Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 171 (croqueurs de mots)

Défi 171 croqueurs de mots

Vous pouvez utiliser les images comme un escargot, comme un chemin, comme une marelle.

Vous pouvez vous laisser porter par les couleurs, par les odeurs que les images et pourquoi pas une musique,

J’ai décidé de les prendre à la suite en commençant en haut à gauche.

Petit rêve bucolique

Debout dans une prairie où fleurissaient abondamment des coquelicots, (1) j’attendais mon amoureux qui m’avait promis de me rejoindre avec sa voiture jaune (2) du boulot. Le connaissant, il va arriver joyeux et un bouquet de jolies fleurs (3) à la main, ou qui sait une invitation à venir dans sa chambre d’hôtel (4). J’y étais prête depuis le temps que nous nous connaissons et puis je l’aime.

En patientant, je me suis assise et regardais un canard (5) hardi venir vers moi. Il a dû être déçu quand j’ai ouvert ma petite valise en rotin(6) pleine de laine, que j’avais amenée au cas où je devrais attendre ! Je me mis à rêver de beaux monuments (7) entrevus dans un magazine et d’un voyage pourquoi pas tout cela en écoutant un magnifique solo de violon(8) qui est mon instrument préféré. Et puis comme mon amour n’arrivait pas, je m’allongeai dans l’herbe et je laissai mon esprit vagabonder. Je me revoyais fillette aux lunettes de soleil (9) m’extasiant devant un château en ruines (10) si je me souviens bien ?. En même temps je fus dérangée par un écureuil (11) qui passa à un mètre de moi pas du tout apeuré, je souris de plaisir, que c’est beau la nature !

Puis je repartis dans mon rêve : je dansais les mains de mon amoureux sur mes hanches et lui affublé d’un superbe chapeau (12) et nous étions bien. Puis il m’emmenait tout en m’enlaçant vers sa magnifique demeure avec un large balcon (13) . Sur le côté de la porte il avait un écusson (14) dont je ne reconnaissais pas la forme et puis on partait dans une jolie ville (15) et puis il y avait une statue de taureau (16) et puis… et puis…

— Nathalie !!!! Réveille-toi ma chérie tu dormais ? Tu es très belle quand tu dors.

— Je ne t’ai pas entendu arriver car je rêvais de toi, c’était très chouette.

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 170

Ecrire une recette à la Prévert en prose ou en vers

Exemples : pour maigrir, pour être heureux, pour trouver le grand amour (et le garder).....

Faites nous rire donc vos recettes peuvent être délirantes, tout est permis

Pour maigrir

Pour maigrir il faut c’est certain

Avoir des kilos superflus

Sinon cela ne sert à rien

Commençons par le début :

On se pèse : on blêmit et on se dit

Demain … j’arrête

On ne sait pas vraiment

Ce que l’on doit arrêter

Mais on est plein de projets

Les pâtes nous paraissent un bon élément

Encore faut-il que l’on en mange souvent

Encore faut-il que l’on en est en réserve

Sinon ça ne sert à rien de les supprimer

Puisque nous n’en avons guère

Alors on va passer aux féculents

En regardant dans le placard

Même attentivement

On ne trouve

Ni haricots verts ni petits pois
Donc nous voilà rassurés

On n’aura pas à les supprimer

Donc si nous faisons le bilan

Nous n’avons rien à supprimer

Puisque nous n’avons rien

Donc le régime nous le commencerons

Quand nos provisions

Seront faites et rangées

Là, on pourra supprimer

Enfin et commencer.

Sans rire

A maigrir !

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 169 croqueurs de mots

Pour ce défi 169 , j’ai choisi dans les oeuvres de Bernard Mages

je vous demande d’en sublimer une ou plusieurs

en utilisant vos plus beaux mots .

 

Personnellement j'ai choisi celle-ci:

 

 

 

C'est du grand art

 

Du grand art, de la belle ouvrage,

Des formes à faire pâlir les femmes

Et surtout cette position décontractée

Mais difficile à tenir quand on est sur un pied

Cette beauté semble retenir les feuilles

Et pousser du pied un hortensia

Au milieu de la verdure

Elle reste plantée là

Protégeant de son ombre

Les promeneurs.

L’artiste a tout mis dans cette femme

La grâce, la sveltesse, l’équilibre

Et surtout le talent. Bravo l’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier

Et pendant ce temps-là…

Tu avais six ans

Et il venait du village voisin

Te faire un bisou

On disait de lui :

Tiens voilà ton amoureux

Tu avais quatorze ans et tous les deux

Anxieux dans la cour du collège

Vous attendiez vos résultats

Du certificat d’études.

Tu avais seize ans et tu es partie…

Pendant quatre ans tu as tout oublié

Oublié son visage, oublié sa voix

Et puis

Tu avais vingt ans quand tu l’as retrouvé

Tu es tombée folle amoureuse

Après tant d’années perdues !

Tu l’aimais comme une démente

Tu avais vingt et un ans

Vous vous êtes séparés.

Une autre avait pris ta place.

Tu as plus de soixante- dix ans

Et il ne t’a jamais quitté

Tu ne l’as jamais revu

Mais il dort dans ton cœur

Tu le réveilles parfois

Mais il n’est plus avec toi

Bien que dans tes rêves

Tu le revois toujours

Il fut ton seul amour.

Les autres ne furent

Que des leurres.

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier

une petite nouvelle:

Lettre ouverte

Je ne peux pas écrire correctement, mes pauvres yeux ne veulent plus rien savoir. Malgré mes quatre- vingt dix ans j’ai réussi à vivre en devinant souvent les choses. Je n’ai jamais voulu me faire opérer. Mes copines, Dieu a leur âme, me poussaient : tu verras tout est merveilleux on se demande pourquoi l’on a attendu si longtemps et bla bla bla et bla bla bla…

Ma réponse n’était pas si nette que cela. En réalité, je mourrais de peur d’aller dans un hôpital ayant la chance de ne pas avoir eu besoin de leurs services jusqu’à ce jour.

Donc je n’allais pas commencer avec une opération qui soi-disant m’aurait redonné mes yeux de vingt ans. De plus, je répétais sans cesse que je ne voulais pas me souvenir de cette période. C’est l’année où j’ai connu Martine. Une garce qui était dans la même entreprise que moi. Les deux doigts de la main, on s’était juré ! Tu parles ! On a vite fait de constater qu’en réalité elle était la main entière et qu’il n’y avait plus de place pour moi !

Un jour que je me promenais avec Charles, mon petit copain du moment, elle s’était imposée alors que nous avions vraiment très peu de temps ensemble. Vingt et une heures, chez nous c’était le couvre-feu, tout le monde devait être rentré. Ma mère comptait ses enfants avant d’aller se coucher, elle-même fatiguée entre les couches des petits et les devoirs des grands. Nous étions huit. Quatre garçons, quatre filles dont deux jumelles. J’étais une de ces jumelles et nous étions les plus âgées. Ce qui arrangeait bien maman car nous l’avons aidée très rapidement au ménage, à la lessive et à la cuisine.
En rentrant de l’école, vite l’une prenait les légumes pendant que l’autre calmait son braillard de petit frère. Quelle plaie ce gosse, il n’arrêtait pas une seconde de crier, de pleurer de nous battre avec ses petits moyens. A quatre ans il était intenable. Bref, je ne vais pas raconter ma vie mais je veux simplement insister sur le fait que les sorties étaient très rares et de toute façon limitées.

Donc ce jour-là Charles m’avait embrassée sur les cheveux en me disant que j’étais la femme de sa vie, vous savez ce genre de choses que l’on se dit à vingt ans et que l’on oublie très vite quand un autre vous raconte que vous êtes la plus belle. Cette garce de Martine qui savait combien je tenais à Charles s’était donc imposée ce soir-là et nous allions donc tous les trois au cinéma comme nous l’avions prévu avant son arrivée. Charles faisait la tête, moi aussi et Martine rieuse, s’était mise entre nous deux dans la salle de cinéma. Nous lui avons vertement signalé que nous souhaitions être l’un près de l’autre, elle nous a répondu, qu’ainsi nous ne céderions pas aux tentations de faire des bêtises.
Charles voulait partir mais moi je voulais voir le film, je n’avais pas assez souvent l’occasion de sortir pour faire la « fine gueule ». Conclusion, il boudait et moi aussi. Martine au milieu de nous très à l’aise, nous parlait à l’un et à l’autre tranquillement. Notre seule réponse était des « chut » qui n’en finissaient pas. Et puis le film en était à peu près à la moitié quand je tournai la tête vers mon amoureux pour voir comment il se comportait. Et là….. J’en ai encore les larmes aux yeux rien que de me souvenir ! Cette saleté de Martine avait une main posée sur le genou droit de Charles et de sa main gauche lui caressait la nuque ! Je restai sans voix et lui qui se laissait faire !!! Mais je n’avais pas vécu le pire. Un quart d’heure plus tard ils se levaient et sans se retourner sortaient du cinéma. Une colère m’avait prise qui me faisait hoqueter et perdre ma respiration. Moi aussi je quittais le cinéma et dehors essayais de reprendre mon souffle.

Intérieurement je l’insultais, la traitais de tous les noms mais finalement qui pouvais-je ? Je n’avais pas su me rendre indispensable à cet abruti de Charles ; Il n’empêche que quelques semaines plus tard ils se mariaient et la cerise sur le gâteau elle était enceinte !!! Alors qu’il n’avait jamais voulu me toucher, disant me respecter et patati et patata. Donc tout cela pour expliquer que mes vingt ans ne sont pas un bon souvenir.

Cela dit je n’ai pas regretté longtemps car un an après je fis la connaissance de Gigi qui fût mon compagnon de route pendant presque cinquante ans. J’eus de la peine quand il partit mais il était devenu si mal, il souffrait tellement que ce fut une délivrance pour lui et pour moi je l’avoue.

Et me voilà aujourd’hui, presqu’aveugle, dans une maison de retraite. Ce mot me fait bondir. Une retraite ? Finir ses jours ailleurs que chez soi en attendant la mort ? Mais une retraite ce n’est pas cela, c’est s’éloigner du monde pour réfléchir, se ressourcer, vivre son moi intérieur, se remettre en question, puis de nouveau en forme mentalement revenir chez soi. Là je sais que je partirai dans une chambre indépendante certes mais seule. Je me prépare doucement à cette idée c’est pour cela avant de ne plus rien voir du tout, je voudrais faire mon testament.

Comment ça je n’ai personne ? Et alors ? Est-ce ma faute si mes frères et sœurs ont rejoint l’éternité avant moi ? Est-ce ma faute si je n’ai pas été capable d’avoir d’enfant ? Cela m’a assez été reproché dans le temps, j’étais presque un OVNI ! Une femme qui ne peut pas avoir d’enfants n’est pas une vraie femme, voilà la messe était dite.

Personne n’a essayé de comprendre mes frustrations quand en cachette de Gigi j’étais allée consulter un gynéco et qu’il m’avait après plusieurs examens secrets annoncé la nouvelle.

Gigi, lui ne m’a rien dit mais il ne m’a plus jamais demandé de câlins. Un soir que je lui demandais la motivation de son attitude, il m’a répondu : un couple sans enfants n’est pas un vrai couple, alors je t’aime bien mais plus comme une femme, plus comme la future mère de mes enfants, tu comprends ?

Si je comprenais ? Il ne me fallut pas longtemps pour trouver des compensations auprès de collègues complaisants. Oh ! Il n’y en a pas eu des dizaines mais deux ou trois qui m’ont laissé de très bons souvenirs. Malheureusement, ils ne sont plus là non plus. Comme le monde se vide autour de nous quand on avance dans la vie !

Alors j’ai bien réfléchi avant de prendre ma collection de pilules et comprimés entassés dans une de mes bottes de pluie, je vais rédiger un papier qu’ils trouveront sur ma table de chevet.

Je lègue le peu que j’ai sur mes comptes bancaires à la maison de retraite à condition qu’elle fasse installer la télévision dans chaque chambre. Vous vous rendez compte au 21ème siècle, on est obligé d’apporter sa télévision ? Dans quel monde vivons-nous ! Je vous entends d’ici, vous les gens qui voyez clair, vous étonner, peut-être même ricaner : quelle idée cette télévision, elle qui ne voyait plus rien ?

Ils oublient tous quelque chose : une voix qui parle dans votre chambre et vous n’êtes plus jamais seul.

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 168 (croqueurs de mots) épreuve du bac..à sable

Défi 168 croqueurs de mots : épreuve du bac … à sable

Les petits gamins font moult découvertes en jouant tout autour de la maison,

Voici trois situations illustrées peu banales qu’il va falloir expliquer !

- saisissez- vous d’une illustration ou des trois

- racontez comment les p’tiots gamins en sont arrivés là ! (la fantaisie est la bienvenue)

La peur au ventre

Max et Jess, deux petits diables de la cité es Violettes passaient leurs loisirs à jeter des cailloux dans la petite mare entretenue par la commune. On fait des ronds dans l’eau M’man on joue…

Leur mère harassée par une grossesse difficile, fatiguée n’avait même plus l’envie ni le courage de les sermonner. C’est la pire chose qui me soit arrivée, disait-elle à ses voisines.

— Mais Charlotte, ils sont adorables vos gosses, polis et bien élevés, vous avez même de la chance avec toutes les tentations qu’ils ont en classe, ils ne font pas de sottises.

Elle était bien brave cette prof des écoles, certes elle les tenait bien, c’est vrai, il n’y avait rien à critiquer, mais ce qu’elle ne voyait pas cette brave dame, c’était l’attitude de petits anges une fois sortis de sa classe.

Ils étaient inséparables, si l’un faisait une bêtise l’autre ne tardait jamais à en faire une également. Il faut préciser qu’ils étaient jumeaux, situation très difficile pour une famille de quatre enfants déjà. Deux gamins à surveiller, à occuper, à éduquer, car ce n’était pas le père qui donnait un coup de mains oh non le pauvre. Parti presque toute la semaine dans son camion, il faisait confiance à sa femme pour gérer l’intendance.

Elle était de nouveau enceinte et son médecin lui-même la sermonnait : vous n’êtes pas raisonnable, je vous avais quand même prescrit la pilule et vous ne l’avez pas prise sous prétexte que votre mari était contre ! À notre époque, on croit revenir au moyen âge !

Elle essayant de se reposer dans l’ombre de sa chambre quand soudain elle fut réveillée par des cris, des coups de fusil. Elle ouvrit rapidement la fenêtre affolée et baissa les bras anéantie.

Ses jumeaux portant chacun une poule ou un coq dans les bras couraient devant le fermier du bout de la rue qui les poursuivait en tirant en l’air. Toute la rue était sur le pas de la porte.

Le paysan en colère criait qu’il allait leur trouer les fesses avec le plomb de sa carabine à tel point qu’ils ne pourraient plus jamais s’assoir. Les gosses en pissaient dans leur culotte mais aucun ne lâchait le volatile. Ils s’engouffrèrent dans le jardin, essoufflés et rouges de honte ? Pas du tout de peur oui ! Ils lâchèrent enfin les bêtes une fois entrés dans la cuisine. Les pauvres bêtes affolés fientaient partout et Max le moins courageux souffla à sa mère qu’il avait fait « caca dans son pantalon ».

Le paysan qui était entré avec eux pouffa de rire et finalement dit à la mère : Ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas prêts de recommencer, surtout quand leurs copains vont se moquer d’eux en classe car je compte sur mon fils dans la même classe que vos chenapans, pour raconter la petite histoire.

Il attrapa ses deux poules, les mit chacune sous le bras et dit au revoir à Charlotte en souriant. Par contre, il n’oublia pas en sortant de crier : salut les voleurs !

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 166 (croqueurs de mots )

Des couples de mots dont l’un n’est pas le féminin de l’autre et vice versa.
A vous de les utiliser à votre gré en vers en prose ou les deux à la fois…

L’étrange destin de Josy

Vétue d’un caban,

Josy se dirigea vers sa cabane

Sortit de son sac, les horaires de train

Et se dépêcha pour ne pas être à la traine.

Elle se déshabilla à la hâte, enfila ses bas

Qui pour elle était la base

Du raffinement.

Elle trempa une serviette dans une bassine

Se rinça les mains et jeta l’eau dans le bassin.

Puis tendant les bras

Elle sauta et fit quelques brasses

Pour se dégourdir.

Mais Josy était une jeune fille

Dont la vie ne tenait qu’à un fil

Car …………………….

Aussi légère qu’une noix,

Elle se noya….

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier

Réflexion

Un petit instant d’incertitude

Je ne me retrouve plus

J’ai perdu mes habitudes

Je ne sais même pas où je suis

C’est mieux pour toi

M’a-t-on dit…

Qu’en savent-ils ?

Je ne sais plus où je suis

Je devais habiter quelque part ?

Rassurez-moi ?

Si je suis ici c’est un fichu hasard non ?

Je ne vais pas rester

A trainer mes savates dans les couloirs

Alors que dehors est ma vraie vie !

Si ? Je dois rester ?

Je ne suis plus apte dites-vous ?

Apte à quoi faire ? Vivre ?

Vous devez avoir raison

Mais ramenez-moi à ma maison,

Je serai sage et juré,

Je ne tomberai plus dans la rue.

Je m’éteindrai doucement

Promis. Vous ne me croyez pas ?

Alors allez -vous -en

…….

Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog