Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par Marie Chevalier

La chute

Un jour de printemps
Hervé, tomba sur les fesses
En essayant d’arracher une motte de chiendent.
Surpris par le choc,
Il resta à terre un moment et murmura :
Belle journée de printemps ? Mon cul !
Les ans sont là et c’est fichu !
Je vais mourir là.
Heureusement, il put se relever
Et il n’y eut pas de séquelles.
Il continua à faire son jardin
Mais maintenant il s’agenouillait.

Manquerait plus que cette fois,
Ce soit ma tête qui l’importe !
Manger la poussière, pouah !
Tant qu’à faire de me foutre par terre
Je préférerais encore que ce soit
Sur mon derrière !
Car ma tête me sert à penser…

Voir les commentaires

Publié le par Marie Chevalier

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 134 (croqueurs de mots) Cha alors...

Défi 134 (croqueurs de mots)

Cha vous dit un « chat alors... » d'après photo... oui ? Yes !

Je vous propose en tant que cap'taine 134

« Quinzaine du 24 novembre au 7 décembre 2014 »

Un « chat alors... » en thème du lundi défi, le premier décembre !!

A savoir, le choix entre trois photos à légender, clic droit et emportez !!

Poème, prose, acrostiche, etc... à votre guise, qu'on se le dise !

Possession

Depuis des jours, lové sous la table

Le chat surveillait ce stylo bleu et blanc.

Il avait tout essayé :

Le faire tomber avec sa patte,

Se soulever et le prendre dans la gueule.

Rien à faire ! Cette chose était hantée !

Elle fuyait et semblait s’’accrocher à cette feuille

De papier blanc.

Un jour, plus adroit que d’habitude

Plus décidé aussi sans doute,

Il le fit tomber sur la moquette moelleuse.

Il sauta dessus, le cramponna avec ses pattes

Et l’oeil aux aguets le tint serré

Contre lui.

Il feula doucement en fixant l’intrus

Qui s’avançait vers lui

S’il avait pu parler il aurait dit :

Il n’est pas né celui qui me le prendra !

Il est maintenant à moi !

I

Voir les commentaires

Publié le par Marie Chevalier

UNE SORTE DE BLUES

Les notes d’une chanson triste s’égrènent. Je ne les entends plus. Le chanteur s’époumone, souffre, rit, pleure et moi je m’en fous. Un coup de téléphone m’a réveillé cette nuit. C’était elle : j’ai oublié de te dire hier soir que j’ai rencontré un homme de mon âge et que je te quitte. Sur ce, elle avait raccroché…

Ce matin, les notes d’une chanson triste emplissent la chambre que j’ai du mal à quitter. Elle s’en va. Elle me quitte. Voilà. Elle m’a dit cela en pleine nuit, à l’heure où tous les démons nous bousculent, si l’on a le malheur de se réveiller. Elle m’a réveillé ! Mes oreilles bourdonnent encore de sa voix : Sébastien, je te quitte. Si seulement elle avait dit : Sébastien, il faut que l’on se parle…

Non…Direct ! Sébastien, j’ai trouvé un homme de mon … et la garce a ajouté : il est jeune et amoureux…
Qu’est-ce qui fait le plus mal ? Jeune ? Amoureux ? Les deux sans doute ?

Les notes d’une chanson triste s’égrènent et emplissent maintenant ma tête, mes nerfs. Les larmes que je retenais me font très mal en se bousculant dans ma gorge. Je serre le téléphone, cet objet de malheur qui m’a réveillé cette nuit à l’heure où les démons veulent m’emmener. Je me suis levé, hagard, et mes mains ont cherché dans le noir la bouteille de vin que je n’avais pas terminée hier soir.

J’ai bu au goulot, à grandes gorgées, pour desserrer l’étau qui m’empêchait de respirer. Puis j’en ai ouvert une autre, quand la première fut vidée, je l’ai finie aussi, et c’est seulement alors que je me suis effondré sur le lit trop grand et j’ai dormi.

J’ai dormi jusqu’à ce matin, où d’un bond je me suis levé, assailli par ma douleur qui s’était endormie avec mon ivresse. J’ai regardé le téléphone encore une fois. Une envie folle de l’appeler, puis … plus d’envie du tout…

Envie de pleurer certes, comme un enfant qui a cassé son jouet. Adieu jolie poupée. Tu as raison, j’aurais pu être ton père, mais j’étais ton amant !

Je reste seul à moitié assis sur mon lit me demandant ce que je vais faire de moi.
Une petite voix lointaine me murmure : viens, je t’emmène avec moi…

J’arrive … lui dis-je sachant qu’il s’agissait de ma maîtresse attendue et espérée.

On peut mourir quand l’hiver entre dans nos os et que le printemps est encore en fleurs dans le cœur de celle que l’on aime.

J’ouvre ma fenêtre, il fait froid, je tremble en regardant le parc qui s’étend à 15 étages de là. Je tremble en regardant le terrain de tennis juste sous mon immeuble.
Je tremble et …

Les notes d’une chanson triste s’égrènent et s’entendent loin devant moi, très loin, je les entends de plus en plus doucement, je suis debout sur le rebord de la fenêtre, vacillant et soudain, j’entends les paroles de cette musique qui égrènent ses notes et les mots me parviennent très clairement :

Reste et ne pense plus à tout ça
Tu ne vas pas te suicider pour une jeune fille en fleurs !

Je me retourne mets un pied dans ma chambre. Il n’y a personne. Tout cela n’a pas de sens, cette musique me ficherait le blues !

Si j’avais bu, j’aurais été capable de me jeter par la fenêtre,

Faut être dingue non ?

Voir les commentaires

Publié le par Marie Chevalier

Décision importante

De mois en moi, de jour en jour
D’heure en heure, il voyait son fils
Changer, grandir, se transformer.
Encore un an, deux peut-être ?
Et il s’envolera loin de lui.
Loin de ce pavillon, loin de cette maison
Construite de ses mains, pierre par pierre
Tuile par tuile.
Ces heures passées par tous les temps !
A manipuler la truelle et le ciment,
A crever de froid ou de chaleur
Tout cela pour qui, pour quoi ?
Sa femme, lasse de l’attendre,
D’attendre que le ciment sèche,
S’en est allée voir ailleurs
Essayer de trouver un peu de chaleur,
Un peu de tendresse, un peu de caresses.
Le laissant seul avec son fils
Pour ne pas le traumatiser lui a-t-elle dit.
Et puis pourquoi s’encombrer
D’un petit garçon de huit ans
Quand on a trouvé un bel amant ?
Il l’a élevé, choyé, aimé.
Mais demain, il le sait, il le sent,
Il va s’envoler pour vivre sa vie
Et réaliser ses espoirs.
José pleure mais comprends :
Ce pavillon qui lui a bouffé la vie,
Il va le mettre en vente.
Et l’argent ? il le donnera au gamin
Pour que lui au moins
Puisse choisir sa voie, un métier.
C’est tout réfléchi demain
Il met une annonce dans le journal…

Voir les commentaires

Publié le par Marie Chevalier

Réaction

Les heures passent
Et je m’ennuie.
Les années passent
Et je les fuis.
Je ne pourrais pas me résigner
A rester ainsi
Vautrée dans mon fauteuil
N’écoutant que le bruit
Du vent et des feuilles.
Mes jambes ne me portent plus
Et je me sens quand même,
Aujourd’hui assez vaillante
Pour essayer encore
Et encore de marcher.
Les larmes me viennent aux yeux
Devant l’effort que je fournis
Mais zut à la fin !
Ma vie n’est pas finie !
Sûr, un jour je remarcherai !

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 133 (croqueurs de mots) le pseudo

Mettre en scène notre pseudo

L’histoire de mon pseudo

Un jour j’ai décidé, voyageant souvent sur la toile de prendre un pseudo.

Le choix ne fut pas facile car i

Il faut en changer souvent nous a-t-on dit par précaution.

Mais il y a plusieurs façons de changer :

On change tout

On le coupe en deux en mettant d’autres lettres

On y insère des chiffres ? Pourquoi pas ?

Mais la base demeure. Et le mien c’est DARABESQUE.

Ce pseudo a une histoire. Ce n’est pas par hasard que je l’ai choisi, je vais vous raconter…

Quand j’ai pris ma retraite, je regardais souvent une série télévisée qui s’appelait Arabesque. C’était l’histoire d’une institutrice retraitée qui écrivait des policiers, et était devenue célèbre.

J’avais envie d’écrire moi aussi depuis longtemps mais cela m’était difficile car je travaillais et n’avais ni le courage ni l’envie ni le temps de m’donner entièrement à ce que je considère aujourd’hui comme une passion.

