Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Rédigez une recette par exemple, une recette de vie, un philtre, une potion magique, Ce peut être aussi une recette de cuisine ou de pâtisserie mais elle devra nous étonner, nous faire rire. 

                                                                 

La séduction

Lili était une jeune fille de dix-sept ans qui aimait Julien son voisin et ami d’enfance. Il ne la regardait presque plus depuis quelques jours ? Il semblait être amoureux d’Emma une petite prétentieuse qui ne se liait à personne au lycée. En revanche elle n’avait d’yeux que pour Julien. Ça énervait Lili et comme ses parents étaient pharmaciens, elle décida qu’elle allait faire un truc, elle ne savait pas encore quoi, ni contre qui, de Emma ou de Julien, mais il fallait qu’elle agisse.

Elle allait leur préparer une friandise à sa façon. A la réflexion, ce serait pour Julien, c’est lui qu’elle voulait à elle toute seule.

Elle se lança dans des recherches sur le Net et trouva une recette du bonheur.
elle l’imprima et le lendemain, elle commença à la préparer.

Tout d’abord, être irréprochable physiquement. Elle allait donc aller chez le coiffeur et se faire une couleur blond doré. Il aimait les blondes, elle le savait il lui avait souvent répété, elle qui était très brune avec des reflets un peu cuivrés.

Ensuite, ses parents connaissaient forcément une esthéticienne et il suffisait de leur demander l’adresse. En effet sa mère un peu surprise malgré tout lui en donna plusieurs mais en lui recommandant particulièrement Madame Devaux qui faisait des miracles.

—Mais Lili, tu es très jolie pourquoi veux-tu aller te faire « tripoter » le visage ?

—Maman, je veux simplement être nickel.

—Nickel ?

-T’occupe je te dirai…

Elle y passa plusieurs heures mais après être restée les yeux clos pendant que Madame Devaux lui massait le front, les tempes, lui faisait faire des mouvements de lèvres et lui débroussaillait les sourcils, elle ressentait déjà les bienfaits de cette recette de beauté.

Il restait quelques bricoles à ajouter : du vernis à ongles rose, un lait de corps parfumé, des vêtements à sa taille (elle avait l’habitude de se vêtir n’importe comment et souvent ses hauts étaient trop grands)

Et puis le plus important était son vocabulaire. Il allait falloir qu’elle fasse beaucoup d’efforts pour ne pas dire « p’tin » dans toutes ses phrases.

Enfin, elle était prête et Emma allait en baver de jalousie.

Toute pimpante, jolie comme un cœur, elle alla vers eux à la sortie des cours et les salua.

—Salut Lili, tu t ‘es fait quoi ? demanda Emma.

—Que veux-tu dire ?

—Ben oui, elle a raison on te croirait sortie du musée Grévin, ajouta-t ‘il en riant. Tu as le visage tellement lisse on croirait de la cire et puis cette couleur blondasse ne te va pas du tout et ce rouge à lèvres fluo, tu comptais séduire qui, peinturée ainsi ? 

—Pas toi en tout cas, répondit-elle vexée et blessée en même temps, je vais rejoindre un type moins nul que toi qui m’aime comme ça, dommage pour toi hein ?

—Mais moi je t’aime comme tu es Lili, tu n’as rien à me prouver, maintenant si tu as quelqu’un dans ta vie, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer.

—Tu plaisantes non ? tu m’aimes ? tu peux le répéter ?

—Oui je t’aime mais naturelle pas grimée.

Elle s’était donné tout ce mal pour rien ? Ça lui avait couté un bras tout cela pour s’entendre dire qu’il l’aimait, mais il est là le miracle !! elle fonctionne la recette ! bien sûr, en changeant, il s’est aperçu qu’il l’aimait avant !

Super cool, elle rentra chez elle, se fit un shampoing pour retirer cette couleur, remit ses vieux vêtements et le lendemain sauta au cou de Julien en lui criant :

—Moi aussi je t’aime !

