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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Vous mettez une annonce sur Meetic pour trouver l’âme soeur : vous vous décrivez en quelques mots et vous dites comment vous voulez qu’il (ou qu’elle) soit (physique, qualités défauts )… .Tout ceci en y mettant les mots suivants dans l’ordre que vous voulez: “foire, poirier, carambar, marchandise, bois, tagada, rose, yacht”.

A votre bonne imagination …

Petite annonce personnalisée

Bonjour,

Je suis une jeune femme élancée, mince, les cheveux mi- longs sur les épaules et les yeux noisette. J’aime lire, rire écouter de la musique, et je chante un peu à la chorale de ma paroisse. Mon groupe préféré était Tagada Jones un groupe de punk breton formé fin 1993. Je sais ça ne fait pas vraiment actuel ! J’aime faire les brocantes et parcourir les foires, y acheter de la barbe à papa toute rose des carambars, etc.. Je suis gourmande. J’aime les animaux, mais aussi les gens. Je vais souvent au-devant d’eux même sans raison, histoire de leur dire un mot gentil. On dit que je suis très sociable. C’est surtout que je ne considère pas les autres comme de la marchandise mais comme des êtres humains. Alors me direz-vous pourquoi suis-je obligée de passer par ce site de rencontres ? Je vais vous le dire : parce que je n’ai le temps de rien ! Quand je rentre chez moi, ma mère handicapée m’attend avec son vieux chien malade. Alors commence pour moi une seconde journée. Bon assez parlé de moi.

Jai envie de rencontrer une jeune femme de mon âge (j’ai oublié de dire que j’avais 35 ans) petite, un peu ronde et surtout sportive. J’aimerais tant qu’elle m’apprenne à faire le poirier, je n’ai jamais réussi toute seule ! Si elle pouvait ne pas parler notre langue je serais ravie de lui apprendre le français, car j’ai oublié de préciser que je suis prof de français dans une entreprise. Je n’ai jamais voyagé, jamais mis les pieds sur un yacht alors me dépayser en en entendant une autre langue serait pour moi comme faire un beau voyage. Je l’aimerais brune, très brune et surtout pas rasée. J’adore le duvet sur les bras et jambes des femmes, c’est doux. Elle devra être tendre et un peu soumise, oh ce n’est pas ce que vous croyez, mais ma mère est vraiment directive. J’espère aussi qu’elle aime le rose, car c’est ma couleur préférée. Je sais que c’est moi qui recherche une compagne mais il faut savoir que nous vivons ensemble. J’attends avec impatience vos propositions et surtout ne tardez pas car j’ai vraiment besoin de compagnie voire plus si affinités. Je ne serais pas contre pousser notre relation jusqu’à une tendre entente car je ne suis pas de bois et l’amour ne me fait pas peur.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans
une folie ordinaire

Une folie ordinaire

J'ai commencé ton roman. Quelle peinture de la campagne profonde ! non pas la prodigalité et l'amour de la terre mais la jalousie, la malveillance, la rancune, les tares héréditaires dues à l'alcoolisme ou la consanguinité, le huis clos des familles rustres et rudes sans marque d'amour ni de tendresse. Ces paysans qui prennent les bras des femmes pour le travail qui les esclavagisent, qui les rendent comme des bêtes de somme, abruties, désespérées, morbides.

Où et quand se situe ce roman ? dans les années soixante dans le massif central ? En bretagne dans les années soixante- dix ou cinquante ? c'est terrifiant de rusticité des sentiments des mœurs, des sentiments. J'avoue que j'ai du mal à avancer dans ce climat délétère dont la noirceur me pince le coeur et me renvoie à des émotions négatives. J’ai envie de crier au secours au fur et à mesure de ma lecture. Vais-je pouvoir finir dans un peu de sérénité ? j'en doute, aucun personnage n'est lumineux pour donner un peu d’espoir.

Roman noir et obsédant.

Le mot fin est une délivrance. Je crois que tu as très bien dépeint la désespérance des campagnes au temps de l'exode rural des années 50.

Michèle  Rosenzweigh le 28/09/2020

 

 

BONJOUR A TOUS

En 2004, j’écrivais « une folie ordinaire » un roman un peu provincial mais que j’ai pris plaisir à écrire. La maison d’édition Ixcéa me l’avait édité et j’en avais pris un stock.

Le problème est que la maison d’édition a mis la clé sous le paillasson.

J’ai donc décidé de l’autoéditer chez Lulu.com comme les autres.

Au moins j’ai les fichiers et j’en suis maître.

L’histoire pour ceux qui ne l’ont pas lu et qui peut-être n’en ont pas entendu parler, je vous la remets ci-dessous :

Résumé:

Nicolas est un garçon calme et affectueux. Il est élevé par sa mère, Hélène, qui s'est retrouvée veuve peu de temps après son mariage et avant la naissance de son fils. Justine, la soeur de son père n'a de cesse, d'essayer de convaincre Hélène de se détacher de Nicolas qui devient de plus en plus différent et apporte bien des tourments à sa mère. Des événements malheureux et inexpliqués se succèdent dans la famille d'Hélène et de doutes en certitudes, on se demande lequel d'Hélène, de Justine ou de Nicolas sera rattrapé le premier par la folie.

J’avais eu la chance que la quatrième de couverture ait été écrite par Joseph Ouaknine ce qui apportait, sans conteste, une note d plus à ce roman. Je vous en donne le contenu :

En lisant ce livre, j’ai eu l’impression de replonger dans l’ambiance provinciale de mon enfance.

Cette atmosphère trouble et ingrate pour la plupart des gens de l’époque, mais en même temps si chaude, si captivante et attachante.

En marge de l’histoire, le récit présente et matérialise parfaitement, de manière brillante, la vie des paysans et rend presque palpable l’idéologie qui entoure les petits villages ou des hameaux,

même si ce n’est pas tellement le sujet abordé.

Malgré la dureté des évènements relatés, le livre est vivant, frétillant.

Il faut dire que le style d’écriture de Marie Chevalier, simple et alerte, se prête particulièrement à une interaction des contrastes.

Une foule d’émotions se dégage dans un tourbillon passionnant: l’obstination, le bonheur, la nervosité à fleur de peau, la douleur, les sentiments cachés, le vice, l’amour,

les tracas du quotidien, partagés ou individuels;

les thèmes abordés fusionnent également dans ce mælström passionnel: la folie, les voleurs, les troubles psychiques,

tous moeurs confondus,

approchant l’inceste, allant jusqu’à l’effleurer même, sans jamais le toucher,

chatouillant l’obscénité sans jamais sombrer dans la vulgarité.

Cette existence très France profonde, c’est du Zola et du Pagnol réunis! Quant à l’histoire, où la situer? Satire? Roman, rose ou noir? Policier?

Un peu de tout cela sans doute... Un bon moment de lecture en tout cas!

Joseph Ouaknine

Donc il est maintenant en vente à Lulu.com

https://www.lulu.com.

Et visible sur ma page d’auteure :

http://www.lulu.com/spotlight/marieded

ISBN 9781326547912

Copyright Licence de droit d'auteur standard

Publié 28 janvier 2016

Pages : 196

Reliure : Couverture souple en dos carré collé

Prix : 17 euros HT

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
Défi 157 Croqueurs de mots
Ecrire 6 courtes résolutions pour cette nouvelle année : Faire rire, ou sourire afin de bien commencer l’année.
Vos résolutions peuvent être irréalisables, folles, farfelues, surréalistes… Tout est permis.
Utiliser les six mots (un par résolution) pris dans la liste ci-dessous :
Humour, TGV, solution, arbre, silence
Mes résolutions 2016
En 2016 j’ai décidé de ne rien prendre au sérieux, même quand on me dira des choses désagréables je prendrai ça avec humour, si si promis.
En 2016 j’ai un vieux rêve que je vais surement réaliser il le faut pour ne pas mourir idiote : je vais prendre le TGV rien que pour m’installer an bar pendant qu’il fonce à toute vitesse, ça doit être grisant !
En 2016, si je ne veux pas mourir noyée, il faut absolument que je fasse réparer, pire, changer mon toit qui fuit de tous les côtés.
En 2016 deux solutions s’offrent à moi : ou bien je reste les doigts de pieds en éventail dans ma chaise longue à me délasser au soleil mais je me fais du lard, ou bien je pars avec une copine à la montagne faire des escalades. Qui a dit que je ne suis pas sportive ?
En 2016 je vais m’occuper sérieusement de planter des arbres. Mon jardin ressemble à une prairie dénudée et si je veux avoir des fruits il va falloir que je m’y colle.
En 2016, je ne souhaite qu’une chose : que mon voisin arrête de me donner des angoisses avec sa perceuse, qu’il me laisse au moins savourer le silence de la campagne, je ne lui demande pas l’impossible surtout qu’il ne s’en sert que pour faire des trous dans son mur pour regarder chez les autres cet abruti !
yapuka...

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes poèmes

Il y a un âge….

Il y a un âge où certains plaisirs

Nous sont refusés

Oh ! je vois à quoi vous pensez !

Eh ! bien non !

Simplement vous ne pouvez plus

Adopter un petit chaton ou un petit chiot :

Vous n’y pensez pas ! A votre âge ?

Mais que deviendra-t-il si vous disparaissez ?

S’insurgent les amis, la famille

Aucun ne nous dit :

Ne vous inquiétez pas,

Nous nous en occuperons,

Mais vous avez le temps d’y penser,

Allons vivez maintenant,

Ce que vous avez envie de vivre !

Alors effectivement on n’adopte pas

On reste seuls en attendant

Sur la valise du temps

Que la mort vienne nous chercher

Demain ? Dans 4 ans ? Dans 20 ans ?

Peut-être aurions-nous eu le temps

De rendre un animal heureux ?

Nous ne le saurons jamais.

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Publié le par marie chevalier
pourquoi hurler?

Pourquoi hurler ?

La fin de l’année approche joyeuse et illuminée

De toutes ces paillettes de couleur.

Le ton est à la joie et au bonheur…

La faim dans les estomacs vides

Des femmes et des enfants d’ailleurs

Se traduit par des hurlements muets

La femme battue, sous les coups hurle !

Le chien qui avait une maison

Une gamelle pleine et des caresses

Soudain seul, attaché à l’arbre hurle !

En voyant s’éloigner les phares arrière

De la voiture dans laquelle il aimait

Tant se promener quand il pouvait encore

Y grimper avant ces fichues douleurs !

L’enfant massacré sous les bombes hurle !

Le chômeur qui ne fera pas de sapin

Cette année faute d’argent, hurle !

La vieille dame seule devant un seul couvert

Alors que l’an dernier ils étaient encore deux, hurle !

L’homme qui vient d’apprendre

Qu’il nourrit un cancer, hurle !

Celui qui vient d’apprendre qu’après les fêtes

Il n’aura plus de boulot, hurle !

Personne ne les entend

Leurs hurlements sont perdus dans la joie

Et l’allégresse de l’an nouveau….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
defi 156 (croqueurs de mots)

Défi 156 je vous propose de nous conter une histoire.

Oui un conte, un vrai,

  1. avec un héros (héroïne) qui part en quête de…
  2. Un élément qui va déclencher l’action du héros.
  3. Un méchant qui va lui mettre des bâtons dans les roues du héros.
  4. Un gentil qui aider quand notre héros sera en difficulté
  5. Un élément inattendu qui va débloquer la situation.

Au milieu de tout cela, il peut y avoir, des lutins, des sorciers et sorcières,

des elfes, des géants, des fées, sans oublier les animaux…

Enfin tout ce qu’il faut pour faire un petit conte

C’est trop compliqué ?

Pas grave, racontez-nous une belle histoire de Noël et uniquement de Noël.

Le petit chat

Il était une fois un joli chaton noir et blanc qui s’était aventuré dans un immense jardin potager. Quand les feuilles de carottes le frôlèrent il fit un bond et au lieu de retomber sur ses pattes, il fut projeté en haut du plus grand sapin du village.
Personne ne l’avait vu s’envoler et pourtant il était bel et bien perché tout là-haut et qui plus dans le nid abandonné d’un corbeau !
Il poussa des miaulements épouvantés, étant persuadé que sa mère le retrouverait très vite. Il ne savait pas que les chats ne volent pas ou alors très rarement. Il se mit en boule quand il fut fatigué de hurler et comme tous les petits chatons, il s’endormit.
Il se réveilla brusquement quand il sentit des piqures sur tout le corps. Le corbeau, très mécontent de trouver un intrus en rentrant de son ravitaillement (une petite musaraigne écrasée sur la route) il voulut faire sortir celui qui avait osé s’installer chez lui.
Las ! Il n’avait pas pensé au primordial, les chats adorent les musaraignes et le chaton affamé se rua sur la proie.
Le corbeau ne fit ni une ni deux, de colère, attrapa notre petit ami par le cou il le vira sans discours de son nid.
L’arbre faisait environ cinq mètres de haut. Le petit chat eut beau essayer de remonter en battant des pattes, Il s’écrasa au sol.
Une petite fille qui jouait près de là, entendant les miaulements désespérés leva les yeux et eut une idée lumineuse. Elle tendit son énorme nounours devant elle et le chat tomba dessus. Un miracle !
Mais n’étions-nous pas la veille de Noel ? Tous les rêves étaient permis même de voler pour un chaton. Il se réveilla doucement regarda la petite fille et lui sautant sur l’épaule la lécha dans le cou avec frénésie pour la remercier.
— Mais dis-moi gentil chat comment as-tu fait pour te retrouver perché si haut ?
— Une colombe m’a pris sur son dos mais elle s’est transformée en corbeau arrivée à son nid.
— Bien sûr, bien sûr ….
Perplexe, la petite fille se dit que finalement il ne fallait jamais essayer de comprendre les événements. La veille de Noel tout était permis. Elle était d’autant plus ravie qu’elle avait demandé un petit chaton comme cadeau.
Toute heureuse, le serrant très fort contre elle, elle revint vers sa maison et déposa le petit être entre les pattes de sa maman. Celle-ci le lécha tout de suite en lui murmurant : mais où donc as-tu été te fourrer, tu sens la fane de carotte.
Le petit monstre réalisa qu’il s’était endormi dans le potager et toute son aventure n’était qu’un rêve ! Il était déçu car il aurait bien aimé rester là-haut dans le ciel. Tant pis, il se rendormit en tétant amoureusement sa maman, qui se plaça pour qu’il puisse bien être au chaud.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Une belle rencontre, dans une des circonstances suivantes, au choix :

- en promenant son chien, ou tout autre animal favori,

- en attendant ses enfants à la sortie de l’école,

- en patientant dans une file d’attente.

Par “belle rencontre”, j’entends : pittoresque ou étonnante ou décisive.

Mon vieux curé

Je piaffais d’impatience à la caisse du Carrefour de ma ville quand une main me frôla l’épaule.

— Bonjour Madame.

Je n’étais pas d’humeur, que me voulait cet homme ? Car forcément cette voix grave était celle d’un homme. Je ne me retournais pas tout de suite, exprès pour bien lui montrer que l’on ne m’interpelle pas ainsi. Je suis une femme sérieuse. Je suis mariée, j’ai deux enfants, encore en âge de procréer, alors que l’on me fiche la paix. Je ne cherche aucune aventure, bien au contraire, car comme le veut mon éducation, j’ai juré fidélité à l’homme qui partage ma vie. Mais revenons à cette journée que je n’oublierai jamais.

Au bout d’une minute — c’est long une minute lorsque l’on attend— il me frappa de nouveau sur l’épaule et cette fois se pencha vers moi en souriant. :

— Alors on fait la fière ? On ne reconnait plus son vieux curé ?

Je rougis jusqu’à la pointe des cheveux, tellement gênée d’avoir eu des pensées malsaines vis à vis de cet homme.

Je me retournai enfin vers lui :

— Oh Monsieur l’Abbé ! Je ne vous aurais pas reconnu, mais que faites-vous là ?

— - Drôle de façon de me sauter au cou, petite Martine, tu te souviens quand même que nous avons eu de bons moments ensemble.

Je rougis de plus belle, la honte cette fois. Pourvu qu’il ne raconte pas tout haut notre aventure.

— Ne crains rien, ajouta-t-il en souriant, je ne dirai rien de plus, c’est notre secret.

Les autres clients commençaient à nous regarder, égrillards, ils attendaient que l’un de nous deux explique ce qui s’était passé. En tous cas ce ne sera pas moi !

— Tu te rends compte que ça fait maintenant plus de trente ans ? Tu dois avoir dans les trente- deux ans si je me souviens bien ?

— Oui en effet, répondis-je, évasive.

Et là, mon vieux curé qui lui, approchait au moins de quatre –vingt- dix ans, se retourna vers les clients qui faisaient la queue, et leur dit :

— Figurez-vous que cette jeune femme bien mise, m’a pissé dessus quand je l’ai baptisée et pire un jour de préparation à la communion, elle s’est isolée dans le confessionnal et a fait ses besoins.
Quand elle en est ressortie, elle s’est sauvée et n’a jamais voulu avouer que c’était elle.

— Alors aujourd’hui Martine, qu’il y a prescription, est-ce bien toi qui a fait ta grosse commission dans le confessionnal ?

Je ne savais plus où me mettre, les gens commençaient à rire. Certains dirent même : tout cela n’est qu’une question d’éducation, vous étiez une gosse mal élevée c’est tout.

Je ne pus me retenir j’envoyai tout valser à la caisse et me retournant vers le curé, je lui criai : oui c’était moi mais par contre c’était vous qui pissiez tous les jours sur la tombe du maire que vous ne pouviez pas voir !

Le curé devint tout pâle.

— Vous voyez l’abbé, moi aussi je peux déballer. Je ne vous salue pas et ne suis vraiment pas ravie de vous avoir retrouvé tant d’années plus tard. J’espère que d’autres occasions de ce genre ne se présenteront plus.

Très digne, laissant mon caddie et mes achats je repris mon sac en bandoulière et sortit du magasin me jurant de ne plus jamais y remettre les pieds.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 154 croqueurs de mots

Choisissez un mot ou une expression de neuf lettres* de votre choix. Ecrivez un texte à votre convenance (en prose ou en vers) de neuf phrases, chaque phrase devant commencer par une lettre de votre mot en les prenant dans l’ordre ou dans le désordre mais toutes les lettres doivent y être et seulement elles.

Reviens

Dire que je l’aimais !

Eperdument ? Non mais trop sans aucun doute.

Sans lui je suis perdue,

Epuisée, et surtout mal, très mal !

Si mal ! Je retourne la question mille fois :

Pourquoi ? Je n’y trouve pas de réponse.

Oui pourquoi ? Ce seul mot suffit à me faire pleurer

Il me manque tant !

Reviens ! Je ne suis plus rien sans toi.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de poésie

j’ai le plaisir de vous faire connaitre mon dixième recueil de poésie libre.

Plus de trente écrits au hasard de mes rencontres, de mes discussions et de mes observations. Et pourquoi pas le dire au hasard de mon imagination !

Il est en vente sur Lulu. Com en broché à 10 euros

http://www.lulu.com/shop/marie-chevalier/sans-rime-ni-raison/paperback/product-22429349.html

et en ebook à 4 euros

http://www.lulu.com/shop/marie-chevalier/sans-rime-ni-raison/ebook/product-22429373.html

sur amazon il sera sur ma page auteur là :

http://www.amazon.fr/Marie-Chevalier/e/B009T4SLHW/ref=ntt_dp_epwbk_0

Bien sûr il est disponible également auprès de moi si vous le souhaitez dédicacé

Sans rime ni raison

un titre dans ce recueil

La fille du port

Sonne le glas sonne

On enterre Maria

La putain du port

Sonne le glas sonne

Dormez tranquilles

Femmes de marins

Vos hommes vous reviennent !

Mais demain, lassées

De leurs manières de brutes

Vous serez les premières

A les faire sortir de votre lit

Et à espérer la venue

D’une nouvelle fille du port

D’une nouvelle Maria…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Écrire avec pour thème un, plusieurs ou ces 7 péchés capitaux

Le paresseux

Il n’avait jamais travaillé. Au début sa famille, ses frères, ses sœurs, ses parents même lui trouvaient des excuses.

De santé fragile il est vrai, sa vie n’avait pas été facile dans sa petite enfance.

De médecin en psychiatre, malgré la lutte acharnée contre cette léthargie, rien n’y faisait.

Des vitamines, des cours de yoga, rien. Rien ne le faisait se bouger.

Se lever semblait vraiment une opération extrêmement difficile.

Quand il eut quinze ans, ses parents fatigués commencèrent à le bousculer. Ils n’en pouvaient plus de cette mollesse. : bouge- toi, Nom de Dieu ! S’énervait le père.

Je ne suis pas ta bonne fais ton lit au moins et range ton linge hurlait sa mère qui craquait elle aussi.

Tu pourrais sortir ton bol, mettre la table, nous aider, lui demandaient gentiment ses deux sœurs.
Quand ils entendaient sa voix c’était toujours la même phrase : mais pas de panique, y a pas mort d’homm
e...

Cette phrase avant le don de mettre toute la famille en rage : en plus ils se fiche de nous ce petit con !hurlait un de ses frères !

Rien ne l’intéressait. Pourtant tous ses amis du collège voulaient l’entrainer au foot ou faire du vélo ou même aller au cinéma. : Je n’ai pas envie, je suis fatigué.

Et un jour enfin alors qu’il trainait au lit et que sa grande sœur venait de le gifler en le traitant de parasite et de gros fainéant, il se leva, bailla, mais se recoucha en la regardant en souriant et lui dit :

Pauvre frangine tu ne te rends pas compte que tu sembles née que pour te tuer au boulot. Regarde-moi, tranquille, je ne fais rien mais on me donne quand même un toit et une assiette.

Sa sœur sortit de la chambre en hurlant : tu sais que tu n’es qu’un paresseux, tu devrais avoir honte !

Il ricana et murmura : eh bien ! il vous en a fallu du temps pour vous en rendre compte !

Il se tourna vers le mur mit son oreiller sur sa tête et ronronnant de plaisir il se rendormit.

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