un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis
Défi 160 ((croqueurs de mots)
Un personnage de roman sort du livre.
Il converse avec son créateur, ou évoque celui-ci.
Un personnage de roman ou de bande dessinée.
Issu de la fiction, il (ou elle) prend pied dans la réalité.
Je souhaite soit un face à face entre les deux, dans un salon ou en extérieur (à chacun de poser le décor), soit un monologue du personnage, qui donne son point de vue sur lui-même, sur l’écrivain, a des griefs à exprimer, etc.
LPCR et Charles
- Hello !! Belle brune, elle t’a laissé sortir ta mère ?
- Oui car je dois apporter du fromage à ma grand-mère.
- Tu m’emmènes avec toi ?
- Si tu veux Charles, mais surtout ne l’effraie pas, elle est vieille tu sais et ne reconnait plus personne. Et puis je vais te dire quelque chose Charles, ton prénom c’est bien Charles ?
— Oui
— Je ne comprends pas comment tu as pu raconter mon histoire et me faire passer pour une gourde. J’avais bien vu que ce n’était pas ma grand-mère dans le grand lit. Ma grand - mère a la peau lisse et là forcément tu y as placé le loup.
En plus tu n’es vraiment pas gentil car les loups sont doux et affectueux et ne mangent pas de chair humaine. Et puis je vais te dire encore un truc, toi le conteur, je n’aime pas le rouge alors tu vas me refaire ta copie.
— Explique-moi ?
— Tu m’habilles en jean et baskets et parka et je vais porter un bon camembert à ma grand-mère d’accord ? Et puis le loup me suit car ce n’est pas un loup, c’est mon chien qui adore ma grand-mère tu comprends ce que je te raconte Charles ?
— Heu… tu veux en fait que je supprime « le petit chaperon rouge » de mes contes ?
— Voilà c’est un appel à la violence car tu as fait de ce loup un pervers et un sanguinaire et ça c’est pas sympa.
— Mais…
— Bon salut Charles merci d’être venu m’accompagner un bout, je suis arrivée, ma grand-mère m’attend avec un petit verre de vin rouge, je ne te dis que ça ! Et puis je ne suis pas tranquille sur ces nationales avec toutes ces voitures qui roulent à toute vitesse c’est plus dangereux que les loups !
— Ne sois pas fâché, souris monsieur Perrault on t’aime bien quand même !
Et LPCR partit d’un grand éclat de rire !
Pendant que Charles disparaissait dans les nuages.
Vous mettez une annonce sur Meetic pour trouver l’âme soeur : vous vous décrivez en quelques mots et vous dites comment vous voulez qu’il (ou qu’elle) soit (physique, qualités défauts )… .Tout ceci en y mettant les mots suivants dans l’ordre que vous voulez: “foire, poirier, carambar, marchandise, bois, tagada, rose, yacht”.
A votre bonne imagination …
Petite annonce personnalisée
Bonjour,
Je suis une jeune femme élancée, mince, les cheveux mi- longs sur les épaules et les yeux noisette. J’aime lire, rire écouter de la musique, et je chante un peu à la chorale de ma paroisse. Mon groupe préféré était Tagada Jones un groupe de punk breton formé fin 1993. Je sais ça ne fait pas vraiment actuel ! J’aime faire les brocantes et parcourir les foires, y acheter de la barbe à papa toute rose des carambars, etc.. Je suis gourmande. J’aime les animaux, mais aussi les gens. Je vais souvent au-devant d’eux même sans raison, histoire de leur dire un mot gentil. On dit que je suis très sociable. C’est surtout que je ne considère pas les autres comme de la marchandise mais comme des êtres humains. Alors me direz-vous pourquoi suis-je obligée de passer par ce site de rencontres ? Je vais vous le dire : parce que je n’ai le temps de rien ! Quand je rentre chez moi, ma mère handicapée m’attend avec son vieux chien malade. Alors commence pour moi une seconde journée. Bon assez parlé de moi.
Jai envie de rencontrer une jeune femme de mon âge (j’ai oublié de dire que j’avais 35 ans) petite, un peu ronde et surtout sportive. J’aimerais tant qu’elle m’apprenne à faire le poirier, je n’ai jamais réussi toute seule ! Si elle pouvait ne pas parler notre langue je serais ravie de lui apprendre le français, car j’ai oublié de préciser que je suis prof de français dans une entreprise. Je n’ai jamais voyagé, jamais mis les pieds sur un yacht alors me dépayser en en entendant une autre langue serait pour moi comme faire un beau voyage. Je l’aimerais brune, très brune et surtout pas rasée. J’adore le duvet sur les bras et jambes des femmes, c’est doux. Elle devra être tendre et un peu soumise, oh ce n’est pas ce que vous croyez, mais ma mère est vraiment directive. J’espère aussi qu’elle aime le rose, car c’est ma couleur préférée. Je sais que c’est moi qui recherche une compagne mais il faut savoir que nous vivons ensemble. J’attends avec impatience vos propositions et surtout ne tardez pas car j’ai vraiment besoin de compagnie voire plus si affinités. Je ne serais pas contre pousser notre relation jusqu’à une tendre entente car je ne suis pas de bois et l’amour ne me fait pas peur.
Une folie ordinaire
J'ai commencé ton roman. Quelle peinture de la campagne profonde ! non pas la prodigalité et l'amour de la terre mais la jalousie, la malveillance, la rancune, les tares héréditaires dues à l'alcoolisme ou la consanguinité, le huis clos des familles rustres et rudes sans marque d'amour ni de tendresse. Ces paysans qui prennent les bras des femmes pour le travail qui les esclavagisent, qui les rendent comme des bêtes de somme, abruties, désespérées, morbides.
Où et quand se situe ce roman ? dans les années soixante dans le massif central ? En bretagne dans les années soixante- dix ou cinquante ? c'est terrifiant de rusticité des sentiments des mœurs, des sentiments. J'avoue que j'ai du mal à avancer dans ce climat délétère dont la noirceur me pince le coeur et me renvoie à des émotions négatives. J’ai envie de crier au secours au fur et à mesure de ma lecture. Vais-je pouvoir finir dans un peu de sérénité ? j'en doute, aucun personnage n'est lumineux pour donner un peu d’espoir.
Roman noir et obsédant.
Le mot fin est une délivrance. Je crois que tu as très bien dépeint la désespérance des campagnes au temps de l'exode rural des années 50.
Michèle Rosenzweigh le 28/09/2020
BONJOUR A TOUS
En 2004, j’écrivais « une folie ordinaire » un roman un peu provincial mais que j’ai pris plaisir à écrire. La maison d’édition Ixcéa me l’avait édité et j’en avais pris un stock.
Le problème est que la maison d’édition a mis la clé sous le paillasson.
J’ai donc décidé de l’autoéditer chez Lulu.com comme les autres.
Au moins j’ai les fichiers et j’en suis maître.
L’histoire pour ceux qui ne l’ont pas lu et qui peut-être n’en ont pas entendu parler, je vous la remets ci-dessous :
Résumé:
Nicolas est un garçon calme et affectueux. Il est élevé par sa mère, Hélène, qui s'est retrouvée veuve peu de temps après son mariage et avant la naissance de son fils. Justine, la soeur de son père n'a de cesse, d'essayer de convaincre Hélène de se détacher de Nicolas qui devient de plus en plus différent et apporte bien des tourments à sa mère. Des événements malheureux et inexpliqués se succèdent dans la famille d'Hélène et de doutes en certitudes, on se demande lequel d'Hélène, de Justine ou de Nicolas sera rattrapé le premier par la folie.
J’avais eu la chance que la quatrième de couverture ait été écrite par Joseph Ouaknine ce qui apportait, sans conteste, une note d plus à ce roman. Je vous en donne le contenu :
En lisant ce livre, j’ai eu l’impression de replonger dans l’ambiance provinciale de mon enfance.
Cette atmosphère trouble et ingrate pour la plupart des gens de l’époque, mais en même temps si chaude, si captivante et attachante.
En marge de l’histoire, le récit présente et matérialise parfaitement, de manière brillante, la vie des paysans et rend presque palpable l’idéologie qui entoure les petits villages ou des hameaux,
même si ce n’est pas tellement le sujet abordé.
Malgré la dureté des évènements relatés, le livre est vivant, frétillant.
Il faut dire que le style d’écriture de Marie Chevalier, simple et alerte, se prête particulièrement à une interaction des contrastes.
Une foule d’émotions se dégage dans un tourbillon passionnant: l’obstination, le bonheur, la nervosité à fleur de peau, la douleur, les sentiments cachés, le vice, l’amour,
les tracas du quotidien, partagés ou individuels;
les thèmes abordés fusionnent également dans ce mælström passionnel: la folie, les voleurs, les troubles psychiques,
tous moeurs confondus,
approchant l’inceste, allant jusqu’à l’effleurer même, sans jamais le toucher,
chatouillant l’obscénité sans jamais sombrer dans la vulgarité.
Cette existence très France profonde, c’est du Zola et du Pagnol réunis! Quant à l’histoire, où la situer? Satire? Roman, rose ou noir? Policier?
Un peu de tout cela sans doute... Un bon moment de lecture en tout cas!
Joseph Ouaknine
Donc il est maintenant en vente à Lulu.com
Et visible sur ma page d’auteure :
http://www.lulu.com/spotlight/marieded
ISBN 9781326547912
Copyright Licence de droit d'auteur standard
Publié 28 janvier 2016
Pages : 196
Reliure : Couverture souple en dos carré collé
Prix : 17 euros HT
Il y a un âge….
Il y a un âge où certains plaisirs
Nous sont refusés
Oh ! je vois à quoi vous pensez !
Eh ! bien non !
Simplement vous ne pouvez plus
Adopter un petit chaton ou un petit chiot :
Vous n’y pensez pas ! A votre âge ?
Mais que deviendra-t-il si vous disparaissez ?
S’insurgent les amis, la famille
Aucun ne nous dit :
Ne vous inquiétez pas,
Nous nous en occuperons,
Mais vous avez le temps d’y penser,
Allons vivez maintenant,
Ce que vous avez envie de vivre !
Alors effectivement on n’adopte pas
On reste seuls en attendant
Sur la valise du temps
Que la mort vienne nous chercher
Demain ? Dans 4 ans ? Dans 20 ans ?
Peut-être aurions-nous eu le temps
De rendre un animal heureux ?
Nous ne le saurons jamais.
Pourquoi hurler ?
La fin de l’année approche joyeuse et illuminée
De toutes ces paillettes de couleur.
Le ton est à la joie et au bonheur…
La faim dans les estomacs vides
Des femmes et des enfants d’ailleurs
Se traduit par des hurlements muets
La femme battue, sous les coups hurle !
Le chien qui avait une maison
Une gamelle pleine et des caresses
Soudain seul, attaché à l’arbre hurle !
En voyant s’éloigner les phares arrière
De la voiture dans laquelle il aimait
Tant se promener quand il pouvait encore
Y grimper avant ces fichues douleurs !
L’enfant massacré sous les bombes hurle !
Le chômeur qui ne fera pas de sapin
Cette année faute d’argent, hurle !
La vieille dame seule devant un seul couvert
Alors que l’an dernier ils étaient encore deux, hurle !
L’homme qui vient d’apprendre
Qu’il nourrit un cancer, hurle !
Celui qui vient d’apprendre qu’après les fêtes
Il n’aura plus de boulot, hurle !