Ce personnage, Jessica Fletcher, joué par Angela Lansbury, m’était vraiment très sympathique et quelque part, je sentais que je voulais faire comme elle. Profiter entièrement de ma retraite pour écrire. Ce que je fais d’ailleurs (sourire)

Dès que j’ai eu internet, mon premier pseudo a été ARABESQUE, mais comme i était souvent pris, j’ai ajouté un D et me voilà donc bien souvent affublée de ce pseudo DARABESQUE.

Bien sûr si certains malveillants voulaient s’en servir, ils n’y arriveraient pas, car un pseudo ça se change !

Voir les commentaires

Publié le par Marie Chevalier
Pas facile de trouver les  mots

Pas facile de trouver les mots

Ceci est le titre de mon neuvième recueil de poésie que je viens de terminer et que j’ai comme d’habitude autoédité.

Il est en vente sur Lulu.com

http://www.lulu.com/spotlight/marieded

ou auprès de moi (dans ce cas dédicacé si vous le souhaitez ) au prix de 10 euros.

Il s’agit de poésie libre comme d’habitude traitant de n’importe quel sujet de la vie courante.

Bien à vous

Je suis à votre disposition et vous remercie de me suivre depuis plusieurs années dans mes « divagations » et jeux d’écriture.

Marie Chevalier

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Doux rêve

Keira a seize ans. Grande, élancée, très brune, la peau mate, les cheveux longs et bouclés, elle est très belle. Elle somnole dans un transat sur son balcon dans un immeuble de la Défense.

Un logement ni triste ni gai, des parents ni gentils ni méchants, un frère infect qui veut tout gérer depuis qu’il a eu ses dix-huit ans et une petite sœur de six ans qui fait encore pipi au lit.

C’est dimanche. En bas dans la cour soudain des cris, des rires, des « youyous » s’élèvent et la réveillent. Elle se penche pour voir ce qui se passe et se souvient. C’est le mariage d’une petite copine de lycée, Fatima ! Toute la famille est là. Ils sont au moins une trentaine, qui s’embrassent se caressent les joues, se réjouissent de l’événement.

Chez Keira, on a oublié tout ça : les fêtes de famille, les mariages, on ne voit plus personne. Les parents ne pensent qu’à travailler pour amasser un petit pécule qui leur permettra d’aider le fils à s’installer à son compte en chauffeur de taxi.

La jeune fille bercée maintenant par la musique, les danses et les rires de ses voisins, s’endort.

Elle est « là-bas ». Un jeune homme l’attend beau comme un dieu, maître du désert dans son magnifique costume bleu. Il l’attrape et la fait voler sur son cheval. Ils chevauchent doucement et serrée contre sa poitrine, elle sent son odeur de soleil et de sable chaud. Le cheval, une beauté noire, s’arrête à quelques kilomètres.

Le jeune homme en descend, l’aide en lui prenant la main et la serre contre lui. Il la garde ainsi, longtemps. Elle ouvre enfin les yeux quand sa bouche se penche vers la sienne. Elle fond de bonheur. Tout est si calme si serein, il fait si beau, si chaud… elle se laisse faire quand il commence à passer ses doigts doucement sous son tee-shirt.

Elle est prête à s’abandonner, à se donner, là sur le sable du désert.

— Keira ! Je Sors faire des courses, occupe-toi de ta sœur au lieu de rêvasser et de sourire aux anges !

Ca y est, elle est maintenant bien réveillée, mais son rêve la poursuit. Pendant quelques minutes, elle était ailleurs, chez elle, « là-bas ». Quand elle sera majeure, elle partira, il le faut, elle le sent comme un besoin…

— Oui maman vas-y je m’occupe de tout !

Fin

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes poèmes
Pas facile de trouver les mots

Mon neuvième recueil de poésie libre : de la tristesse, de la solitude, mais aussi de l'espoir et des petites joies

Un extrait:

Nuages


A l'horizon
J'aperçois un arc en ciel.
Les nuages courent
Et s'entremêlent, se battent.
Une course folle s'engage là-haut
Qui arrivera le premier ?
Noir et coléreux ?
Pour nous tremper jusqu'aux os
Nous qui n'avons,
Par n
égligence,
Pris ni bottes ni chapeaux.

Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog