Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier

Dix mots Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

Et maintenant qu'est-ce qu'on fait avec ces dix mots ?

On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez ... Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l'avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque ... A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici !

 J’aime rêver

J’avais  programmé par anticipation dans ma petite tête une idée folle. Une virée sans bagage. Où ? je ne sais pas vraiment, mais quand même une envie d’alunir comme un humanoïde ordinaire me tentait bigrement.ma théorie était simple : soit j’étais transmutée en petit bonhomme vert, soit je traversais un grand vide sidéral et couverte de particules, je retombais dans ma maison et contaminant toute ma famille pour laquelle j’ai depuis peu une vision dystopique. Cette famille ne me correspond plus. C’est aussi pour cela que je veux partir.

—Marianne ! ton taxi est là !

—Dis-lui que je ne veux plus partir !

—C’est une bonne nouvelle, je peux savoir pourquoi ?

—Pour ne pas te laisser seule Maman…

—Trop mignonne toi, mais que tu restes pour moi me semble bien une utopie, que tu restes parce que tu as la trouille de rencontrer ta future belle-famille me convient mieux !

—Bon en même temps ce n’est pas comme si j’allais sur la lune, dans trois jours je suis rentrée.

—Bon voyage ma fille … 

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Le thème de ce défi étant assez long et visuel je mets le lien ici :

Défi 322 : Comment j'ai adopté un dragon ! - Les Croqueurs de Môts

 J'ai choisi  la série A et le thème 54 " j'ai mangé la pomme"

Les13 variétés de pommes de nos vergers | Domaine Darmandieu

 

—Je ne vous dérange pas, je voudrais vous raconter un truc marrant ?

—Pas du tout vas-y je t’écoute.

Quand je ne me sens pas en forme je téléphone à Adeline, ma voisine, et nous papotons, ça nous détend, alors je lui racontai mon anecdote.

La semaine dernière, je ne me sentais pas très bien. Quelques nausées, quelques suées et malgré tout pas de fièvre  alors je ne me suis pas inquiétée. Mais en y réfléchissant, je me suis souvenu que le repas de la veille avait été extrêmement copieux. Nous fêtions l’anniversaire d’un ami et les plats et les vins étaient au rendez-vous bien entendu.

Un matin je me suis réveillée vraiment très lasse et croyant avoir faim, j’ai mangé une pomme. Cela a toujours été mon coupe-faim depuis toute petite alors j’ai choisi  la plus belle, bien rouge  une « gala » dit-on. Et croyez-moi si vous voulez, je me suis sentie tout de suite requinquée, étonnant non ?

Hélas une heure plus tard, pas de bol, il me prit une furieuse envie de vomir.

Et là GRRR ! des nausées  pire que lorsque j’ai eu Romain !

—Tu veux mon avis ?

— Allez-y je peux tout entendre !

—Tu es enceinte !

— Arrêtez c’est ce que m’a dit une collègue, vous voulez rire, j’ai trente-cinq ans !

Sur ce, j’angoissai quand  même et ai immédiatement pris un rendez-vous avec ma gynécologue pour être rassurée. Et figurez-vous qu’elle n’a rien trouvé ! Sauf que je devais inconsciemment vouloir un bébé et mon corps réagissait en conséquence.

Voilà, Adeline a éclaté de rire et moi je prends des tisanes au thym pour me remettre de mon indigestion. En fait il y a toujours une solution à nos  petites misères..

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour cette semaine vous allez devoir composer avec des consignes bien singulières. Plusieurs éléments à mettre en scène.

Vous commencerez par placer des personnages qui devront faire face à des situations.

Le neveu de Lucienne - Un chômeur hyperactif -Un personnage décide que c’est la dernière fois- Cela se passe parmi des grands singes- Avec un problème : le poisson n’était pas frais- Utiliser des objets : une jupe très courte, un pinceau et un escabeau
 

texte comique et déjanté recommandé mais vous pouvez en écrire une tragédie grecque.

 

Histoire de famille

Mon père travaillait dans une petite usine d’outillage et il se retrouva au chômage à cinquante- cinq ans.

Les premières semaines se passèrent assez bien, il se reposait. Et puis la chasse au nouvel emploi commença. Il allait pointer tous les matins, se levait aux aurores et vers dix heures rentrait à la maison, mécontent et déçu.

Alors il décida de ne pas se laisser faire par tous ces prétentieux qui savent mieux que lui ce qui lui convient comme nouveau boulot. Il est en pleine forme, bel homme et il sait parler. Normal, il est président du comité des fêtes du village et son grand plaisir est de faire le discours sur les festivités attendues dans l’année.

Il décida d’aider les gens qui avaient besoin d’un coup de mains pour remplir leurs papiers officiels, assurance maladie, succession, retraite, impôts. Etc.… il se proposa donc comme écrivain public. La mairie accepta car le maire n’était plus très jeune et avait de sérieux problèmes avec le neveu de sa copine Lucienne. C’était un petit fainéant, disait-il qui tournera mal si une poigne de fer ne le remet pas dans le droit chemin. Et la poigne de fer ce fut la sienne.

Le pauvre Romain, se levait le matin, hirsute, endormi et pas vraiment prêt à fournir un effort. Et pourtant il le fallait, il devait passer à la ferme de Joseph et lui donner un coup de main pour nettoyer les étables. Ce qu’il faisait à contre cœur, mais il n’avait pas le choix, le maire avait maintenant un allié pour le surveiller : mon père !

Finalement Romain prit son mal en patience mais il faut dire que la belle Caroline, la fille du fermier était tellement jolie ! Un jour trouvant que le portail était bon à repeindre, elle alla acheter une peinture vert mousse et décida de le faire elle-même.

Vêtue d’un petit débardeur blanc, d’une jupe short très courte elle paraissait tellement prise par sa nouvelle besogne ! grimpée sur un escabeau le pinceau à la main, elle était divine. C’est ce que pensait Romain en la regardant, subjugué.

Il prend son courage à deux mains et quand elle a terminé la première couche, il vient la voir et lui propose d’aller faire un tour au zoo de Vincennes. Pourquoi le zoo ?  parce qu’il adore les singes et c’est une façon de sortir avec Caroline sans avoir l’air de la draguer.

Le rendez-vous est pris, demain ils prendront le train et feront une petite virée en amoureux. Toujours dans la petite tête de Romain car Caroline a l’air de ne voir cette sortie que comme un divertissement et une façon de s’évader de la ferme de son père.

Ils se baladent tranquillement et sont tous les deux attirés par de grands singes qui leur crient dessus. Ils rient et s’amusent à les regarder. Soudain, Romain n’y tient plus, il prend la jeune fille dans ses bras et essaie de l’embrasser. Hélas, il se prend une gifle et un cri : ça ne va pas non ? ! Les singes éclatent de rire, se moquent, il le voit bien. Il est ridicule devant des bestioles en plus, quelle honte, il rougit, bafouille et part en courant.

Caroline, surprise s’en veut quand même un peu et le rattrape au moment où il se penche auprès d’un arbre et vomit.

—Tu es malade ? mais aussi pourquoi as-tu essayé de m’embrasser sans me prévenir ? on n’est pas ensemble !

—Idiote, je vomis parce que depuis hier soir je suis malade, on a dû manger du poisson pas frais, mon père aussi est souffrant !

Ils se calment tous les deux. S’assoient dans l’herbe et d’un commun accord décident que c’est la dernière fois qu’ils se parlent. Lui parce qu’il a trop la honte, elle parce qu’elle se fiche complètement du garçon. Elle aime sa copine Clara….

—Comme ça tu es au courant, si tu dis un mot à mon père, je te tue.

Ils se tapent dans les mains et reprennent, moroses, le train et le traintrain de leur vie quotidienne.

—N’empêche que cela aurait pu être chouette nous deux non ?

—Ça aurait pu mais ça n’est pas, bonne soirée Romain, fais de beaux rêves.

 

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour ce prochain défi, je vous propose d'écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques. Qu'il(s) soi(en)t le personnage principal, et au début de votre texte, mettez une citation relative aux animaux. A choisir aussi d'inclure un des  deux mots (nouveautés Robert 2026) suivants : pelleteux de nuages (personne qui perd son temps à échafauder des projets irréalisables) ou mon gâté (ou ma gâtée) (terme d'affection employé pour s'adresser à une personne que l'on aime d'amour ou d'amitié).

A Zoé

Il était une fois

Il y a bien longtemps de cela,

Une  petite  boule de poils

De toutes les couleurs

Avait  fait irruption dans  notre  vie.

Nous l’avons appelée Zoé

Un grand amour était né.

Il aura duré dix -huit années….

Aujourd’hui elle n’est plus

Cette  petite boule de poils,

Ma douce, ma gâtée

Qui nous  dirigeait

Nous menait par le bout du nez

Dort maintenant

A  six pieds sous terre…

Ou alors elle s’est envolée ?

Vers le paradis des chats ?

Et moi comme une pelleteuse de nuages

Je l’imagine mener les anges

Par le bout du nez

Comme elle me menait..

Qui sait ?

 

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

   

 

 

Le 19 janvier est la journée internationale du Pop-Corn (si, si).
Pour célébrer cet évènement majeur, nous vous proposons le défi suivant : Racontez une anecdote croustillante ayant pour thème le maïs soufflé.
On pourra au choix :
– Révéler ses origines 
– En décrire un usage surprenant.
- Raconter comment le pop-corn a bouleversé votre existence. Ou tout autre sujet que le pop-corn pourra vous inspirer
.

 

Il faut que ça saute !

Ma mère, une vieille dame de plus de quatre-vingt-dix ans, a tout à coup eu une envie. Cela lui arrive parfois comme les gosses, elle me dit : Bibiche fais- moi des pop-corn s’il te plait...

—Mais maman tu n’as jamais voulu en manger, rétorquai je en espérant qu’elle oublie rapidement.

—Eh bien on peut changer d’avis et j’ai le droit à mon âge de faire un caprice.

—Bon d’accord, je te ferai cela…

—Non non pas : « je te ferai ça » « mais je vais faire ça » j’en ai envie aujourd’hui, demain je ne serai peut-être plus capable de savoir ce que je mange, tu sais je ne rajeunis pas.
 

Elle m’avait eue. Elle était douée pour me faire céder à tous ses caprices, heureusement dans l’ensemble ils étaient raisonnables, mais là, un pop-corn, je crois bien que je n’en ai jamais fait, du moins peut-être quand ma fille était gamine alors ce n’était pas hier !

Me voilà donc sur le net en train de chercher une recette et ma foi, ça n’avait pas l’air compliqué. Sauf que nous habitons en pleine campagne dans un petit village et les grains de maïs ne courent pas les rues !

Nous étions samedi, j’étais de repos alors je pris mon vélo électrique et me voilà partie au supermarché de la ville pour acheter ces fameux grains de maïs.

Il devait être dix -sept heures quand je commençai à sortir une sauteuse et de l’huile. Tout se passait bien j’avais mélangé les grains et l’huile et contente de moi, je pars m’assoir cinq minutes près de maman qui regardait n’importe quoi à la télévision.

Nous papotons un peu quand tout à coup elle me hurle, ça saute ! ça saute !

Le temps que je réalise de quoi elle me parlait je vois le sol de la cuisine se couvrir de grains ! la cuisinière, le sol, le plan de travail bref, il y en avait partout mais plus un dans la sauteuse.
j’étais furieuse, mais qu’est-ce que j’avais oublié ! quel désastre pour ramasser tout cela ! et ma mère qui riait aux éclats comme je ne l’avais pas souvent entendu rire !

Elle était derrière moi, et me dit :

—Sans rire Bibiche, tu aurais peut-être dû mettre un couvercle à ta sauteuse ou au moins rester tout près !

Effectivement, je savais bien que je n’avais aucune aptitude à faire des pop-corn mais au moins j’avais fait rire ma mère et ça, c’était une récompense. Je balayai donc mon sol, nettoyai la cuisinière et maman, voulant m’aider piétinait comme il se doit, les grains par terre, les écrasant sous ses chaussons, toujours en riant. Je ne me fâchai pas, elle était si heureuse.

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Rédigez une recette par exemple, une recette de vie, un philtre, une potion magique, Ce peut être aussi une recette de cuisine ou de pâtisserie mais elle devra nous étonner, nous faire rire. 

                                                                 

La séduction

Lili était une jeune fille de dix-sept ans qui aimait Julien son voisin et ami d’enfance. Il ne la regardait presque plus depuis quelques jours ? Il semblait être amoureux d’Emma une petite prétentieuse qui ne se liait à personne au lycée. En revanche elle n’avait d’yeux que pour Julien. Ça énervait Lili et comme ses parents étaient pharmaciens, elle décida qu’elle allait faire un truc, elle ne savait pas encore quoi, ni contre qui, de Emma ou de Julien, mais il fallait qu’elle agisse.

Elle allait leur préparer une friandise à sa façon. A la réflexion, ce serait pour Julien, c’est lui qu’elle voulait à elle toute seule.

Elle se lança dans des recherches sur le Net et trouva une recette du bonheur.
elle l’imprima et le lendemain, elle commença à la préparer.

Tout d’abord, être irréprochable physiquement. Elle allait donc aller chez le coiffeur et se faire une couleur blond doré. Il aimait les blondes, elle le savait il lui avait souvent répété, elle qui était très brune avec des reflets un peu cuivrés.

Ensuite, ses parents connaissaient forcément une esthéticienne et il suffisait de leur demander l’adresse. En effet sa mère un peu surprise malgré tout lui en donna plusieurs mais en lui recommandant particulièrement Madame Devaux qui faisait des miracles.

—Mais Lili, tu es très jolie pourquoi veux-tu aller te faire « tripoter » le visage ?

—Maman, je veux simplement être nickel.

—Nickel ?

-T’occupe je te dirai…

Elle y passa plusieurs heures mais après être restée les yeux clos pendant que Madame Devaux lui massait le front, les tempes, lui faisait faire des mouvements de lèvres et lui débroussaillait les sourcils, elle ressentait déjà les bienfaits de cette recette de beauté.

Il restait quelques bricoles à ajouter : du vernis à ongles rose, un lait de corps parfumé, des vêtements à sa taille (elle avait l’habitude de se vêtir n’importe comment et souvent ses hauts étaient trop grands)

Et puis le plus important était son vocabulaire. Il allait falloir qu’elle fasse beaucoup d’efforts pour ne pas dire « p’tin » dans toutes ses phrases.

Enfin, elle était prête et Emma allait en baver de jalousie.

Toute pimpante, jolie comme un cœur, elle alla vers eux à la sortie des cours et les salua.

—Salut Lili, tu t ‘es fait quoi ? demanda Emma.

—Que veux-tu dire ?

—Ben oui, elle a raison on te croirait sortie du musée Grévin, ajouta-t ‘il en riant. Tu as le visage tellement lisse on croirait de la cire et puis cette couleur blondasse ne te va pas du tout et ce rouge à lèvres fluo, tu comptais séduire qui, peinturée ainsi ? 

—Pas toi en tout cas, répondit-elle vexée et blessée en même temps, je vais rejoindre un type moins nul que toi qui m’aime comme ça, dommage pour toi hein ?

—Mais moi je t’aime comme tu es Lili, tu n’as rien à me prouver, maintenant si tu as quelqu’un dans ta vie, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer.

—Tu plaisantes non ? tu m’aimes ? tu peux le répéter ?

—Oui je t’aime mais naturelle pas grimée.

Elle s’était donné tout ce mal pour rien ? Ça lui avait couté un bras tout cela pour s’entendre dire qu’il l’aimait, mais il est là le miracle !! elle fonctionne la recette ! bien sûr, en changeant, il s’est aperçu qu’il l’aimait avant !

Super cool, elle rentra chez elle, se fit un shampoing pour retirer cette couleur, remit ses vieux vêtements et le lendemain sauta au cou de Julien en lui criant :

—Moi aussi je t’aime !

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

 

 

Bonne année 2026 à tous ceux qui m'accompagnent et viennent me lire et me faire un coucou sur ce blog.

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Aujourd’hui, vous devez récupérer un colis postal. Vous avez reçu par SMS, le code du casier où votre précieux paquet a été déposé. Mais voilà, votre bonheur est vite douché puisque le casier est vide. Alors vous avez six jours pour mener votre enquête et retrouver votre bien ou pas. Et vous devez utiliser au moins cinq des mots suivants :

coulis, brocoli, pissenlit, Bali, jolie, chienlit, torticolis, roulis, ailloli, pali, homélie

 

Quelle  chienlit !

—Désolée  Madame je ne peux rien faire de plus, peut-être que quelqu’un à qui vous avez confié le code est venu le chercher pour vous rendre service ?

—Mais je viens de le recevoir par SMS, personne n’a touché à mon téléphone  je vous répète depuis tout à l’heure que j’attends ce paquet avec impatience et que je regarde toutes les minutes mon portable  pour avoir ce fameux cde !

—Ce colis n’a pu partir tout seul, soyez raisonnable, essayez de voir autour de vous

—Mais vous aussi cherchez de votre côté zut à la fin, !c’est quand  même vous en premier lieu le responsable de ce colis !

Marianne s’énervait. Elle perdait patience, ce colis elle l’attendait depuis des semaines, c’était pour elle une telle joie ! Sa tante décédée, lui avait laissée une jolie médaille d’or qu’elle avait trouvée en se baladant en haut des falaises du Bali quand elle y avait fait son voyage de noces. Elle ne se souvenait plus très bien, mais elle avait une telle valeur sentimentale que la brave femme lui avait affirmé que ce serait son cadeau quand elle partirait. Et voilà que le colis était inconnu des services postaux !

Lasse de s’énerver pour rien, la personne de la poste étant retournée à ses occupations, sans doute  regarder des recettes de cuisine sur internet, pensa méchamment la jeune Marianne; genre brocolis vapeur ou pissenlits au lard !

Elle devait retrouver impérativement ce paquet et comme elle était têtue, elle allait surveiller  tous les jours  la préposée quand elle arrêtera sa voiture au bout de sa rue. Quitte à attraper un torticolis !

Quelle chienlit ! pensait elle en rentrant chez elle, quelle misère ces services publics qui se détériorent continuellement. La poste n’est plus ce qu’elle était !

En attendant elle se prépara le repas du soir car elle avait beaucoup de travail en retard. En effet, elle faisait des traductions pour une entreprise de bibelots. Cela arrondissaient ses fins de mois, et sans trop se fatiguer puisqu’elle faisait cela chez elle.

Ce soir, elle avait envisagé de se faire une viande froide aïoli et en dessert une glace vanille avec un petit coulis de framboise.

Elle avait faim. Et comme elle s’activait dans la cuisine, soudain une idée lui traversa l’esprit elle attrapa son téléphone pour relire le SMS et là, elle pâlit : : mais quelle idiote! je ne suis pas allée au bon bureau de poste !elle aurait pu me le dire cette gourde de  préposée !

Vivement demain que je file là -bas !  bon je ne leur ferai pas une homélie non plus je serais brève  et directe : je viens chercher mon colis et vous avez intérêt à le trouver !

Calmée, elle put se mettre à table: l’espoir était là.

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Suite à un phénomène imprévisible, l'électricité vient à manquer pour une durée indéterminée. Il vous reste une bougie et des allumettes...Vous nous racontez cette expérience !

Avec 4 mots imposés :

Atourneuse : Femme qui dans le passé, gagnait sa vie en coiffant et en parant d'autres femmes, ou en louant des bijoux.

Embarbotter : C'est une façon de parler de manière confuse et désordonnée.

Marsouinage : Rebond répétitif de l'arrière d'une voiture, notamment de F1, à haute vitesse.

Tranche-montagne : Fanfaron qui se vante d'exploits fabuleux.

 

Ne jamais se laisser surprendre

 

J’étais tranquillement en train de taper sur mon clavier quand la lumière s’est éteinte ; la nuit était presque tombée et le ciel était gris depuis ce matin. Alors zut ! ce n’était vraiment pas le jour. C’est à ce moment-là que j’ai entendu quelqu’un embarbotter sur le palier.

—Madame Cowet ! vous avez de l’électricité vous ? je je panique, j’ai plus plus de lumière !

—Non ça vient de s’arrêter à l’instant, il parait qu’ils ne savent pas quand ça va revenir, mais calmez-vous mademoiselle Rivery, ce n’est sans doute qu’une  petite panne !

J’étais rassurante mais n’en restait pas moins très ennuyée, c’est vrai, nous sommes tellement habitués à voir clair que se retrouver soudain dans le noir et surtout avec tous nos appareils électriques en rade ça fait peur !

Il me restait une bougie et une boite d’allumettes c’était déjà ça car j’avais en réserve un vieux réchaud à gaz sans doute plus très en état mais je pouvais au moins boire chaud.

Cette fois la nuit était complétement tombée et j’entendis  Madame Dupas, l’atourneuse qui rentrait chez elle. Cette femme avait de l’or dans les mains, elle était capable de faire un chignon bouclé comme dans les année 1970 en un tour de mains.

J’avais envie de parler à quelqu’un, alors  finalement  j’éteignis la bougie pour la préserver et  je sortis. Bien décidée à prendre ma voiture et aller me détendre vers les grands boulevards. Je supposai à juste titre que faute d’électricité les métros étaient en panne aussi.

Le problème avec ma petite Twingo c’est qu’elle n’était pas jeune et soufflait fort quand  je faisais du sur place dans les embouteillages ; c’était surtout au redémarrage, au feu vert que je craignais le plus car elle avait des soubresauts de vielle F1 en pleine vitesse. Mes copines se moquaient de moi et disaient qu’elle était douée pour les marsouinages. Je ne connaissais pas ce mot mais je faisais confiance à mes copines pour se moquer de ma voiture, elles lui trouvaient toujours des activités dont personne n’avait entendu parler !

Me voilà donc arrivée boulevard des Italiens et effectivement c’était impressionnant tout était éteint. Je n’avais jamais vu Paris sous cet angle. Plus de feu rouge, mais les chauffeurs restaient prudents. Je me garai devant un bistro qui avait à première vue un groupe électrogène car c’était relativement éclairé comparativement aux autres immeubles.

Je rentrai en saluant tout le monde et chacun y allait de sa façon de voir les choses. Certains disaient que ce n’était qu’une petite panne, et d’autres qu’il fallait s’attendre à des mois sans électricité. Ceux-là étaient minoritaires, heureusement car moi qui était venue pour me détendre !

Il y avait bien un tranche-montagne qui se vantait d’être resté seul dans les bois sans eau, ni électricité pendant deux mois et qu’il n’en était pas mort, et que si ça se produisait il savait comment résister et au froid et à la faim et qu’il n’était pas né de la dernière pluie et qu’ il pourrait nous donner des leçons de survie etc…

Il m’avait tellement soulée de paroles car il avait eu la bienveillance de venir s’assoir en face de moi, que je me suis endormie sur la banquette devant mon jus de fruit.

Quand je me suis réveillée, il faisait jour. Le soleil était présent et promettait une belle journée. Je venais de faire un rêve affreux ; il y avait une coupure d’électricité pour une durée indéterminée et je me baladais sur les boulevards. J’étais heureuse de me réveiller dans mon lit ouf !

Je trainais les pieds jusqu’à la cuisine et là… sur la table…trônaient une bougie et une boite d’allumettes. Machinalement j’essayai de brancher ma cafetière et elle ne se mit pas en marche. Mon réveil mural était arrêté et noir.

Mon téléphone n’avait plus de batterie et bien sûr, il n’y avait vraiment plus d’électricité.