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

 

 

Bonne année 2026 à tous ceux qui m'accompagnent et viennent me lire et me faire un coucou sur ce blog.

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Aujourd’hui, vous devez récupérer un colis postal. Vous avez reçu par SMS, le code du casier où votre précieux paquet a été déposé. Mais voilà, votre bonheur est vite douché puisque le casier est vide. Alors vous avez six jours pour mener votre enquête et retrouver votre bien ou pas. Et vous devez utiliser au moins cinq des mots suivants :

coulis, brocoli, pissenlit, Bali, jolie, chienlit, torticolis, roulis, ailloli, pali, homélie

 

Quelle  chienlit !

—Désolée  Madame je ne peux rien faire de plus, peut-être que quelqu’un à qui vous avez confié le code est venu le chercher pour vous rendre service ?

—Mais je viens de le recevoir par SMS, personne n’a touché à mon téléphone  je vous répète depuis tout à l’heure que j’attends ce paquet avec impatience et que je regarde toutes les minutes mon portable  pour avoir ce fameux cde !

—Ce colis n’a pu partir tout seul, soyez raisonnable, essayez de voir autour de vous

—Mais vous aussi cherchez de votre côté zut à la fin, !c’est quand  même vous en premier lieu le responsable de ce colis !

Marianne s’énervait. Elle perdait patience, ce colis elle l’attendait depuis des semaines, c’était pour elle une telle joie ! Sa tante décédée, lui avait laissée une jolie médaille d’or qu’elle avait trouvée en se baladant en haut des falaises du Bali quand elle y avait fait son voyage de noces. Elle ne se souvenait plus très bien, mais elle avait une telle valeur sentimentale que la brave femme lui avait affirmé que ce serait son cadeau quand elle partirait. Et voilà que le colis était inconnu des services postaux !

Lasse de s’énerver pour rien, la personne de la poste étant retournée à ses occupations, sans doute  regarder des recettes de cuisine sur internet, pensa méchamment la jeune Marianne; genre brocolis vapeur ou pissenlits au lard !

Elle devait retrouver impérativement ce paquet et comme elle était têtue, elle allait surveiller  tous les jours  la préposée quand elle arrêtera sa voiture au bout de sa rue. Quitte à attraper un torticolis !

Quelle chienlit ! pensait elle en rentrant chez elle, quelle misère ces services publics qui se détériorent continuellement. La poste n’est plus ce qu’elle était !

En attendant elle se prépara le repas du soir car elle avait beaucoup de travail en retard. En effet, elle faisait des traductions pour une entreprise de bibelots. Cela arrondissaient ses fins de mois, et sans trop se fatiguer puisqu’elle faisait cela chez elle.

Ce soir, elle avait envisagé de se faire une viande froide aïoli et en dessert une glace vanille avec un petit coulis de framboise.

Elle avait faim. Et comme elle s’activait dans la cuisine, soudain une idée lui traversa l’esprit elle attrapa son téléphone pour relire le SMS et là, elle pâlit : : mais quelle idiote! je ne suis pas allée au bon bureau de poste !elle aurait pu me le dire cette gourde de  préposée !

Vivement demain que je file là -bas !  bon je ne leur ferai pas une homélie non plus je serais brève  et directe : je viens chercher mon colis et vous avez intérêt à le trouver !

Calmée, elle put se mettre à table: l’espoir était là.

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Suite à un phénomène imprévisible, l'électricité vient à manquer pour une durée indéterminée. Il vous reste une bougie et des allumettes...Vous nous racontez cette expérience !

Avec 4 mots imposés :

Atourneuse : Femme qui dans le passé, gagnait sa vie en coiffant et en parant d'autres femmes, ou en louant des bijoux.

Embarbotter : C'est une façon de parler de manière confuse et désordonnée.

Marsouinage : Rebond répétitif de l'arrière d'une voiture, notamment de F1, à haute vitesse.

Tranche-montagne : Fanfaron qui se vante d'exploits fabuleux.

 

Ne jamais se laisser surprendre

 

J’étais tranquillement en train de taper sur mon clavier quand la lumière s’est éteinte ; la nuit était presque tombée et le ciel était gris depuis ce matin. Alors zut ! ce n’était vraiment pas le jour. C’est à ce moment-là que j’ai entendu quelqu’un embarbotter sur le palier.

—Madame Cowet ! vous avez de l’électricité vous ? je je panique, j’ai plus plus de lumière !

—Non ça vient de s’arrêter à l’instant, il parait qu’ils ne savent pas quand ça va revenir, mais calmez-vous mademoiselle Rivery, ce n’est sans doute qu’une  petite panne !

J’étais rassurante mais n’en restait pas moins très ennuyée, c’est vrai, nous sommes tellement habitués à voir clair que se retrouver soudain dans le noir et surtout avec tous nos appareils électriques en rade ça fait peur !

Il me restait une bougie et une boite d’allumettes c’était déjà ça car j’avais en réserve un vieux réchaud à gaz sans doute plus très en état mais je pouvais au moins boire chaud.

Cette fois la nuit était complétement tombée et j’entendis  Madame Dupas, l’atourneuse qui rentrait chez elle. Cette femme avait de l’or dans les mains, elle était capable de faire un chignon bouclé comme dans les année 1970 en un tour de mains.

J’avais envie de parler à quelqu’un, alors  finalement  j’éteignis la bougie pour la préserver et  je sortis. Bien décidée à prendre ma voiture et aller me détendre vers les grands boulevards. Je supposai à juste titre que faute d’électricité les métros étaient en panne aussi.

Le problème avec ma petite Twingo c’est qu’elle n’était pas jeune et soufflait fort quand  je faisais du sur place dans les embouteillages ; c’était surtout au redémarrage, au feu vert que je craignais le plus car elle avait des soubresauts de vielle F1 en pleine vitesse. Mes copines se moquaient de moi et disaient qu’elle était douée pour les marsouinages. Je ne connaissais pas ce mot mais je faisais confiance à mes copines pour se moquer de ma voiture, elles lui trouvaient toujours des activités dont personne n’avait entendu parler !

Me voilà donc arrivée boulevard des Italiens et effectivement c’était impressionnant tout était éteint. Je n’avais jamais vu Paris sous cet angle. Plus de feu rouge, mais les chauffeurs restaient prudents. Je me garai devant un bistro qui avait à première vue un groupe électrogène car c’était relativement éclairé comparativement aux autres immeubles.

Je rentrai en saluant tout le monde et chacun y allait de sa façon de voir les choses. Certains disaient que ce n’était qu’une petite panne, et d’autres qu’il fallait s’attendre à des mois sans électricité. Ceux-là étaient minoritaires, heureusement car moi qui était venue pour me détendre !

Il y avait bien un tranche-montagne qui se vantait d’être resté seul dans les bois sans eau, ni électricité pendant deux mois et qu’il n’en était pas mort, et que si ça se produisait il savait comment résister et au froid et à la faim et qu’il n’était pas né de la dernière pluie et qu’ il pourrait nous donner des leçons de survie etc…

Il m’avait tellement soulée de paroles car il avait eu la bienveillance de venir s’assoir en face de moi, que je me suis endormie sur la banquette devant mon jus de fruit.

Quand je me suis réveillée, il faisait jour. Le soleil était présent et promettait une belle journée. Je venais de faire un rêve affreux ; il y avait une coupure d’électricité pour une durée indéterminée et je me baladais sur les boulevards. J’étais heureuse de me réveiller dans mon lit ouf !

Je trainais les pieds jusqu’à la cuisine et là… sur la table…trônaient une bougie et une boite d’allumettes. Machinalement j’essayai de brancher ma cafetière et elle ne se mit pas en marche. Mon réveil mural était arrêté et noir.

Mon téléphone n’avait plus de batterie et bien sûr, il n’y avait vraiment plus d’électricité.

Un grand coup de solitude  m’a pris à la gorge et pourquoi je ne sais pas, mais  je hurlai: au secours ! c’était nerveux. Il fallait que je me calme et que je sorte.

Depuis deux mois que cela dure, nous nous sommes organisé entre voisins et ma foi, on vit bien, enfin on survit. Il parait qu’ils vont remettre l’électricité dans huit jours. C’est presque dommage car nous avons créé des liens qui ne résisteront sans doute pas au quotidien moderne, mais tant pis cela nous fera un bon souvenir à raconter.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose de nous partager un souvenir personnel ou public qui a marqué votre vie ! Tout est permis : humour, joie, tristesse, colère, dérision .... laissez parler vos émotions

j'ai choisi la joie

 

Ce fut une belle fête !

Nous étions treize. La tante Laure avait bien dit : je ne mangerai pas si nous sommes treize. Allez chercher quelqu’un n’importe qui, quatorze ou douze soit, mais pas treize.
On la connaissait bien la tante Laure, têtue comme un baudet, disait-on d’elle, alors on céda.

C’est mon père qui se chargea de l’affaire. Un jeune homme sans famille qui vivait dans la ferme voisine fut invité et il se fit une joie de venir s’assoir à notre table.
Ah ! Je ne vous ai pas dit mais je faisais ma première communion et toute ma famille s’était déplacée de Paris pour venir fêter cette occasion. Il n’y avait pas souvent de fêtes chez nous alors une communion, pensez-donc !

Quand la messe fut terminée et que l’on m’eut fait enlever mon aube, qui de toute façon me serrait aux épaules, la mère Dora, la plus ancienne du village, que mes parents avaient embauchée pour la circonstance, nous invita à passer à table :

— C’est prêt !

— On arrive !

Nous voilà donc, dans un bruit de chaises épouvantable tous assis autour de la grande table de salle à manger recouverte de deux draps blancs. Les assiettes et les verres, sortis pour l’occasion du vaisselier de la vieille tante Estelle, avaient été lavés et essuyés avec soin par Dora et brillaient dans le soleil. L’argenterie, passée au blanc d’Espagne, rutilait auprès des assiettes de porcelaine. Moi, ce qui me plaisait le plus quand une belle table était mise comme aujourd’hui, c’étaient les porte-couteaux en forme de petits cochons en porcelaine aussi.

Nous étions le 5 Juin et il faisait un temps de rêve.

J’étais le héros de la fête. A ma droite ma grand-mère maternelle,  toute de beige vêtue arborait sans complexe son petit chapeau bleu marine à voilette posé sur le haut de la tête, comme un nid d'oiseau.

A ma gauche la cousine Odile, une peste de mon âge, laide et boutonneuse que je pinçais sous la table en lui murmurant, que si elle criait, je dirais à tout le monde qu’elle faisait encore pipi dans sa culotte.

Et puis de chaque côté, se côtoyaient l’oncle Emile, la cousine Berthe, les cousins jumeaux Alfred et Jules qui avaient deux ans de plus que moi, la tante Laure et mon grand-père paternel.

 Ils auraient pu placer ma grand-mère maternelle auprès de lui, mais elle ne pouvait plus le supporter. Donc Dora avait fait en sorte de les mettre loin l’un de l’autre.

Jean, le jeune homme de ferme avait été placé en bout de table. Normal avait insisté la tante Simone, la mère des jumeaux, il n’est pas de la famille. Près de lui, l’oncle Justin, le mari de Simone  commençait à servir le vin blanc. Nous n’avions jamais d’apéritif à la maison mais du vin blanc faisait bien l’affaire. Ah ! J’oubliais en face de moi, mon père et ma mère réconciliés pour la circonstance bien que séparés depuis deux ans. Nous étions donc bien quatorze : le repas pouvait commencer.

Tout d’abord, Dora aidée par ma mère qui s’était levée pour l’occasion, apportèrent deux grands plateaux de charcuterie variée: Du saucisson, des pâtés divers et de l’andouille.

Ça a commencé là. Ma grand-mère a rouspété car elle n’avait pas droit à la charcuterie à cause de son cholestérol. Le grand-père lui, bougonnait que c’était sacrilège de boire du blanc avec du saucisson.

La tante Simone essayant de sourire lui répondit que le vin rouge était à la cave et que si quelqu’un voulait aller le chercher…

Personne n’a bougé. Le repas commençait assez mal. Tout le monde se taisait et pas un ne me parlait. J’avais l’impression qu’ils étaient tous venus uniquement pour « bâfrer » quelle horreur !

La charcuterie engloutie, la tante Laure demanda s’il y avait des crudités. Bien évidemment, il n’y en avait pas. C’était un repas de communion et pas un dîner au restaurant hein ? Ironisa ma mère..

L’ambiance ne se détendait pas. Il aurait fallu que l’un d’entre eux raconte un truc drôle ou même casse un verre enfin qu’il y ait un peu de mouvement mais rien de tout cela.

Alors quand Dora et la tante Laure apportèrent deux grands plats de viande et deux de légumes bouillis, le grand-père s’exclama : Ah j’aurais dû m’en douter, on ne sait faire que du pot-au-feu ici ! C’est un comble, un jour de première communion !

— Et alors ? C’est bon le pot –au-feu non ? Et ça nourrit. Tu nous prends pour Crésus, se décida enfin mon père, hors de lui.

— Tais-toi Joseph, tu vois bien qu’il dit cela pour rire, intervint la tante Simone.

— Il n’en rate pas une c’est un comble. Il n’a même pas fait un cadeau au petit, hein Simon, il ne t’a rien offert ton grand-père !

— Non Papa mais toi non plus...

Sans le faire exprès, j’avais détendu l’atmosphère. Tout le monde se mit à rire de cette boutade et même mon père daigna sourire. On allait enfin pouvoir continuer le repas.

Cette fois c’étaient des bruits de couteaux et de fourchettes que l’on entendait et quelques commentaires du genre : ce n’est pas mauvais quand même on voit que ce sont des légumes frais du jardin n’est- ce pas Dora ?

— Pas du tout, je suis allée les chercher hier sur le marché.

— Bien …

Encore un silence…

Le déjeuner se déroulait gentiment maintenant, et chacun reprenait dans les plats, Dora faisait la navette entre ses fourneaux et la table.

Le fromage fut vite expédié d’une part, parce que nous n’avions plus très faim et d’autre part parce qu’il n’y avait que du camembert. Les femmes faisaient la moue.

Qu’est- ce qu’il pue ce fromage ! Osa ma grand-mère. Un regard de maman la fit taire.

Tu n’es pas obligée d’en prendre, lui dit-elle sèchement.

 Trois énormes tartes aux fraises du jardin constituaient le dessert, un vrai délice. Quand elles furent déposées sur la table et découpées en parts égales, tout le monde se leva pour boire à la santé du « p’tit » qui faisait sa communion et on fit des compliments à la cuisinière...

Je dois avouer que j’étais un peu ivre, on m’avait fait gouter le vin banc, oh ! Une larme mais quand même !

Toute ma famille était venue, pour moi, et malgré les débuts difficiles, elle semblait heureuse de ce repas et de cette réunion rare chez nous, moi le premier. Ça me changeait de la cantine et de la soupe du soir de la tante Simone qui m’hébergeait le temps que mes parents trouvent une solution.

Et puis de les voir là, tous les deux assis à la même table me faisait chaud au cœur et me faisait espérer… Qui sait ?

Tout le monde était gai et forcément, arrivés au café, tous se mirent à chanter.
Mon père était allé mettre des disques de danse et il avait pris ma mère dans ses bras pour l’entrainer dans une jolie valse. Les autres avaient suivi.

Nous n’étions pas très riches mais ma famille aimait rire, chanter et danser.

Ce fut une belle fête. Moi, j’avais fait ami ami avec Odile et on était sortis discrètement de table pour aller jouer dans la grange à cache-cache. Je me souviendrai de mon repas de communion. C’était très chouette.

Fin

 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 THÈME : DANS LA CUISINE DE BOF-CHEF

Dans la cuisine d’un restaurant qui pourrait faire l’objet de l’émission télévisée « Cauchemar en cuisine », faites dialoguer entre eux deux ustensiles de cuisine. Je vous donne ci-dessous des idées de couple qui peuvent susciter des écrits humoristiques, mais vous pouvez choisir deux autres ustensiles qui vous inspirent plus :

La balance et la louche

Le rouleau à pâtisserie et la roulette à pizza

l’éplucheur et la râpe

l’éponge et la passoire

Le tire-bouchon et la Cocotte-Minute

 

                                               Le tire-bouchon et la cocotte-minute

 

Il était une fois. Une belle histoire d’amour naissait dans les cuisines d’un grand restaurant chic sur la côte d’Opale.

Jamais nous n’aurions pu imaginer que cette cocotte-minute presque rouillée attirerait l’attention de ce tire-bouchon fait dans un cep de vigne. Il est vrai qu’ils avaient le même âge et croupissaient tous les deux dans un placard réservé aux vieux ustensiles que l’on ne sortait qu’en cas de besoin.

Et là en ce jour de noces de la fille du propriétaire, il y avait tellement de monde qu’il avait embauché deux extras. Forcément ceux en place ne voulait pas lâcher leur matériel qui était soudé à eux par une sorte d’empathie viscérale, alors ce fut donc aux nouveaux que furent confiés la cocotte-minute qui avait dû être en inox un jour et ce tire-bouchon dont le manche était patiné à force d’avoir servi. On peut donc dire qu’ils étaient faits pour se rencontrer.

Tout le monde s’activait et les deux compères n’avaient pas encore été sollicités alors ils se regardaient et s’admiraient.

—Mais pourquoi je ne t’avais pas remarquée avant ? tu es si jolie !

—Flatteur, tu n’es pas mal non plus avec ton manche en bois de vigne. Tu as dû en faire danser des filles

—Oh tu sais je n’avais pas le temps de le regarder à peine le bouchon enlevé, je passais dans d’autres mains. Et tu as dû en régaler des gourmets dans ce resto chic ?

—Pas du tout, depuis que je suis devenue terne; ils m’ont réservée aux légumes vapeur. D’un ennuyeux je te dis que cela. Avant… avant…

—Oui dis-moi avant ?

—On me sollicitait tout le temps à peine un bourguignon terminé que l’on enchainait sur un lapin en sauce, ou une blanquette, je ne te raconte pas ce que j’ai pu rendre heureux comme clients à table ! Ils félicitaient le chef mais en réalité c’était moi qui avais fait tout le boulot.

—Et toi ? comment en es-tu arrivé à croupir dans un tiroir ?

—Moi, j’ai vu défiler tant de monde, tant d’ivrognes, tant de jolies femmes qui buvaient leur petit vin blanc du bout des lèvres, des hommes chics qui touillaient le vin avec leur langue et souvent faisaient la grimace. Il avait soi-disant un gout de bouchon; tu imagines pour un tire-bouchon entendre ça!

-—Mon pauvre vieux ah attends !!! je crois que l’on m’emporte ! mon dieu si ce sont encore des pommes de terre vapeur j’explose !

—je ris mais attends, moi on vient de m’essuyer le manche en crachant dessus tu trouves ça décent ?  quel goujat ce serveur ! ah évidemment il fait cela dans la cuisine pas devant les clients, devant eux il se courbe !

—Allez ! on y va courage à toi ça m’a fait plaisir de te rencontrer, je me sens moins isolée.

—Courage à toi et qui sait à la prochaine noce, ce sera peut-être la nôtre ?

Et l’on entendit un grand éclat de rire, c’était la cocotte-minute…

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de nouvelles

 

 

 

 

ENSEMBLE est le titre de mon dernier recueil de nouvelles, de poèmes libres et de textes à thème écrits

  avec d'autres amis qui aiment partager leur écriture, cela sans prétention aucune. 

je l'ai autoédité chez Lulu.com et si vous souhaitez me lire, vous pouvez aller sur leur site,  ou sur Amazon dans quelques semaines et dès maintenant auprès de moi. Je vous l'enverrai dédicacé avec plaisir 

Merci 

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Ecrivez ou parodiez un texte reprenant un genre littéraire bien spécifique (parodie, romance érotique, space opera, high fantasy, bit-it, chick-lit

j'ai choisi : romance érotique

NOUS DEUX

Je t’attendais comme souvent, ma chemise  de nuit  ouverte

J’entendais  le  bruit de  l’ascenseur et  surtout ton  pas

Dans le couloir  long,  si long quand   on attend !

Tu n’avais pas le temps de frapper  à ma porte,

Que je l’entrebâillais,  un sourire de bienvenue aux lèvres.

Tu ne disais rien, tu me souriais, d’un sourire carnassier.

Après quelques mots d’usage,  tu passais dans la salle de bains

J’étais angoissée. J’avais envie que tu me prennes  là

Tout de suite sans attendre, mais  au fond de moi,

Je savais que le mieux était de  nous  y préparer,

Ce que nous faisions, toi encore  humide de ta douche

Et  moi te savourant  de  ma bouche.

Quel plaisir de te voir fermer les yeux et d’écouter

Ton envie monter et surtout devant ma bouche avide

Quel plaisir de savoir que tu allais  jouir,

Prendre du plaisir.

Bien sûr tu n’étais  pas très fier de toi,

Quand tu voyais que  j’étais restée  en attente.

Mais  moi je savais que tu reviendrais

Que délicatement  tu m’embrasserais,

Et que ton sexe dans le mien me ferait gémir.

Il me fallait attendre  que tu sois  prêt

J’attendais.

Et quand  tu accélérais  ton mouvement

Je me cramponnais à toi  et  te  murmurais

Je t’aime

Pour le  plaisir que  tu me donnes.

Je t’aime  parce que grâce  à toi

Au plaisir,  je m’abandonne

 

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 Le thème, Chatte sur un vélo de « Alain Séchas » Trois imposés dans votre texte, amusez-nous avec,  « Lavoir, l'avoir, la voir ».

La dame laide

Je viens de m’endormir. Le réveil sonne ! Où suis-je ? Je sais ça fait théâtral mais je vis une scène :

Je ne connais pas l’actrice mais la voilà juchée, énorme sur une brouette qui, toute seule, oui toute seule,  dévale la rue de mon village et se dirige vers le lavoir.

Dessus ou dedans une jolie femme brune, genre gitane accoutrée de rouge, de vert de bleu d’orange,  je ne sais plus dans quel ordre, chante, chante encore…

Mes oreilles sifflent son refrain Ce chant me prend aux tripes  mais je suis tellement subjuguée  par la vision de ce monstre énorme et tout en couleur que je hurle : je veux la voir ! la voir en vrai !

J’étais endormie.  Et là en ouvrant les  yeux je vois le monstre qui me regarde et d’un grand élan tire ma couette :Allez  paresseuse !  Tu vas te lever oui ou non !ça fait trois fois que j’appelle b

Maman c’était toi sur la brouette ? bien sûr mon chat,  ta maman adore faire de la brouette ! ricane le père…

—Jean ! ta fille fait des cauchemars depuis que tu lui as offert ce tableau affreux d’une fille laide et mal vêtue sur une bicyclette. Tu l’ enlèveras dans la journée s’il te plait, elle n’a jamais demandé à l’avoir C’est toi qui as toujours des idées idiotes de cadeaux

Lève-toi mon ange tout va bien… me murmure Maman mais j’y crois pas, je l’ai vue cette dame sur la rouette. J’en parlerai avec Jojo, mon pote au lycée ? Lui au moins il me croit quand je lui raconte quelque chose.

Voir les commentaires

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Vous avez trouvé au cours de votre rando une vieille chaussette. Elle était dans les fougères, sur la mousse, accrochée à une branche, au sommet du Ventoux ou dans la mare des canards. A vous de nous expliquer ce que cette banale chaussette pouvait bien faire là.

 

Un bon moment

Je ne partais jamais en vacances car mes petits-enfants venaient chez moi y passer les leurs ; en effet ma fille était restée veuve avec deux gamines et cela l’arrangeait bien que l’on s’occupe d’elles pendant deux mois. Cela la reposait car elle avait un boulot usant. Infirmière à domicile. Je me suis toujours demandé pourquoi elle avait choisi ce métier ingrat, mais elle adorait le contact avec les gens et depuis que son mari était parti en deux heures d’une crise cardiaque, elle appréciait encore plus de n’être pas seule de la journée et de se déplacer.

Donc les petites Marion et Chloé s’installaient dans leur chambre dans notre grande maison. Mon mari et moi avions eu la chance d’hériter d’une belle demeure avec surtout un grand jardin arboré d’un côté et potager de l’autre. Pendant ces vacances, elles venaient avec moi cueillir et ramasser les légumes : tomates, poivrons, aubergines, potirons, haricots verts et d’autres encore. C’était une véritable passion. Mon mari et moi passions des heures à chouchouter ce potager, et il nous le rendait bien.

Hélas le temps très vite et cette année, les filles étaient reparties dans leur logement en banlieue. Nous étions désorientés Paul et moi, la maison semblait bien vide et surtout très, trop calme.

Je me promenais à petits pas dans le jardin quand je fus attirée par un objet insolite qui était niché dans la haie commune avec notre voisin. Je m’approchai, intriguée car la forme était bizarre, on aurait dit une bestiole de couleur genre pivert. Mais non, c‘était une chaussette rouge et jaune attachée ou plutôt accrochée à une petite branche de troène. Je ne l’avais jamais remarquée, il ne devait pas y avoir longtemps qu’elle était là. Curieuse je voulus savoir ce qu’il y avait dedans, car elle était gonflée par le milieu. Et là j’ai sursauté : dans une minuscule coque en mousse trois petites mésanges piaillaient. Un nid dans une chaussette, ces petits oiseaux ne craignent vraiment pas l’homme mais comment avaient-ils pu la porter jusque-là ?

—Coucou les petits, c’est moi.

Derrière la haie pas plus haut que trois pommes, le petit gamin des voisins, quatre ans environ tenait dans sa main un petit sac de graines. Me voyant, il se sentit pris en faute et rougit. Je le rassurai et lui pris le sac des mains :

— Attends je vais t’aider, tu es trop petit.

—Non ! je veux le faire moi-même j’ai une petite pierre je vais monter dessus, ils me connaissent, vous allez leur faire peur.

Je me suis reculée et ai regardé avec attendrissement ce petit bonhomme, gazouiller avec les oiseaux en leur donnant deux trois graines à la fois.

Et à ce moment précis j’ai pensé : tout n’est pas pourri sur cette terre, tant qu’il y aura des gosses qui donneront à manger aux oiseaux.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog