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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Pas de chance

PAS DE CHANCE

[b]Je vous présente un roman que certains d’entres vous ont connu sous le titre “des vies saccagées” dès sa parution en 2013 .


il est visible là:


http://www.lulu.com/shop/marie-chevalier/pas-de-chance/paperback/product-22667767.html


ou à mon adresse mail si vous le voulez dédicacé.


Ceci est la dernière version de mon roman « des vies saccagées ».


En effet, j’ai réécris, du moins complété ce qui paraissait à plusieurs lecteurs un peu trop sec et un peu trop reportage.


J’ai donc fait en sorte d’étoffer les personnages, de mieux les décrire, mais l’histoire reste celle-ci-dessous:


Je raconte la vie de plusieurs femmes depuis les années 1900 à nos jours :


leurs souffrances, leurs joies, leur dure vie, la guerre, la misère...


Elles auraient pu être mes grands-mères ou mes tantes ou ma mère.
[/b]

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 165 En 30 lignes maxi, dites à quelqu’un que vous aimez .. quelque chose …

Et comme unique contrainte, mentionner le nom d’une fleur.

Pour toi

Quand tu liras cette lettre, je serai partie. Mais je me souviens…

Je t’ai rencontré un soir de réveillon du jour de l’An.

J’errais seule et suis entrée dans un café du Boulevard Saint-Michel.

J’ai commandé un café, puis un second puis finalement une bière.

Une heure s’était écoulée et personne n’était entré. La solitude m’angoissait allais-je passer cette nuit de lumière seule, accoudée au comptoir comme une ivrogne en manque ?

Et tu es entré, en fait vous étiez trois. Je t’ai regardé et tout de suite j’ai su que je t’attentais.

Deux heures plus tard, nous étions installés confortablement dans un cinéma et tu venais de m’embrasser.

Te souviens-tu de tes paroles ? Non bien sûr tu m’as dit : tes lèvres sentent bon, un mélange de lilas et de muguet.

J’ai éclaté de rire et depuis dix années je vis à tes côtés. Cela s’appelle le coup de foudre qui dure encore et qui …

Mes lèvres ont toujours le même parfum de fleur et j’aime toujours autant tes baisers.

Sais-tu mon ange que dans une semaine c’est le Nouvel An? Que dirais-tu d’une petite sortie en amoureux. Nous irions boire un verre au Fénelon comme il y a dix ans et ensuite voir un film, celui qui te plaira. Qu’en dis-tu ?

Tu ne réponds pas. Je n’aime pas tes silences. Ils sont devenus ta seconde nature.
C’est vrai j’avais oublié : les réveillons se passent chez ta mère depuis toujours, sauf celui où nous nous sommes rencontrés.

Comme le hasard fait bien les choses. Je ne discute plus c’est d’accord, nous irons chez ta mère ou mieux, si nous changions, si au contraire, nous l’invitions ici ? Non ? Je vois à ton regard las que mon idée n’était pas bonne et bien je vais te dire quelque chose : retiens- bien ces paroles : Le soir du réveillon, je ne serai plus là. Tu feras ce que tu voudras.

Ah ! J’oubliais ! Le cadeau pour ta mère sera dans le placard de la chambre en haut à droite. Ne l’oublie surtout pas ! Tu la connais si elle n’a pas ses chocolats noirs comme tous les ans le 31 Décembre, elle fera une crise et vous plombera l’ambiance.

Je ne te dis pas à demain car je serai loin. Prends soin de toi…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 164 Croqueurs de mots (qui lit pense... qui pense raisonne

on nous demande d’ouvrir cinq livres les plus proches de vous. Vous devrez pour chaque livre ouvrir la cinquième page après le début de lecture Prendre la cinquième phrase et l’insérer dans un texte.

J’ai donc choisi de mettre en majuscules la phrase trouvée. Les voici dans l’ordre :

1)Les heures souterraines de Delphine de Vigan

2)Le quatrième mur de Sorj Chalandon

3)Au-delà) de cette limite, votre ticket n’est plus valable de Romain Gary

4)Une gourmandise Muriel Burbery

5)La tête en friche Marie-Sabine Roger

Mon texte : L’insomnie

Joëlle connait PAR CŒUR LES DETOURS DE L’INSOMNIE, ELLE SAIT QU’ELLE ne dormira pas au moins avant trois heures du matin, et se tourne, se retourne dans ce grand lit froid.

