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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

illustrer à votre manière 

(prose, vers, dessins, images) (pas trop long svp), un monde où le temps serait aboli. 

(Celui de l'Histoire ou celui de la météo ou les deux)

 

Catastrophe

 

Depuis ce matin, je suis nu sur ma chaise-longue près de mon cerisier. Je crois trouver un peu d’ombre mais en réalité je n’ai que des suées de plus en plus fréquentes. Cela fait six mois que c’est ainsi.  Les météorologues ne savent plus où donner de la tête. Du jamais vu, disent les uns, on va vers la fin du monde disent les pessimistes. Il est vrai que le temps s’est arrêté exactement le  15 mai 2030. Je me souviens car c’est la date de mon anniversaire et nous fêtions mes quarante ans. On riait, on dansait et une voix nous a dit : profitez-en c’est votre dernière « bringue » (comprenez  fête)

On a ri et on a tous pensé que l’un de nous avait fait une blague. Sauf que depuis cette date , cela fait maintenant plus de six mois, nous n’avons vu que le soleil et encore le soleil. Le matin tous les matins, il se montre à quatre heures et le soir se couche  à vingt-trois heures. Il fait une chaleur épouvantable. Tout est desséché, mes rosiers, mes pétunias sont crevés . La bruyère pourtant résistante est fanée. Plus rien. Le pire, dans nos magasins, plus un seul  légume ! on les critiquait, on ne les trouvait pas très bons etc… mais quand il n’y en a plus on a peur. Les bêtes dans les prairies  succombent et tombent. Plus d’herbe, donc plus de  paille donc forcément plus de litière …qu’allons-nous devenir si le temps s’arrête ?

on commence à manquer de l’essentiel ,l’eau. Les puits sont à sec les nappes sont vides. Et puis un soir on écoute  la radio, car la télé ne capte plus, et on nous annonce que la terre brûle. Elle va se désagréger et on va tous mourir.

Tout cela parce qu’un  con a oublié de  mettre les pendules à l’heure, c’est dingue non ?

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de nouvelles

 

 

J’ai le plaisir de vous présenter mon dernier recueil de nouvelles et quelques poèmes.

Ce ne sont que des histoires inventées cela va de soi, mais quand même peut-être y retrouvons-nous un peu de la vie de tous les jours, du moins ce que nous voulons bien y voir. ?

la photo de couverture est un tableau de mon amie Nicole Duret;

Merci à vous de me lire

Ce recueil est en vente sur Lulu.com  marieded - Books and Publications Spotlight | Lulu

Bientôt sur Amazon et bien sûr, auprès de moi si vous le souhaitez dédicacé.

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Inspiration d'après tableau détourné

«Jeune fille à la perle version 2024 »

 

 

 Et, en prime, glissez-moi dans votre texte le mot « Elégiaque »

(Qui exprime la mélancolie)

Exploitation

Géraldine, l’air inquiet écoutait le bruit incessant de la photocopieuse de son patron Edmond.

Des tracts, encore des tracts, il ne savait rédiger que cela. Et à part les transmettre en vocal sur son ordinateur, il ne parlait à personne. Ses six enfants  l’ignoraient tout autant. Ils vivaient leur petite vie de riches tranquillement et se fichaient complétement des états d’âme de Géraldine. Elle était là pour les servir, c’était leur « bonniche » rien de plus !

Pourtant, la jeune fille souffrait de cette indifférence, si on voulait en savoir plus sur elle, il suffisait de la regarder vivre, perpétuellement dans un état élégiaque. Rien ne la faisait rire ni même sourire.

Il faut dire que le petit cabanon qui lui avait « généreusement » été attribué en guise de logement était vétuste et sans confort et elle y avait été complètement reléguée. Personne ne lui parlait. Elle ne servait qu’à surveiller le linge, le repasser, et le ranger. Autrefois on lui aurait donné le titre de lingère, aujourd’hui elle n’était qu’une ombre.

On aurait dit que les six gamins d’Edmond n’avaient qu’une idée en tête : l’enquiquiner, la faire pleurer ou pire rougir sous des moqueries méchantes. Tout y passait, sa queue de cheval, la couleur de ses cheveux et surtout ce petit serre-tête qui n’était autre qu’un foulard qu’elle nouait autour de sa tête, les faisait rire. Ils en ajoutaient : avec ton bandeau, tes cheveux risquent pas de tomber dans la soupe, etc…

Elle n’avait qu’une idée, quitter cette famille de parvenus qui s’enrichissaient en faisant travailler de pauvres gens démunis, souvent sans papier,  et en ne les payant qu’avec un lance-pierres.

Le comble était que cet Edmond militait contre la contraception, contre l’avortement, contre l’immigration, homophobe, bref :la panoplie du parfait facho !

C’est vraiment parce qu’elle avait besoin d’argent pour partir loin de tout qu’elle tenait le coup et supportait de plus en plus difficilement d’ailleurs, les six petits monstres.

Cela dit les chiens ne font pas des chats, dixit un dicton…Ils avaient sous les yeux, l’image du père roi et indestructible, apprécié par une catégorie de villageois : les notables, les chasseurs, les gros fermiers (souvent les mêmes)  et le curé.

En entendant l’imprimante s’arrêter, Géraldine reprit son chiffon et essuya pour la troisième fois sa petite table en bois, ça la calmait. Bientôt elle pourra partir, elle avait mis de l’argent de côté, c’est ce qui la faisait tenir bon.

J’arrive !!! un des petits monstres venait de l’appeler, c’était un petit despote mais il n’en restait pas moins le fils du patron.

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous donne une liste de 50 mots, dans laquelle vous pouvez utiliser autant de mots que vous voulez, minimum 10 mots.

Vous les glisserez dans une conversation chez l'avocat, au confessionnal, chez le docteur, avec les professeurs, à la banque, dans un restaurant 3 étoiles ... tout ce qui vous passe par la tête, mais ça doit être dans des lieux et avec des personnes où l'on utilise pas ce registre de langue.

1. une boîte = une entreprise 

2. le boulot = le travail  

3. taffer = travailler 

4. une caisse = une voiture 

5. un bouquin = un livre

bouquiner = lire 

6. des pompes = des godasses = des chaussures

7. le fric = le pognon = l'oseille = la thune = le blé = l'argent

8. la bouffe = la nourriture 

9. le pinard = le vin 

10. une clope = une cigarette 

11. une baraque = une maison 

12. le bordel = le bazar = le désordre 

13. un mec = un gars = un type = un homme

14. une meuf = une nana = une gonzesse = une femme 

15. le pif = le nez 

16. les tifs = les cheveux 

17. la gueule = la tête, le visage 

18. le bide = le ventre

19. un(e) pote = un(e) ami(e) 

20. paumer = perdre 

21. péter = casser 

22. râler = se plaindre 

23. piquer = voler 

24. (se) planquer = (se) cacher

25. piger = comprendre 

26. se gourer = se tromper 

27. mater = regarder

28. choper = prendre, attraper (1) OU séduire quelqu'un (2)

29. kiffer = aimer 

30. avoir la trouille = flipper = baliser = avoir peur

31. avoir la dalle = avoir faim 

32. chouette = agréable, super

33. un frangin = un frère 

34. un gosse = un môme = un enfant 

35. les darons = les parents

36. vachement = beaucoup ou très 

37. blindé = pété de thunes = très riche 

38. chelou = bizarre 

39. chiant = ennuyeux (pour une chose ou une personne) 

40. être saoulé = en avoir marre de quelque chose 

41. un flingue = une arme à feu 

42. des fringues = des vêtements 

43. taré = dingue = ouf = fou 

44. une teuf = une fête 

45. tiser = boire de l'alcool 

46. se prendre/se mettre une cuite = boire trop d'alcool 

47. vénère = énervé 

48. un flic = un policier

49. un costard = un costume

50. crade = sale 

A très vite.

Je kiffe mon boulot

 

Je me suis réveillée de bonne humeur et arrivée à ma boite, je me sens tout de suite chez moi. Je connais mon planning par cœur : je dois commencer par appeler Madame Duchemin qui est une de nos meilleures clientes, surtout pleine de fric.

—Allo, bonjour Madame Duchemin, alors c’est fini la teuf avec vos voisins ? Pas trop la gueule de bois ? Vous avez passé l’âge, sans vous vexer de prendre une cuite non ?  je plaisante.

Revenons à l’objet de mon coup de fil. Votre fric, vous voulez en faire quoi ? je sais vous avez la trouille que l’on vous le pique mais nous sommes une boite sérieuse et personnellement je tiens à mon boulot ! En revanche j’ai le pif pour savoir placer l’oseille de mes clients. J’ai bien pigé que je n’avais pas intérêt à me gourrer. Je vous propose donc un chouette placement que vous allez kiffer tout de suite : A treize pour cent sur deux ans ! Ça vous va ? D’accord çà parait chelou au premier abord, mais non je vous promets que vous n’allez rien paumer. Je taffe et croyez-moi je n’ai pas envie de me faire choper à arnaquer mes clients. Je dois mater à deux fois avant de mettre le bordel dans ma vie, j’ai un gosse à nourrir sans daron qui est parti avec une autre meuf.

Je vous envoie le contrat, bouquinez-le bien et revenez vers moi rapidement. Bonne  journée Madame Duchemin !

Je raccroche trop contente et horreur je m’aperçois que j’avais mis le haut-parleur et tous les autres clients avaient entendu. Je pense que mon dirlo va faire la gueule !

Je prends le risque.

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans

Ce roman autoédité chez Lulu l'est aussi chez book-éditions 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans

Ce roman avait tout d'abord été édité par Publibook en 2001, mais il n'y est plus. Je l'ai donc réédité sur book- éditions et le voilà:

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Défi 291  (croqueurs de mots)

"Réécrire une histoire en changeant de point de vue"

Prenez une histoire simple comme un conte pour enfant et racontez-le sous l’angle d’un autre personnage.

Prenez par exemple, l’histoire de Cendrillon, en le racontant du point de vue de Javotte et d'Anastasie ou le petit Chaperon Rouge du point de vue du loup....

 

Le louveteau et les trois  petits cochons

 

Il était une fois un petit louveteau. Le jour arriva pour lui de quitter la maison de sa maman.

 

— Au revoir mon chéri, va vivre ta vie mais prends garde de bien te cacher car les trois petits cochons pourraient te manger.

 

Quand notre petit loup arriva dans une grande forêt, il trouva des branchages et se fit une petite cabane à l’abri des regards. Une fois son ouvrage presque  terminé, il préféra faire une pause et rendit visite à son oncle qui se moqua de lui :

 -  Ah, ah, ah ! tu n’as toujours pas fini ta cabane ? la mienne est terminée depuis un moment déjà Tu ne te rends pas compte du danger si les petits cochons te trouvent et réussissent à entrer ?

Hélas ! ce dernier n’avait pas tort. Devinez qui observait notre petit louveteau en grognant de plaisir :  LES TROIS PETITS COCHONS !

Ils arrivèrent sans faire de bruit et  soufflèrent sur sa pauvre cabane qui s’envola aussitôt ! mais c’était sans compter sur une astuce qu’avait inventée le petit loup, il s’était creusé une grotte sous la cabane.

 

Les petits cochons s’y mirent à trois sans succès. Ils ne savaient plus comment atteindre leur proie. Ils étaient bien trop gros !

—On ne va pas se  laisser faire ! dit le plus nerveux des trois. On finira bien par le tuer et le faire cuire, parole de cochon! Je sais ! je vais essayer d’aller dans ce trou, retenez-moi tous les deux !

Quand le petit loup vit ce qui allait arriver, il se sentit perdu mais il avait des crocs et ça c’était une arme efficace, mais pas suffisante alors il eut une idée : il allait récupérer les branchages au fond de la grotte, les monter devant l’entrée et y mettre le feu !

C’est le premier gros petit cochon qui hurla le premier ; son groin lui faisait terriblement  mal et commençait à griller.

 Ils s’enfuirent tous les trois la queue en tire-bouchon et en poussant des grognements atroces.

Le petit loup, quant à lui tout content d’avoir vaincu, se dit que finalement rester à l’abri dans cette grotte était une bonne idée.  Plus jamais les petits cochons n’oseront revenir.

Il avait raison, il put vivre sa vie d’adolescent tranquillement et il trouva une jolie jeune louve avec qui … l’histoire ne le dit pas….

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Saisons

 

Comme la nuit tombe vite !

 

Voici venir l'automne

Les feuilles caracolent

Et se lovent dans l’herbe

Jaunissante et transie.

La nature va s’endormir

Panser ses blessures

Et renaître avec grâce

Aux premiers beaux jours

La neige va recouvrir

Avec son talent d’artiste

Et blanchir tout ce qui

Nous semblait triste.

Les saisons savent

Nous imprégner

De leur beauté

De leur grâce

Merci le temps qui passe

Merci Dame Nature

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Thème :

De l’autre côté de la rue.

Vous êtes à la fenêtre. Il fait noir, très noir …Dans un court texte, racontez-nous ce qui se passe.

 

Quelle nuit !

 

Je le savais ! je le savais !

Il lui avait dit : je vais sortir un peu je suis fatigué et j’ai besoin de me vider la tête.

Ce n’était pas la  première fois, André avait un boulot dur, dans le sens, beaucoup de responsabilités dans une entreprise en plein essor. Le souci c’était la gestion du personnel  et cela lui incombait. On lui avait dit : vous, André qui êtes la sagesse même vous allez  nous mener cela rondement.

Ce qu’ils n’avaient pas précisé ces hommes de pouvoir, c’était que le pauvre André devait d’abord faire des audits et souvent cela se terminait par le licenciement d’un collègue. : trop de frais de personnel mon brave André, il faut réduire le coût, augmenter les bénéfices et surtout faire face à une concurrence de plus en plus déloyale des entreprises délocalisées en Chine… bla bla bla…

Ce jour-là, il avait été obligée de licencier Marlène, sa secrétaire. Il pouvait, disait-on  faire ce travail seul et avoir une secrétaire était exagéré. De plus  le budget… Mais vous le savez bien André !

Quand il avait dit à sa femme, qu’il sortait prendre l’air, elle ne put s’empêcher d’aller à la fenêtre. La nuit était tombée et elle se demandait quel plaisir il pouvait éprouver à marcher sous les réverbères à peine éclairés dans leur petite rue pavillonnaire. Elle avait éteint dans le salon et restait dans le noir, devant cette porte-fenêtre, non pas pour surveiller dans quelle direction il allait, mais tout simplement pour avoir confirmation de ce qu’elle ressentait depuis plusieurs semaines .  Elle colla son front contre le vitrage et cela lui fit du bien. Elle avait beau s’y attendre, les larmes lui montèrent aux yeux quand elle vit André marcher le plus près possible des haies voisines et entrer au 44. C’est là qu’habitait cette trainée de Marlène. 

Cette fois, elle en avait confirmation, il n’avait même pas regardé leur fenêtre du pavillon tellement certain qu’elle était assise devant la télévision dans la chambre en train de l’attendre.

Elle resta debout face à la nuit, et se dit qu’André était naïf s’il avait pu croire qu’elle ne s’était rendue compte de rien. Elle finit cette fois par s’assoir sur une chaise derrière la baie vitrée et se demandait combien de temps il allait rester chez sa maîtresse car il n’y avait aucun doute, il la trompait. Il n’était plus le même, il s’isolait souvent et ne lui adressait presque plus la parole. Il disait qu’il avait des soucis au bureau :! Ben  voyons, il s’appelait Marlène son souci !

Enfin elle quitta la fenêtre en entendant la porte s’ouvrir. Elle ne dit pas un mot. Elle attendait qu’il lui raconte une grosse histoire bien ficelée pour justifier son absence.
Mais il se laissa tomber sur le canapé, se prit la tête dans les mains et se mit à pleurer. Des larmes silencieuses, qu’il n’essayait pas de cacher.

Contrariée et surprise elle lui dit : Marlène t’a quitté ?

—Pas du tout, pire…

—Que veux-tu dire ?

—On vient de la transporter à l’hôpital, son mari m’a appelé complètement perdu, Marlène avait pris plusieurs boites de cochonneries de médicaments.

—Mais pourquoi ?

—Parce que je lui avais signifié son licenciement hier…

Un grand silence fit suite à cet aveu. Elle était mal, envie de lui faire des excuses d’avoir douté de lui mais elle réagit vite en se disant qu’il ne comprendrait pas.

Elle alla vers la fenêtre, regarda de nouveau cette nuit noire et se tournant vers André,  lui murmura : je suis avec toi…

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

On met les voiles tel Noé… construisez votre nouvelle arche. Vous choisissez une destination et ce que vous emmenez pour repeupler votre nouvelle vie. Faites nous rêver.

Chacun ses plaisirs

 

Je ne suis pas une grande voyageuse alors je ne vais pas partir bien loin. Je vais simplement retrouver les traces de mon enfance. C’est à cent kilomètres de Paris  où je vis avec mon compagnon et mes deux chats. Il faut dire que le fait de posséder des animaux de compagnie bloque un peu les grandes randonnées dans les montagnes mais j’avoue que j’aime la campagne. J’aime m’évader et retrouver mes routes boueuses, les tracteurs dégoulinants de boue et les bas-côtés impraticables en voiture. Ceci laisse donc libres, ces chemins qui bordent des champs riches de blé, de mais, et de betteraves. Le plus beau mois est le mois d’avril. Le colza illumine la nature de ses fleurs jaunes à perte de vue. Les champs sont immenses dans les régions « plates » . Le lin aussi si fin, si beau avec ses couleurs pastel,, un enchantement !. Et pour des promeneurs, l’été, foisonnent les marguerites, les bleuets, les lupins, les chardons. Une jungle à elle toute seule cette région que j’aime.

Alors  nous prenons  nos duvets, nos oreillers, nos draps, nos assiettes et verres en carton, une casserole ou deux, quelques vêtements de pluie (on ne sait jamais) et nous voilà arrivés dans une vieille maison que nous avons achetée à un fermier et que nous retapons tous les week-end. Cela ne ressemble effectivement pas à une croisière  mais quand nous ouvrons les paniers de nos chats et que nous les « lâchons » dans le grand jardin entouré de haies de plus de deux mètres—personne ne veut les couper— on ne détruit rien ici, on ne gêne personne, on respecte.

Et puis un jour où nous nous sentons si bien devant un grand feu dans la cheminée, nous ne rentrons pas à Paris.

Des copains vident notre logement, nous ramènent l’essentiel dans une camionnette louée, le reste nous le donnons au  DAL  (droit au logement).  Cela fera des heureux et rien ne nous manquera car nous avons décidé de vivre enfin au rythme des saisons. Plus de bruit, plus de pollution, l’idéal. Mon compagnon trouve du travail à la commune et moi je sers à la cantine de l’école primaire. Nous sommes heureux. Cette vie nous l’avons choisie. Et quoi de plus important que le plaisir d’être là où l’on y est bien …

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