Personne ne les entend
Leurs hurlements sont perdus dans la joie
Et l’allégresse de l’an nouveau….
Défi 156 je vous propose de nous conter une histoire.
Oui un conte, un vrai,
Au milieu de tout cela, il peut y avoir, des lutins, des sorciers et sorcières,
des elfes, des géants, des fées, sans oublier les animaux…
Enfin tout ce qu’il faut pour faire un petit conte
C’est trop compliqué ?
Pas grave, racontez-nous une belle histoire de Noël et uniquement de Noël.
Mon vieux curé
Je piaffais d’impatience à la caisse du Carrefour de ma ville quand une main me frôla l’épaule.
— Bonjour Madame.
Je n’étais pas d’humeur, que me voulait cet homme ? Car forcément cette voix grave était celle d’un homme. Je ne me retournais pas tout de suite, exprès pour bien lui montrer que l’on ne m’interpelle pas ainsi. Je suis une femme sérieuse. Je suis mariée, j’ai deux enfants, encore en âge de procréer, alors que l’on me fiche la paix. Je ne cherche aucune aventure, bien au contraire, car comme le veut mon éducation, j’ai juré fidélité à l’homme qui partage ma vie. Mais revenons à cette journée que je n’oublierai jamais.
Au bout d’une minute — c’est long une minute lorsque l’on attend— il me frappa de nouveau sur l’épaule et cette fois se pencha vers moi en souriant. :
— Alors on fait la fière ? On ne reconnait plus son vieux curé ?
Je rougis jusqu’à la pointe des cheveux, tellement gênée d’avoir eu des pensées malsaines vis à vis de cet homme.
Je me retournai enfin vers lui :
— Oh Monsieur l’Abbé ! Je ne vous aurais pas reconnu, mais que faites-vous là ?
— - Drôle de façon de me sauter au cou, petite Martine, tu te souviens quand même que nous avons eu de bons moments ensemble.
Je rougis de plus belle, la honte cette fois. Pourvu qu’il ne raconte pas tout haut notre aventure.
— Ne crains rien, ajouta-t-il en souriant, je ne dirai rien de plus, c’est notre secret.
Les autres clients commençaient à nous regarder, égrillards, ils attendaient que l’un de nous deux explique ce qui s’était passé. En tous cas ce ne sera pas moi !
— Tu te rends compte que ça fait maintenant plus de trente ans ? Tu dois avoir dans les trente- deux ans si je me souviens bien ?
— Oui en effet, répondis-je, évasive.
Et là, mon vieux curé qui lui, approchait au moins de quatre –vingt- dix ans, se retourna vers les clients qui faisaient la queue, et leur dit :
— Figurez-vous que cette jeune femme bien mise, m’a pissé dessus quand je l’ai baptisée et pire un jour de préparation à la communion, elle s’est isolée dans le confessionnal et a fait ses besoins.
Quand elle en est ressortie, elle s’est sauvée et n’a jamais voulu avouer que c’était elle.
— Alors aujourd’hui Martine, qu’il y a prescription, est-ce bien toi qui a fait ta grosse commission dans le confessionnal ?
Je ne savais plus où me mettre, les gens commençaient à rire. Certains dirent même : tout cela n’est qu’une question d’éducation, vous étiez une gosse mal élevée c’est tout.
Je ne pus me retenir j’envoyai tout valser à la caisse et me retournant vers le curé, je lui criai : oui c’était moi mais par contre c’était vous qui pissiez tous les jours sur la tombe du maire que vous ne pouviez pas voir !
Le curé devint tout pâle.
— Vous voyez l’abbé, moi aussi je peux déballer. Je ne vous salue pas et ne suis vraiment pas ravie de vous avoir retrouvé tant d’années plus tard. J’espère que d’autres occasions de ce genre ne se présenteront plus.
Très digne, laissant mon caddie et mes achats je repris mon sac en bandoulière et sortit du magasin me jurant de ne plus jamais y remettre les pieds.