Jean s’était envolé vendredi dernier pour Ramallah, voir un ami. A-t-on idée d’aller se fourvoyer dans ces pays en lutte. D’ailleurs il avait été arrêté bien sûr mais relâché presque tout de suite devant sa bonne foi. Arrivé chez son ami il avait pu écrire une petite lettre :

« UN PALESTINIEN A ENLEVE MA CEINTURE SANS PRECAUTION ET M’A rendu mes affaires dans les minutes qui ont suivi. Pourquoi ce geste ? Peur que je ne le frappe avec ? En fait il me l’a confisquée, mais pas grave. Tu me manques. Je rentre à la maison dans quelques jours et je t’embrasse tendrement. »

Joëlle n’arrivait toujours pas à dormir lisant et relisant cette lettre dans sa tête. Ah oui ! Il fallait qu’elle pense aux clichés qu’il avait joints en précisant : il faut qu’ils soient PASSES CHEZ L’INDUSTRIEL THIIEBON ? DANS LA PROchaine semaine, pas avant, surtout attends donc que je sois rentré.

La jeune femme était fatiguée. 5 heures du matin et elle n’avait toujours pas fermé l’œil. Tout lui revenait en vrac. Et puis il était bientôt l’heure de se lever pour courir chez Madame B. qui avait reçu des invités de marque hier soir. Elle serait donc obligée de frotter, cirer et contrainte de chasser la POUSSIERE DE LEURS DEAMBULATIONS DE RICHES. Elle ne comprenait toujours pas comment le fait de faire une soirée mondaine pouvait attirer autant de poussière !

Vers 5h30, n’en pouvant plus elle s’effondra et rêva en s’agitant, elle voyait ses ARBRES :CA BOURGEONNE A TOUT VA ET SI CA PREND UN COUP DE gel, ils sont fichus !

Heureusement le réveil sonna. Elle se leva d’un bond et fatiguée se rendormit en buvant son café.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 163 (croqueurs de mots)

Sur une photo de Cezary Wysynski (National Géographic)

Racontez une p’tite histoire en prose ou autre… poésie, haïku, etc, à votre guise !

La belle vieille dame

Un visage extraordinaire

Aux joues creusées

Par le temps, les chagrins

Et les petites joies,

Les lèvres fines

Les yeux noirs de braise

Enfoncés dans leur orbite

Un turban entourant ses cheveux gris

Des perles de couleur scintillante

Illuminant ses oreilles

Les doigts recourbés

Serrant ce qui

L’emmène à l’extase

Et L’enveloppe

D’une épaisse brume blanche

Que vous êtes belle

Madame ….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour le défi 162 on nous propose un début de scénario et à nous d’écrire le film ou l’histoire ou le synopsis mais avec une contrainte...

Scénario :

Une femme en robe rouge descend du bus. Elle est furieuse. Elle bouscule un homme qui traverse la rue en dehors des passages piétons.

Vous devrez utiliser les verbes : caqueter, rêver, applaudir, s’ébaudir, refroidir

Les noms : portail, violon, gazon ; galurin, hérisson, allure, caraco.

Les adjectifs : opportun, guilleret, pâle, maudit, violet.

La dame en rouge

José et Marc se mettent en place prêts à filmer. Ils sont excités comme des puces, la grande Aline a accepté de jouer le rôle principal dans un court métrage et ils ne sentent plus de joie. Les projecteurs sont prêts deux ou trois photographes amateurs et eux deux. Tout avait été négocié avec la « diva » jusqu’au prix de ses chaussures ! Ça devrait baigner comme disait toujours José.

Action !

L’autobus s’arrête devant l’hôtel « les Acacias » et les voyageurs descendent tout guillerets et en caquetant.

Silence, on tourne !

Ce magnifique hôtel est situé au fond d’un grand parc. Le chauffeur de bus pousse le portail et demande à tous de ne pas rêver et de presser l’allure tout en évitant de marcher sur le gazon. Des allées gravillonnées sont faites pour cela , ajoute-t-il.

L’actrice principale descend du car la dernière, furieuse de ne pas avoir eu la première place. Vêtue d’une longue robe rouge vif, elle est divinement belle. Elle s’arrête une seconde sur le marchepied, jette un œil circulaire, semblant chercher quelqu’un et tout à coup se met à marcher à vive allure en dehors des clous. Elle heurte violemment un jeune homme qui, le casque sur les oreilles ne l’avait pas entendu arriver; il perd l’équilibre et se retient comme il peut au bas de la robe de la dame qui se déchire et lui reste dans les mains. Elle se retourne hors d’elle et frappe la tête du garçon, maintenant à terre.

— Maudit imbécile, vous ne pouviez pas faire attention, vous ne voyez pas que nous tournons un film ! 50 personnes qui descendent d’un bus et se dirigent tous vers un manoir ça se sait non ?

— Excusez-moi, murmure le jeune homme tout pâle, j’aurais dû attendre le moment opportun pour déchirer votre robe.

Humour ? On ne sait mais les figurants applaudissent pensant sans doute que c’est dans le scénario

Coupez !!! Ce n’est pas prévu !!!

Très digne, Aline ramasse le morceau de sa robe, se trouve vraiment dans une sale situation mais ne veut surtout rien laisser paraitre. Toute cette mascarade n’était pas dans le scénario, ils vont entendre parler d’elle !

Elle sort de son sac de voyage un caraco violet qu’elle enfile sur ses épaules et sur sa tête pose un affreux galurin de la même couleur. La voilà donc à moitié nue devant le grand parc de l’hôtel. Tous les regards sont braqués sur elle. Elle se sent ridicule et elle ne rêve que d’une chose, refroidir le premier qui osera se moquer ou qu’elle entendra applaudir !

Pour tout arranger au milieu de l’allée, un hérisson s’est arrêté et semble tétanisé par le piétinement de tous ces gens, il se trouve dans le cadre de la photo et le photographe hurle de colère.

— Attention de ne pas lui faire mal, c’est une race protégée, crie le chauffeur de bus !

Un homme que personne n’avait remarqué mais qui avait provoqué la panique d’Aline en la faisant quitter le bus en courant, arrive près d’elle :

C’est vous que j’attendais ma jolie, je vous arrête pour prostitution et invitation à la débauche. Vous les entrainez à vive allure dans cet hôtel mais ils se sont plaints d’avoir été obligés par vos provocations. Le jeune homme que vous avez bousculé était là pour vous surveiller. Je vous emmène illico au violon faire un séjour, vous pourrez vous ébaudir devant les dessins obscènes de vos prédécesseurs dans la cellule !

Mais arrêtez ! Pitié ! Arrêtez ! Cette histoire est nulle, arrêtez de tourner, changez les acteurs et le figurant flic, enfin faites quelque chose, mais pitié arrêtez ! Je suis maudit !!!

— Mais enfin c’était votre idée !

— Et bien maintenant c’est la vôtre !

On recommence tout depuis le début quand la dame en rouge descend du bus !!

— Eh Merde ! Murmurent les figurants.

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Publié le par marie chevalier

A TOUTES LES FEMMES

Femmes du monde entier

Femmes emprisonnées

Femmes excisées

Femmes violentées

Femmes lapidées

Femmes tabassées

Femmes fières et non soumises

Cette journée est à nous

Aucun homme ne pourra

Même avec ses lois

Et sa violence

Aucun homme ne pourra

Jamais nous dresser !

Femmes mères et filles

Femmes célibataires

Femmes…

Que cette journée

Soit celle de la révolte

Que cette journée

Soit la NOTRE !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi n°161 : Quiproquo sur la date

Ils viendront c’est sûr

Assises depuis ce matin sur les bancs fraichement repeints de la maison de retraite, elles bavardent rient et se racontent des histoires.

— Tu te souviens ?

— Quoi donc ?

— Quand Julien t’a épousée, tu pleurais !

— Oui je me souviens et toi tu n’avais qu’une hâte, jeter tous ces vêtements de cérémonie et danser !

— Oui je me souviens dis-moi quelle heure est-il ?

— Dix heures pourquoi ?

— Tu ne trouves pas qu’ils sont en retard ?

— Mais qui donc ?

— Mais tes enfants pardi, ils devaient venir, rappelle –toi, c’est ton anniversaire.

— II fait plus frais tu ne trouves pas ?

— Je te fais remarquer que tes enfants…

— Quoi mes enfants ?

— Ils devraient être arrivés, ils avaient dit…

— Oui je sais ils avaient dit le 7 janvier, vers dix heures et alors, ils peuvent avoir été retardés !

— Sans doute ma chérie mais il se fait tard… je vais rentrer le soleil ne dure pas en hiver.

— Dis aux infirmières qu’elle me garde ma place, j’ai un petit creux, il est quelle heure ?

— 13 heures ma chérie et nous sommes dehors à nous geler.

— Mais que se passe-t-il ? Ils devaient bien venir pour 10 heures, Ils ont dû être retardés non ? Dis ? Toi ? Que crois-tu ?

— Ce que je crois ma douce c’est que nous sommes le 7 janvier

— Et alors ?

