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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Annick nous propose donc d’écrire une histoire (prose ou poésie) comme vous savez si bien le faire:

– soit en utilisant des titres de romans, de chansons, de fables ou de poèmes (ex: Les trois mousquetaires rendent visite à la Dame aux camélias. Ils partent visiter Notre Dame de Paris et… …)

– soit en utilisant les titres de chapitres d’un livre que vous avez particulièrement aimé. (ex: mon texte du 090520, « Faut pas pousser » ) À vos plumes ou vos claviers et régalez-nous comme à votre habitude!

 

Lettre à mon fils

 

Non je n’ai rien oublié. La tendresse dans tes sourires et le p’tit bonheur de t’avoir dans ma vie.  Ma liberté n’était réservée qu’à toi mon petit garçon. Tu te souviens de Sarah ? elle n’avait plus vingt ans, mais il aurait suffi de presque rien pour qu’elle devienne  ma compagne, alors  je pense à elle et je l’appelle dans mes rêves Madame Nostalgie.

L’absence est d’autant plus difficile que je ne suis qu’un italien plus très jeune et je me demande souvent : combien de temps ? il est où le temps qui reste ?

Et puis mon garçon, si l’on se rencontre, tu me paieras un verre et je te raconterai Venise, car Venise n’est pas en Italie, elle est dans mon cœur.

Bon assez parlé de moi, l’homme fossile ! Non non ne proteste pas, je sais que Sarah et moi ne sommes pour toi que le vieux couple désuni mais mes dernières pensées vont vers toi, le petit garçon que j’ai aimé. Et dis-toi que si je t’écris aujourd’hui seulement c’est que je me dis qu’il suffirait de presque rien pour que ma solitude ne soit plus qu’un souvenir. Je voudrais pas crever sans t’avoir revu et surtout sans avoir dansé la java des bombes atomiques. Tu vois  je délire déjà.

Je t’attendrai

Papa

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

« Imaginez deux jeunes gens en quête d’aventures qui découvrent un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole. Soudain, ils entendent un bruit inquiétant. Ne seraient-ils pas seuls, quelqu’un les suivrait-il ?

À vous de continuer cette histoire abracadabrantesque ! »

Deux jeunes curieux

Maria, viens voir ! chuchota Julien en faisant de grands gestes. Elle accourut inquiète, car en général Julien faisait partie de ces gens au verbe haut, qui ne parlait pas mais « gueulait c’est ce qui lui disait sa grand-mère qui pourtant perdait un peu l’oreille.
—Que se passe-t-il ?

—Tu n’entends rien ?

 —Non je devrais ?

Elle s’approcha et il lui montra un vieux cahier tout marron, tout déchiré, écorné.  Devant son étonnement, il lui expliqua qu’il avait trouvé cela dans la cave du domaine de Pagnol en visitant et qu’il s’agissait sûrement des recettes de vins que personne n’utilisait plus maintenant.

—Mais pourquoi me fais-tu signe de me taire ?

—Moins fort !! je crois que nous sommes suivis !

—Ici dans le domaine ? c’est logique, il s’agit sans doute de visiteurs comme nous.

—Non j’entends grogner et chaque fois que je m’arrête ça s’arrête également.

—Et c’est quoi ?

—J’ai l’impression qu’il s’agit de ce vieux livre.

Maria éclata de rire.

—Tu veux dire que cette vieille chose te parle ?

—Non c’est pire, il me suit...

—Tu ne trouves pas que le petit blanc que nous a offert la patronne était frelaté ? tu délires mon pauvre Julien !

Elle le regarda mais il ne riait pas. Et soudain, elle aussi entendit un bruissement léger derrière eux. Elle se retourna vivement et comprit. Cela provenait du livre effectivement. Il s’agissait d’une voix douce et monotone qui murmurait des mots sans suite. Le livre récitait des recettes ! Il racontait comment on fabriquait le meilleur vin de la région ! chaque fois que Julien tournait une page, le bruit s’amplifiait.

Ils étaient stupéfaits et en même temps excités ! quelle histoire quand ils la raconteront à leurs copains ça va faire un buzz !

Hélas le vieux cahier tomba des mains de Julien et les feuilles s’envolèrent. C’est en courant pour les rattraper que Maria sentit une main lui serrer la gorge. Il y avait bien effectivement des « suiveurs » prêts à tuer pour obtenir les derniers feuillets de ce cahier maudit.

—Marion, viens, bouge-toi, tu dois être ivre avec toutes ces vapeurs de vin, tu as l’air complètement ailleurs.

—Tu ne crois pas si bien dire, j’ai senti une main qui me serrait la gorge et quelqu’un me demandait le cahier… murmura-t-elle d’une toute petite voix apeurée.

—Espèce de gourde, ! c’était moi, tu ne voulais pas le lâcher tu allais le déchirer ! tu vois que tu étais ivre lalala ! quand je vais dire ça aux potes, on va bien rire !

Il reçut une gifle qui le fit taire …momentanément.

 

 


 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu. Rédigez le texte qui est écrit dessus en vous inspirant, si vous le souhaitez, de certains genres littéraires (fantasy, romance, policier…).

Il vous faudra aussi inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.

                                                       page 52

—Pourtant depuis quelque temps tu allais mieux non ?

—Oui on peut dire cela mais tu sais cet abruti de Johan m’embrouille le cerveau avec ses histoires amoureuses. S’il savait comme je m’en fiche que Manon est plus jolie que Louise mais moins blonde et moins grande !!!

—Il a quel âge ton fils maintenant ?

—15 ans, tu comprends que la puberté est en pleine activité et il est très remuant.

Jeanne et Margot parlaient entre « filles ». les hommes étaient sortis fumer dans le jardin et papoter aussi. On dit les femmes bavardes mais quand les hommes s’y mettent !

—Bon à part ça, toi tu en es où avec ton patron ? il te cherche toujours des noises ?

—Un peu moins depuis que je l’ai menacé d’aller en prud’hommes.

—Et quel sera le motif ?

—Parce qu’il est le patron, il se croit tout permis par exemple me faire travailler le samedi ou même le dimanche si cela l’arrange, or nous avons un pacte, je dois me réserver ces deux jours pour ma famille, tu comprends ? c’est dans mon contrat !

—Cela dit je suppose qu’il y a noté deux jours consécutifs pas forcément le week-end, je me trompe ?

—Hélas non, il est là le problème ! Il faut que j’arrive à le persuader mais comment ?

—Essaie le charme ça te va bien, et tu sais comme moi que … La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.  Un bon exemple si tu vois Jean mon amoureux et ton mari, ils se ressemblent physiquement beaucoup et pourtant ils n’ont absolument pas eu le même parcours.

—En effet, le tien n’est pas fou, il ne t’a pas épousée ni fait d’enfant tu es avant tout sa maîtresse libre de tes actes alors que moi entre ce fichu patron et Johan qui me casse les pieds, j’ai parfois envie de partir loin.

—Pour aller où ?

—Si je le savais, je ne serais pas là en train de me plaindre dans ton giron.

Elles éclatèrent de rire et regardèrent les hommes venir vers elles.

—Ca va les filles ?  Heureuses ?

Aucune ne répondit…

 

 

 

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Publié le par marie chevalier

Dix mots Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

Et maintenant qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ?

On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque ... A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici !

 J’aime rêver

J’avais  programmé par anticipation dans ma petite tête une idée folle. Une virée sans bagage. Où ? je ne sais pas vraiment, mais quand même une envie d’alunir comme un humanoïde ordinaire me tentait bigrement.ma théorie était simple : soit j’étais transmutée en petit bonhomme vert, soit je traversais un grand vide sidéral et couverte de particules, je retombais dans ma maison et contaminant toute ma famille pour laquelle j’ai depuis peu une vision dystopique. Cette famille ne me correspond plus. C’est aussi pour cela que je veux partir.

—Marianne ! ton taxi est là !

—Dis-lui que je ne veux plus partir !

—C’est une bonne nouvelle, je peux savoir pourquoi ?

—Pour ne pas te laisser seule Maman…

—Trop mignonne toi, mais que tu restes pour moi me semble bien une utopie, que tu restes parce que tu as la trouille de rencontrer ta future belle-famille me convient mieux !

—Bon en même temps ce n’est pas comme si j’allais sur la lune, dans trois jours je suis rentrée.

—Bon voyage ma fille … 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Le thème de ce défi étant assez long et visuel je mets le lien ici :

Défi 322 : Comment j'ai adopté un dragon ! - Les Croqueurs de Môts

 J'ai choisi  la série A et le thème 54 " j'ai mangé la pomme"

Les13 variétés de pommes de nos vergers | Domaine Darmandieu

 

—Je ne vous dérange pas, je voudrais vous raconter un truc marrant ?

—Pas du tout vas-y je t’écoute.

Quand je ne me sens pas en forme je téléphone à Adeline, ma voisine, et nous papotons, ça nous détend, alors je lui racontai mon anecdote.

La semaine dernière, je ne me sentais pas très bien. Quelques nausées, quelques suées et malgré tout pas de fièvre  alors je ne me suis pas inquiétée. Mais en y réfléchissant, je me suis souvenu que le repas de la veille avait été extrêmement copieux. Nous fêtions l’anniversaire d’un ami et les plats et les vins étaient au rendez-vous bien entendu.

Un matin je me suis réveillée vraiment très lasse et croyant avoir faim, j’ai mangé une pomme. Cela a toujours été mon coupe-faim depuis toute petite alors j’ai choisi  la plus belle, bien rouge  une « gala » dit-on. Et croyez-moi si vous voulez, je me suis sentie tout de suite requinquée, étonnant non ?

Hélas une heure plus tard, pas de bol, il me prit une furieuse envie de vomir.

Et là GRRR ! des nausées  pire que lorsque j’ai eu Romain !

Tu veux mon avis ?

— Allez-y je peux tout entendre !

—Tu es enceinte !

— Arrêtez c’est ce que m’a dit une collègue, vous voulez rire, j’ai trente-cinq ans !

Sur ce, j’angoissai quand  même et ai immédiatement pris un rendez-vous avec ma gynécologue pour être rassurée. Et figurez-vous qu’elle n’a rien trouvé ! Sauf que je devais inconsciemment vouloir un bébé et mon corps réagissait en conséquence.

Voilà, Adeline a éclaté de rire et moi je prends des tisanes au thym pour me remettre de mon indigestion. En fait il y a toujours une solution à nos  petites misères..

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour cette semaine vous allez devoir composer avec des consignes bien singulières. Plusieurs éléments à mettre en scène.

Vous commencerez par placer des personnages qui devront faire face à des situations.

Le neveu de Lucienne - Un chômeur hyperactif -Un personnage décide que c’est la dernière fois- Cela se passe parmi des grands singes- Avec un problème : le poisson n’était pas frais- Utiliser des objets : une jupe très courte, un pinceau et un escabeau
 

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.

 

Histoire de famille

Mon père travaillait dans une petite usine d’outillage et il se retrouva au chômage à cinquante- cinq ans.

Les premières semaines se passèrent assez bien, il se reposait. Et puis la chasse au nouvel emploi commença. Il allait pointer tous les matins, se levait aux aurores et vers dix heures rentrait à la maison, mécontent et déçu.

Alors il décida de ne pas se laisser faire par tous ces prétentieux qui savent mieux que lui ce qui lui convient comme nouveau boulot. Il est en pleine forme, bel homme et il sait parler. Normal, il est président du comité des fêtes du village et son grand plaisir est de faire le discours sur les festivités attendues dans l’année.

Il décida d’aider les gens qui avaient besoin d’un coup de mains pour remplir leurs papiers officiels, assurance maladie, succession, retraite, impôts. Etc.… il se proposa donc comme écrivain public. La mairie accepta car le maire n’était plus très jeune et avait de sérieux problèmes avec le neveu de sa copine Lucienne. C’était un petit fainéant, disait-il qui tournera mal si une poigne de fer ne le remet pas dans le droit chemin. Et la poigne de fer ce fut la sienne.

Le pauvre Romain, se levait le matin, hirsute, endormi et pas vraiment prêt à fournir un effort. Et pourtant il le fallait, il devait passer à la ferme de Joseph et lui donner un coup de main pour nettoyer les étables. Ce qu’il faisait à contre cœur, mais il n’avait pas le choix, le maire avait maintenant un allié pour le surveiller : mon père !

Finalement Romain prit son mal en patience mais il faut dire que la belle Caroline, la fille du fermier était tellement jolie ! Un jour trouvant que le portail était bon à repeindre, elle alla acheter une peinture vert mousse et décida de le faire elle-même.

Vêtue d’un petit débardeur blanc, d’une jupe short très courte elle paraissait tellement prise par sa nouvelle besogne ! grimpée sur un escabeau le pinceau à la main, elle était divine. C’est ce que pensait Romain en la regardant, subjugué.

Il prend son courage à deux mains et quand elle a terminé la première couche, il vient la voir et lui propose d’aller faire un tour au zoo de Vincennes. Pourquoi le zoo ?  parce qu’il adore les singes et c’est une façon de sortir avec Caroline sans avoir l’air de la draguer.

Le rendez-vous est pris, demain ils prendront le train et feront une petite virée en amoureux. Toujours dans la petite tête de Romain car Caroline a l’air de ne voir cette sortie que comme un divertissement et une façon de s’évader de la ferme de son père.

Ils se baladent tranquillement et sont tous les deux attirés par de grands singes qui leur crient dessus. Ils rient et s’amusent à les regarder. Soudain, Romain n’y tient plus, il prend la jeune fille dans ses bras et essaie de l’embrasser. Hélas, il se prend une gifle et un cri : ça ne va pas non ? ! Les singes éclatent de rire, se moquent, il le voit bien. Il est ridicule devant des bestioles en plus, quelle honte, il rougit, bafouille et part en courant.

Caroline, surprise s’en veut quand même un peu et le rattrape au moment où il se penche auprès d’un arbre et vomit.

—Tu es malade ? mais aussi pourquoi as-tu essayé de m’embrasser sans me prévenir ? on n’est pas ensemble !

—Idiote, je vomis parce que depuis hier soir je suis malade, on a dû manger du poisson pas frais, mon père aussi est souffrant !

Ils se calment tous les deux. S’assoient dans l’herbe et d’un commun accord décident que c’est la dernière fois qu’ils se parlent. Lui parce qu’il a trop la honte, elle parce qu’elle se fiche complètement du garçon. Elle aime sa copine Clara….

—Comme ça tu es au courant, si tu dis un mot à mon père, je te tue.

Ils se tapent dans les mains et reprennent, moroses, le train et le traintrain de leur vie quotidienne.

—N’empêche que cela aurait pu être chouette nous deux non ?

—Ça aurait pu mais ça n’est pas, bonne soirée Romain, fais de beaux rêves.

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour ce prochain défi, je vous propose d'écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques. Qu'il(s) soi(en)t le personnage principal, et au début de votre texte, mettez une citation relative aux animaux. A choisir aussi d'inclure un des  deux mots (nouveautés Robert 2026) suivants : pelleteux de nuages (personne qui perd son temps à échafauder des projets irréalisables) ou mon gâté (ou ma gâtée) (terme d'affection employé pour s'adresser à une personne que l'on aime d'amour ou d'amitié).

A Zoé

Il était une fois

Il y a bien longtemps de cela,

Une  petite  boule de poils

De toutes les couleurs

Avait  fait irruption dans  notre  vie.

Nous l’avons appelée Zoé

Un grand amour était né.

Il aura duré dix -huit années….

Aujourd’hui elle n’est plus

Cette  petite boule de poils,

Ma douce, ma gâtée

Qui nous  dirigeait

Nous menait par le bout du nez

Dort maintenant

A  six pieds sous terre…

Ou alors elle s’est envolée ?

Vers le paradis des chats ?

Et moi comme une pelleteuse de nuages

Je l’imagine mener les anges

Par le bout du nez

Comme elle me menait..

Qui sait ?

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

   

 

 

Le 19 janvier est la journée internationale du Pop-Corn (si, si).
Pour célébrer cet évènement majeur, nous vous proposons le défi suivant : Racontez une anecdote croustillante ayant pour thème le maïs soufflé.
On pourra au choix :
– Révéler ses origines 
– En décrire un usage surprenant.
- Raconter comment le pop-corn a bouleversé votre existence. Ou tout autre sujet que le pop-corn pourra vous inspirer
.

 

Il faut que ça saute !

Ma mère, une vieille dame de plus de quatre-vingt-dix ans, a tout à coup eu une envie. Cela lui arrive parfois comme les gosses, elle me dit : Bibiche fais- moi des pop-corn s’il te plait...

—Mais maman tu n’as jamais voulu en manger, rétorquai je en espérant qu’elle oublie rapidement.

—Eh bien on peut changer d’avis et j’ai le droit à mon âge de faire un caprice.

—Bon d’accord, je te ferai cela…

—Non non pas : « je te ferai ça » « mais je vais faire ça » j’en ai envie aujourd’hui, demain je ne serai peut-être plus capable de savoir ce que je mange, tu sais je ne rajeunis pas.
 

Elle m’avait eue. Elle était douée pour me faire céder à tous ses caprices, heureusement dans l’ensemble ils étaient raisonnables, mais là, un pop-corn, je crois bien que je n’en ai jamais fait, du moins peut-être quand ma fille était gamine alors ce n’était pas hier !

Me voilà donc sur le net en train de chercher une recette et ma foi, ça n’avait pas l’air compliqué. Sauf que nous habitons en pleine campagne dans un petit village et les grains de maïs ne courent pas les rues !

Nous étions samedi, j’étais de repos alors je pris mon vélo électrique et me voilà partie au supermarché de la ville pour acheter ces fameux grains de maïs.

Il devait être dix -sept heures quand je commençai à sortir une sauteuse et de l’huile. Tout se passait bien j’avais mélangé les grains et l’huile et contente de moi, je pars m’assoir cinq minutes près de maman qui regardait n’importe quoi à la télévision.

Nous papotons un peu quand tout à coup elle me hurle, ça saute ! ça saute !

Le temps que je réalise de quoi elle me parlait je vois le sol de la cuisine se couvrir de grains ! la cuisinière, le sol, le plan de travail bref, il y en avait partout mais plus un dans la sauteuse.
j’étais furieuse, mais qu’est-ce que j’avais oublié ! quel désastre pour ramasser tout cela ! et ma mère qui riait aux éclats comme je ne l’avais pas souvent entendu rire !

Elle était derrière moi, et me dit :

—Sans rire Bibiche, tu aurais peut-être dû mettre un couvercle à ta sauteuse ou au moins rester tout près !

Effectivement, je savais bien que je n’avais aucune aptitude à faire des pop-corn mais au moins j’avais fait rire ma mère et ça, c’était une récompense. Je balayai donc mon sol, nettoyai la cuisinière et maman, voulant m’aider piétinait comme il se doit, les grains par terre, les écrasant sous ses chaussons, toujours en riant. Je ne me fâchai pas, elle était si heureuse.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Rédigez une recette par exemple, une recette de vie, un philtre, une potion magique, Ce peut être aussi une recette de cuisine ou de pâtisserie mais elle devra nous étonner, nous faire rire. 

