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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #jeudi en poésie

thème : le voyage  ......

 

Les  Marquises  de Jacques Brel

 

Ils parlent de la mort
Comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer
Comme tu regardes un puit
Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise
Aux Marquises

Du soir montent des feux
Et des pointes de silence
Qui vont s'élargissant
Et la lune s'avance
Et la mer se déchire
Infiniment brisée
Par des rochers qui prirent
Des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens
Des chants de repentance
Des quelques pas de deux
Et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise
Et l'alizé se brise
Aux Marquises

Le rire est dans le cœur
Le mot dans le regard
Le cœur est voyageur
L'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d'amour
Que les sœurs d'alentour
Ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont
Les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je dise
Gémir n'est pas de mise
Aux Marquises
       

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

DEFI 59

Thème : « Les grandes vacances de votre enfance »

 

C’était chouette !

 

— Au revoir les enfants et revenez  en pleine forme, bonnes vacances à tous !

— Merci Madame, vous aussi !

Mais nous n’étions déjà plus là. La porte de l’école communale franchie, on hurlait de joie en piétinant l’herbe de  la  place du village.

Certains d’entre nous allaient partir à la  mer ou à la  montagne ou encore dans  de  la famille, mais  ailleurs. 

Pour nombre d’entre nous, nos vacances c’étaient les champs de blé, de pommes de terre, d’haricots verts. Pour ces  légumes, la conserverie étant à la ville voisine, toute la  production des champs avoisinants  lui était vendue.

Pendant quelques jours, nous nous reposions, c’est-à-dire qu’en fait, nous faisions  les  fous à vélo dans les chemins de terre et nous  riions, heureux.

Mais dès le 14 juillet, ça devenait sérieux.
Un fermier du village avait prévenu nos parents qu’il comptait sur eux  pour  lui envoyer  les  petits et petites de  dix ans à  quatorze ans  pour l’aider  à la cueillette des haricots verts. Personne ne  manquait à l’appel.

Le lundi suivant, à sept heures du matin, il fallait  être prêt. Alors nous étions une douzaine dans la cour de ferme,  debout comme des  petits soldats, bien couverts  car  les  matins étaient frais en juillet en Picardie. La fermière attendait et nous accompagnait  à la fontaine nous laver les  mains puis criait :

— Allez  les enfants à table !

Sur une grande table sous une  véranda était préparé notre déjeuner : du café, du lait, du gros  pain, du beurre, de la confiture ! Un délice, certains d’entre nous  n’avaient pas la  moitié de  tout cela  chez eux, aussi c’était du pur  bonheur.

Puis le fermier et ses deux fils, nous emmenaient avec le  cheval et le chariot sur lequel nous nous asseyions, les  jambes dans le vide.

Deux ouvrières agricoles étaient  déjà sur place et nous expliquaient  comment  faire. Tous en rangs  face  aux  lignes nous devions  cueillir les  haricots et les  mettre dans des  paniers, mais surtout ne  pas toucher les  petits, ce sera pour un second tour !

Nous étions un peu fourbus le  premier jour, mais la fermière savait nous  prendre : un repas copieux et des énormes tartes aux cerises  nous faisaient oublier nos douleurs, et l’après-midi nous repartions  toujours aussi vaillants.

Vers  16 heures, c’était le goûter : encore  un plaisir de plus : des tartines de  gros  pain beurrées avec du cacao en poudre dessus : humm !

Inutile de  préciser que le soir en rentrant à la  maison, une  petite soupe  suffisait et  nous  allions au  lit sans rechigner !

Cette récolte de haricots verts durait environ deux semaines. Après quelques jours  passés  à faire les fous pendant que nous allions  cueillir  les pissenlits  pour  nos lapins, nous  passions  à la  moisson.
En ce qui nous concernait, nous ne faisions que  glaner mais ce qui veut dire  que là  encore,  nous  ramenions des gerbes  aussi lourdes que nous  soit à vélo, soit dans des  brouettes  soit sur  le dos.  C’était toujours  la  même bande, nous ne  nous quittions  plus.

Vers  fin aout, commençait le ramassage des pommes de terre. Tous en rangs derrière une fois de  plus, nous  ramassions les pommes de terre qu’une  machine tirée  par un cheval déterraient et laissaient au sol. Nous étions  payés au nombre de sacs, alors  vous  imaginez que nous  ne chômions pas ! Pas question d’aider le  copain à porter son seau,  chacun courait  vider le sien bien rempli.  

Enfin, la rentrée s’annonçait. Il ne nous restait plus que quelques jours pour faire du vélo, parler, rire et..  il y avait toujours une  mauvaise herbe dans le  jardin qu’il fallait biner…

J’ai le souvenir de ces « grandes »vacances  comme si c’était hier, et surtout du premier jour de rentrée quand nous pouffions  à la récréation en racontant nos exploits à nos  pauvres camarades qui s’étaient ennuyés seuls avec leurs  parents, sur des  plages déjà surpeuplées. Nous étions les plus heureux, c’est certain. Il n’y avait qu’à regarder nos belles couleurs et nos  bras et  jambes  bien musclés. Car, mine de rien, il fallait de  la force, pour porter les seaux de  patates et les gerbes de blé  mal ficelées !

J’avais entre dix et quatorze ans, je ne faisais  ni équitation, ni natation, ni tennis, ni randonnées en montagne, mais comme  j’étais heureuse avec ma vieille bécane sur les chemins creux, et mes copains et copines !

Fin

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

 

     MON JEAN

 

Thème libre , mais le texte devra comporter , à n'importe quel endroit:


1° la phrase suivante : "Les cerisiers n'allaient pas tarder à refleurir"

2° un haïku ( pour mémoire , court poème de 3 vers , rimés ou pas , construits sur le rythme de syllabes 3/7/5/ et ayant en principe un rapport avec la nature , mais on sera tolérants!


 

Quand je regarde mes arbres je suis pantoise. Il me semble que c’était hier que je me gavais de cerises à en avoir mal au ventre. Et pourtant cela faisait presqu’un an. Jean était encore près de moi et nous nous amusions comme des fous à essayer de cueillir le plus haut possible ces fruits divins .
J’adore les cerises et nous riions en pensant que l’an prochain, promis, nous en mangerions moins : mais nous ferions de la confiture.

L’an prochain…. Nous y voilà…. Enfin presque… les cerisiers n’allaient pas tarder à refleurir et tout le monde disait dans le village que c’était une année à noyaux. Les merles devaient le savoir car je n’en avais jamais tant vus dans le jardin.


J’essuyais une larme. Le vent me faisait toujours pleurer et ce matin, soufflait une bise fraîche venant du Nord qui glaçait jusqu’aux os.

Je marchais le gilet serré contre ma poitrine, la tête levée vers le ciel, vers les branchages de ces arbres qui restent les témoins de notre amour.


Oh ! Non je ne veux pas tomber dans le mélo, mais comme c’est triste un jardin sans pouvoir communiquer nos impressions à quelqu’un qui partage notre enthousiasme.


J’ai dit à mon amie Claudia :

— Tu sais les cerisiers vont bientôt être en fleurs et cela va faire un an bientôt que Jean est parti.
Elle s’est fâchée et m’a rétorqué :

— Et alors ? tu veux aller lui porter des cerises en prison ?

— Non bien sûr, mais que tu es dure avec moi, tu sais que je souffre de son absence.
— Arrête de pleurnicher et regarde la réalité en face, nom d’une pipe ! Cet homme est un vaurien, un voleur, un bon à rien, un assassin, alors la meilleure façon de te rendre service est de te dire : oublie-le et passe à autre chose.

 J’étais vexée qu’elle m’ait parlé sur ce ton sans réplique qui était le sien. Elle ne pouvait pas comprendre que ma vie était liée à cet homme, que je l’aimais, malgré ses défauts. Et zut, on ne pouvait pas jeter la pierre à un homme qui passant dans l’allée menant au cimetière, avait été transporté devant la beauté des cerisiers en fleurs du curé.

 Il avait tout simplement voulu en prendre une pousse pour la mettre dans notre jardin, pour la présenter à NOS cerisiers et pour que cette petite pousse devienne elle aussi un magnifique arbre à fruits.

Hélas ! Il ne pouvait pas prévoir que le curé, toujours à l’affût des moindres bruits, craignant pour ses trésors dans la nef de l’église, allait sortir avec un fusil et le mettre en joue.

Il ne comprit pas ce qui arrivait mais une chose est sûre est que mon Jean lui fonça dessus, le renversa et …

C’est pas de chance, mais la tête de l’homme d’église heurta un peu trop fort la margelle du puits.

Jean fut le premier surpris. Il ne savait plus quoi faire le pauvre. Il faut comprendre aussi..

 Le jour de l’enterrement du curé, accompagné par des gendarmes, il tint à faire un petit discours qui donna ceci :

 

Pas de cerises

En prison, ni joie ni pleurs

juste un remords

 

Comme il est brave mon Jean ! Il sortira de prison dans cinq ans. Les cerises de la petite pousse du curé donneront enfin. Quel beau cadeau !

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

JEUX DE MAUX

Jeu de Maux, sur le thème des vacances avec pour contrainte l'insertion des mots : galettes, Sicile, tragédie et pyjama !

LA BELLE VIE

— Tu ne  trouves pas que nous avons bien roulé ? Tu te rends compte, nous n’avons  même pas mis deux heures et nous voilà, installés, les doigts de pieds en éventail face à la  mer.

— Bernard, j’y pense, on a oublié de  prendre des galettes en allant faire  les courses !

— Mais ne te fais pas de soucis, demain nous irons visiter  le  Mont Saint  Michel et là, des galettes, je te  promets, tu pourras en acheter autant que tu voudras.  Et puis nous irons  déjeuner dans un petit  resto sympa que je connais, ça te va ? 

—Ah c’est vrai que tu venais en vacances  dans le coin chez ta tante c’est  ça ?

— Oui et non, en fait pas vraiment, à chaque fois que je partais c'était une véritable tragédie : Comment ? Tu préfères  partir en Sicile alors que ta tante  Marcelle,  t’invite depuis des mois !

Sonia éclata de rire. Bernard  la faisait toujours rire.

— Dis-moi Bernard, tu as connu beaucoup de femmes avant moi ? 

— Quelques-unes  pourquoi ? Tu ne vas  pas  être jalouse de mon passé !

— Bien sûr que non, je sais que tu m’aimes mon amour et ne gâchons  pas ces vacances avec des mots inutiles, excuse-moi et oublie ma question. Tu veux te  baigner ? 

— A propos de baignade, mon ange, sais-tu que je n’ai pas de  maillot de bains ? J’ai oublié, je n’ai que mon short de pyjama !

De nouveau, Sonia éclata de rire quand il se leva, ôtant son jean et  courant  vers la  mer en boxer.

— Viens elle  est  bonne !

— J’arrive, demain tu t’achètes un maillot n’et ce  pas ? 

— Bien sûr !

 

Fin

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

DEFI N° 58

PAPOTAGES

je vous propose de continuer

le dialogue entamé

par ces dames!

LES-FEMMES-PARLENT

 

Assises sur le pas de la porte, Françoise questionne Marie:

 

— Alors, ce week-end à Paris? Ça s'est bien passé?

 

— Ne m’en parle  pas, je suis encore toute retournée !

 

— Raconte vite, tu l’as vu alors finalement ?

 

— Bien sûr, il m’attendait gare Montparnasse et nous sommes allés  déjeuner  dans une grande brasserie en face.
— Vous avez pu vous balader un peu dans  Paris ? 

 

— Heu...  A vrai dire nous avons surtout  perdu un temps fou dans les  magasins. Il voulait absolument  m’emmener  à une dédicace d’un de ses  amis, mais disait que ce que je  portais sur moi n’irait pas,  tu te rends compte ?

 

— Je me rends compte que tu es tombé sur  le rustre de  première  ma douce, ça ne se fait  pas  ça, quelle  honte tu as du éprouver !

 

— Pas du tout, il m’a  convaincue, je t’assure. Il faut dire que je n’avais fait aucun effort  car j’avais  pratiquement  le costume du pays sans la coiffe tu vois  le tableau !

 

— Mais c’était normal Marie, puisque tu devais aller représenter la Bretagne  au Salon de  l’agriculture, tu  n’allais  pas changer de  toilettes  toutes  les heures, il a compris  ça  j’espère ?

 

— A vrai dire, tu vas  être très contrariée, mais nous ne sommes  pas allés  au salon. Il a voulu me faire voir  le petit appartement qu’il s’est acheté Place des Vosges.

 

— Mazette, il ne se refuse  rien ton inconnu !

 

— En fait il s’agit de sept chambres de bonne au sixième étage, mais il a  bien arrangé  ça, c’est  mignon et on découvre  Paris  de sa  terrasse…
— Alors si je comprends bien, ce type  t’a  menti en te disant qu’il allait te faire visiter  Paris ?

 

— Pas du tout ! Il  m’a fait visiter  son appartement et  ma foi d’un commun accord,  nous  avons voulu rester  ensemble, à l’abri de tous.
— Et vous avez fait quoi ?  Jouer aux cartes  peut-être ?

 

— Mais  non Françoise, nous avons relu mon roman et l’avons corrigé !

 

— Ah ?  Tu  me souffles  là, vous  n’avez fait qu’écrire ?

 

— Ben oui que voulais-tu que nous fassions  d’autre à nos  âges ?

 

— En effet, suis-je bête, mais tu me connais, je suis très fleur bleue et  je vous  voyais déjà …

 

— En effet, tu as  l’esprit vagabond et  les  idées  mal placées, tu oublies que  nous avions  décidé  de nous rencontrer  dans ce  but, car c’est bien gentil le virtuel, mais  pour échanger  sur un roman afin de  l’éditer,  il vaut mieux que  l’éditeur soit d’accord.

 

— Bien sûr … Mais tu avais dit aussi  que tu allais au salon de  l’agriculture.. Passons 

 

— Toi, ma Françoise tu te fais des idées ! Tu n’imagines  pas que  j’aurais  trompé  mon Alfred  quand  même !

 

— Mais Alfred est mort  il y a  50 ans !

 

 — Et alors c’est toujours  mon mari !

 

— D’accord, ne te fâches  pas et ce roman il va être édité  quand ? 

 

— Dans  le courant du mois, enfin Paul me l’a  promis.

 

- Ah ! Parce que tu l’appelles  Paul bien sûr.

 

— Bien sûr !

 

Françoise  n’était pas vraiment convaincue  mais  fut bien obligée de croire  à cette  histoire Marie ne  lui aurait pas menti. N’empêche que si cela lui était arrivé  à elle, peut-être que cela  se serait terminé autrement. Mais  ça elle ne  l’a pas dit  pas  à son amie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

 

 

                                                                      La fête de la  musique

                                                                               (Acrostiche)

 

Dociles et  libérés,

vaient les mécréants !

Misère et pauvreté

Familles au bord du néant,

                    

Solidarité et volonté

Lapideront leurs interdits

Si restrictifs, et enfin !

Doucement  revivront !

Utopie dites-vous ?

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Publié le par marie chevalier

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

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                                                                      FRUITS DE  Paul Gauguin

 

REVONS ENCORE UN PEU

 

 

Comment se décider devant tant de merveilles se demandait l’enfant.

 

Comment choisir  le plus juteux, le plus goûteux ?  

 

Je vais peut-être les croquer tous, pensait -elle… bien que …Le raisin est si tentant et les poires doivent être si fondantes !

 

Allons rêvons encore un peu !

 

Que vais-je prendre : le  plateau ou bien l’assiette ? Ou bien le  compotier ?

 

Oh ! Quel dilemme !

 

Je crois que je vais continuer à les regarder,  peut-être que l’un d’eux  me fera signe ?

 

Allons rêvons encore un peu !

 

Ils ne vont pas  partir,  mais Ils  peuvent  malgré tout essayer de me séduire ? Et qui sait? me  plaire ?

 

Ainsi pensait  l’enfant qui finalement  se  contenta du plaisir des  yeux .

 

Ne  pouvant arrêter  son choix….

 

Elle continua de rêver encore un peu.

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes textes divers

 

 

L'histoire commence ainsi:

Un soir d’orage, où le bruit du tonnerre se mêlait à un plastiquage, près de la maison de Dumè , .... à vous de continuer

Voici les questions:

1- Pourquoi la porte du frigo est-elle ouverte ?

2 - Pourquoi y-a-t-il une chaussure à l'intérieur ?

3- Pourquoi le grand-père est-il couché dans l'entrée ?

4- Que fait le parapluie dans le lit conjugal ?

5- Où est passée la grand-mère ?

6- Pourquoi la bouteille est-elle vide ?

7- Où sont passées les casseroles ?

8 - Qui a dit que c'était impossible ?

9 -Pourquoi lundi ?

10- Que fait le chat chez les voisins ?

                                                      :* :* :* :* 

                                           LA MARIEE ETAIT BELLE DE NOUVEAU

 

Un soir d’orage, où le bruit du tonnerre se mêlait à un plastiquage, près de la maison de Dumè, Jean  et Annie, deux jeunes ados qui s’embrassaient sous  un arbre, se mirent à courir sans savoir vraiment où ils allaient,  terrorisés.

La  première maison éclairée fut la  bonne, ils s’engouffrèrent dans la cour et  essayèrent de tambouriner à la  porte, sans succès. Ils décidèrent  d’essayer d’ouvrir et  malgré une résistance, ils finirent  par l’entrebâiller. Stupeur, un homme  qu’ils reconnurent comme étant le  propriétaire de  la maison, Monsieur Ferrari, le grand-père de  leur  pote  Jean-Louis, était allongé dans son couloir et bloquait de ce fait  l’entrée.  Ils se  penchèrent  et constatèrent qu’il  dormait complètement ivre. Ils comprirent quand ils  virent une  bouteille de Chivas  vide  près de  son bras.

— Il est encore bourré, murmura  Jean.

Ils avancèrent dans le couloir en appelant  madame Ferrari mais  hélas  personne ne  répondit.  Devant la chambre  ils  marquèrent un arrêt et  se décidèrent  à pousser la  porte, pas très rassurés.
Et là, encore une surprise  les attendait : un parapluie était  dans le lit, sous les draps.  Ils trouvèrent un  mot collé sur  le  manche : je  préfère dormir avec un parapluie qu’avec un ivrogne… Joli ! s’exclama Annie et en plus  courageuse  la  mamie ! Elle doit avoir fait ses valises et rejoint son amant !

— Mais c’est impossible, intervint  Jean , que tout cela commençait  à énerver, elle aurait fermé sa maison, et pourquoi aujourd’hui lundi  plus qu’hier ? 

— En tout cas, je te fais remarquer que  leur chat n’est  pas là, elle a  dû le donner  à garder aux voisins, je l’ai aperçu tout  à l’heure  quand on est  passés devant leur pavillon.

Préférant en rire ils  se dirigèrent vers la cuisine  car ils avaient une  petite  soif.

— Ah ! Le frigo est ouvert, et le comble, c’est une chaussure qui retient  la  porte ? 

— Elle ne s’arrange  pas  la  mamie du copain!

— Attends il y a encore  un post -It de collé !

 Si jamais tu refermes cette  porte, la chaussure va t’exploser au visage  et ce sera  bien fait !

— On peut dire qu’ils ne s’entendaient  pas  bien, les petits vieux hein ?  constata Annie, pendant qu’elle s’apprêtait  à se faire chauffer de l’eau pour  boire un thé. Elle cherchait vainement  les casseroles et  appela  Jean.
A ce moment –là un éclair  plus fort que  les autres les fit regarder par  la fenêtre et ce qu’ils virent  les stupéfia :

Une  grosse voiture faisait des  manœuvres dans la cour pour sortir et stupéfaits, ils reconnurent  la grand-mère Ferrari au volant. Elle  partait en emmenant  les casseroles qu’elle avait attachées  à l’arrière de  la voiture et une grande affiche collée sur  la glace arrière  annonçait :

JUSTE  LA FIN D’UN MARIAGE !

 

Quel talent, madame Ferrari on avait envisagé le  pire et  finalement  vous allez  enfin être libre !

 

Jean et Annie applaudirent pendant que  la  mamie leur faisait un grand signe au revoir par  la  portière.

Silence…

Jean ?  Tu crois vraiment que nous allons nous  marier ? 

Fin

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes nouvelles

petit texte dédié  à toutes  les  Mamans:

 

 

 

BONNE FETE MAMAN

 

Dimanche c’est  la fête des  mères.  Tous les ans, c’est comme ça. Il n’y a  pas à revenir là-dessus, une fois  par an, on fête les  Mamans.

Partout, dans les  magasins, dans  les boutiques de  vêtements, dans  les chocolateries, même chez  les  marchands de  vaisselle, on fête  à grand renfort de  promos et de  pubs, les  Maman.

Ces dames, ce jour-là ont droit, qui au mieux,  à un petit dessin fait collectivement à l’école, il ne faut  pas  que nos valeurs se perdent n’est-ce  pas.  Elle est ravie : son petit  bout de chou a fait ce  petit présent de ses  mains, et  franchement, c’est sûrement celui qui aura  le plus de  valeur à ses  yeux.

A la  maison, c’est différent  le  papa donne  un billet  au fiston et  lui dit  doucement dans  l’oreille  pour que  Maman n’entende  pas : tiens c’est pour acheter  un truc  à ta  mère, je te fais confiance, tu te débrouilles très bien, prends-lui quelque chose  qui va  lui plaire  d’accord ?  

Et  puis  papa ne veut  pas  être de reste  et  magnanime il va  s’en mêler.  Là encore, deux solutions :

                        Il donne  deux billets  à Maman et  lui chuchote gentiment : tiens  ma chérie, achète-toi ce qui te fait  plaisir. En fait c’est ce qu’elle  préfère, ainsi elle  peut  au moins s’acheter quelque  chose dont elle a  vraiment envie.
 

                        L’autre solution : Papa achète  une friteuse électrique, ou une cafetière, ou pire  une cocotte-minute, fait  faire un paquet –cadeau et tout  fier  le jour J. va  le chercher dans  le garage, enfoui sous  les  tonnes de cochonneries entassées, il remonte et embrasse  Maman : tiens  ma chérie, je suis sûr que tu en rêvais, non ne  me remercie  pas  je sais que tu voulais changer  « la tienne »  depuis  longtemps. Car  il va de soi, bien entendu que  la  cocotte -minute  ou la  cafetière  sont  la  propriété exclusive de  Maman, il est vrai qu’il n’y a  qu’elle  qui s’en sert !

Pendant ces petites cachoteries  Maman, qui s’est  levée tôt le  matin sachant que ses  bambins et son mari,  la fêteront, s’est fait un joli brushing, a  mis sa  plus  jolie robe qui date de plusieurs années, mais dans laquelle elle se sent bien et  toute  enjouée, elle commence  à préparer  le repas familial.

Ben oui hein ! II ne faut quand  même  pas trop en demander, c’est  la fête des  Mamans d’accord, mais  le repas ne va  pas se faire tout seul et il faut bien qu’elle  récompense et  fasse  plaisir  à sa petite famille qui va sûrement  la gâter comme  les autres années.

Alors le visage enflammé  non pas par  la  joie, mais  par ce sacré four  qui fume depuis  deux ans qu’ils doivent  le changer,  son gigot d’agneau qui  commence  à brûler et sa  mousse au chocolat qui ne veut  pas gonfler  car  le chocolat devait avoir  atteint la date limite.
 

En tous cas  elle savoure déjà le  plaisir de ses enfants quand elle  leur présentera  les diverses petites crudités  faites avec amour taillées, ciselées, et réduites en petites figures  amusantes.

 Et  puis, une fois  n’est  pas coutume, elle accompagnera  les crevettes d’une  mayonnaise comme elle sait si bien faire  et  que toutes ses copines  envient.

Las, cette saloperie de  mayo ne veut  pas  monter, elle s’énerve, change de  main, prend  une autre fourchette, puis décide  de se servir du batteur. Toutes disent que c’est  mieux, alors !

Rien la  mayonnaise reste  à l’état de  sauce  liquide. Elle en pleurerait !

Elle  ne désespère  pas, elle tente d’en faire une autre : pareil ! La  poisse. Elle a  les  nerfs  là !

La  porte d’entrée  claque. Des  pas dans  le couloir : Maman, ça sent  le brûlé  jusque dans  le  jardin !!

— Merde c’est  mon gigot !

 

— Alors chérie, on s’énerve ?  Le jour de ta fête ?

Elle préfère ne  pas répondre. Son petit dernier  la regarde avec tellement d’amour dans  les  yeux tenant son petit flacon rempli d’haricots  secs de toutes  les couleurs et  prêt  à pleurer.

Elle se baisse vers  lui :

— Bonne fête  Maman !

— Merci mon trésor comme tu es gentil. 

L’ado, resté derrière, le casque du baladeur sur les oreilles se  balance et comme son père  lui fait un signe, il fouille dans sa  poche, sort  le billet  que son père  lui avait donné :

 — Bonne fête  M’man !

Papa s’énerve, il n’avait  pas  prévu ça, car comme  lui aussi avait été  pris  par le temps (il est vrai que  la fête  des  Mamans leur  tombe dessus aux  maris  et  ils  ne s’y attendent pas)

Donc Papa très gêné  sort  lui aussi un chèque de sa  poche :

— Tiens  ma chérie, achète-toi ce que tu voudras, désolé  mais  je n’ai vraiment  pas eu le temps de  m’en occuper.

Maman reste  droite, remercie sans  embrasser, s’excuse, monte dans  sa  chambre, pleure un bon coup,  change sa robe pour un vieux jean et  pull  et redescend.

Ils  l’accueillent  dans  la cuisine :

— Bonne fête  maman, qu’est-ce que tu es belle !  Dit  le  petit.

— Ouai ! T’es  top m’man !

— Oui ma  chérie tu es  la  plus belle. On déjeune  quand au fait ?  J’ai le temps de  passer  un coup de fil à Gérard ?

Maman sourit. Maman sourit toujours même  quand  elle en a  gros  sur  le cœur 

Venez, on passe  à table. Tu téléphoneras  plus tard d’accord ? 

  Fin

 

 

 

 

 

 

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