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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 Le thème, Chatte sur un vélo de « Alain Séchas » Trois imposés dans votre texte, amusez-nous avec,  « Lavoir, l'avoir, la voir ».

La dame laide

Je viens de m’endormir. Le réveil sonne ! Où suis-je ? Je sais ça fait théâtral mais je vis une scène :

Je ne connais pas l’actrice mais la voilà juchée, énorme sur une brouette qui, toute seule, oui toute seule,  dévale la rue de mon village et se dirige vers le lavoir.

Dessus ou dedans une jolie femme brune, genre gitane accoutrée de rouge, de vert de bleu d’orange,  je ne sais plus dans quel ordre, chante, chante encore…

Mes oreilles sifflent son refrain Ce chant me prend aux tripes  mais je suis tellement subjuguée  par la vision de ce monstre énorme et tout en couleur que je hurle : je veux la voir ! la voir en vrai !

J’étais endormie.  Et là en ouvrant les  yeux je vois le monstre qui me regarde et d’un grand élan tire ma couette :Allez  paresseuse !  Tu vas te lever oui ou non !ça fait trois fois que j’appelle b

Maman c’était toi sur la brouette ? bien sûr mon chat,  ta maman adore faire de la brouette ! ricane le père…

—Jean ! ta fille fait des cauchemars depuis que tu lui as offert ce tableau affreux d’une fille laide et mal vêtue sur une bicyclette. Tu l’ enlèveras dans la journée s’il te plait, elle n’a jamais demandé à l’avoir C’est toi qui as toujours des idées idiotes de cadeaux

Lève-toi mon ange tout va bien… me murmure Maman mais j’y crois pas, je l’ai vue cette dame sur la rouette. J’en parlerai avec Jojo, mon pote au lycée ? Lui au moins il me croit quand je lui raconte quelque chose.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Vous avez trouvé au cours de votre rando une vieille chaussette. Elle était dans les fougères, sur la mousse, accrochée à une branche, au sommet du Ventoux ou dans la mare des canards. A vous de nous expliquer ce que cette banale chaussette pouvait bien faire là.

 

Un bon moment

Je ne partais jamais en vacances car mes petits-enfants venaient chez moi y passer les leurs ; en effet ma fille était restée veuve avec deux gamines et cela l’arrangeait bien que l’on s’occupe d’elles pendant deux mois. Cela la reposait car elle avait un boulot usant. Infirmière à domicile. Je me suis toujours demandé pourquoi elle avait choisi ce métier ingrat, mais elle adorait le contact avec les gens et depuis que son mari était parti en deux heures d’une crise cardiaque, elle appréciait encore plus de n’être pas seule de la journée et de se déplacer.

Donc les petites Marion et Chloé s’installaient dans leur chambre dans notre grande maison. Mon mari et moi avions eu la chance d’hériter d’une belle demeure avec surtout un grand jardin arboré d’un côté et potager de l’autre. Pendant ces vacances, elles venaient avec moi cueillir et ramasser les légumes : tomates, poivrons, aubergines, potirons, haricots verts et d’autres encore. C’était une véritable passion. Mon mari et moi passions des heures à chouchouter ce potager, et il nous le rendait bien.

Hélas le temps très vite et cette année, les filles étaient reparties dans leur logement en banlieue. Nous étions désorientés Paul et moi, la maison semblait bien vide et surtout très, trop calme.

Je me promenais à petits pas dans le jardin quand je fus attirée par un objet insolite qui était niché dans la haie commune avec notre voisin. Je m’approchai, intriguée car la forme était bizarre, on aurait dit une bestiole de couleur genre pivert. Mais non, c‘était une chaussette rouge et jaune attachée ou plutôt accrochée à une petite branche de troène. Je ne l’avais jamais remarquée, il ne devait pas y avoir longtemps qu’elle était là. Curieuse je voulus savoir ce qu’il y avait dedans, car elle était gonflée par le milieu. Et là j’ai sursauté : dans une minuscule coque en mousse trois petites mésanges piaillaient. Un nid dans une chaussette, ces petits oiseaux ne craignent vraiment pas l’homme mais comment avaient-ils pu la porter jusque-là ?

—Coucou les petits, c’est moi.

Derrière la haie pas plus haut que trois pommes, le petit gamin des voisins, quatre ans environ tenait dans sa main un petit sac de graines. Me voyant, il se sentit pris en faute et rougit. Je le rassurai et lui pris le sac des mains :

— Attends je vais t’aider, tu es trop petit.

—Non ! je veux le faire moi-même j’ai une petite pierre je vais monter dessus, ils me connaissent, vous allez leur faire peur.

Je me suis reculée et ai regardé avec attendrissement ce petit bonhomme, gazouiller avec les oiseaux en leur donnant deux trois graines à la fois.

Et à ce moment précis j’ai pensé : tout n’est pas pourri sur cette terre, tant qu’il y aura des gosses qui donneront à manger aux oiseaux.

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