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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

Je me souviens

 

Je me souviens de ma première rentrée des classes. J’étais seule, perdue car personne ne m’avait accompagnée nous étions dans un petit village, et un garçon, Maurice est venu me chercher par la main et m’a fait visiter. J’avais 6 ans et lui 10 un homme déjà !

Je me souviens que l’hiver, les mares étaient gelées et nous faisions du patin à glace dessus avec nos grosses galoches à clous.

Je me souviens que Maurice, pour reparler de lui, quelques années plus tard avait voulu frimer et était passé sur cette mare avec sa petite mobylette, hélas la glace s’était fendue et il était tombé à l’eau : plus de peur que de mal.

Je me souviens de mon premier baiser. J’avais 14 ans, il faisait de l’orage et Christian, une garçon de 15 ans, m’avait appelée sous son porche et m’avait embrassée sur les lèvres, j’ai vu des petits oiseaux mais le lendemain, il me boudait et ne s’est plus jamais occupé de moi.

Je me souviens des pot-au feu du dimanche, dont on mangeait le bouillon jusqu’au mercredi !

Je me souviens de mes amis polonais. Ils étaient nombreux dans un petit village de deux cent cinquante habitants, il y avait au moins quatre famille.

Je me souviens de mon certificat d’études : nous étions tous réunis dans la cour du collège de la ville. Le doyen a cité tous les noms sauf le mien. J’étais atterrée et j’ai levé la main pour lui dire, morte de peur. Il s’est excusé, il avait oublié de tourner la page…

Je me souviens de nos étés d’enfants. Nous étions mobilisés par les cultivateurs pour cueillir les haricots verts, ramasser les pommes de terre et ensuite  nous allions glaner et cueillir des pissenlits ; tout cela dans une ambiance joyeuse et délurée de jeunes libres et épris de liberté.

Je me souviens de mon premier amour. Ce fut un vrai coup de foudre. Je ne l’ai jamais oublié, et pourtant il m’a laissée pour une autre.

Je me souviens de mes manifestations, de mes grèves, de mon enthousiasme de jeune fille, puis de jeune femme  puis de femme mature. On y croyait et j’y crois encore.

Je me souviens de mon enfance sans mère, sans père.

Je me souviens de ma vie de jeune fille  avec un père plus que taiseux avec moi et heureusement une belle-mère adorable.

Je me souviens que je ne pouvais pas prendre le métro, pétrifiée d’angoisse quand je suis arrivée à Paris, j’avais seize ans et je venais des grands espaces. Ce fut un calvaire permanent. Car au métro, s’ajoutèrent rapidement les cafés, les restaurants, le cinéma : tout cela  m’était devenu impossible.

Je me souviens de ma vie de femme engagée et déléguée du personnel.

Je me souviens de mon mariage entre amis.

Je me souviens des belles années de notre vie de couple. Les vacances de rêve, enfin un appartement décent quoique très rudimentaire mais comparé à une chambre de 12 mètres carrés c’était un palace.

Je me souviens des bons moments de ma vie.

Je ne veux pas me souvenir des mauvais.

 

 

 

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Publié le par marie chevalier

Mes participations 

 

Mon poème

Il l’avait aimée

 

Elle avait dit oui

Il l’avait embrassée

Il en rêvait depuis des années

Quand  encore  gamins

Ils se tenaient  par la  main

Pour aller à l’école communale

Et puis ils se sont  séparés

Lui au collège de  la ville

Elle encore à la  primaire.

Ils se voyaient le dimanche

A la messe…

Ils s’arrangeaient toujours

Pour être l’un près de l’autre

Main dans la main avec tendresse

Et puis des années plus tard

Bien plus tard

Un soir  qu’il  faisait nuit

C’était au mois  de janvier

Il la rencontra  par hasard

Il se pencha pour l’embrasser

Après lui avoir demandé

La  permission bien sûr !

Elle  avait dit  oui

Et puis …

Il s’était sauvé

Le cœur battant la chamade

Il avait tant battu pour elle

Que de joie…

 Il venait de s’arrêter

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Que chacun crée un texte en mode abécédaire dans lequel il parlera de l’année que nous venons de passer tous ensemble, une sorte de rétrospective joyeuse !

 

A tous mes amis croqueurs de mots

Belges, bretons, picards, occitans, canadiens etc…

Comment oublier ces moments

Délicieux et charmants passés ensemble pendant toute cette année 

En se retrouvant devant des défis

Fous, farfelus mais toujours originaux.

Gageons que nous aurons envie de refaire une saison ensemble

Honnêtement, c’est ce que je souhaite vivement

Il est vrai que parfois

J’ai ramé un peu, peinant devant certains défis mais le béret ou plutôt le

Képi de notre matelot chef

Lissait nos craintes et on repartait

Moussaillons aguerris et prêts à tout pour

Notre capitaine

On pourrait penser en me lisant que je « faillotte »

Pas du tout, cette année n’a été

Que du bonheur !

Recommençons l’an prochain et

Surtout

Toujours

UNIS

Vous et moi sommes une famille de poètes, de rêveurs alors

Wallons, occitans, bretons, picards, corses, canadiens et bien d’autres amusons-nous

X fois remettons nous sur l’ouvrage et

Yapuka dirons-nous pour sourire en restant toujours

ZEN

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour cette nouvelle quinzaine, défi 307, c'est Zaza qui s'y colle et voici ce qu'elle nous propose !

Pensez à un objet usuel de la maison et écrivez une petite histoire en le faisant vivre et en insérant éventuellement des dialogues savoureux!  L’humour est vivement conseillé.

 

C’était une amie.

 

 

Mon entreprise était en grève et naturellement j’étais gréviste. Les réunions terminées je me retrouvai chez moi vers quatorze heures, chose bien inhabituelle pour moi.

 

Je me sentais un peu perdue et me rendais compte que je ne savais pas par quoi commencer !

Et puis il me vint une idée. Si je faisais le tri dans mon armoire et ma penderie, et que je vois de près ce que je pouvais donner à Emmaüs ? En effet, des vêtements, j’en avais plus qu’il ne m’en fallait, et en cette saison, ce serait vraiment bien d’aider les plus démunis.
 

Je monte donc à l’étage et ouvre cette immense penderie que toutes mes amies m’envient.

Pour l’instant, je regarde et touche, tâte, palpe.

Et puis je me décide :

Je prends une jupe longue grise avec des boutons devant que j’adore. Je l’enlève de son cintre et je la regarde. Tout à coup j’entends des pleurs, oh pas très forts, comme ceux d’un enfant qui geint pendant son sommeil. Je dresse l’oreille, inquiète. Il n’y a que moi dans la maison. Ou alors, une amie est venue me rendre visite avec un bébé ?

J’écoute et ces plaintes continuent. Je pose ma jupe sur le canapé et je crie : il y a quelqu’un ?

Pas de réponse.

J’attends quelques secondes et reprends la jupe. Je me dis que cela n’était qu’un bruit dehors sans doute. Je réfléchis à ce que j’allais faire de cette pauvre jupe usagée et élimée à force d’être lavée.
 

Les plaintes, un peu plus fortes cette fois reprennent. Je n’ai pas la berlue ! C’est ici dans la pièce où je suis ! Un jouet de la chatte peut être coincé sous un meuble ? Oui car nous avons une chatte très joueuse qui a des jouets qui couinent. Mais alors dans ce cas pourquoi reste-t-elle vautrée dans son fauteuil et me regarde-t-elle avec tant d’insistance ?

Elle aussi a entendu ce bruit et elle ne descend pas. Elle a l’air un peu effrayée d’ailleurs. Moi ? je commence à ne plus trop me sentir à l’aise d’autant que ces pleurs continuent.
 

Soudain une petite voix s’élève dans la pièce ! Je panique, prête à redescendre immédiatement, mais on me parle, du moins me chuchote :

— Tu te souviens quand tu es venue me chercher ? Tu m’avais repérée, mais pressée par ton travail, tu m’avais murmuré : toi tu me plais, je viendrai te chercher demain.

— Mais qui me parle ?

— Moi, je voudrais finir mes jours tranquille, chez toi, je ne veux pas aller dans la foule avec toutes les autres inconnues, tu peux me comprendre ?

— Mais où es-tu ? Que me veux-tu ? Si c’est une farce, elle n’est pas drôle. Christophe ! Hurlai-je, pensant que mon mari n’était pas étranger à cette voix. Il aimait bien jouer avec des trucs que l’on appelle « jeux qui parlent comme des humains ». Ne me demandez pas le nom exact, je n’en sais fichtrement rien !

Il m’aurait quand même répondu ou du moins se serait esclaffé, fier de sa prestation or, rien. Que cette petite voix à peine audible qui continue :

 

— Je fus tellement heureuse que tu me choisisses que j’ai tout fait pour rester belle, même quand tu me malmenais en me laissant traîner n’importe où. Je connais tous tes amis, toutes tes copines ! Mon Dieu ce que vous avez pu dire sur moi ! Au début, c’était sympa : elle est drôlement belle, où l’as-tu trouvée ? Il y en avait d’autres ?

Et puis tout doucement, les mêmes copines commencèrent à me critiquer : tu la gardes encore celle-là ? Ce qu’elle peut être devenue moche ! Elle était si belle au début ! Tu devrais t’en séparer, franchement en plus il faut bien reconnaître qu’elle n’a plus de forme, elle tombe lamentablement sur tes hanches qui n’ont pas besoin de ça pour se faire remarquer.

 

— Voilà, toi ma maîtresse, toi mon amie, celle qui m’a toujours respectée, voilà ce que tes amies disent de toi …et de moi. Alors que tu prennes la décision de te débarrasser de moi, je peux comprendre, mais pourquoi me lacérer pour faire des serpillières ? Pourquoi ne pas me mettre simplement dans un sac plastique au grenier. Le grenier ne sert-il donc pas à ranger tout ce que l’on ne veut plus non ?

 

J’avais tout compris : c’était ma jupe qui me parlait.
En effet, j’étais vraiment ingrate, elle m’avait rendu tellement de services, m’avait accompagnée partout pendant si longtemps ! Grâce à elle, j’avais quand même eu de sacrés compliments au début que je la portais, puis, il est vrai que j’ai continué à la mettre par habitude, parce que je me sentais bien dedans tout simplement.

 

Je ne pouvais pas lui faire ça en effet, elle avait raison. Je raccrochai le cintre dans ma penderie, la flattai de la main et lui murmurai : tu restes avec moi, je crois que je suis autant attachée à toi que toi à moi.

je sentis comme un frôlement sur mon visage quand je refermai la porte de ce placard. Je ne rangerai rien aujourd’hui, j’avais le cœur trop serré par le chagrin de ma jupe.

Je la caressai encore une fois et lui fis un baiser dans le bas de l’ourlet.

 

Mon mari qui était dans la pièce depuis un moment, me regardait stupéfait !

 

— Tu embrasses tes fringues maintenant ?

— Pas mes fringues, s’il te plait, mes amies, celles qui m’accompagnent toujours, où que j’aille.
— Bien sûr, suis-je sot, me dit-il en éclatant de rire

 

Je ne saurai jamais s’il se moquait ou avait peur pour ma santé mentale, en tous cas, je n’ai plus jamais touché un vêtement sans m’excuser de le déranger.

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

des métiers imaginaires .

Ce jeu d’écriture consiste à inventer un métier qui n’existe pas. Il peut être le plus proche de la réalité possible, ou même totalement loufoque. L’important est surtout de laisser libre cours à son imagination .

 

La Crémieuse

Lili n’avait pas son pareil pour faire rire les clients dans l’épicerie de sa mère. Elle avait inventé une façon bien à elle de s’occuper et comme cela marchait super bien, elle décida d’en faire son métier.

C’était fort simple : il lui fallait donc avoir sous la main en permanence trois ou quatre pots de moutarde et hop le tour était joué.

Elle préférait celle au poivre dite moutarde ancienne car il fallait de la consistance à sa préparation.

Elle mélangeait sa moutarde à de la crème fraiche, ajoutait une cuillerée de confiture de groseille et il n’y avait plus qu’à tartiner le pain de mie sous-vide que sa mère vendait.

Elle en préparait une centaine de pots par semaine et les vendant.

Un jour un représentant de commerce venant faire l’article à sa mère la trouva en train de faire son petit mélange ; intrigué il lui demanda d’où lui venait cette idée. Elle ne sut quoi répondre sinon qu’elle avait déposé le brevet et qu’il s’agissait d’un produit protégé : « crème de Lili » Mais comment appelle-t-on ce métier, Mademoiselle ?

Je n’y ai pas encore pensé  mais je dirais : Crémieuse ? qu’en pensez-vous ?

Le représentant la regarda longuement et lui dit :

—J’achète votre stock et on passe un contrat, je fais connaître votre produit et en échange, vous m’offrez l’exclusivité de votre recette.

 —Topons là mon brave dit Lili en riant, nous voilà associés et nous allons faire des montagnes d’argent vous verrez, nous ouvrirons une boutique et…

—Lili !Tu vas te décider enfin à te lever ?  Ca fait une demi-heure que je t’appelle, tu vas être en retard à la boutique et ton père va encore se mettre en colère.

Lili se leva et sourit. Ouf ! elle ne travaillait pas elle était en vacances et aidait son père  à l’épicerie. Elle avait toute la vie pour chercher un métier, quelle idiotie ces rêves : Crémieuse ! du n’importe quoi !

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour le défi N°305 des Croqueurs, c'est An'Maï qui s'y colle !
Elle vous propose de poursuivre, en vers ou en prose ce vers du poème de Verlaine :
"Il pleure dans mon cœur"

 Bien que ce début paraisse mélancolique, il n'est pas obligatoire que votre texte  le soit. Humour et fantaisie sont permis

 

 

Rencontre

Il pleure dans mon cœur des larmes de colère.  Depuis des années  je veux rencontrer celle qui, pour l’état civil est ma  mère. Abandonné… Ce mot que je dois répéter pour éviter de m’attendrir, ce mot tant de fois rejeté dans ma mémoire, ce mot… Il me brûle la gorge, alors que je sais que dans quelques minutes, je vais LA voir. Celle que beaucoup de ma famille connaissent, celle qui  refusait jusqu’à ce jour de me rencontrer, elle arrive. Je le sais, je suis tendu… Mes tics d’enfance réapparaissent, je cligne nerveusement des yeux. Elle ne sait pas tout cela, elle n’a jamais essayé de savoir d’ailleurs.

Mon excitation est à son comble. Je l’attends. Et puis une question lancinante me taraude : a-t-elle vraiment envie de rencontrer le jeune homme grand et maigre que je suis devenu ? Sait-elle que mes yeux sont de la couleur des siens ? Sait-elle  que mes cheveux sont bouclés comme les siens ? Sait-elle que mes intonations de voix sont les siennes ? Sait-elle tout cela ?

Une silhouette au loin, mon cœur qui chavire, mes yeux qui  se remplissent de larmes, c’est elle !

Je n’ai plus de colère, que de la joie, un intense bonheur qui me fait murmurer : Maman….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Le rôle de l'art dans la société : est-il encore pertinent aujourd'hui pour vous ?

L'art comme moteur économique et culturel. Et vivre avec son temps  Évolution technologique et art numérique.

 

Le street art

Des hommes s’entretuent dans le monde

Pour sauver quelques privilèges ou minerais

D’autres se tirent dessus pour se procurer

De cette chose immonde qui tue à petit feu

Les pauvres gamins qui ont cru s’étourdir

En achetant cette saleté.

Et pendant ce temps quelques rêveurs

Repeignent les murs des villes dans des couleurs

Chatoyantes, gaies et si jolies !

Sur ce mur sombre d’une rue,

On voit le lendemain des balcons fleuris

Ailleurs ce sont des portes désuètes et élimées

Qui reprennent vie sous le talent d’un artiste

Oui car ce sont des artistes.
parce qu’ils nous donnent de la joie,

De la couleur, ils font revivre les ruelles

Et se pavaner des vieux murs d’usines désaffectées

J’aime ces gens sans grade, sans chichis

Et j’aime penser qu’ils mettent de la couleur

Pour nous aider à supporter le gris de nos vies

Ou tout simplement pour nous faire aimer l’art

A leur manière qui n’est que partage.

Merci à eux qui embellissent nos murs

Merci à vous les artistes de la rue.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 303 (croqueurs de mots) poésie volcanique

Ce sera le printemps des poètes (du 14 au 31 mars) ; le thème est "volcanique" ; j'attends vos poèmes (toutes les formes permises, celles avec des vers, des acrostiches, sans, sous forme de texte également...). Possibilité d'éditer un poème volcanique d'un auteur aimé. Pour ceux qui préfèrent quelques mots pour pimenter votre texte, en voici quelques-uns : ardent, feu, Etna, rouge, lumière

Je vous souhaite une belle inspiration et j'attends avec curiosité et joie, vos participations.

 

 

Le feu de l’amour

 

Sous un ciel bleu lumineux

Se tenaient deux amoureux

Enlacés et rêveurs

Ils se regardaient , émus

Et avec tellement de plaisir

Qu’elle finit par lui dire :

Ne me regarde pas ainsi

Mon cœur va exploser ;

Je brûle moi aussi

Je t’aime tellement

Que j’ai l’impression

D’avoir un feu ardent

Dans mon cœur.

J’ai envie de t’embrasser

Envie de te serrer contre moi

J’ai le corps aussi  bouillant

Que la lave de l’Etna

Et toi mon amour,

Tu es ma lumière

Murmura la jeune fille

Les joues rouges d’émotion

Confuse mais ravie

En se blottissant

Dans ses bras.

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Laissez un message sans citer son nom

que vous souhaitiez écrire un message fictif, adresser un mot à un proche, ou même exprimer vos pensées à une personnalité politique... tout est permis! Laissez libre cours à votre imagination et à votre plume.

 

Je vous demande d'arrêter.!

Vous me harcelez depuis des mois et à chaque fois vous êtes sur mon répondeur. Vous me laissez des messages de menace. Vous allez je crois me faire enfermer, me faire arrêter par la police, me faire jeter en prison (ce sont vos termes)  si je ne réponds  pas à vos avances. Mais mon pauvre Monsieur, qui suis-je ? que suis-je pour vous ? qui êtes-vous ?  Sinon un malade qui traine sa haine et son mal-être sur les réseaux sociaux.

Nous ne nous sommes jamais vus et vous vous êtes fait votre cinéma quand par hasard, vous prenant pour un ami, je vous ai répondu et échangé quelques phrases. Je suis presque sûre que vous faites ceci à beaucoup de femmes et que vous ne savez même pas qui je suis. Jamais, vous m’entendez jamais, je ne sortirai ou plus avec un homme qui me dit que je suis une sale communiste. Vous n’êtes qu’un pauvre type mais hélas je sais que c’est avec des gens comme vous que souvent le mal gagne.

Je ne vous dis pas mon nom ainsi vous chercherez laquelle des jeunes femmes qui vous avez agressées verbalement (jusqu’à maintenant) va porter plainte aujourd’hui pour harcèlement.
 

A bon entendeur…

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour ce défi 301 on nous propose un sujet "à la manière de". 

Dans son livre intitulé : "Je me souviens" l’écrivain Georges Perec relate 480 petits souvenirs de la vie quotidienne, tels qu’ils lui reviennent à l’esprit, tout en invitant le lecteur à continuer cet inventaire.

 

Je me souviens

Je me souviens

Je me souviens de ma première rentrée des classes. J’étais seule, perdue car personne ne m’avait accompagnée nous étions dans un petit village, et un garçon, Maurice est venu me chercher par la main et m’a fait visiter. J’avais 6 ans et lui 10 un homme déjà !

Je me souviens que l’hiver, les mares étaient gelées et nous faisions du patin à glace dessus avec nos grosses galoches à clous.

Je me souviens que Maurice, pour reparler de lui, quelques années plus tard avait voulu frimer et était passé sur cette mare avec sa petite mobylette, hélas la glace s’était fendue et il était tombé à l’eau : plus de peur que de mal.

Je me souviens de mon premier baiser. J’avais 14 ans, il faisait de l’orage et Christian, un garçon de 15 ans, m’avait appelée sous son porche et m’avait embrassée sur les lèvres, j’ai vu des petits oiseaux mais le lendemain, il me boudait et ne s’est plus jamais occupé de moi.

Je me souviens des pot-au- feu du dimanche, dont on mangeait le bouillon jusqu’au mercredi !

Je me souviens de mes amis polonais. Ils étaient nombreux dans un petit village de deux cent cinquante habitants, il y avait au moins quatre famille.

Je me souviens de mon certificat d’études : nous étions tous réunis dans la cour du collège de la ville. Le doyen a cité tous les noms sauf le mien. J’étais atterrée et j’ai levé la main pour lui dire, morte de peur. Il s’est excusé, il avait oublié de tourner la page…

Je me souviens de nos étés d’enfants. Nous étions mobilisés par les cultivateurs pour cueillir les haricots verts, ramasser les pommes de terre et ensuite  nous allions glaner et cueillir des pissenlits ; tout cela dans une ambiance joyeuse et délurée de jeunes libres et épris de liberté.

Je me souviens de mon premier amour. Ce fut un vrai coup de foudre. Je ne l’ai jamais oublié, et pourtant il m’a laissée pour une autre.

Je me souviens de mes manifestations, de mes grèves, de mon enthousiasme de jeune fille, puis de jeune femme  puis de femme mature. On y croyait et j’y crois encore.

Je me souviens de mon enfance sans mère, sans père.

Je me souviens de ma vie de jeune fille  avec un père plus que taiseux avec moi et heureusement une belle-mère adorable.

Je me souviens que je ne pouvais pas prendre le métro, pétrifiée d’angoisse quand je suis arrivée à Paris, j’avais seize ans et je venais des grands espaces. Ce fut un calvaire permanent. Car au métro, s’ajoutèrent rapidement les cafés, les restaurants, le cinéma : tout cela  m’était devenu impossible.

Je me souviens de ma vie de femme engagée et déléguée du personnel.

Je me souviens de mon mariage entre amis.

Je me souviens des belles années de notre vie de couple. Les vacances de rêve, enfin un appartement décent quoique très rudimentaire mais comparé à une chambre de 12 mètres carrés c’était un palace.

Je me souviens des bons moments de ma vie.

Je ne veux pas me souvenir des mauvais.

 

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