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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour cette semaine vous allez devoir composer avec des consignes bien singulières. Plusieurs éléments à mettre en scène.

Vous commencerez par placer des personnages qui devront faire face à des situations.

Le neveu de Lucienne - Un chômeur hyperactif -Un personnage décide que c’est la dernière fois- Cela se passe parmi des grands singes- Avec un problème : le poisson n’était pas frais- Utiliser des objets : une jupe très courte, un pinceau et un escabeau
 

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.

 

Histoire de famille

Mon père travaillait dans une petite usine d’outillage et il se retrouva au chômage à cinquante- cinq ans.

Les premières semaines se passèrent assez bien, il se reposait. Et puis la chasse au nouvel emploi commença. Il allait pointer tous les matins, se levait aux aurores et vers dix heures rentrait à la maison, mécontent et déçu.

Alors il décida de ne pas se laisser faire par tous ces prétentieux qui savent mieux que lui ce qui lui convient comme nouveau boulot. Il est en pleine forme, bel homme et il sait parler. Normal, il est président du comité des fêtes du village et son grand plaisir est de faire le discours sur les festivités attendues dans l’année.

Il décida d’aider les gens qui avaient besoin d’un coup de mains pour remplir leurs papiers officiels, assurance maladie, succession, retraite, impôts. Etc.… il se proposa donc comme écrivain public. La mairie accepta car le maire n’était plus très jeune et avait de sérieux problèmes avec le neveu de sa copine Lucienne. C’était un petit fainéant, disait-il qui tournera mal si une poigne de fer ne le remet pas dans le droit chemin. Et la poigne de fer ce fut la sienne.

Le pauvre Romain, se levait le matin, hirsute, endormi et pas vraiment prêt à fournir un effort. Et pourtant il le fallait, il devait passer à la ferme de Joseph et lui donner un coup de main pour nettoyer les étables. Ce qu’il faisait à contre cœur, mais il n’avait pas le choix, le maire avait maintenant un allié pour le surveiller : mon père !

Finalement Romain prit son mal en patience mais il faut dire que la belle Caroline, la fille du fermier était tellement jolie ! Un jour trouvant que le portail était bon à repeindre, elle alla acheter une peinture vert mousse et décida de le faire elle-même.

Vêtue d’un petit débardeur blanc, d’une jupe short très courte elle paraissait tellement prise par sa nouvelle besogne ! grimpée sur un escabeau le pinceau à la main, elle était divine. C’est ce que pensait Romain en la regardant, subjugué.

Il prend son courage à deux mains et quand elle a terminé la première couche, il vient la voir et lui propose d’aller faire un tour au zoo de Vincennes. Pourquoi le zoo ?  parce qu’il adore les singes et c’est une façon de sortir avec Caroline sans avoir l’air de la draguer.

Le rendez-vous est pris, demain ils prendront le train et feront une petite virée en amoureux. Toujours dans la petite tête de Romain car Caroline a l’air de ne voir cette sortie que comme un divertissement et une façon de s’évader de la ferme de son père.

Ils se baladent tranquillement et sont tous les deux attirés par de grands singes qui leur crient dessus. Ils rient et s’amusent à les regarder. Soudain, Romain n’y tient plus, il prend la jeune fille dans ses bras et essaie de l’embrasser. Hélas, il se prend une gifle et un cri : ça ne va pas non ? ! Les singes éclatent de rire, se moquent, il le voit bien. Il est ridicule devant des bestioles en plus, quelle honte, il rougit, bafouille et part en courant.

Caroline, surprise s’en veut quand même un peu et le rattrape au moment où il se penche auprès d’un arbre et vomit.

—Tu es malade ? mais aussi pourquoi as-tu essayé de m’embrasser sans me prévenir ? on n’est pas ensemble !

—Idiote, je vomis parce que depuis hier soir je suis malade, on a dû manger du poisson pas frais, mon père aussi est souffrant !

Ils se calment tous les deux. S’assoient dans l’herbe et d’un commun accord décident que c’est la dernière fois qu’ils se parlent. Lui parce qu’il a trop la honte, elle parce qu’elle se fiche complètement du garçon. Elle aime sa copine Clara….

—Comme ça tu es au courant, si tu dis un mot à mon père, je te tue.

Ils se tapent dans les mains et reprennent, moroses, le train et le traintrain de leur vie quotidienne.

—N’empêche que cela aurait pu être chouette nous deux non ?

—Ça aurait pu mais ça n’est pas, bonne soirée Romain, fais de beaux rêves.

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour ce prochain défi, je vous propose d'écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques. Qu'il(s) soi(en)t le personnage principal, et au début de votre texte, mettez une citation relative aux animaux. A choisir aussi d'inclure un des  deux mots (nouveautés Robert 2026) suivants : pelleteux de nuages (personne qui perd son temps à échafauder des projets irréalisables) ou mon gâté (ou ma gâtée) (terme d'affection employé pour s'adresser à une personne que l'on aime d'amour ou d'amitié).

A Zoé

Il était une fois

Il y a bien longtemps de cela,

Une  petite  boule de poils

De toutes les couleurs

Avait  fait irruption dans  notre  vie.

Nous l’avons appelée Zoé

Un grand amour était né.

Il aura duré dix -huit années….

Aujourd’hui elle n’est plus

Cette  petite boule de poils,

Ma douce, ma gâtée

Qui nous  dirigeait

Nous menait par le bout du nez

Dort maintenant

A  six pieds sous terre…

Ou alors elle s’est envolée ?

Vers le paradis des chats ?

Et moi comme une pelleteuse de nuages

Je l’imagine mener les anges

Par le bout du nez

Comme elle me menait..

Qui sait ?

 

 

 

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