— Alors j’ai vérifié tout à l’heure. Leur lettre dit qu’ils viendront te voir le 17.

— Mais pourquoi ne m’as-tu rien dit ?

— Tu avais l’air si heureuse de les attendre. Cela te fera deux fois du bonheur. Viens il se fait tard et ne va pas attraper la misère Le temps est frais en hiver, ils reviendront le 17 ne t’inquiète pas… Nous nous sommes trompées de date, ce n’est pas grave…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes nouvelles

Le dernier bain de Loana

Elle ne voulait pas se déshabiller et se mettre nue dans la salle de bains. Sa mère avait beau lui répéter qu’elles n’étaient que deux et que personne ne pouvait rentrer, il n’y avait rien à faire.

Loana n’avait que deux ans quand son père les quitta pour une autre femme. A priori, du peu qu’elle avait entendu en faisant semblant de dormir, il en ressortait que sa mère devenait de plus en plus négligée et sale. La gamine n’avait jamais pris garde car elle-même refusait de se laver. Elle s’habituait à cette odeur de peau sale et de linge sale et c’est seulement quand elle fut inscrite à l’école que les ennuis commencèrent.

Sa mère travaillait toute la journée et la réveillait tôt le matin pour la faire déjeuner et lui faire faire un brin de toilette. Elle s’énervait quand Loana hurlait qu’elle ne supportait pas l’eau, qu’elle avait peur. Maria avait du mal à tenir son sang-froid et la plongeait en pyjama dans la baignoire. — au moins tu auras quand même pris l’eau le reste partira avec la serviette —. Elle l’attrapait sous les aisselles et la frottait très fort. Une petite claque sur les fesses : aller zou ! vite ton pull à capuche et ton jogging bleu marine.

Quand elle voulut en parler à Emmanuel, celui-ci lui répondit qu’avec une mère comme elle, il était normal que la petite soit sale.

Vexée elle lui demanda d’en dire plus et ce jour –là, pendant que Loana enfilait tant bien que mal ses vêtements, ils se disputèrent pendant plus d’une heure. La gamine s’était assise sur son lit sagement, son cartable à ses pieds et se balançait d’avant en arrière en chantonnant.

Emmanuel était pourtant un homme charmant et sa nouvelle compagne ne cessait de vanter son caractère enjoué et heureux. Alors pourquoi quand il était marié avec la mère de Loana était-il si agressif et méchant ?

Il est vrai que Brigitte ne faisait pas beaucoup d’efforts pour lui plaire. Elle estimait que de lui tenir sa maison propre était déjà un grand plaisir qu’elle lui accordait, alors le reste ne le regardait pas. Un jour qu’il tenait Loana sur ses genoux celle-ci émit un petit cri et en riant cria : caca !

Le père affolé, la tenant à bout de bras la déposa sur la table de cuisine en appelant sa femme.

Quand celle-ci eut changé la gamine, elle se retourna vers son mari et le regardant bien en face lui dit : — tu n’es pas capable de changer une couche et tu voudrais me donner des leçons ? Sors immédiatement et va-t’en n’importe où mais je ne veux plus te servir de bonne. —

En fait cette altercation tombait à pic, il ne fut pas obligé comme il avait pensé le faire, de tourner autour du pot pour lui annoncer qu’il avait rencontré une autre femme. Et c’est ainsi qu’elles se retrouvèrent seules. Maria trouva un travail mieux rémunéré et elle put ainsi placer sa fille dans un établissement privé. Elle n’allait la chercher que le samedi midi. Elle avait remarqué que la toilette de Loana laissait à désirer mais elle même en pleine dépression n’avait même plus envie de se laver.

Cela se gâta quand la petite fille entra à « la grande école ». Maria reçut plusieurs lettres et la dernière était carrément une menace si elle ne faisait pas la toilette de sa fille. Tous les élèves disent d’elle qu’elle pue et croyez-moi ce n’est pas exagéré écrivait la directrice. Maria n’en tint pas compte. Elle s’enfonçait doucement dans une sorte de mal-être et restait des heures devant la télévision. N’ayant plus le gout à rien, elle finit par ne plus aller travailler et laissa tomber tout ce qui ressemblait à du ménage ou la lessive.

En classe, Loana ne comprenait pas les moqueries de ses petites camarades. Elles faisaient un cercle autour d’elle en lui chantant : Loana tu pues Loana ne se lave pas. Un jour qu’elle n’en pouvait plus, elle décida d’en parler avec sa mère. Elle rentra plus tôt de classe et frappa quelques coups discrets sachant que Maria dormait souvent.