Un grand coup de solitude  m’a pris à la gorge et pourquoi je ne sais pas, mais  je hurlai: au secours ! c’était nerveux. Il fallait que je me calme et que je sorte.

Depuis deux mois que cela dure, nous nous sommes organisé entre voisins et ma foi, on vit bien, enfin on survit. Il parait qu’ils vont remettre l’électricité dans huit jours. C’est presque dommage car nous avons créé des liens qui ne résisteront sans doute pas au quotidien moderne, mais tant pis cela nous fera un bon souvenir à raconter.

 

 

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose de nous partager un souvenir personnel ou public qui a marqué votre vie ! Tout est permis : humour, joie, tristesse, colère, dérision .... laissez parler vos émotions

j'ai choisi la joie

 

Ce fut une belle fête !

Nous étions treize. La tante Laure avait bien dit : je ne mangerai pas si nous sommes treize. Allez chercher quelqu’un n’importe qui, quatorze ou douze soit, mais pas treize.
On la connaissait bien la tante Laure, têtue comme un baudet, disait-on d’elle, alors on céda.

C’est mon père qui se chargea de l’affaire. Un jeune homme sans famille qui vivait dans la ferme voisine fut invité et il se fit une joie de venir s’assoir à notre table.
Ah ! Je ne vous ai pas dit mais je faisais ma première communion et toute ma famille s’était déplacée de Paris pour venir fêter cette occasion. Il n’y avait pas souvent de fêtes chez nous alors une communion, pensez-donc !

Quand la messe fut terminée et que l’on m’eut fait enlever mon aube, qui de toute façon me serrait aux épaules, la mère Dora, la plus ancienne du village, que mes parents avaient embauchée pour la circonstance, nous invita à passer à table :

— C’est prêt !

— On arrive !

Nous voilà donc, dans un bruit de chaises épouvantable tous assis autour de la grande table de salle à manger recouverte de deux draps blancs. Les assiettes et les verres, sortis pour l’occasion du vaisselier de la vieille tante Estelle, avaient été lavés et essuyés avec soin par Dora et brillaient dans le soleil. L’argenterie, passée au blanc d’Espagne, rutilait auprès des assiettes de porcelaine. Moi, ce qui me plaisait le plus quand une belle table était mise comme aujourd’hui, c’étaient les porte-couteaux en forme de petits cochons en porcelaine aussi.

Nous étions le 5 Juin et il faisait un temps de rêve.

J’étais le héros de la fête. A ma droite ma grand-mère maternelle,  toute de beige vêtue arborait sans complexe son petit chapeau bleu marine à voilette posé sur le haut de la tête, comme un nid d'oiseau.

A ma gauche la cousine Odile, une peste de mon âge, laide et boutonneuse que je pinçais sous la table en lui murmurant, que si elle criait, je dirais à tout le monde qu’elle faisait encore pipi dans sa culotte.

Et puis de chaque côté, se côtoyaient l’oncle Emile, la cousine Berthe, les cousins jumeaux Alfred et Jules qui avaient deux ans de plus que moi, la tante Laure et mon grand-père paternel.

 Ils auraient pu placer ma grand-mère maternelle auprès de lui, mais elle ne pouvait plus le supporter. Donc Dora avait fait en sorte de les mettre loin l’un de l’autre.

Jean, le jeune homme de ferme avait été placé en bout de table. Normal avait insisté la tante Simone, la mère des jumeaux, il n’est pas de la famille. Près de lui, l’oncle Justin, le mari de Simone  commençait à servir le vin blanc. Nous n’avions jamais d’apéritif à la maison mais du vin blanc faisait bien l’affaire. Ah ! J’oubliais en face de moi, mon père et ma mère réconciliés pour la circonstance bien que séparés depuis deux ans. Nous étions donc bien quatorze : le repas pouvait commencer.

Tout d’abord, Dora aidée par ma mère qui s’était levée pour l’occasion, apportèrent deux grands plateaux de charcuterie variée: Du saucisson, des pâtés divers et de l’andouille.

Ça a commencé là. Ma grand-mère a rouspété car elle n’avait pas droit à la charcuterie à cause de son cholestérol. Le grand-père lui, bougonnait que c’était sacrilège de boire du blanc avec du saucisson.

La tante Simone essayant de sourire lui répondit que le vin rouge était à la cave et que si quelqu’un voulait aller le chercher…

Personne n’a bougé. Le repas commençait assez mal. Tout le monde se taisait et pas un ne me parlait. J’avais l’impression qu’ils étaient tous venus uniquement pour « bâfrer » quelle horreur !

La charcuterie engloutie, la tante Laure demanda s’il y avait des crudités. Bien évidemment, il n’y en avait pas. C’était un repas de communion et pas un dîner au restaurant hein ? Ironisa ma mère..

L’ambiance ne se détendait pas. Il aurait fallu que l’un d’entre eux raconte un truc drôle ou même casse un verre enfin qu’il y ait un peu de mouvement mais rien de tout cela.

Alors quand Dora et la tante Laure apportèrent deux grands plats de viande et deux de légumes bouillis, le grand-père s’exclama : Ah j’aurais dû m’en douter, on ne sait faire que du pot-au-feu ici ! C’est un comble, un jour de première communion !

— Et alors ? C’est bon le pot –au-feu non ? Et ça nourrit. Tu nous prends pour Crésus, se décida enfin mon père, hors de lui.

— Tais-toi Joseph, tu vois bien qu’il dit cela pour rire, intervint la tante Simone.

— Il n’en rate pas une c’est un comble. Il n’a même pas fait un cadeau au petit, hein Simon, il ne t’a rien offert ton grand-père !

— Non Papa mais toi non plus...

Sans le faire exprès, j’avais détendu l’atmosphère. Tout le monde se mit à rire de cette boutade et même mon père daigna sourire. On allait enfin pouvoir continuer le repas.

Cette fois c’étaient des bruits de couteaux et de fourchettes que l’on entendait et quelques commentaires du genre : ce n’est pas mauvais quand même on voit que ce sont des légumes frais du jardin n’est- ce pas Dora ?

— Pas du tout, je suis allée les chercher hier sur le marché.

— Bien …

Encore un silence…

Le déjeuner se déroulait gentiment maintenant, et chacun reprenait dans les plats, Dora faisait la navette entre ses fourneaux et la table.

Le fromage fut vite expédié d’une part, parce que nous n’avions plus très faim et d’autre part parce qu’il n’y avait que du camembert. Les femmes faisaient la moue.

Qu’est- ce qu’il pue ce fromage ! Osa ma grand-mère. Un regard de maman la fit taire.

Tu n’es pas obligée d’en prendre, lui dit-elle sèchement.

 Trois énormes tartes aux fraises du jardin constituaient le dessert, un vrai délice. Quand elles furent déposées sur la table et découpées en parts égales, tout le monde se leva pour boire à la santé du « p’tit » qui faisait sa communion et on fit des compliments à la cuisinière...

Je dois avouer que j’étais un peu ivre, on m’avait fait gouter le vin banc, oh ! Une larme mais quand même !

Toute ma famille était venue, pour moi, et malgré les débuts difficiles, elle semblait heureuse de ce repas et de cette réunion rare chez nous, moi le premier. Ça me changeait de la cantine et de la soupe du soir de la tante Simone qui m’hébergeait le temps que mes parents trouvent une solution.

Et puis de les voir là, tous les deux assis à la même table me faisait chaud au cœur et me faisait espérer… Qui sait ?

Tout le monde était gai et forcément, arrivés au café, tous se mirent à chanter.
Mon père était allé mettre des disques de danse et il avait pris ma mère dans ses bras pour l’entrainer dans une jolie valse. Les autres avaient suivi.

Nous n’étions pas très riches mais ma famille aimait rire, chanter et danser.

Ce fut une belle fête. Moi, j’avais fait ami ami avec Odile et on était sortis discrètement de table pour aller jouer dans la grange à cache-cache. Je me souviendrai de mon repas de communion. C’était très chouette.

Fin

 

 

 

 

Voir les commentaires

…
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog