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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de nouvelles

 

on rit, on souffre, on vit

 

 

 

Je vous présente mon dernier recueil composé de 26 textes divers : des nouvelles mais aussi des récits sur un thème donné 

j'ai ajouté 6 poèmes.  

si vous voulez m'en parler  mon mail: marie-ded@outlook.com et il est naturellement en vente  sur Lulu.com et sur amazon.

Shop the Independent Bookstore | Lulu (dans quelques jours)

Amazon.fr: Marie Chevalier: Livres, Biographie, écrits, livres audio, Kindle

je mets ici : une nouvelle  et un poème tiré de ce recueil:

 

Si je pouvais revenir en arrière !

 

Et d’aventure en aventure …Je me repasse en boucle cette chanson magnifiquement interprétée par Serge Lama, et je pleure.

J’avais juste vingt ans quand j’ai rencontré Viviane qui allait devenir ma femme.  Jusque- là, il n’y avait rien d’extraordinaire, sinon que je n’éprouvais qu’une attirance physique pour elle. Nous étions naïfs, absolument pas éduqués sur les dangers de l’amour. Alors les précautions ?  On ne savait pas ce que cela voulait dire et on en plaisantait entre nous comme si nous étions les plus intelligents. Mais non il ne m’arrivera rien, je sais faire, je ferai attention, fais-moi confiance, etc…

Sauf que cette fois-là Viviane, qui n’était pas plus au courant que moi se laissa faire.

Il faisait beau, nous étions en vacances et le blé était si blond. Alors, tout en l’embrassant tendrement, sans lui demander son accord - je savais qu’elle m’aurait dit non- je la couchai doucement et lui fis l’amour. Elle était vierge et comme je n’étais pas beaucoup plus au courant qu’elle, je m’énervai et ne mis pas en pratique le peu que j’avais appris par les copains ou dans les magazines.  Un mois après cette expérience qui de plus ne nous avait absolument pas rendus heureux, Viviane commença à avoir des petits malaises et il s’avéra très vite qu’elle était enceinte. La question ne se posa même pas. Mes parents informés d’une seule voix sans réplique me conseillèrent vivement de « réparer », ce qui en terme clair voulait dire : tu dois l’épouser, c’est ton devoir d’homme responsable.

Le mariage fût triste à pleurer, d’ailleurs j’eus des larmes d’impuissance devant cet événement qui me dépassait : marié ? père de famille ? Ma vie fichue pour une minute d’égarement, ce n’était pas juste, et pourtant… 

Nous aurions pu malgré tout être heureux, mais je ne l’aimais pas, du moins pas comme j’aurais dû. Je la trouvais mignonne, gentille et elle devint très vite une bonne mère. Elle ne se plaignait jamais même quand je lui disais que j’étais fatigué et que je préférais dormir à… ne serait-ce que la prendre dans mes bras.

Je sais j’étais un lâche. J’avais profité de sa candeur pour satisfaire mon envie de sexe, tout simplement.

Mais j’avais une bonne raison, du moins je le pense encore aujourd’hui. En même temps que Viviane, j’avais courtisé Hélène, une jeune fille de la ville qui venait régulièrement en vacances chez Louise, une amie de sa mère qui habitait mon village. Je l’avais connue toute gamine, une jolie petite blonde aux longs cheveux, un peu maigre peut-être mais je ne me lassais pas à l’époque de passer et repasser devant la maison rien que pour l’apercevoir et lui sourire. Quand elle daignait me faire un petit signe je rentrais chez moi, des petits oiseaux plein la tête.

Et puis, je suis parti poursuivre mes études à la ville et je revenais rarement au village.

Ce jour-là, il pleuvait. J’avais acheté une petite voiture, une Simca bleue.  Comme je passais devant la maison de Louise, j’aperçus Hélène. Nous devions avoir dix- huit ans.  Je ralentis et m’arrêtai. J’étais tétanisé, je la regardais, figé et tellement ému ! elle était toujours aussi mignonne et quand elle me sourit, j’eus envie de la serrer dans mes bras, ce que je fis sans réfléchir, sans me poser de questions. Elle se laissa faire et rougissante me dit, ça fait si longtemps ! Que tu as grandi !