Personne ne lui répondit. Elle était toute menue et en montant sur le rebord de la fenêtre elle pouvait essayer de débloquer la poignée. Sa mère se réveilla à ce moment –là et hurla de peur pendant qu’elle était en plein cauchemar. Sa fille en plein après-midi sur le rebord de la fenêtre elle rêvait c’était sûr !

— Mais enfin que fais-tu là à cette heure-ci ?

— Je ne veux plus aller à l’école tout le monde dit que je sens mauvais.

— Et alors ? ça t’empêche d’étudier ?

— Non… pas vraiment …

— Alors retourne à l’école sinon c’est moi qui vais t’y emmener avec une fessée.

Loana repartit et sur le chemin de l’école, elle ruminait. Comment allait-elle se sortir de ce bourbier ? Sa mère était encore plus sale qu’elle. Mais pourquoi ?

Elle n’arriva pas jusque l’école. Elle rencontra un petit camarade qui lui proposa de partir ensemble n’importe où du moment qu’il n’y avait pas de parents.

On les retrouva le lendemain noyés dans l’étang de la cité. Ils avaient retiré leurs vêtements et près du rivage, avec leurs affaires trônaient une savonnette et une serviette de bains neufs. C’est en voulant se laver qu’ils se noyèrent … ne sachant pas nager.

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Publié le par marie chevalier

Défi 160 ((croqueurs de mots)

Un personnage de roman sort du livre.

Il converse avec son créateur, ou évoque celui-ci.

Un personnage de roman ou de bande dessinée.

Issu de la fiction, il (ou elle) prend pied dans la réalité.

Je souhaite soit un face à face entre les deux, dans un salon ou en extérieur (à chacun de poser le décor), soit un monologue du personnage, qui donne son point de vue sur lui-même, sur l’écrivain, a des griefs à exprimer, etc.

LPCR et Charles

- Hello !! Belle brune, elle t’a laissé sortir ta mère ?

- Oui car je dois apporter du fromage à ma grand-mère.

- Tu m’emmènes avec toi ?

- Si tu veux Charles, mais surtout ne l’effraie pas, elle est vieille tu sais et ne reconnait plus personne. Et puis je vais te dire quelque chose Charles, ton prénom c’est bien Charles ?

— Oui

— Je ne comprends pas comment tu as pu raconter mon histoire et me faire passer pour une gourde. J’avais bien vu que ce n’était pas ma grand-mère dans le grand lit. Ma grand - mère a la peau lisse et là forcément tu y as placé le loup.

En plus tu n’es vraiment pas gentil car les loups sont doux et affectueux et ne mangent pas de chair humaine. Et puis je vais te dire encore un truc, toi le conteur, je n’aime pas le rouge alors tu vas me refaire ta copie.

— Explique-moi ?

— Tu m’habilles en jean et baskets et parka et je vais porter un bon camembert à ma grand-mère d’accord ? Et puis le loup me suit car ce n’est pas un loup, c’est mon chien qui adore ma grand-mère tu comprends ce que je te raconte Charles ?

— Heu… tu veux en fait que je supprime « le petit chaperon rouge » de mes contes ?

— Voilà c’est un appel à la violence car tu as fait de ce loup un pervers et un sanguinaire et ça c’est pas sympa.

— Mais…

— Bon salut Charles merci d’être venu m’accompagner un bout, je suis arrivée, ma grand-mère m’attend avec un petit verre de vin rouge, je ne te dis que ça ! Et puis je ne suis pas tranquille sur ces nationales avec toutes ces voitures qui roulent à toute vitesse c’est plus dangereux que les loups !

— Ne sois pas fâché, souris monsieur Perrault on t’aime bien quand même !

Et LPCR partit d’un grand éclat de rire !

Pendant que Charles disparaissait dans les nuages.

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Publié le par marie chevalier
A FORCE
A force de penser
Que tout était faisable !
A force de penser
Qu’il était imbattable !
Il venait de perdre
Ce qu’il aimait le plus :
Son amie virtuelle.
Un jour, il fut surpris
Par celle qui partage sa vie
Et il dut sans résister
Tirer un trait
Sur ce qui fut son soleil
Son jardin secret.
Il ne faut jamais croire
Que tout est acquis !
Que tout est gagné
Preuve en est
Qu’il est au désespoir !
De n’avoir pas su gérer
Sa vie réelle
Et celle bien plus mortelle
Et bien plus belle
Que des fantasmes
Et des foutaises.
Sa vraie vie

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