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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 150 croqueurs de mots : quand on n'a que l'amour

Faites parler ce vieux couple d’amoureux,

En vers, en prose, à votre convenance

Le temps est passé

Il nous fallut attendre

Cinquante ans pour qu’un jour,

Sans crier gare tu reviennes vers moi.

Je t’ai reconnu tout de suite à tes yeux

Non, non, pas à tes yeux mais à ton regard

Tu m’avais dit : je t’aime… des dizaines de fois

Et pourtant un matin tu n’étais plus là

Parti ? Lassé ? Je ne l’ai jamais su

Et je n’ai pas voulu le savoir

Malgré mon cœur déchiré

Malgré ma douleur de t’avoir perdu !

Mais ce matin dans notre petit chemin

Tous les deux enlacés,

Regardant dans la même direction,

Tu m’as murmuré à l’oreille :

Caroline je t’aime et t’ai toujours aimée.

Tu peux ne pas me croire,

Mais c’est la vérité.

Mon cœur a bondi.

Ces mots retrouvés !

Cette douce voix grave,

Et ce baiser sur ma joue !

Je peux mourir maintenant

Je t’ai tant aimé et tu viens de m’avouer

Que pas une journée n’est passée

Sans que tu aies pensé à moi

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Mon amour, ma raison de vivre

Et surtout de survivre pendant cinquante ans !

Tu voilà près de moi, ta joue contre la mienne

Toujours aussi douce, peut-être un peu plus chaude

Tout à coup, sur ce petit chemin qui fût le nôtre,

Peu importe le pourquoi des choses,

Nous avons de nouveau vingt ans.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose :

1. un nom d’oiseau : mésange

2. un nom de président de la Vème république : Pompidou

3. une position du kama-sutra : Andromaque au galop, la pieuvre

4. une injure : salaud

5. le nom latin d’une plante : Aloysia triphylla, citriodora

6. l’intitulé en italien d’une recette de pâtes : pâtes à la carbonara

7. un Etat parmi les cinquante que comptent les Etats-Unis : Louisiane

8. un titre de roman d’Agatha Christie : l’homme au complet marron

9. un instrument de musique : trompette

10. prénoms démodés : Eulalie et Clitandre

Entre amis

Nous étions attablés, Eulalie, Clitandre et moi Wilson devant la mer, et nous nous apprêtions

à vivre un moment délicieux : savourer comme toujours, les pâtes à la carbonara cuites avec

amour par Denis le cuisinier.

Ce repas bien entendu ne pouvait exister sans l’incontournable musicien de talent qui allait nous

émouvoir avec sa merveilleuse interprétation à la trompette de grands succès classiques.

L’homme au complet marron que nous connaissions un peu mais sans savoir son nom,

accompagnait ce soir le virtuose d’une petite musique douce jouée au piano.

Tout à coup nous vîmes Eulalie devenir toute pâle et inquiets nous nous sommes précipités

vers elle.

— Que t’arrive-t-il ma mésange ? Lui demandai-je, en lui caressant les cheveux.

— Je ne sais pas mais je suis allergique à certaines plantes et je crois que celle derrière

moi doit faire partie de celles-là. Quel est son nom s’il vous plait, demanda-t-elle au serveur

qui s’était approché.

— Je ne sais pas mademoiselle, mais je crois que c’est une Aloysia triphylla, ou alors une Citriodora ? Je ne connais pas désolé.

— Moi si ! C’est de la verveine et voilà c’est pour cela que je ne me sens pas bien. On va se

mettre ailleurs s’il vous plait les amis. Ouf je me sens nettement mieux c’est idiot ces

allergies !

— Tu te sens peut-être mieux lui dis-je mais tu n’es quand même pas prête de t’exercer à l’Andromaque au galop ou à la pieuvre !

Salaud ! Tu es un monstre de te moquer !

— Dites les amis demain on ira au Centre Pompidou, il y a une expo sur la Louisiane

— Super idée, d’accord !

Le trompettiste se mit à jouer et nous nous tûmes, immédiatement subjugués comme toujours.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de nouvelles
l'exutoire

Bonjour à tous,

Je viens vous présenter mon dernier recueil de nouvelles.

Depuis que je répète qu’écrire est un exutoire pour moi, j’ai utilisé ce mot en titre de mon dernier recueil de nouvelles.

Certaines traitent de la vie courante, avec comme toujours, le point sur ce qui fait mal et aussi quelques textes que je fais volontiers avec d’autres auteurs sur des thèmes imposés.

Cela donne un mélange de genre mais on reconnait quand même ma façon directe d’écrire.

Ce recueil est autoédité comme d’habitude et on peut le trouver là :

http://www.lulu.com/spotlight/marieded

format papier : 12 euros

format pdf 5 euros

Ou me le commander par mail.

Merci à vous

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes nouvelles

Une bouée, rien qu’une bouée…

a obtenu les félicitations du Jury

( concours organisé par l’Association « Autour des Lettres & des Arts de l’Épine Et les Éditions Past’Elles)

Elle m’avait dit : je te donne ma parole que nous ferons toute notre vie ensemble, je t’aime.

Quand on a vingt ans, et qu’une jolie fille se pend à votre cou en prononçant ces mots, vous voyez des étoiles. Bien sûr vous la serrez dans vos bras en bégayant : moi aussi je te la donne.

Et pourtant nous sommes séparés. Au bout de cinq années de vie commune, d’amour partagé et une complicité extraordinaire.

Un jour elle me demanda si cela me tenterait d’aller en vacances dans une Ile. Pourquoi pas ai-je pensé, il y a maintenant des ponts. Cela parait puéril c’était ma condition pour accepter ce qu’elle me proposait. Elle aimait tellement la mer que je ne pouvais décemment pas refuser. Toute sa famille était de Noirmoutier, ses parents y étaient revenus à leur retraite depuis six mois et elle se languissait d’eux me répétait-elle souvent. Alors pour lui faire plaisir, j’acceptai.

Quand je la regardais, si heureuse, une vraie gamine qui attend le père Noel, je ne regrettais rien. Les deux mois précédant la date de notre départ passèrent très vite. Il n’y avait pas une journée sans qu’elle ne me soule littéralement avec ces vacances et « son » Ile ! Je dois reconnaitre que je ne comprenais pas trop cette euphorie. Cela faisait quatre années que nous partions tous les deux à travers la France et jamais elle ne s’était tant emballée.

Mais tu ne peux pas comprendre mon amour, j’y suis née, j’y avais plein d’amis, ils me manquent et je suis si contente de revoir mes parents ! J’avais quand même l’impression qu’elle en faisait trop, mais elle paraissait si enthousiaste …

Effectivement je me souvenais qu’elle me parlait assez souvent de Noirmoutier, de ses rivages, de ses pommes de terre, de ses balades en bateau, de son passage du Gois, de l’Herbaudière, des marais salants mais bon ! Tout cela ne justifiait pas à ce point autant d’euphorie.

Il faut dire que j’étais né à Paris, rien de transcendant, au cinquième étage sans confort et des parents continuellement absents à cause de leur emploi. Ils étaient tous les deux infirmiers avec des horaires complètement déments et pas vraiment en phase pour l’éducation d’un enfant. Leurs horaires changeaient tout le temps que soit la nuit, le jour, ou moitié nuit moitié jour, les jours fériés etc. je les voyais à peine. C’était notre voisine qui s’occupait bien souvent de mes repas ou de mon petit déjeuner. Ils auraient pu s’arranger, mais ils travaillaient dans le même hôpital, ce qui n’était pas facile.

Alors quand nous nous retrouvions exceptionnellement tous les trois, nous n’avions plus rien à nous dire sinon les questions toutes faites : tu manges bien à la cantine ? Tu as fait tes devoirs ? Et plus tard quand je fus adolescent ce furent d’autres questions : tu sors ? Tu as des copains, tu as une copine ?

Je souriais et ne répondais pas. Quand nous nous sommes mariés ils ne le surent que trois semaines avant.

Ce fut une petite cérémonie toute simple avec nos copains communs. Nous avions trouvé un studio pas trop cher à l’autre bout de Paris et je n’ai plus vu mes parents. Cela ne me gênait pas.

J’avais trouvé un petit boulot dans une grande entreprise à la maintenance informatique et ma femme était coiffeuse.

Ces vacances lui tenaient tant à cœur que je commençais moi aussi à être impatient de partir.

Le mois de Mai arriva enfin et tout était prêt pour notre voyage. Nous voulions éviter les vacances scolaires et ne pas être trop envahis par le monde mais bon , ce sont les vacances ! Nous partîmes à cinq heures du matin afin d’arriver tranquillement à notre location dans un gite, allée des mimosas à Noirmoutier en l’ile, une jolie maison de caractère avec bien sûr, les volets peints en bleu. Très confortable avec une cheminée. Incroyable comme ces maisons sont belles ! Je dois avouer que cela valait tous les logements « vue sur mer » que nous avions repérés sur internet ! Dehors une jolie terrasse sur un gentil jardin, le rêve. Trois semaines de bonheur nous attendaient La plage n’était pas loin, nous pourrons y aller à pieds ou en vélo.

Le lendemain nous avons loué deux vélos.

Clotilde était resplendissante dès le soir même, elle avait pris des couleurs et la fatigue de son année de travail semblait envolée. Nous avions marché, marché encore et encore, à prendre le vent marin dans le visage, respirer l’air pur et surtout parler, parler… elle me racontait son enfance, elle me racontait ses escapades avec ses copines de collège. Elles partaient le mercredi matin très tôt et fonçaient vers la plage des Dames. Pour s’y rendre, deux jeunes gens qu’elles connaissaient bien les embarquaient sur leurs petits voiliers qu’ils louaient aux estivants.

Arrivés à destination sur cette plage immense et couverte de sable fin, ils dormaient, riaient jouaient au ballon ou bien me dit-elle en rougissant : nous flirtions.

Je la trouvais charmante avec cette retenue de jeune fille. Elle m’avait parlé de ses amis Noirmoutrins me disant qu’en fait elle ne les avait jamais revus depuis qu’elle avait quitté l’île.

Le soir nous avons pu diner dehors sur la terrasse et franchement je ne cessais de me répéter que j’avais bien fait de l’écouter. Quel endroit merveilleux que cette île, moi le parisien plutôt campagne, je découvrais le plaisir simple de la béatitude devant un coucher de soleil sur la mer. Nous étions fatigués de notre longue marche mais heureux.

Le lendemain pendant que nous déjeunions sur la terrasse, elle me proposa une petite virée sur la plage des Dames ; elle voulait que je connaisse l’endroit qu’elle qualifiait de magique. Je n’étais pas très fier car je craignais une petite histoire d’amour qu’elle m’aurait cachée et je préférais qu’elle ne me parle pas de « tout ça ». De la jalousie sans aucun doute et pourtant je savais qu’elle n’était qu’à moi, qu’elle m’aimait, mais le bonheur est si fragile !

J’acceptais malgré tout et le lendemain nous y allâmes en voiture en empruntant les avenues Pineau, Victoire puis Clémenceau. Un jeu d’enfants. Nous trouvâmes tout de suite une place de parking car nous avions l’intention d’y passer la journée. Nos glacières remplies de crudités, de cochonnailles et de vin rouge léger réjouissaient les papilles. Ce soir nous passerons par Noirmoutier l’île où nous avions réservé à « la fleur de Sel » un restaurant réputé pour ses fruits de mer.

Il faisait un temps splendide et Clotilde s’étant allongée semblait dormir. Moi je dois reconnaitre que je somnolais également quand soudain ma femme poussa un grand cri ! Elle devait rêver mais je levai d’un bond et me penchai vers elle en la secouant doucement.

— Que se passe-t-il ma chérie ?

— Rien rien un cauchemar sans doute …

— Mais tu as vraiment crié très fort ?

— Bon n’en parlons plus je te dis que c’était un mauvais rêve.

— Raconte si tu veux ça te soulagera.

— Je te dis de ne plus en parler d’accord ?

Le ton employé me sidéra. Jamais elle ne m’avait parlé avec cet agacement.

La matinée passa rapidement sans que nous échangions une parole. Je respectais son silence mais j’étais particulièrement sur les nerfs et quand le soir nous arrivâmes au restaurant je remis ça:

— Tu peux me le dire maintenant à quoi correspondait ton rêve ?

— Oui je vais te raconter mais ensuite je ne suis pas sûre que tu veuilles rester ici.

— Vas-y…

Elle commença à parler d’une voix basse. Il fallait que je force mon attention pour comprendre puis tout devint très clair.

Il y a dix ans, elle venait d’avoir vingt ans et était tombée follement amoureuse d’un noirmoutrin qui habitait Vieil, près de ses parents.

Ils allaient chaque jour avec une petite barque appartenant à son père rejoindre la plage des Dames quand tous les touristes étaient, soit au restaurant soit rentrés chez eux fourbus de leur balade à travers l’île.

Leur amour dura le temps d’un été. Clotilde devait repartir avec ses parents sur Paris et le garçon travaillait comme serveur pour payer ses études justement au restaurant dans lequel nous étions en train de dîner. Ce n’était pas une coïncidence, c’est elle qui avait choisi ce lieu. Elle me l’avoua en même temps que tout le reste.

Un soir juste la veille de partir ils décidèrent de passer la nuit sur la plage.

Comme d’habitude ils vinrent en barque et …..

Un geste trop brusque de Clotilde qui se leva d’un bond à l’arrière de la barque les fit chavirer.

Ils savaient tous les deux nager, mais ils n’avaient pas envisagé qu’ils venaient de dîner et copieusement en plus.

Johan coula à pic.

Clotilde, perdue et effrayée put tant bien que mal regagner la rive, ils n’étaient pas très éloignés de la plage. Ils y étaient presqu’arrivés. Elle ne fit rien pour sauver Johan qui l’appelait, la suppliait de venir l’aider… Trop peur des représailles, elle le laissa se noyer. Elle pleurait en me racontant cela et surtout insistait sur le fait qu’elle ne savait pas quoi faire, la barque était retournée et …

Je la pris dans mes bras, essayant de la calmer et lui affirmant que tout cela n’était pas de sa faute, qu’elle avait eu peur... Enfin toutes les phrases que l’on dit dans ces moment-là.

Nous rentrâmes dans notre location, sans un mot, perdus tous les deux dans nos pensées.

Dans la nuit, j’entendis vaguement du bruit dans la cour. Je pensai que c’était un animal et je me rendormis.

On frappa fort à la porte vers six heures du matin, il faisait à peine jour. J’ouvris en me grattant la tête et je vis deux gaillards de mon âge à peu près tenant ma Clotilde, ruisselante.

Cette femme est la vôtre ? On l’a trouvée morte cette nuit sur la plage des Dames. La mer l’a sûrement ramenée avec la marée. Elle avait ça pourtant près d’elle… une bouée… On ne comprend pas pourquoi elle l’a emportée et surtout pourquoi elle ne l’a pas mise…

Je ne savais plus quoi faire ni dire. Tout se déroulait si vite !

Quand je vis sur la table de chevet une enveloppe à mon nom.

Je l’ouvris en tremblant.

Jeannot, tu n’aurais jamais dû insister pour que je te raconte mon cauchemar. C’était Johan qui m’appelait et tu sais ce qu’il me disait ? N’oublie pas la bouée cette fois, que l’on ne fasse pas naufrage deux fois …

Je ne suis jamais revenu dans l’île. Ses parents l’ont enterrée au cimetière du village et moi je suis rentré chez moi, seul….

FIN

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Publié le par Marie Chevalier
Publié dans : #mes romans
PALMARES DU CONCOURS LITTERAIRE APPEL 2015

PALMARES DU CONCOURS LITTERAIRE APPEL 2015

Premier prix du roman édité

BASTIDE (mon avant-dernier roman )
ça fait plaisir je partage !

j'ai reçu le diplôme consacrant ce prix le voilà:

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Jeu 148 (croqueurs de mots) l’Océan

Pèlerinage

Il nous fallut une heure pour retrouver le chemin qui montait en haut de la falaise. Les enfants n’avaient jamais vu la mer. Alors Corine une amie, et moi qui suis veuve, avons décidé de les emmener une journée au bord de l’Atlantique. Une fois là-haut, bousculés par un vent terrible, nous avons essayé de respirer. Je disais aux gosses : fermez la bouche sinon vous allez vous étouffer !

Mon amie ne cessait de tourner sur elle-même, elle riait aux éclats de voir sa jupe se gonfler puis se rabattre sur ses mollets comme un parachute criait-elle, je vais m’envoler !

Tout le monde s’amusait mais un de mes gamins, la petite dernière plomba l’ambiance en nous disant en pleurant : c’est d’ici que Papa est tombé ?

Nous nous sommes regardées Corine et moi et n’avons su quoi répondre.

Mathieu son frère lui murmura : chut, tais- toi il t’entend !

— Mais je ne dis rien de mal je veux savoir si c’est ici que papa est tombé sans le faire exprès.

Heureusement que la gamine a précisé sans le faire exprès sinon je commençais à culpabiliser ! Que savait-elle de cette histoire et qui lui en avait parlé ?

Je regardais Corine qui se mit à rougir.

— Bon d’accord c’est moi qui leur ai dit, tu ne vas pas garder ce secret toute ta vie ! Tu n’y es pour rien si ton mari a perdu l’équilibre, tiens les enfants, c’était un jour de grand vent comme aujourd’hui, alors on va redescendre avant de s’envoler comme votre Papa !

Nous redescendîmes en silence, la journée était fichue. Mais pourquoi avais-je eu cette idée de faire venir les enfants ici, justement où leur père faisant le malin avait couru jusqu’au bord de la falaise croyant s’arrêter à temps et avait glissé et chuté.

Corine qui n’en ratait pas une leur dit :

— Bon maintenant que vous savez ce qui s’est passé on va aller voir où on l’a ramassé d’accord ?

Pour une première sortie à la mer c’était réussi.

Cette histoire nous est arrivée il y a trente ans.

Aujourd’hui, Corine n’est plus et mes enfants sont dispersés dans toute la France. Alors chaque année je viens seule. J’ai de plus en plus de mal à grimper en haut de cette fichue falaise, mais je le fais pour Pierre.

Ensuite je redescends moi aussi et m’assoie là où on l’a récupéré. Je regarde l’océan, et je lui dis : tu l’as vu tomber toi, pourquoi ne l’as-tu pas retenu ?

Mes enfants disent que je perds la raison. Possible. Mais si perdre la raison c’est parler à l’océan, je veux bien être folle….

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Publié le par Marie Chevalier
pour ceux qui n'auraient  pas vu j'ai annoncé mon...

pour ceux qui n'auraient pas vu j'ai annoncé mon dernier roman
les amis virtuels devraient en principe voir ma communication n'est -il pas vrai?
il s'agit de mon 8 ème roman

ISBN : 9781326319274
Copyright : Licence de droit d'auteur standard
Éditeur : Marie Chevalier
Publié 21 juin 2015
Prix : 12 euros

4 ème de couverture

Une famille ordinaire, une jolie maison spacieuse dans un petit bourg du Loiret et l’histoire commence.
Nicolas, 30 ans, qui n’arrive pas vraiment à s’assumer et vit encore avec ses parents.
Thierry, patron d’une petite société, un peu volage, souvent en déplacements pour affaires et plus …
Cathy, la mère au foyer, gentille mais qui un jour en a assez de cette vie monotone.
Jean, l’oncle de Thierry, quincailler, qui fut autrefois amoureux de Cathy.
Et bien sûr, Marguerite, la mère de Thierry qui vit avec le couple et dont Cathy prend soin.
Et puis un jour tout cet édifice s’effondre. Personne n’en sortira indemne.

Extrait 1

… Sa belle-mère était par terre, la chemise de nuit bien tirée sur ses mollets et les bras le long du corps. Ses cheveux étaient coiffés et la chambre sentait bon le doux parfum de lavande qu’elle aimait vaporiser après chaque toilette.
— Mamie ?
En l’appelant, Cathy vint s’agenouiller près d’elle et tâta son cou comme elle avait vu faire dans les films à la télévision. Aucun mouvement…et surtout malgré ses efforts pour la relever, Mamie ne bougeait plus du tout et retombait inerte sur le sol….

Extrait 2

… — Mais mon argent est en lieu sûr monsieur l’agent il est dans mes bottes. Les deux policiers sourirent et recommandèrent à la vieille dame d’être prudente et de ne pas enlever ses bottes. En partant ils souriaient encore….

Extrait 3

… Jean s’était approché de lui et calmement avec un sourire forcé lui ordonna de se dévêtir. André protesta mais Jean lui envoya son pied dans le bas- ventre…

Extrait 4 :

… Pendant qu’il lui parlait, il tenait le fusil braqué vers son visage. André pâlissait de peur. Un coup est si vite parti, la preuve pour Johan. S’il ne l’avait pas traité de tous les noms mais surtout de lâche, il n’aurait pas tiré. Les gens n’ont pas conscience des mots qu’ils emploient.
Il prit une toute petite voix et commença son récit. A plusieurs reprises il voulut se lever mais Jean l’en empêchait avec force.
Quand il eut terminé, Jean le mit en joue et tira….

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Publié le par Marie Chevalier

Sans rien me dire

Il y a des jours
Où, cachée sous ma couette
Je ne voudrais plus me lever.
Qu’un ange s’arrête
Me prenne sous son aile
Et m’emporte sans parler.
Sans me rappeler
Pourquoi je ne me sens pas bien,
Sans me traumatiser
En me parlant de toi,
De ton départ, de ta désertion.
Car il s’agit bien de cela
Tu es parti une nuit
Dans ton sommeil
Sans m’embrasser
Sans me dire : à bientôt
Pourquoi ?
Tu es mort sans souffrir
Disent les médecins.
Tu es mort sans avoir eu le temps
De me dire simplement quelques mots
Même si peu
Mais tu n’en as pas eu le temps.
Et moi je vis avec « ça ».
Difficile ? Non
Intenable et inhumain…
Oui.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes nouvelles

Les manies d’Elsa

Elsa surveillait ses plats en s’installant à la table de cuisine pour faire son courrier.

Elle n’aimait pas faire la cuisine mais il faut bien se nourrir pas vrai ?

Si elle avait été plus riche, elle se serait contentée de salade en sachets, de légumes séchés et les plats cuisinés la tentaient également. En fait si elle pouvait ne pas être plantée devant une cuisinière elle serait la plus heureuse des femmes.

Sa passion était de faire des mots fléchés ou d’écrire des missives. Pas n’importe lesquelles ! Dans sa boite à lettres, tous les jours, elle recevait des réclames pour tel ou tel magasin de meubles, de vêtements, de grandes surfaces alimentaires donc un jour elle avait décidé d’écrire à toutes ces maisons. Elle ne leur demandait rien de précis, simplement elle leur passait un message toujours le même quelle que soit la maison à laquelle elle écrivait.

Elle leur demandait combien leur coutait cette publicité que systématiquement quatre- vingt pour cents des gens mettaient à la poubelle. C’était tout. Elle en envoyait une dizaine par jour et se régalait en attendant la réaction. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, elle avait calculé que sur la quantité envoyée elle recevait environ cinquante pour cent de réponses. C’était inouï ! Cela voulait dire que dans les grands magasins il y avait un employé particulièrement affecté à la réponse à ce genre de courrier.

Quand elle racontait cela à ses copines, celles-ci demeuraient sceptiques jusqu’à ce qu’elle leur montre les réponses. D’ailleurs elles se ressemblaient toutes : Nous avons bien reçu votre courrier du …. Nous le faisons suivre à notre service commercial qui ne manquera pas de vous contacter….

Elle patientait une quinzaine de jour et relançait. Parfois il lui est arrivé de faire cinq lettres avant d’avoir enfin une vraie réponse.

Madame, notre publicité est indispensable et nous permet de faire travailler du personnel, qui sans elle, serait licencié faute de moyen. Vous l’avez compris chère Madame, nous faisons en même temps une grande œuvre sociale : nous faisons travailler les imprimeurs et bien d’autres gens dont vous n’avez pas idée !...

Elle les remerciait et insistait : … justement comme je n’ai aucune idée du nombre de personnes que vous faites vivre grâce à votre publicité, je me pose la question : sans pub que feriez-vous ? Vous n’existeriez pas ? …

Et là, elle avait beau relancer, voire même téléphoner, elle n’avait plus de réponse. Un jour elle demanda à être reçue par le Directeur Général d’une grande marque de meubles. Ce fut le parcours du combattant et elle ne réussit jamais, malgré son audace, à avoir un entretien avec un PDG.

Alors elle passa à autre chose.

Elle se mit à compter le nombre d’appels téléphoniques publicitaires qu’elle recevait. Aimable, elle demandait les adresses des sociétés et leur affirmait qu’elle allait immédiatement prendre contact. Ce qu’elle faisait ! Dans le même esprit que pour les autres publicités papier.

Au bout d’un an, elle se rendit compte qu’elle rencontrait les mêmes refus et les mêmes réponses et surtout les mêmes fins de non-recevoir.

Alors elle cessa également.

Et puis elle commença à regarder attentivement son propre courrier : assurances, sécurité sociale, impôts, eau, EDF etc… jusqu’au jour, venant directement de sa compagnie d’assurances, elle reçut une proposition de convention d’obsèques. Elle lut et intéressée, elle écrivit.

Elle obtint son rendez-vous dans la semaine. Un jeune homme charmant la reçut et lui expliqua de A à Z comment ils pratiquaient en cas de décès.

Elle était ravie. Enfin quelqu’un qui aimait son travail.

Elle lui fit remarquer, et tout en rougissant le jeune homme lui confia qu’il avait rarement rencontré dans sa carrière, certes courte, une femme aussi jolie qu’aimable.

Elle se regarda dans la grande glace qui lui faisait face et dut reconnaitre qu’elle avait fière allure. Elle félicita l’employé pour ses compétences commerciales et toute pimpante lui demanda si elle pouvait essayer le modèle avant de s’assurer.

Le pauvre garçon crut mal comprendre. :

— Madame veut essayer quoi ? Il s’agit d’un contrat à signer tout simplement ?

— J’entends bien jeune homme, mais je dois assurer mes arrières. Imaginez que le grand jour arrive, vous me mettez dans une boite en bois blanc avec ce que je vais vous payer tous les mois, je choisis d’avoir le plus beau, que ceux qui viendront à mon enterrement soient estomaqués devant tant de splendeurs vous comprenez ?

Le jeune homme affolé appela son patron et lui expliqua les exigences de sa cliente.

Celui-ci prit son plus beau sourire et devant Elsa, demanda à son employé de téléphoner aux pompes funèbres.

— Car voyez-vous Madame, nous ne sommes que des intermédiaires.

— Bien sûr mais prenons rendez-vous avec les pompes funèbres directement et venez choisir avec moi les détails de la cérémonie qu’ils me proposeront.

Le patron de l’agence d’assurances n’avait encore jamais été confronté à une telle demande mais là encore le rendez-vous fut pris pour le surlendemain, au local des Pompes Funèbres, ainsi Elsa pourra choisir ce qu’elle souhaite et l’assurance rédigera son contrat en conséquence.

Le lendemain, elle alla chez le coiffeur, et dans son institut de beauté habituel. Elle voulait être resplendissante devant tous ces hommes. Elle passa toute la journée à se faire belle et avant de rentrer s’acheta de magnifiques vêtements. : Une robe du soir longue et noire, très décolletée devant et dans le dos, des escarpins fins et rouges assortis à un somptueux sac à mains et à une écharpe.

Le jour « J » elle était prête. Elle avait appelé un taxi pour ne pas avoir à attendre un bus risquant de se décoiffer à l’abribus ouvert sur trois côtés.

Quand elle descendit de la voiture devant les Pompes Funèbres, l’assureur et son patron l’attendaient. Stupéfaits, ils restèrent sans voix. Elsa telle une reine leur tendit le bras d’un geste lent. Ils se penchèrent vers elle et lui baisèrent la main.

— Je vous salue Messieurs, tout est prêt ?

— Et bien nous allons vous présenter plusieurs modèles et surtout vous montrer tous les accessoires qui accompagneront la cérémonie. Parfois c’est ce qui coute le plus cher n’est- ce pas ?

Elle fit le tour dans la grande salle où étaient exposés les plus beaux cercueils en chêne, acajou, ou même en bois de rose !

Elle en choisit un, superbe, avec des poignées dorées.

— C’est de l’or ?

— Non Madame du plaqué seulement hélas !

— Bon ça ira, on ne va pas chipoter, minauda-t-elle.

Ils passèrent environ une heure pour qu’elle puisse vraiment tout voir et marchander. Enfin, elle regarda le gérant des Pompes Funèbres et lui dit :

- Faites-moi livrer tout cela chez moi le plus tôt possible.

— Mais Madame c’est impensable ! Nous ne sommes que dépositaires et ne pouvons nous séparer de ces objets !

— Et si je meure demain ?

— Cela serait différent bien sûr, vous auriez eu la chance d’avoir eu tout à votre gout et l’assurance malheureusement ne pourrait rien pour vous.

Ceux-ci firent vraiment une drôle de tête car le contrat était signé et le délai pour être exécutif était de six mois. Ils ne pourraient effectivement rien faire si le matériel assuré était utilisé avant.

Elsa remercia et tous confirmèrent d’une part, que tout ce qu’elle avait choisi lui serait livré très rapidement et les assureurs contrits repartirent bredouilles se demandant comment ils allaient régler ce nouveau problème. Ils avaient bien compris que cette dame voulait assurer ses nouveaux achats mais en les gardant chez elle ? Que de drôles de gens quand même !

Mais on peut quand même garder le contrat, elle va payer, tant pis s’il arrive quelque chose avant six mois.

Le commercial des Pompes Funèbres jubilait, il faisait une bonne affaire ? Cela allait être réglé, payé avant même d’avoir servi !

Deux jours plus tard un camion de livraison stoppa devant le pavillon. Ils sortirent d’abord le cercueil. C’est Elsa qui les fit entrer et leur demanda de le mettre dans la chambre d’amis. Ils ressortirent chercher le reste et… plus d’Elsa !

Ils cherchèrent partout, appelèrent en vain. Ils ne savaient vraiment plus quoi faire sinon appeler leur Directeur.

— Pas de soucis, cette dame est une originale, elle a dû laisser le règlement sur la table de cuisine, partez, vous avez d’autres livraisons à faire, de mon côté je l’appellerai tout à l’heure.

Les gars rassurés refermèrent la porte du pavillon sans oublier de dire — Au revoir Madame !

Personne ne répondit et pour cause.

Cette idiote d’Elsa avait voulu essayer le cercueil, s’était couchée dedans, avait glissé le couvercle doucement et celui-ci s’était coincé ! Elle avait choisi un modèle tellement capitonné que les livreurs ne l’entendirent ni crier ni taper.

Elle fut retrouvée morte étouffée quelques jours plus tard quand l’employé des pompes funèbres, inquiet de ne pas recevoir le règlement de sa facture, avait décidé de se déplacer.

Maintenant il y a une grande affiche sur la vitrine des Pompes Funèbres :

AUCUNE LIVRAISON N EST EFFECTUEE A DOMICILE SANS CERTIFICAT DE DECES

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Publié le par Marie Chevalier

pour commander sans avoir trop à chercher voici le lien direct:

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