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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Inspiration d'après tableau détourné

«Jeune fille à la perle version 2024 »

 

 

 Et, en prime, glissez-moi dans votre texte le mot « Elégiaque »

(Qui exprime la mélancolie)

Exploitation

Géraldine, l’air inquiet écoutait le bruit incessant de la photocopieuse de son patron Edmond.

Des tracts, encore des tracts, il ne savait rédiger que cela. Et à part les transmettre en vocal sur son ordinateur, il ne parlait à personne. Ses six enfants  l’ignoraient tout autant. Ils vivaient leur petite vie de riches tranquillement et se fichaient complétement des états d’âme de Géraldine. Elle était là pour les servir, c’était leur « bonniche » rien de plus !

Pourtant, la jeune fille souffrait de cette indifférence, si on voulait en savoir plus sur elle, il suffisait de la regarder vivre, perpétuellement dans un état élégiaque. Rien ne la faisait rire ni même sourire.

Il faut dire que le petit cabanon qui lui avait « généreusement » été attribué en guise de logement était vétuste et sans confort et elle y avait été complètement reléguée. Personne ne lui parlait. Elle ne servait qu’à surveiller le linge, le repasser, et le ranger. Autrefois on lui aurait donné le titre de lingère, aujourd’hui elle n’était qu’une ombre.

On aurait dit que les six gamins d’Edmond n’avaient qu’une idée en tête : l’enquiquiner, la faire pleurer ou pire rougir sous des moqueries méchantes. Tout y passait, sa queue de cheval, la couleur de ses cheveux et surtout ce petit serre-tête qui n’était autre qu’un foulard qu’elle nouait autour de sa tête, les faisait rire. Ils en ajoutaient : avec ton bandeau, tes cheveux risquent pas de tomber dans la soupe, etc…

Elle n’avait qu’une idée, quitter cette famille de parvenus qui s’enrichissaient en faisant travailler de pauvres gens démunis, souvent sans papier,  et en ne les payant qu’avec un lance-pierres.

Le comble était que cet Edmond militait contre la contraception, contre l’avortement, contre l’immigration, homophobe, bref :la panoplie du parfait facho !

C’est vraiment parce qu’elle avait besoin d’argent pour partir loin de tout qu’elle tenait le coup et supportait de plus en plus difficilement d’ailleurs, les six petits monstres.

Cela dit les chiens ne font pas des chats, dixit un dicton…Ils avaient sous les yeux, l’image du père roi et indestructible, apprécié par une catégorie de villageois : les notables, les chasseurs, les gros fermiers (souvent les mêmes)  et le curé.

En entendant l’imprimante s’arrêter, Géraldine reprit son chiffon et essuya pour la troisième fois sa petite table en bois, ça la calmait. Bientôt elle pourra partir, elle avait mis de l’argent de côté, c’est ce qui la faisait tenir bon.

J’arrive !!! un des petits monstres venait de l’appeler, c’était un petit despote mais il n’en restait pas moins le fils du patron.

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous donne une liste de 50 mots, dans laquelle vous pouvez utiliser autant de mots que vous voulez, minimum 10 mots.

Vous les glisserez dans une conversation chez l'avocat, au confessionnal, chez le docteur, avec les professeurs, à la banque, dans un restaurant 3 étoiles ... tout ce qui vous passe par la tête, mais ça doit être dans des lieux et avec des personnes où l'on utilise pas ce registre de langue.

1. une boîte = une entreprise 

2. le boulot = le travail  

3. taffer = travailler 

4. une caisse = une voiture 

5. un bouquin = un livre

bouquiner = lire 

6. des pompes = des godasses = des chaussures

7. le fric = le pognon = l'oseille = la thune = le blé = l'argent

8. la bouffe = la nourriture 

9. le pinard = le vin 

10. une clope = une cigarette 

11. une baraque = une maison 

12. le bordel = le bazar = le désordre 

13. un mec = un gars = un type = un homme

14. une meuf = une nana = une gonzesse = une femme 

15. le pif = le nez 

16. les tifs = les cheveux 

17. la gueule = la tête, le visage 

18. le bide = le ventre

19. un(e) pote = un(e) ami(e) 

20. paumer = perdre 

21. péter = casser 

22. râler = se plaindre 

23. piquer = voler 

24. (se) planquer = (se) cacher

25. piger = comprendre 

26. se gourer = se tromper 

27. mater = regarder

28. choper = prendre, attraper (1) OU séduire quelqu'un (2)

29. kiffer = aimer 

30. avoir la trouille = flipper = baliser = avoir peur

31. avoir la dalle = avoir faim 

32. chouette = agréable, super

33. un frangin = un frère 

34. un gosse = un môme = un enfant 

35. les darons = les parents

36. vachement = beaucoup ou très 

37. blindé = pété de thunes = très riche 

38. chelou = bizarre 

39. chiant = ennuyeux (pour une chose ou une personne) 

40. être saoulé = en avoir marre de quelque chose 

41. un flingue = une arme à feu 

42. des fringues = des vêtements 

43. taré = dingue = ouf = fou 

44. une teuf = une fête 

45. tiser = boire de l'alcool 

46. se prendre/se mettre une cuite = boire trop d'alcool 

47. vénère = énervé 

48. un flic = un policier

49. un costard = un costume

50. crade = sale 

A très vite.

Je kiffe mon boulot

 

Je me suis réveillée de bonne humeur et arrivée à ma boite, je me sens tout de suite chez moi. Je connais mon planning par cœur : je dois commencer par appeler Madame Duchemin qui est une de nos meilleures clientes, surtout pleine de fric.

—Allo, bonjour Madame Duchemin, alors c’est fini la teuf avec vos voisins ? Pas trop la gueule de bois ? Vous avez passé l’âge, sans vous vexer de prendre une cuite non ?  je plaisante.

Revenons à l’objet de mon coup de fil. Votre fric, vous voulez en faire quoi ? je sais vous avez la trouille que l’on vous le pique mais nous sommes une boite sérieuse et personnellement je tiens à mon boulot ! En revanche j’ai le pif pour savoir placer l’oseille de mes clients. J’ai bien pigé que je n’avais pas intérêt à me gourrer. Je vous propose donc un chouette placement que vous allez kiffer tout de suite : A treize pour cent sur deux ans ! Ça vous va ? D’accord çà parait chelou au premier abord, mais non je vous promets que vous n’allez rien paumer. Je taffe et croyez-moi je n’ai pas envie de me faire choper à arnaquer mes clients. Je dois mater à deux fois avant de mettre le bordel dans ma vie, j’ai un gosse à nourrir sans daron qui est parti avec une autre meuf.

Je vous envoie le contrat, bouquinez-le bien et revenez vers moi rapidement. Bonne  journée Madame Duchemin !

Je raccroche trop contente et horreur je m’aperçois que j’avais mis le haut-parleur et tous les autres clients avaient entendu. Je pense que mon dirlo va faire la gueule !

Je prends le risque.

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans

Ce roman autoédité chez Lulu l'est aussi chez book-éditions 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans

Ce roman avait tout d'abord été édité par Publibook en 2001, mais il n'y est plus. Je l'ai donc réédité sur book- éditions et le voilà:

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Défi 291  (croqueurs de mots)

"Réécrire une histoire en changeant de point de vue"

Prenez une histoire simple comme un conte pour enfant et racontez-le sous l’angle d’un autre personnage.

Prenez par exemple, l’histoire de Cendrillon, en le racontant du point de vue de Javotte et d'Anastasie ou le petit Chaperon Rouge du point de vue du loup....

 

Le louveteau et les trois  petits cochons

 

Il était une fois un petit louveteau. Le jour arriva pour lui de quitter la maison de sa maman.

 

— Au revoir mon chéri, va vivre ta vie mais prends garde de bien te cacher car les trois petits cochons pourraient te manger.

 

Quand notre petit loup arriva dans une grande forêt, il trouva des branchages et se fit une petite cabane à l’abri des regards. Une fois son ouvrage presque  terminé, il préféra faire une pause et rendit visite à son oncle qui se moqua de lui :

 -  Ah, ah, ah ! tu n’as toujours pas fini ta cabane ? la mienne est terminée depuis un moment déjà Tu ne te rends pas compte du danger si les petits cochons te trouvent et réussissent à entrer ?

Hélas ! ce dernier n’avait pas tort. Devinez qui observait notre petit louveteau en grognant de plaisir :  LES TROIS PETITS COCHONS !

Ils arrivèrent sans faire de bruit et  soufflèrent sur sa pauvre cabane qui s’envola aussitôt ! mais c’était sans compter sur une astuce qu’avait inventée le petit loup, il s’était creusé une grotte sous la cabane.

 

Les petits cochons s’y mirent à trois sans succès. Ils ne savaient plus comment atteindre leur proie. Ils étaient bien trop gros !

—On ne va pas se  laisser faire ! dit le plus nerveux des trois. On finira bien par le tuer et le faire cuire, parole de cochon! Je sais ! je vais essayer d’aller dans ce trou, retenez-moi tous les deux !

Quand le petit loup vit ce qui allait arriver, il se sentit perdu mais il avait des crocs et ça c’était une arme efficace, mais pas suffisante alors il eut une idée : il allait récupérer les branchages au fond de la grotte, les monter devant l’entrée et y mettre le feu !

C’est le premier gros petit cochon qui hurla le premier ; son groin lui faisait terriblement  mal et commençait à griller.

 Ils s’enfuirent tous les trois la queue en tire-bouchon et en poussant des grognements atroces.

Le petit loup, quant à lui tout content d’avoir vaincu, se dit que finalement rester à l’abri dans cette grotte était une bonne idée.  Plus jamais les petits cochons n’oseront revenir.

Il avait raison, il put vivre sa vie d’adolescent tranquillement et il trouva une jolie jeune louve avec qui … l’histoire ne le dit pas….

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Saisons

 

Comme la nuit tombe vite !

 

Voici venir l'automne

Les feuilles caracolent

Et se lovent dans l’herbe

Jaunissante et transie.

La nature va s’endormir

Panser ses blessures

Et renaître avec grâce

Aux premiers beaux jours

La neige va recouvrir

Avec son talent d’artiste

Et blanchir tout ce qui

Nous semblait triste.

Les saisons savent

Nous imprégner

De leur beauté

De leur grâce

Merci le temps qui passe

Merci Dame Nature

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Thème :

De l’autre côté de la rue.

Vous êtes à la fenêtre. Il fait noir, très noir …Dans un court texte, racontez-nous ce qui se passe.

 

Quelle nuit !

 

Je le savais ! je le savais !

Il lui avait dit : je vais sortir un peu je suis fatigué et j’ai besoin de me vider la tête.

Ce n’était pas la  première fois, André avait un boulot dur, dans le sens, beaucoup de responsabilités dans une entreprise en plein essor. Le souci c’était la gestion du personnel  et cela lui incombait. On lui avait dit : vous, André qui êtes la sagesse même vous allez  nous mener cela rondement.

Ce qu’ils n’avaient pas précisé ces hommes de pouvoir, c’était que le pauvre André devait d’abord faire des audits et souvent cela se terminait par le licenciement d’un collègue. : trop de frais de personnel mon brave André, il faut réduire le coût, augmenter les bénéfices et surtout faire face à une concurrence de plus en plus déloyale des entreprises délocalisées en Chine… bla bla bla…

Ce jour-là, il avait été obligée de licencier Marlène, sa secrétaire. Il pouvait, disait-on  faire ce travail seul et avoir une secrétaire était exagéré. De plus  le budget… Mais vous le savez bien André !

Quand il avait dit à sa femme, qu’il sortait prendre l’air, elle ne put s’empêcher d’aller à la fenêtre. La nuit était tombée et elle se demandait quel plaisir il pouvait éprouver à marcher sous les réverbères à peine éclairés dans leur petite rue pavillonnaire. Elle avait éteint dans le salon et restait dans le noir, devant cette porte-fenêtre, non pas pour surveiller dans quelle direction il allait, mais tout simplement pour avoir confirmation de ce qu’elle ressentait depuis plusieurs semaines .  Elle colla son front contre le vitrage et cela lui fit du bien. Elle avait beau s’y attendre, les larmes lui montèrent aux yeux quand elle vit André marcher le plus près possible des haies voisines et entrer au 44. C’est là qu’habitait cette trainée de Marlène. 

Cette fois, elle en avait confirmation, il n’avait même pas regardé leur fenêtre du pavillon tellement certain qu’elle était assise devant la télévision dans la chambre en train de l’attendre.

Elle resta debout face à la nuit, et se dit qu’André était naïf s’il avait pu croire qu’elle ne s’était rendue compte de rien. Elle finit cette fois par s’assoir sur une chaise derrière la baie vitrée et se demandait combien de temps il allait rester chez sa maîtresse car il n’y avait aucun doute, il la trompait. Il n’était plus le même, il s’isolait souvent et ne lui adressait presque plus la parole. Il disait qu’il avait des soucis au bureau :! Ben  voyons, il s’appelait Marlène son souci !

Enfin elle quitta la fenêtre en entendant la porte s’ouvrir. Elle ne dit pas un mot. Elle attendait qu’il lui raconte une grosse histoire bien ficelée pour justifier son absence.
Mais il se laissa tomber sur le canapé, se prit la tête dans les mains et se mit à pleurer. Des larmes silencieuses, qu’il n’essayait pas de cacher.

Contrariée et surprise elle lui dit : Marlène t’a quitté ?

—Pas du tout, pire…

—Que veux-tu dire ?

—On vient de la transporter à l’hôpital, son mari m’a appelé complètement perdu, Marlène avait pris plusieurs boites de cochonneries de médicaments.

—Mais pourquoi ?

—Parce que je lui avais signifié son licenciement hier…

Un grand silence fit suite à cet aveu. Elle était mal, envie de lui faire des excuses d’avoir douté de lui mais elle réagit vite en se disant qu’il ne comprendrait pas.

Elle alla vers la fenêtre, regarda de nouveau cette nuit noire et se tournant vers André,  lui murmura : je suis avec toi…

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

On met les voiles tel Noé… construisez votre nouvelle arche. Vous choisissez une destination et ce que vous emmenez pour repeupler votre nouvelle vie. Faites nous rêver.

Chacun ses plaisirs

 

Je ne suis pas une grande voyageuse alors je ne vais pas partir bien loin. Je vais simplement retrouver les traces de mon enfance. C’est à cent kilomètres de Paris  où je vis avec mon compagnon et mes deux chats. Il faut dire que le fait de posséder des animaux de compagnie bloque un peu les grandes randonnées dans les montagnes mais j’avoue que j’aime la campagne. J’aime m’évader et retrouver mes routes boueuses, les tracteurs dégoulinants de boue et les bas-côtés impraticables en voiture. Ceci laisse donc libres, ces chemins qui bordent des champs riches de blé, de mais, et de betteraves. Le plus beau mois est le mois d’avril. Le colza illumine la nature de ses fleurs jaunes à perte de vue. Les champs sont immenses dans les régions « plates » . Le lin aussi si fin, si beau avec ses couleurs pastel,, un enchantement !. Et pour des promeneurs, l’été, foisonnent les marguerites, les bleuets, les lupins, les chardons. Une jungle à elle toute seule cette région que j’aime.

Alors  nous prenons  nos duvets, nos oreillers, nos draps, nos assiettes et verres en carton, une casserole ou deux, quelques vêtements de pluie (on ne sait jamais) et nous voilà arrivés dans une vieille maison que nous avons achetée à un fermier et que nous retapons tous les week-end. Cela ne ressemble effectivement pas à une croisière  mais quand nous ouvrons les paniers de nos chats et que nous les « lâchons » dans le grand jardin entouré de haies de plus de deux mètres—personne ne veut les couper— on ne détruit rien ici, on ne gêne personne, on respecte.

Et puis un jour où nous nous sentons si bien devant un grand feu dans la cheminée, nous ne rentrons pas à Paris.

Des copains vident notre logement, nous ramènent l’essentiel dans une camionnette louée, le reste nous le donnons au  DAL  (droit au logement).  Cela fera des heureux et rien ne nous manquera car nous avons décidé de vivre enfin au rythme des saisons. Plus de bruit, plus de pollution, l’idéal. Mon compagnon trouve du travail à la commune et moi je sers à la cantine de l’école primaire. Nous sommes heureux. Cette vie nous l’avons choisie. Et quoi de plus important que le plaisir d’être là où l’on y est bien …

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 288 (croqueurs de mots)défi 288 (croqueurs de mots)

Merci d' écrire le dialogue entre deux femmes si différentes : la Joconde de Léonard de Vinci et la Tempérance de Niki de Saint Phalle qui se rencontrent dans une salle de musée, le temps d'une exposition. À vos claviers, amusez vous, faites nous rire !

Chuchoterie au musée

—Bonjour on vous a reléguée aussi ?

—Pardon ? Qui me cause ?

—Mona

—Mona qui ?

—La Joconde si vous préférez..

—Mazette, que vous faites prétentieuse avec votre petit sourire en coin !

—Et vous que vous faites écervelée et un peu fofolle non ? et Cet accoutrement, vous ne craignez pas les quolibets avec vos faux seins et votre ensemble justaucorps bleu vif ?

—Je vis, je respire, je suis gaie, j’attire moi Madame je ne fais pas fuir les visiteurs !

—Je suppose que vous avez des prétendants en effet, mais vous voulez que je vous parle franchement ? vous êtes ridicule et les hommes en passant devant vous doivent se demander s’ils ne rêvent pas tant vous êtes extravagante et limite insolente avec vos tenues provocatrices.
—Ma brave dame, vous me paraissez  vraiment coincée, vous n’avez jamais connu le sexe, vous ça se voit alors que moi je m’offre..

—C’est bien ce que je me disais, vous êtes une catin.
 

Et à ce moment de leur discussion, un homme tout à fait présentable, s’extasia devant la Tempérance :

— Que vous  êtes belle, comme vous donnez envie de vivre et de rire, merci à vous je vais repartir de ce lieu revigoré et en me disant que des femmes comme vous sont le plaisir des yeux…

—Merci mon brave, admirez-moi c’est ce que je préfère.

—Contrairement à votre copine coincée dans son sourire, on dirait qu’elle vient d’enterrer son amant ! murmura-t-il en souriant.

—Pas du tout, elle ! un amant ? vous voulez rire, elle sourit seulement pour la galerie mais quand les gens la regardent ils disent tous qu’elle ne les attire pas .

Le visiteur quitta les lieux et on entendit une voix douce murmurer :

—Tu vois la belle, il se souviendra de mon sourire et sûrement pas de tes faux seins, espèce de fille perdue !

Celui qui se souvient de cette conversation ne manque pas une occasion de la raconter à ses amis : c’est le gardien du musée, il en avait entendu beaucoup mais ce dialogue, il ne l’a jamais oublié.

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Voici quelques mots qui se ressemblent beaucoup mais qui ne veulent pas du tout dire la même chose. (Si vous voulez épater dans une conversation, c'est ce qu'on appelle des paronymes.)

- plage ; place ; glace ; grâce

- bateau ; gâteau ; râteau ; marteau

- durée ; purée ; curée ; jurée

- soie ; foie ; joie ; voie

 

1) Choisissez un seul mot dans chaque ligne

2) utilisez-les dans un petit texte qui raconte une aventure insolite ou/et drôle ou/et émouvante 

MAIS ...

3) vous ferez exprès de  mettre à la place de chaque mot choisi un autre mot de la même ligne 

A vos lecteurs lectrices  le soin de retrouver les mots adéquats.

 

Ode à ma mère

 

Je m’étais allongée sur une serviette rouge que ma mère m’avait offerte pour mes dix-sept ans l’an dernier, et  je regardais la mer et sa place déserte en ce mois de mars.

Elle m’avait mise en garde en me donnant une petite boîte dans laquelle elle avait délicatement déposé le marteau qu’elle avait préparé spécialement pour moi. J’étais tellement gourmande ! mange doucement surtout !

Je me réveillai quelques heures plus tard. le soleil venait à peine de se coucher qu’il faisait déjà très frais et j’étais fatiguée.

Je rentrai par le petit sentier en frissonnant car je n’avais que la serviette et mon maillot de bains ne séchait pas vraiment.

J’allais encore me faire disputer par ma mère, ce n’était pas de sa faute  mais elle ne me voyait pas grandir et me prenait encore pour un bébé. D’ailleurs, ce n’était pas rare qu’à table elle me demande si je m’étais régalée. Elle en faisait trop et finalement ça m’énervait un peu. Ce soir- là, au repas, elle nous servit de la curée et franchement je n’aimais pas. C’est là que ce côté maternel étouffant  me stressait. Quand allait-elle se rendre compte que j’avais grandi  et que je cachais ma voie de voir arriver mes dix-huit ans. Enfin je serai majeure et libre.

Malgré tout j’adorais ma mère et elle me le rendait bien. En fait j’aimais bien la titiller rien que pour qu’elle me fasse un câlin.

Vous qui me lisez vous devez vous demander si je me rendais compte de la glace qu’elle prenait dans mon cœur. Que de la soie, elle ne me donnait que de la soie.

Merci Maman d’être toi.

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