C’était idiot comme phrase, forcément nous avions au moins cinq ans de plus que la dernière fois que nous nous étions vus. Mais je constatais que tu étais toujours aussi amoureux. Ton cœur battait la chamade et c’est d’une voix basse que je lui demandai si elle était mariée. Pourquoi cette question ? En fait, je ne savais pas comment lui dire que j’avais pensé à elle toutes ces années et que je ne l’avais jamais oubliée.

Nous sortîmes beaucoup ensemble cette année-là, nous allions au cinéma, danser, et un jour j’ai voulu l’avoir toute une nuit à moi. Mes parents étaient absents et je lui promis que je serais sage. Bien sûr, l’envie nous anesthésiait, mais elle résista. Elle m’affirma qu’elle ne pensait qu’à moi mais qu’elle était trop jeune pour prendre des risques. Je lui affirmai de nouveau que je prendrai mes précautions, elle n’y crut pas et nous nous quittâmes fâchés. Moi surtout. Je n’avais pas aimé ce refus. Elle ne m’aimait donc pas ?

Et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à draguer encore et encore et même après mon mariage. Je recherchais toujours le plaisir avec d’autres femmes. Aucune ne me faisait battre le cœur.  Evidemment le mâle en moi était satisfait mais après chaque aventure, je me revoyais en train d’essayer de convaincre Hélène de se donner à moi, je la revoyais fragile et mourant d’envie de me céder mais en cachant ses larmes me dire que tout était fini, qu’elle n’était pas prête et moi j’avais osé répondre que je n’avais pas le temps d’attendre. Quelle horreur quand je pense à mon attitude ignoble ! elle s’était mise à pleurer et j’avais ouvert la porte en lui disant : va-t’en !

Elle m’a hanté toute ma vie, et aujourd’hui encore, je continue à butiner, discrètement en essayant que ma femme ne le sache pas. Peut-être se doute-t-elle ? Pas sûr, elle est tellement occupée à se faire belle, se maquiller, sortir avec des amis, sans moi. C’est un accord tacite entre nous, elle fait ce qu’elle veut et moi aussi. La façade est sauve.

Mais si je fais un retour en arrière sur ma vie, je me sens si seul malgré toutes les femmes avec qui j’ai passé des moments enflammés et somme toute pas désagréables.

Seulement, le visage d’Hélène me hante et quand je fais l’amour à une autre femme, c’est elle que je vois.

Alors parfois, la nostalgie et les regrets sont si forts, que je m’assoie dans le canapé en pleurant et je me passe des heures durant, la chanson de Serge Lama, comme un vieux sentimental que je suis.

Je ne l’ai jamais revue. Elle ne connait pas ma vie ni ma femme, ni mon fils.

Je vais mourir, je le sais, j’ai des problèmes cardiaques irréversibles. J’ai hésité longtemps et je me suis enfin décidé à en parler à Viviane. Elle m’a regardé fixement en me disant :   je n’ai pas su me faire aimer mais je saurai t’oublier.

Très dur à entendre mais tellement compréhensible.

J’ai donné mes dernières volontés à mon pote Gilou : surtout au cimetière, passe-moi la chanson de Lama : et d’aventure en aventure…, si par miracle, Hélène est là, elle seule comprendra……

 

Trop gentil

 

Il ne voulait pas

Lui faire du mal

Alors il s’éclipsa

Sans un mot

Même banal

Du genre : je pars

Non il était trop discret

Ne voulant donner

Aucune explication

Il enfourcha sa moto

Et …

Elle pleura, oui

Elle lui en voulut : oui

Mais la vie continue

Et il faut laisser

Les douleurs partir

Et se désagréger

Comme la moto

De Gégé…

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

« Un acrostiche avec l’un des 7 péchés capitaux »

L’Orgueil, l’Avarice, l’Envie, la Colère, la Luxure, la Paresse, la Gourmandise

 

La Paresse

 

Prendre le temps de regarder les fleurs

Attendre sans impatience que la nuit tombe

Rester allongé dans l’herbe folle

Et s’endormir comme le fait un enfant

Sans se poser de questions

Sans penser que le travail attend

Et surtout rêver au bonheur

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes nouvelles

j'ai le plaisir d'avoir eu un premier prix ex aequo dans le concours 2022 je vous  mets la nouvelle ici :

 

                                      J’étais heureux quand je ne savais pas

 

Comment en suis-je arrivé là ?  Personne ne trouvera de réponse et surtout pas ma femme. Nous sommes mariés depuis cinq années. Tout fonctionnait à merveille jusqu’au moment où…

Mais je ne peux entrer directement dans le sujet sans expliquer pourquoi je me sens obligé d’en parler aujourd’hui. Sarah est une très jolie femme blonde aux longs cheveux bouclés. Enfin pas vraiment bouclés, un peu crépus car elle se fait régulièrement défriser.

Si je réfléchis, elle n’est pas vraiment blonde non plus en fait. Ses copines du salon où elle travaille, lui décolorent puis les défrisent. Cela lui fait un très chouette casque et avec ses grands yeux bleus et sa silhouette élancée, elle est superbe.

Les hommes se retournent sur elle mais elle les ignore. Très fier, le port altier, elle les domine de son dédain. Ma femme a du maintien. Ses origines bourgeoises lui ont donné le gout du beau voire du luxe.

Je me suis toujours demandé ce qu’elle m’avait trouvé de plus que les autres pour m’aimer comme elle m’aime. Ce n’est pas de la vantardise, cette femme m’adore. Et moi je l’ai idolâtrée jusqu’au jour où …

Nous étions assis devant la télévision en mangeant notre tranche de jambon accompagnée d’une salade verte comme nous le faisons souvent, quand soudain elle s’est tournée vers moi et  m’a demandé :

— Norbert, si je partais vivre au Mexique, me suivrais-tu ?

Calmement, je posai ma fourchette et mon couteau de chaque côté de mon assiette, m’essuyai les lèvres avec ma serviette en papier à fleurs, et enfin la regardai.

— Tu dis ?

Cette phrase pour gagner du temps, pour préparer ma réponse, cette phrase, quelle nullité !

D’ailleurs son sourire narquois me le fit remarquer. Sarah n’avait pas besoin de mots parfois, un sourire, un regard et je voyais ses pensées comme si elles étaient les miennes.

— Je te demande de bien vouloir répéter ma chérie je n’ai pas très bien compris ?

— Laisse, moi j’ai compris que tu n’étais pas d’accord…

Effectivement je n’étais pas d’accord car dans ses projets j’avais quelle place ? Je faisais quoi ? Je quittais mon boulot de salarié aux BTP pour partir à l’aventure ?

Je n’ai pas répondu. Je me suis levé chercher le fromage dans le placard et en me rasseyant, j’ai simplement murmuré lâchement : on en reparlera plus tard.

J’ai honte aujourd’hui. Si j’avais été assez courageux pour lui dire tout ce que j’avais sur le cœur ce jour-là nous n’en serions pas là….

Sarah, tout d’abord a changé de sujet. Elle a papoté de tout et de rien nerveusement. Je la connais bien ma Sarah, je savais qu’elle n’appréciait pas mon silence mais elle savait aussi qu’il ne fallait pas me brusquer. Nous n’avions jamais parlé de cela alors pourquoi aujourd’hui ?  Pourquoi un soir de semaine quand je rentre, exténué de ma journée de boulot sur les chantiers ? Elle ne pouvait donc pas attendre que l’on soit tranquilles tous les deux, un dimanche matin par exemple avant que j’aille faire une belote avec mes potes au café d’en bas ? 

D’ailleurs le dimanche suivant alors que je m’apprêtais à descendre elle me rappela.

—  Norbert ?  Tu rentres déjeuner ?

— Evidement pourquoi cette question ?

— Parce que je vais chez une copine, alors je te laisserai un plat à réchauffer au micro-ondes. Amuse- toi bien mon chéri.

Je sortis sans répondre mais une fois dehors, je décidai de remonter à l’appartement. Ça m’avait quand même étonné cette question. C’était la première fois qu’elle partait chez une copine  un dimanche.

Quand je mis la clef dans la serrure, j’entendis des voix.  Curieux d’en savoir plus, je restai sans bouger, l’oreille collée.

Et ce que j’entendis me  coupa  les  jambes.

Maman, je sais que j’ai épousé un abruti mais tu sais bien que je n’avais pas le choix, j’étais enceinte du comte de la Faloise. Oui oui, je sais aussi, tu ne veux pas que je le cite, que c’est de l’histoire ancienne, mais enfin ne nie pas que je faisais quand même la catin pour les amis de Papa. Oui j’ai dit catin tu aurais préféré que je dise « pute de luxe »  pour une noblesse décadente ? 

Un long silence, elle ne parlait plus et elle raccrocha violemment.

J’en avais assez entendu. C’est fou comme les mots peuvent faire mal. Quelques phrases volées par hasard et tout s’écroule autour de moi. Mon fils n’est donc pas mon fils…

Ma femme n’était donc pas la petite bourgeoise coincée quand je l’ai épousée. Elle était enceinte alors qu’elle s’était toujours refusée à moi : pas avant le mariage,  minaudait-elle, et ce vieux beau de comte machin truc l’a laissée se débrouiller seule en plus !

Ma pauvre Sarah, comme elle a dû souffrir de devoir me mentir !

Pendant ce temps, moi, je n’y voyais que du feu. Comme elle a du rire avec sa mère du bon tour qu’elle me jouait ! Père et cocu le jour de nos noces !

La colère commençait à m’aveugler et mes mains se mirent à trembler, signe chez moi d’une immense nervosité.

Qu’allais-je faire ?  Lui dire que j’avais tout entendu ?  Elle me mentirait et me raconterait une histoire à dormir debout que je croirai en plus !

Je pris le parti de me taire, vaincu.

C’est moi qui allais partir, en douce, sans prévenir.

Je rejoignis mes copains qui me trouvèrent un air fatigué.

— Oui je le suis, je vais partir quelques jours en vacances.

— Et ta femme elle peut prendre des congés ?

— Non elle a du boulot au salon, mais ce n’est pas grave, elle me rejoindra plus tard.

— C’est ça oui, plus tard. Tu n’es pas raisonnable car qui sait, Monsieur le Comte n’attend peut-être que cela pour te reprendre Sarah ?  Le vieux bouc a encore du répondant tu sais !

Je restai médusé. Tout le monde était au courant sauf moi ? 

µµµ

— Non, Maître, il n’a pas eu le temps d’en dire plus, je lui ai définitivement fermé son « clapet »

— Sans doute Norbert, mais vous êtes ici pour vingt ans minimum, ça ne valait vraiment pas le coup. Vous auriez mieux fait d’accepter de partir au Mexique avec votre femme…

— Mon ex- femme, s’il vous plait ! Elle a demandé le divorce avant même mon procès.

— C’est l’heure Norbert, les visites sont terminées.

— Au revoir Maître, au mois prochain…

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes poèmes

Il me fallait écrire ce que je ressentais depuis le départ de cette petite boule de poils dont la présence me manque tant ne sachant ce qu'elle est devenue.

 

 

 

 

Un grand vide

 

Comme tous les soirs

Je commence à penser

Que plus jamais

Je ne te reverrai

Tu me tues, tu m’achèves

A petit feu, doucement

Je suis certaine

Que tu ne le sais pas

Sinon me laisserais-tu

Sans nouvelles de toi ?

Si tu savais comme j’ai mal

T’imaginant dans un fossé

Ton petit corps mutilé

Ou pire crevant seule

Sans soutien, sans ma main

Pour t’apaiser

Je préfère t’imaginer vivante

Jouant à la folle

Courant comme si …

Comme si tu étais poursuivie,

Et puis t’arrêter brusquement

Faire demi-tour

Et te jeter dans mes jambes

J’en sens encore le choc

Et je m’entends rire

En te poursuivant…

Mais tu es partie…

Tu as laissé derrière toi

Une femme en pleurs

Et un si grand vide …

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose d'écrire un texte à partir de quelques lignes tirées du livre de Marie Gillet "aussitôt que la vie".

"Je suis partie de bon matin. J'ai pris ma décision après avoir ouvert les volets et regardé le ciel lisse vaquant simplement à son occupation de l'aube ; laisser la place au jour. L'ait était pur et calme. Il allait faire très beau. Rien ne s'opposerait à la lumière."

 

Tout va bien

Je finissais de lire cette œuvre de Marie Gillet et me disais que finalement la vie était très belle. Il suffisait de la regarder avec sérénité et calme.

Seulement pour cela il ne faudrait aucune interférence d’autrui ni un événement contrariant. Ce qui ne fut pas le cas de Julie quand elle reçut un SMS d’Ameli qui l’informait que sa carte vitale était périmée. Inquiète d’autant plus qu’elle était en arrêt de maladie et devait renouveler son ordonnance, elle crut bon de régler les frais d’expédition de cette nouvelle carte que lui proposait gentiment le centre. Elle paya par carte bancaire mais heureusement, elle eut soudain un éclair de lucidité et téléphona tout de suite à sa banque. Il s’agissait d’une arnaque : pas de soucis on changeait sa carte et elle ne devait plus faire d’achat tant qu’elle n’aurait pas la nouvelle. Ouf ! voilà qui semblait rondement mené.

Quelques heures plus tard, elle recevait un appel de sa banque lui demandant ses coordonnées bancaires afin de régler ce problème de fraude.  Elle se fâcha, et raccrocha. En effet, il s’agissait là encore d’une manœuvre pour essayer de la bluffer afin de pouvoir aller sur son compte bancaire faire gentiment ses petites affaires.

Tout cela pour dire que parfois on se réveille en pleine forme, on a bien dormi, tout va bien. Le soleil est là et on se dit que la journée va être superbe.

Je veux bien que l’autrice de cette œuvre pense « que rien ne s’opposerait à la lumière » mais Julie doit se dire que parfois il fait sombre. Ce sont des petits riens de ce genre qui atténuent la luminosité que l’on aurait pu espérer.

Je dois aller déjeuner avec Julie et j’espère que nous allons oublier tous nos tracas pour ne penser qu’au bonheur de, justement, pouvoir rire encore…

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Ecrire une petite histoire en utilisant les mots suivants dans leur sens masculin et féminin : Carpe, Faune, Greffe, et aussi d’intégrer : Dauphin et DauphineLézard et LézardeLoup et Loupe (et plus si affinité)!

 

Agréables vacances

 

Nous étions en vacances depuis deux semaines et après s’être bien reposés dans notre appartement, nous décidions un soir d’aller le lendemain sur les bords de la Marne pour pécher. Jean-Marie n’avait pas sorti son matériel de la cave de l’immeuble depuis longtemps aussi, prudent il décida d’aller le vérifier immédiatement. Il remonta ravi, tout était en ordre.

La pêche avait été sa passion mais depuis quelques années nous préférions visiter des parcs fleuris et admirer la faune et la flore en nous baladant à travers les petits chemins bien entretenus. 

Naturellement une fois arrivés su place, il déballa sa ligne et me promit que nous dinerions d’une carpe péchée par ses soins.  Certes, je voulais bien y croire mais ce poisson se faisant rare, j’avais envisagé un rôti de porc froid au cas où nous reviendrions bredouilles.

Ce fût hélas le cas !

Jean-Marie était furieux.

— Et si on regardait un reportage à la télévision ?

— Tu as raison, je vais aller chercher des dvd. On pourra s’évader en regardant les dauphins et leurs dauphines s’amuser dans l’eau ! lui dis-je en riant.

Plus détendu il me fit remarquer que mon idée était bonne et que l’on pourrait aussi jouer « au lézard et à la lézarde » sur notre balcon, ils annoncent du très beau temps pour demain. Paris est désert, il fait très chaud ce serait chouette aussi non ?

Que c’était bon de retrouver notre bonne humeur. Fatigués de la journée Jean-Marie s’endormit sur le canapé et pendant que je quittais la pièce à pas de loup, je pensai que nous pourrions aussi aller au cinéma. Je me dis que nous avions encore quelques jours de vacances et j’allumai mon ordinateur pour connaître les films en salle en ce moment. J’avais oublié mes lunettes dans le salon et comme je ne voulais pas réveiller l’homme de ma vie, je pris la loupe de ma grand-mère pour mieux lire.

J’en trouvai un qui semblait pas mal avec un titre intéressant :  « réparer les vivants » il était question de greffe du cœur.

