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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

« Imaginez deux jeunes gens en quête d’aventures qui découvrent un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole. Soudain, ils entendent un bruit inquiétant. Ne seraient-ils pas seuls, quelqu’un les suivrait-il ?

À vous de continuer cette histoire abracadabrantesque ! »

Deux jeunes curieux

Maria, viens voir ! chuchota Julien en faisant de grands gestes. Elle accourut inquiète, car en général Julien faisait partie de ces gens au verbe haut, qui ne parlait pas mais « gueulait c’est ce qui lui disait sa grand-mère qui pourtant perdait un peu l’oreille.
—Que se passe-t-il ?

—Tu n’entends rien ?

 —Non je devrais ?

Elle s’approcha et il lui montra un vieux cahier tout marron, tout déchiré, écorné.  Devant son étonnement, il lui expliqua qu’il avait trouvé cela dans la cave du domaine de Pagnol en visitant et qu’il s’agissait sûrement des recettes de vins que personne n’utilisait plus maintenant.

—Mais pourquoi me fais-tu signe de me taire ?

—Moins fort !! je crois que nous sommes suivis !

—Ici dans le domaine ? c’est logique, il s’agit sans doute de visiteurs comme nous.

—Non j’entends grogner et chaque fois que je m’arrête ça s’arrête également.

—Et c’est quoi ?

—J’ai l’impression qu’il s’agit de ce vieux livre.

Maria éclata de rire.

—Tu veux dire que cette vieille chose te parle ?

—Non c’est pire, il me suit...

—Tu ne trouves pas que le petit blanc que nous a offert la patronne était frelaté ? tu délires mon pauvre Julien !

Elle le regarda mais il ne riait pas. Et soudain, elle aussi entendit un bruissement léger derrière eux. Elle se retourna vivement et comprit. Cela provenait du livre effectivement. Il s’agissait d’une voix douce et monotone qui murmurait des mots sans suite. Le livre récitait des recettes ! Il racontait comment on fabriquait le meilleur vin de la région ! chaque fois que Julien tournait une page, le bruit s’amplifiait.

Ils étaient stupéfaits et en même temps excités ! quelle histoire quand ils la raconteront à leurs copains ça va faire un buzz !

Hélas le vieux cahier tomba des mains de Julien et les feuilles s’envolèrent. C’est en courant pour les rattraper que Maria sentit une main lui serrer la gorge. Il y avait bien effectivement des « suiveurs » prêts à tuer pour obtenir les derniers feuillets de ce cahier maudit.

—Marion, viens, bouge-toi, tu dois être ivre avec toutes ces vapeurs de vin, tu as l’air complètement ailleurs.

—Tu ne crois pas si bien dire, j’ai senti une main qui me serrait la gorge et quelqu’un me demandait le cahier… murmura-t-elle d’une toute petite voix apeurée.

—Espèce de gourde, ! c’était moi, tu ne voulais pas le lâcher tu allais le déchirer ! tu vois que tu étais ivre lalala ! quand je vais dire ça aux potes, on va bien rire !

Il reçut une gifle qui le fit taire …momentanément.

 

 


 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu. Rédigez le texte qui est écrit dessus en vous inspirant, si vous le souhaitez, de certains genres littéraires (fantasy, romance, policier…).

Il vous faudra aussi inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.

                                                       page 52

—Pourtant depuis quelque temps tu allais mieux non ?

—Oui on peut dire cela mais tu sais cet abruti de Johan m’embrouille le cerveau avec ses histoires amoureuses. S’il savait comme je m’en fiche que Manon est plus jolie que Louise mais moins blonde et moins grande !!!

—Il a quel âge ton fils maintenant ?

—15 ans, tu comprends que la puberté est en pleine activité et il est très remuant.

Jeanne et Margot parlaient entre « filles ». les hommes étaient sortis fumer dans le jardin et papoter aussi. On dit les femmes bavardes mais quand les hommes s’y mettent !

—Bon à part ça, toi tu en es où avec ton patron ? il te cherche toujours des noises ?

—Un peu moins depuis que je l’ai menacé d’aller en prud’hommes.

—Et quel sera le motif ?

—Parce qu’il est le patron, il se croit tout permis par exemple me faire travailler le samedi ou même le dimanche si cela l’arrange, or nous avons un pacte, je dois me réserver ces deux jours pour ma famille, tu comprends ? c’est dans mon contrat !

—Cela dit je suppose qu’il y a noté deux jours consécutifs pas forcément le week-end, je me trompe ?

—Hélas non, il est là le problème ! Il faut que j’arrive à le persuader mais comment ?

—Essaie le charme ça te va bien, et tu sais comme moi que … La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.  Un bon exemple si tu vois Jean mon amoureux et ton mari, ils se ressemblent physiquement beaucoup et pourtant ils n’ont absolument pas eu le même parcours.

—En effet, le tien n’est pas fou, il ne t’a pas épousée ni fait d’enfant tu es avant tout sa maîtresse libre de tes actes alors que moi entre ce fichu patron et Johan qui me casse les pieds, j’ai parfois envie de partir loin.

—Pour aller où ?

—Si je le savais, je ne serais pas là en train de me plaindre dans ton giron.

Elles éclatèrent de rire et regardèrent les hommes venir vers elles.

—Ca va les filles ?  Heureuses ?

Aucune ne répondit…

 

 

 

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