                                                                 

La séduction

Lili était une jeune fille de dix-sept ans qui aimait Julien son voisin et ami d’enfance. Il ne la regardait presque plus depuis quelques jours ? Il semblait être amoureux d’Emma une petite prétentieuse qui ne se liait à personne au lycée. En revanche elle n’avait d’yeux que pour Julien. Ça énervait Lili et comme ses parents étaient pharmaciens, elle décida qu’elle allait faire un truc, elle ne savait pas encore quoi, ni contre qui, de Emma ou de Julien, mais il fallait qu’elle agisse.

Elle allait leur préparer une friandise à sa façon. A la réflexion, ce serait pour Julien, c’est lui qu’elle voulait à elle toute seule.

Elle se lança dans des recherches sur le Net et trouva une recette du bonheur.
elle l’imprima et le lendemain, elle commença à la préparer.

Tout d’abord, être irréprochable physiquement. Elle allait donc aller chez le coiffeur et se faire une couleur blond doré. Il aimait les blondes, elle le savait il lui avait souvent répété, elle qui était très brune avec des reflets un peu cuivrés.

Ensuite, ses parents connaissaient forcément une esthéticienne et il suffisait de leur demander l’adresse. En effet sa mère un peu surprise malgré tout lui en donna plusieurs mais en lui recommandant particulièrement Madame Devaux qui faisait des miracles.

—Mais Lili, tu es très jolie pourquoi veux-tu aller te faire « tripoter » le visage ?

—Maman, je veux simplement être nickel.

—Nickel ?

-T’occupe je te dirai…

Elle y passa plusieurs heures mais après être restée les yeux clos pendant que Madame Devaux lui massait le front, les tempes, lui faisait faire des mouvements de lèvres et lui débroussaillait les sourcils, elle ressentait déjà les bienfaits de cette recette de beauté.

Il restait quelques bricoles à ajouter : du vernis à ongles rose, un lait de corps parfumé, des vêtements à sa taille (elle avait l’habitude de se vêtir n’importe comment et souvent ses hauts étaient trop grands)

Et puis le plus important était son vocabulaire. Il allait falloir qu’elle fasse beaucoup d’efforts pour ne pas dire « p’tin » dans toutes ses phrases.

Enfin, elle était prête et Emma allait en baver de jalousie.

Toute pimpante, jolie comme un cœur, elle alla vers eux à la sortie des cours et les salua.

—Salut Lili, tu t ‘es fait quoi ? demanda Emma.

—Que veux-tu dire ?

—Ben oui, elle a raison on te croirait sortie du musée Grévin, ajouta-t ‘il en riant. Tu as le visage tellement lisse on croirait de la cire et puis cette couleur blondasse ne te va pas du tout et ce rouge à lèvres fluo, tu comptais séduire qui, peinturée ainsi ? 

—Pas toi en tout cas, répondit-elle vexée et blessée en même temps, je vais rejoindre un type moins nul que toi qui m’aime comme ça, dommage pour toi hein ?

—Mais moi je t’aime comme tu es Lili, tu n’as rien à me prouver, maintenant si tu as quelqu’un dans ta vie, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer.

—Tu plaisantes non ? tu m’aimes ? tu peux le répéter ?

—Oui je t’aime mais naturelle pas grimée.

Elle s’était donné tout ce mal pour rien ? Ça lui avait couté un bras tout cela pour s’entendre dire qu’il l’aimait, mais il est là le miracle !! elle fonctionne la recette ! bien sûr, en changeant, il s’est aperçu qu’il l’aimait avant !

Super cool, elle rentra chez elle, se fit un shampoing pour retirer cette couleur, remit ses vieux vêtements et le lendemain sauta au cou de Julien en lui criant :

—Moi aussi je t’aime !

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

 

 

Bonne année 2026 à tous ceux qui m'accompagnent et viennent me lire et me faire un coucou sur ce blog.

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