Je lui en parlerai demain. Avec cette chaleur, ce serait intéressant d’aller se mettre au frais dans une salle climatisée…

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Il s’agira pour le lundi 11 avril de faire un texte en insérant des mots qui portent au singulier une marque du pluriel s ou x , sur le thème de votre choix.

Ah ! Jeunesse !

Je venais d’avoir seize ans, l’âge de toutes les passions et je m’étais emmourachée d’un garçon d’un si joli roux que personne ne se permettait de se moquer de sa couleur de cheveux.

Jamais personne n’aurait osé le surnommer « le rouquin » c’est dire à quel point il était aimé… ou craint ? 

Et puis surtout ses yeux ! Ah ses yeux, les filles jalousaient cette couleur, ni verts, ni bleus, mais d’un gris cendré extraordinairement lumineux.

Donc, me voilà amoureuse d’un jeune garçon qui ne me regardait même pas !

Trop occupé à faire les yeux doux à Marlène, j’étais transparente ! Ce n’est pas que Marlène soit jolie mais elle a du charme. Le gris perle de ses cheveux y était pour beaucoup. Je n’avais jamais vu une couleur aussi terne et pourtant si lumineuse à la fois. Je sais je dis n’importe quoi mais c’est vrai elle avait de beaux yeux.

Enfin tout cela pour dire que mon amoureux ne voyait qu’elle.

J’avais beau essayer de mettre mes yeux en valeur, me maquiller, rien n’y faisait. Ça me rendait malade et lui n’en avait franchement rien à faire. En plus il travaillait super bien au collège, il avait même eu un premier prix d’histoire, c’est pas rien !

Ce jour-là je m’étais assise dans ma chaise-longue sous un cerisier et je m’apprêtais à me servir quelque chose de frais quand j’entendis un coup de sifflet. Il ne pouvait pas entrer dans la cour, la porte étant fermée à clés mais je le connaissais il pouvait très bien y avoir accès en montant sur l’abribus en bas juste devant chez nous. C’est ce qu’il fit.

Il arriva vers moi tout souriant, c’est comme si l’on m’avait donné un coup dans le plexus ! lui ici devant moi ?  Un doux rêve !

— Jody, tu peux me prêter ta bécane ?

Je redescendis sur terre immédiatement !

 Le goujat ! Même pas bonjour, rien.

Je répondis dignement : pas question, va demander celle de Marlène.

Je voyais bien qu’il était ennuyé.  C’était ma revanche.

— Si tu veux mon avis, tu es lourde là, bye pauvre idiote !

Et il partit sur ces mots me laissant dans une rage ! Mais que je pouvais être gourde, je gâchais toujours tout.

Du coup je me mis à pleurer. Ça m’a fait du bien. 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #jeudi en poésie

Pour ce 1er jeudi poésie : 24/02/2022

le Franc qui a précédé l’Euro, de ce que ça vous évoque comme monnaie,

symbole, souvenir. Soyez francs!

 

L’Arnaque

 

J’avais l’habitude pour des raisons personnelles

De prendre des taxis régulièrement à Paris.

J’avais l’habitude de laisser une certaine somme

Que j’appelais « pourboire »

On en donnait partout, au poissonnier, au boucher

Et serveurs dans les cafés et restaurants

Et naturellement aux chauffeurs de taxi

Je calculais pour laisser environ 10/15 pour cent

Les courses étant d’environ 25/30 FRANCS.

Un jour nous passâmes à l’Euro….

Je n’ose vous dire le mal que j’ai eu

En fouillant désespérément dans mon porte-monnaie

A calculer ce fichu pourboire.

Alors souvent j’y allais d’un euro voire deux

Comme je le faisais avec les francs.
Il faut dire également que les prix au compteur

Avaient eux aussi flambé, les chauffeurs

Profitant de l’occasion pour augmenter les prix

Alors  j’ai pris le  parti de ne régler qu’avec ma carte bleue

Et de ce jour personne n’a plus eu de pourboires

Je ne suis même pas gênée car tout le monde

A profité de ce passage inutile à l’euro

Les serveurs des bars le disaient sans vergogne

Leurs pourboires avaient été multipliés par six !

Comme ce n’était pas le cas de mes revenus

Je n’ai pas honte d’avoir abandonné cette habitude

Cette tradition, qui somme tout ne servait

Qu’à faire plaisir. Mais franchement

Notre société est-elle maintenant

Prévue pour faire plaisir ?

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 Vous dressez le portrait d’un Valentin célèbre en y incluant une anecdote inventée

 

Mon Valentin

 

Le Valentin que je connais est dans tous mes rêves. Il est beau, il est grand, il est brun et quand ses bras m’entourent, j’ai vingt ans.

Le Valentin que je connais n’aime que moi, certaines jalousent notre bonheur et nous envient. Elles voudraient tellement qu’il les remarque, mais non, il ne voit que moi.

Le Valentin que je connais a deux enfants qui lui ressemblent et qui m’adorent.

Le Valentin que je connais ne me frappe jamais, ne m’insulte pas, ne me crie jamais dessus, me respecte et m’aime.

Le Valentin que je connais n’est pas l’homme que tous les bien-pensants méprisent car : il n’est pas dans le moule, c’est un anarchiste, il ne respecte pas les institutions, etc

Le Valentin que je connais est un doux rêve, un beau fantasme quand je veux m’évader de mon quotidien.

Le Valentin que je connais, n’existe pas mais il est si présent dans mes pensées que je finis par croire qu’il est là quelque part et qu’un jour je le rencontrerai et serai sa Valentine au moins l’espace d’un soir…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Te

Défi 259,

Tenues de soirée pour crépuscule,

 

Retrouvailles

 

Sylvette et Rodolphe sortirent du restaurant en riant aux éclats. Ils avaient passé un moment magique. Ils s’étaient retrouvés comme il y avait dix ans quand Rodolphe avait quitté la maison pour aller s’installer avec une jeune espagnole rencontrée lors d’un de ses séminaires à Biarritz.

Il avait joué la franchise. Quand il était rentré ce soir- là, il lui avait tout avoué et surtout en l’embrassant tendrement lui avait demandé l’autorisation de partir quelques mois en Espagne, il avait envie de changement…

Que pouvait-elle répondre sans avoir l’air d’être choquée sinon très en colère ? Elle joua le jeu de la femme compréhensive en lui demandant simplement de revenir s’il le souhaitait.

N’importe quand, l’heure, le jour, le moment, ma porte sera toujours ouverte pour toi.

Dix ans étaient passés, toutes les semaines, il lui envoyait un message et elle remarquait qu’ils étaient de plus en plus tristes. Elle sentait qu’elle allait le retrouver. Elle n’était pas pressée, car de son côté, mais sans lui en avoir dit un mot, elle avait vécu une histoire merveilleuse avec un homme qui la choyait, la dorlotait et surtout lui faisait oublier momentanément Rodolphe. Mais cet homme était marié et un jour il lui annonça qu’il retournait chez sa femme. Elle n’avait pas pu s’empêcher de faire le parallèle avec son mari. Décidément ces hommes sont quand même restés de grands enfants. Ils cassent un jouet et en reprennent un autre comme si tout cela était normal.

Elle-même se disait depuis toujours qu’il fallait vivre ses rêves et jusqu’à maintenant cela avait marché. Elle était heureuse et aimée, n’est- ce pas ce dont l’être humain a besoin ?

Quand elle le vit derrière sa porte vitrée, elle eut un pincement au cœur : qu’il était beau ! Il n’avait pas changé ! pas pris un gramme ni perdu un cheveu. 

Le lendemain, il était de nouveau à sa place, près d’elle et comme le week-end s’annonçait assez beau, ils décidèrent de fêter leurs retrouvailles dans une petite auberge sur la côte normande.

C’était de là qu’ils sortaient ce soir en riant. Tous les deux s’étaient habillés avec élégance : lui en smoking, elle en robe indienne longue et se tenant par la main ils avançaient vers la mer. Un magnifique coucher de soleil leur fit honneur.

C’était superbe et Rodolphe en profita pour embrasser sa femme en lui murmurant : tu m’as manqué.

Pas un mot de plus, pas un de moins, ils savaient tous les deux que ces retrouvailles dureraient.  Aussi longtemps que le soleil se lèverait et se coucherait dans un feu d’artifice comme ce soir-là.

 

 

 

 

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