  Pour longtemps ?

Peu importe la durée !

Elle est en manque :

En manque de ses mots,

En manque de ses mains,

En manque de ses  yeux,

En manque de  lui,

Tout simplement.

S’il revient ?

Plus rien ne sera comme avant :

Brisure, cassure, rupture,

Rancune, douleur, ressentiments,

Il va falloir bien du talent

Pour faire semblant

De ne l’avoir jamais connu

De ne l’avoir jamais aimé.

MC

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 173 : Croqueurs de mots

On vous a servi un breuvage qui vous a statufié sur un banc public. Racontez ce que vous voyez ou entendez  ou même ce qui se passe dans votre tête.

 

En dehors du temps

Je suis bien. Je n’ai jamais été aussi bien. Mes douleurs aux genoux ont disparu et je suis comme dans un rêve.  Près de moi sur ce banc, dans ce square  que je ne connais  pas, est venu s’installer un vieux monsieur. Je dis vieux car il doit avoir mon âge.

Il est vêtu comme en plein hiver et pourtant nous sommes au mois de Juillet. D’ailleurs, il s’essuie régulièrement le visage avec un bout de sopalin qu’il déchire consciencieusement du rouleau  qu’il a  posé entre nous deux. Il me parle, me dit qu’il fait frais pour la saison, que l’on endure une petite chauffe le soir et qu’il est heureux d’avoir acheté des sachets de verveine. Il en boit une en rentrant et ça lui fait du bien aux os. Je l’écoute béatement, un demi sourire sur les lèvres, mais en fait je me fiche éperdument de ce brave homme. Comme je vous  l’ai dit  je me sens  merveilleusement bien, je me sens  très bien.

Un jeune enfant passe près du banc et me lance son ballon. Je ne le rattrape pas. Le gosse  s’énerve : joue Madame !

Toujours mon sourire béat, mais pas un mouvement, pas un geste. Le petit s’enhardit ; il me tâte  les  mains et  téméraire vient  jusqu’à me tirer les cheveux. Je ne bouge toujours pas

        — Maman, la dame est froide ;

        — mais non voyons tu vois bien qu’il s’agit d’une statue.

  • Mais alors  pourquoi elle sourit ?

— Allez viens, tu m’en demandes trop !

         — Maman, Mama, tu as raison, i l y a  même  un pigeon qui vient de  faire caca sur sa tête !

  • — Alors tu vois !

A ce moment -là c’est moi qui me réveille, je sors de cette  léthargie passagère due sans doute à mon âge ou  à ce truc bizarre que m’a fait boire  Eliane,  et je me lève d’un bond. Le gamin coure encore….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

La seule contrainte est de commencer votre texte, par : partir, ça y était : instant magique.

 

On part

 

Partir, ça y était : instant magique, n’est-ce pas Zoé que c’est magique ? Non ?  Tu ne réponds  pas tu es trop occupée ?   Zoé notre fille de trois ans trimballait son doudou dans tout l’appartement et me suivait pas à pas pour ne pas me  perdre.

Vincent quant à lui pestait contre la porte de cuisine en insultant bien sûr le  serrurier car c’était forcément de s faute si mon cher mari n’arrivait pas à rester calme devant une serrure tout à fait ordinaire. Il suffisait simplement de tourner la clef dans le bon sens mais il était gaucher et trouvait toujours cette excuse lorsqu’il fallait, par miracle qu’il s’occupe de  l’intendance.

Moi j’avais fermé les volets du séjour, des deux chambres et je finissais de cadenasser la  petite  lucarne de la salle de bains.

Zoé s’impatientait : Maman, Papa on s’en va quand ?  vite ! Je veux voir la  mer !

Enfin nous fûmes dehors sur le palier de l’immeuble. Plus que  cinq  étages  et hop à nous les vacances, à nous les châteaux de sable, à nous les baignades et le soleil :

Nos trois valises à roulettes  à nos pieds, mon sac à mains en bandoulière, et le doudou de Zoé calé dans son bras. Nous attendions  l’ascenseur au bout de cinq minutes, Vincent s’énerva et nous dit : je vais voir quel est le con qui n’a pas refermé la porte.

Zoé, forcément poussa un « Ho !! » d’effarement, naturellement offusquée  et ravie d’avoir entendu un gros mot.

Ne le voyant pas revenir, je l’appelai en me penchant à la rambarde : pas de réponse.

L’affolement me  prit. Que faisait-il, où était-il ?  Quand on le vit remonter à pieds les étages, à son visage pâle de  colère  je compris que l’ascenseur était tout simplement en panne.

— Bon partez sans moi, j’ai ma dose.

— Mais Vincent reste cool. Ce ne sont que des bagages à descendre, on fera plusieurs  voyages.

Il me regarda méchamment et dit :

— Et qui à  ton avis va les descendre ?

— Ben nous trois…

— Sans doute, oui  et puis avec votre manie d’emmener un tas de trucs qui ne servent à rien, je suis sûr que si je m’en étais occupé  il n’y aurait eu qu’une valise en tout, on ne  part qu’une semaine !

— Vincent ne sois pas de mauvaise foi. Les valises sont  là maintenant. On ne va  pas  les  vider n’est-ce-pas ?  Alors tu en prends une et moi une autre. Zoé, ma chérie tu nous attends ici surtout tu surveilles bien la dernière valise. On remonte tout de suite.

Arrivés dans le  hall, nous  avons fait une  pause pour souffler et Vincent  plein d’humour me dit : c’est tout bon ça descend, on remonte à vide. Je me mis à rire et lui fis un baiser sur la joue quand on entendit hurler Zoé.

Vincent remonta à toute vitesse et il me cria :

— Ce n’est rien tout va bien, reste en bas. Son doudou  est tombé dans l’escalier. On va le récupérer.

Il descendit la troisième valise, Zoé sur ses talons et au premier étage, elle récupéra  le doudou. D’une  petite voix elle nous dit :

— Ah ben dites donc c’est ça  votre  instant magique ?

Nous n’avons rien répondu trop occupés  à cacher nos sourires 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier

 

 

 

LA PUCE

 

 

4èeme de couverture

 

Bruno et Ariane sont mariés depuis douze ans, ont une  petite fille adorable Diane. Ils vivent tranquillement dans un pavillon de banlieue  agréable.

Un soir, ils se disputent comme cela peut arriver dans un couple et ils vont se coucher  fâchés.

Le lendemain Bruno n’est plus là et Ariane trouve un petit mot sur la table de cuisine : amuse-toi bien moi c’est ce que je vais faire.

Toute sa vie va être modifiée à cause de cette  phrase. Contrariée et anxieuse, Ariane prend sa voiture et a un accident.  Alors commence l’engrenage infernal. C’est à ce moment  qu’elle perd complètement ses moyens et est obligée d’aller se faire soigner, mais  pas  n’importe où : au centre Dural…

 

Extrait 1

… Bruno essayait en vain d’appeler chez eux mais personne ne répondait. Mais où était passée Ariane ? Quand  même  pas  partie à cette saloperie de séminaire avec cet abruti d’Éric ? Elle lui avait  bien promis que tout était fini. Ils devaient tous les deux oublier  leur  petite escapade et reprendre leur vie calme et sereine…

 

Extrait  2

…Elle parlait vite, insultait la machine qui d’après elle n’allait pas assez vite et hurlait contre la veuve en lui faisant remarquer que sa vie était un torchon tout juste bon à lire aux toilettes. Mais elle ajoutait à chaque fois qu’elle l’écrirait quand  même car elle l’avait promis…

Extrait 3

Les portes se refermèrent, les lumières s’allumèrent et des glaces descendirent  tout autour du hall.  Personne ne pouvait ni entrer ni sortir ce qui était indispensable pendant le colloque de l’année qui élira à bulletin secret lequel des  patients sera choisi pour aller dans la sphère. Personne ne savait d’ailleurs ce qu’était la sphère…

Extrait 4

… Diane riait quand son père voulait prendre le  bébé dans ses bras car  automatiquement cela déclenchait des  cris. Vexé,  Bruno souriait malgré tout et en le rendant à sa  mère  disait que décidemment il ne savait pas s’occuper des enfants. Diane  se levait  venait  lui faire une bise et  le rassurait : mais si Papa tu as été un bon père jusqu’à ce que tout bascule. Nous voilà redevenus une famille normale c’est super…

 

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