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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi n° 42 :

Le portrait de mon maître ou de ma maîtresse

"On dit souvent des animaux de compagnie

qu'il ne leur manque que la parole...

Pour ce défi, laissons-les s'exprimer et dépeindre leur quotidien,

en dressant le portrait de leur maître ou maîtresse adoré(e)

(Ne mettez surtout pas de côté vos petits travers )"

Ils sont gentils

Il est adorable, si je vous assure

Mais alors quelle mère poule !

Je ne peux faire deux pas dans le jardin

Sans qu’il ouvre la porte et me regarde

Aussitôt je me sens épiée et forcément

En colère je rentre.

Il s’excuse presque le bougre !

Pourquoi rentres-tu ?

Je voulais seulement savoir où tu étais ?

Je peste et monte à toute allure

Me réfugier au premier étage

Je boude, je me love sur son lit

Et j’attends l’heure du repas.

Il m’appelle, une fois, deux fois,

annxieux, sa voix est pleine d’inquiétude.

Isis ne répond pas ?dit-il à Elle,

Troublé et perturbé !

Alors Elle monte voir où je suis

Et là je m’étire langoureusement

Me frotte contre ses jambes

Et sa main me caresse

Je les aime tous les deux.

Mais qu’est-ce qu’ils peuvent être agaçants

A me surveiller tout le temps !

Je n’ai plus aucune liberté

Alors je dors et m’empâte….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 140 (croqueurs de mots)

La chanson du vieil homme

Le vieux assis sur un banc

La tête contre le mur

Recouvert de glycines

Fredonnait doucement :

« Parlez-moi d’amour

Redites-moi des choses tendres »

La petite, émerveillée

Posa son panier

Plein de légumes frais,

Sortit de sa poche

Une pièce de monnaie

« Tenez monsieur »

Voilà cent sous

Continuez à chanter

C’est si beau

Ce que vous fredonnez !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi n°139 Résistance

Vous vous souvenez des paroles de la chanson “Résiste” de France Gall

“Résiste! Prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout,

Va, refuse ce monde égoïste! Résiste!

Suis ton coeur qui insiste, ce monde n’est pas le tien,

Viens, bats-toi, signe et persiste. Résiste!”

A vous d’écrire sur ce thème

J’essaie, pourquoi pas ?

Je fus une écolière moyenne

Je fus une employée de bureau moyenne

Mais une chose est sûre et perdure

Au piège des profiteurs de tout poil

Jamais ne me suis laissée piégée

Aux compliments, puis plus tard

Au serment de fidélité

Puis encore aux flatteries

Non justifiées je n’avais

Et n’ai toujours eu qu’une devise :

Résister à la tentation de baisser les bras

Devant la société qui s’écartèle

Résister aux appels discrets

D’hommes et de femmes en mal de tendresse

Résister à mes pulsions

Résister à mes passions

Mais ….

Pourrais-je résister encore longtemps

Aux heures qui passent ?

Pourrais encore longtemps

Résister aux blessures du temps

Qui broient et cassent

Mes envies, mes espoirs

Et ma vie…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 137 (croqueurs de mots)

Thème retrouvailles

Raconter en prose en vers des retrouvailles qu’elles soient voulues ou même imaginaires avec :

Soit une personne (ancien ami, amour passé, proche, connaissances)*soit un objet, un lieu, une perception visuelle olfactive, auditive.


Retrouvailles

Nous sommes nés la même année

Et pendant longtemps,

Il ne fut guère qu’un ami lointain.

La vie nous avait séparés.

Et nous avions chacun une pensée

Pour l’autre…mais sans s’attarder.

Nous eûmes vingt ans.

Et une coïncidence sans doute

Nous mit face à face un jour d’été

Nous nous aimâmes,

Nous nous fîmes des serments

Toujours les mêmes

Des je t’aime pour toujours

Des je t’aimerai jusqu’à ma mort…

La vie nous a de nouveau séparés.

Les ans ont passé à une vitesse folle

Nos souvenirs enfuis

Ou du moins enfouis

Nous n’y pensions plus…

Ou si rarement !

Et puis un jour faisant mon marché

Le long du Cours de Vincennes

Je l’aperçus. Mon cœur cogna

Je devins toute pâle.

Mon regard ne le lâchait pas

Il se retourna et me vit.

Lu aussi me reconnaissait

Je l’ai vu dans ses yeux.

Mais il n’était pas seul

Et lâchement

Il a pressé le bras de sa compagne.

Et en fuyant m’a bousculée

Me fixant comme jamais !

Des mots simplement des mots

Je t’aime toujours.

Et il a de nouveau disparu.

J’ai quatre- vingt- huit ans

Et entendre cette déclaration

M’a émue plus que de raison

J’ai pleuré come une jeune fille

Qui vient de perdre

Encore une fois

Son premier amour.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi136 (croqueurs de mots) "vétements

C'est un vêtement que vous aimez, que vous continuez à porter malgré le temps qui passe ou que vous avez gardé bien que vous ne le portiez plus ou que vous avez perdu et qui vous manque cruellement. Racontez ou illustrez ce lien particulier avec ce vêtement

Que ferais-je sans toi ?

Tu es ce que j’ai de plus cher

Dans tous les sens du terme !

J’avais eu la folie de tomber amoureuse de toi

Et j’étais entrée dans le magasin

Rougissante comme une jeune mariée.

Madame, auriez-vous ma taille

Pour cette chose magnifique.

Sûrement, attendez je prends votre tour de taille

Puis votre tour de poitrine

Ah très important votre tour de hanche !

J’allais oublier.

Elle me tournait, me retournait, me tâtait

Pour enfin me dire :

Vos seins sont trop petits,

Il faut les mettre en valeur

Votre taille est trop épaisse,

Il va falloir jouer sur les coutures

Vos cuisses sont un peu minces

Mais vos fesses sont belles,

Il n’y a rien à changer.

Je devais avoir l’air tellement niais

Qu’elle me regarda d’un air étonné :

Mais madame vous pensez bien

Qu’une combinaison en lamé rose argenté

Se doit de vous aller comme un gant

Vous en êtes consciente je pense ?

Je revins le lendemain et l’enfilais

Elle me tombait idéalement !

Pas un faux pli, pas une couture apparente

De la belle ouvrage !

Oh merci madame, c’est ma cousine qui va être heureuse

Comment ça votre cousine ?

C’est un cadeau que je lui fais elle va être ravie !

J’entendis un grand bruit :

La vendeuse était tombée derrière son comptoir.

Je n’ai toujours pas compris

Alors superstitieuse je me suis dit

Qu’elle allait porter malheur à ma parente ;

Donc, depuis c’est moi qui la porte

Le matin au réveil je l’enfile,

Le soir je la garde pour dormir

Elle est élimée maintenant un peu partout

Son rose cuivré a pâli

Mais je ne m’en lasse pas.

Elle est ma seconde peau….

Ça fait vingt ans que je ne la quitte

Que vraiment pour la passer à la machine

Et ce jour-là je me sens nue….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 134 (croqueurs de mots) Cha alors...

Défi 134 (croqueurs de mots)

Cha vous dit un « chat alors... » d'après photo... oui ? Yes !

Je vous propose en tant que cap'taine 134

« Quinzaine du 24 novembre au 7 décembre 2014 »

Un « chat alors... » en thème du lundi défi, le premier décembre !!

A savoir, le choix entre trois photos à légender, clic droit et emportez !!

Poème, prose, acrostiche, etc... à votre guise, qu'on se le dise !

Possession

Depuis des jours, lové sous la table

Le chat surveillait ce stylo bleu et blanc.

Il avait tout essayé :

Le faire tomber avec sa patte,

Se soulever et le prendre dans la gueule.

Rien à faire ! Cette chose était hantée !

Elle fuyait et semblait s’’accrocher à cette feuille

De papier blanc.

Un jour, plus adroit que d’habitude

Plus décidé aussi sans doute,

Il le fit tomber sur la moquette moelleuse.

Il sauta dessus, le cramponna avec ses pattes

Et l’oeil aux aguets le tint serré

Contre lui.

Il feula doucement en fixant l’intrus

Qui s’avançait vers lui

S’il avait pu parler il aurait dit :

Il n’est pas né celui qui me le prendra !

Il est maintenant à moi !

I

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 133 (croqueurs de mots) le pseudo

Mettre en scène notre pseudo

L’histoire de mon pseudo

Un jour j’ai décidé, voyageant souvent sur la toile de prendre un pseudo.

Le choix ne fut pas facile car i

Il faut en changer souvent nous a-t-on dit par précaution.

Mais il y a plusieurs façons de changer :

On change tout

On le coupe en deux en mettant d’autres lettres

On y insère des chiffres ? Pourquoi pas ?

Mais la base demeure. Et le mien c’est DARABESQUE.

Ce pseudo a une histoire. Ce n’est pas par hasard que je l’ai choisi, je vais vous raconter…

Quand j’ai pris ma retraite, je regardais souvent une série télévisée qui s’appelait Arabesque. C’était l’histoire d’une institutrice retraitée qui écrivait des policiers, et était devenue célèbre.

J’avais envie d’écrire moi aussi depuis longtemps mais cela m’était difficile car je travaillais et n’avais ni le courage ni l’envie ni le temps de m’donner entièrement à ce que je considère aujourd’hui comme une passion.

Ce personnage, Jessica Fletcher, joué par Angela Lansbury, m’était vraiment très sympathique et quelque part, je sentais que je voulais faire comme elle. Profiter entièrement de ma retraite pour écrire. Ce que je fais d’ailleurs (sourire)

Dès que j’ai eu internet, mon premier pseudo a été ARABESQUE, mais comme i était souvent pris, j’ai ajouté un D et me voilà donc bien souvent affublée de ce pseudo DARABESQUE.

Bien sûr si certains malveillants voulaient s’en servir, ils n’y arriveraient pas, car un pseudo ça se change !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Doux rêve

Keira a seize ans. Grande, élancée, très brune, la peau mate, les cheveux longs et bouclés, elle est très belle. Elle somnole dans un transat sur son balcon dans un immeuble de la Défense.

Un logement ni triste ni gai, des parents ni gentils ni méchants, un frère infect qui veut tout gérer depuis qu’il a eu ses dix-huit ans et une petite sœur de six ans qui fait encore pipi au lit.

C’est dimanche. En bas dans la cour soudain des cris, des rires, des « youyous » s’élèvent et la réveillent. Elle se penche pour voir ce qui se passe et se souvient. C’est le mariage d’une petite copine de lycée, Fatima ! Toute la famille est là. Ils sont au moins une trentaine, qui s’embrassent se caressent les joues, se réjouissent de l’événement.

Chez Keira, on a oublié tout ça : les fêtes de famille, les mariages, on ne voit plus personne. Les parents ne pensent qu’à travailler pour amasser un petit pécule qui leur permettra d’aider le fils à s’installer à son compte en chauffeur de taxi.

La jeune fille bercée maintenant par la musique, les danses et les rires de ses voisins, s’endort.

Elle est « là-bas ». Un jeune homme l’attend beau comme un dieu, maître du désert dans son magnifique costume bleu. Il l’attrape et la fait voler sur son cheval. Ils chevauchent doucement et serrée contre sa poitrine, elle sent son odeur de soleil et de sable chaud. Le cheval, une beauté noire, s’arrête à quelques kilomètres.

Le jeune homme en descend, l’aide en lui prenant la main et la serre contre lui. Il la garde ainsi, longtemps. Elle ouvre enfin les yeux quand sa bouche se penche vers la sienne. Elle fond de bonheur. Tout est si calme si serein, il fait si beau, si chaud… elle se laisse faire quand il commence à passer ses doigts doucement sous son tee-shirt.

Elle est prête à s’abandonner, à se donner, là sur le sable du désert.

— Keira ! Je Sors faire des courses, occupe-toi de ta sœur au lieu de rêvasser et de sourire aux anges !

Ca y est, elle est maintenant bien réveillée, mais son rêve la poursuit. Pendant quelques minutes, elle était ailleurs, chez elle, « là-bas ». Quand elle sera majeure, elle partira, il le faut, elle le sent comme un besoin…

— Oui maman vas-y je m’occupe de tout !

Fin

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 129 (croqueurs de mots)

Que les moins de vingt ans…

Pour le défi n°129 des CROQUEURS DE MOTS, nous choisissons dans nos photos anciennes (de vingt ans ou plus) celle que nous raconterons sur notre blog ou dont nous dirons pourquoi nous avons choisi celle-là ... Et pas une autre ...

J’ai treize ans

Je participe à une fête patronale

Dont le thème est l’Alsace

J’ai deux longues nattes

Que l’on pourrait croire postiche

Mais que nenni ce sont les miennes !

défi 129 (croqueurs de mots) que les moins de vingt ans

J’ai 14 ans.

Je participe à une fête patronale

Dont le thème est l’Espagne

Vêtues de robes en crépon,

Faites par nous-mêmes

Dans la salle « des jeunes » du village.

Nous allons danser le flamenco.

défi 129 (croqueurs de mots) que les moins de vingt ans

J’ai 15 ans

Je participe pour la dernière fois

A la fête patronale.

Dont le thème est « la caravelle »

Nous dansons et chantons

« Ma mie et ma caravelle »

défi 129 (croqueurs de mots) que les moins de vingt ans

J’ai 72 ans

Et je me souviens

De ces merveilleux instants

Où toutes et tous nous

Allions dans le même sens

S’amuser, se détendre et

Surtout …

Profiter de notre jeunesse.

défi 129 (croqueurs de mots) que les moins de vingt ans

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 128 croqueurs de mots

Par magie... ou en réalité... vous avez... connu… aimé..
.Vous avez été le partenaire... le modèle. Vécu dans l'univers d'un homme (ou d'une femme) connu du siècle dernier. Ou de celui d'avant...Il ou elle était...poète...philosophe.... écrivain...cinéaste. Acteur peintre...politicien...ou...
Vous, vous étiez sa muse, sa femme, son ami, son médecin. Son mécène...
Nous serions curieux de connaître les sentiments qui vous unissaient
Amitié... amour... jalousie.....ou
ranur ?

Mon amie Arlette

J’ai eu le bonheur, en 1962, de rencontrer une grande figure de la révolution internationale, Arlette Laguiller.

En effet, j’ai eu la chance de travailler dans la même banque et dans le même service qu’elle, et nous fûmes du même combat : nous le sommes d’ailleurs toujours.

Elle était tout ce que tout militant aurait voulu être : simple, modeste, convaincue et oh ! Combien convaincante et efficace.

Elle démolissait toutes les objections, les propos racistes et luttait avec courage contre toutes les injustices. Nous avons été déléguées du personnel à la CGT.

Arlette était bien dans ses idées et, quand dans les réunions syndicales elle était interpellée sur ses divergences avec les « directives » du syndicat, ou sur ses activités politiques extérieures à l’établissement, elle restait ferme et expliquait son point de vue calmement.

Nous avons d’ailleurs quitté ce syndicat pour ces motifs, car même si mes amis et moi étions moins politisés qu’elle, nous n’admettions pas qu’elle soit rejetée et « virée » à cause de ses idées par un syndicat qui prônait la liberté d’expression ! D’ailleurs, c’est sans doute au nom de cette liberté qu’ils refusèrent de présenter sur leur liste Arlette en tant que déléguée du personnel aux prochaines élections. Cela a été la goutte d’eau qui a fait rendre leur carte à plusieurs syndiqués.

Après avoir en vain mais pendant plusieurs mois, essayé de faire reconnaître par toutes les instances notre propre syndicat, nous finirent par adhérer à FO.

Je suis très fière d’avoir été et surtout d’être encore, après tant d’années une amie d’Arlette. Bien sûr, et parfois je regrette sans doute, de ne pas l’avoir vraiment suivie dans son parcours politique, mais c’est tout simplement, parce que j'avais fait le choix de militer oui, mais ne pas s’investir à temps plein dans une activité, ce que, elle a fait. Je reconnais volontiers n’avoir jamais eu son courage et sa persévérance.

Une chose est certaine, si je n’avais pas connu cette camarade, si je n’avais pas eu en permanence cet exemple d’intégrité, de force morale, de courage et d’enthousiasme, je ne serais peut-être pas devenue une militante, de base certes, mais fidèle et convaincue.

C’est vrai aussi, que le temps aidant, elle a toujours voulu rester le plus près possible de ce qu’elle avait toujours souhaité : un monde meilleur, mais sans pleurnicheries, sans assistance, un monde où les gens sont dignes et debout.

C’est pour cela que je suis toujours de tout cœur avec elle, proche d’elle et que nous vieillissons ensemble en espérant toujours que ce monde va changer.

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