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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
Défi 157 Croqueurs de mots
Ecrire 6 courtes résolutions pour cette nouvelle année : Faire rire, ou sourire afin de bien commencer l’année.
Vos résolutions peuvent être irréalisables, folles, farfelues, surréalistes… Tout est permis.
Utiliser les six mots (un par résolution) pris dans la liste ci-dessous :
Humour, TGV, solution, arbre, silence
Mes résolutions 2016
En 2016 j’ai décidé de ne rien prendre au sérieux, même quand on me dira des choses désagréables je prendrai ça avec humour, si si promis.
En 2016 j’ai un vieux rêve que je vais surement réaliser il le faut pour ne pas mourir idiote : je vais prendre le TGV rien que pour m’installer an bar pendant qu’il fonce à toute vitesse, ça doit être grisant !
En 2016, si je ne veux pas mourir noyée, il faut absolument que je fasse réparer, pire, changer mon toit qui fuit de tous les côtés.
En 2016 deux solutions s’offrent à moi : ou bien je reste les doigts de pieds en éventail dans ma chaise longue à me délasser au soleil mais je me fais du lard, ou bien je pars avec une copine à la montagne faire des escalades. Qui a dit que je ne suis pas sportive ?
En 2016 je vais m’occuper sérieusement de planter des arbres. Mon jardin ressemble à une prairie dénudée et si je veux avoir des fruits il va falloir que je m’y colle.
En 2016, je ne souhaite qu’une chose : que mon voisin arrête de me donner des angoisses avec sa perceuse, qu’il me laisse au moins savourer le silence de la campagne, je ne lui demande pas l’impossible surtout qu’il ne s’en sert que pour faire des trous dans son mur pour regarder chez les autres cet abruti !
yapuka...

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
defi 156 (croqueurs de mots)

Défi 156 je vous propose de nous conter une histoire.

Oui un conte, un vrai,

  1. avec un héros (héroïne) qui part en quête de…
  2. Un élément qui va déclencher l’action du héros.
  3. Un méchant qui va lui mettre des bâtons dans les roues du héros.
  4. Un gentil qui aider quand notre héros sera en difficulté
  5. Un élément inattendu qui va débloquer la situation.

Au milieu de tout cela, il peut y avoir, des lutins, des sorciers et sorcières,

des elfes, des géants, des fées, sans oublier les animaux…

Enfin tout ce qu’il faut pour faire un petit conte

C’est trop compliqué ?

Pas grave, racontez-nous une belle histoire de Noël et uniquement de Noël.

Le petit chat

Il était une fois un joli chaton noir et blanc qui s’était aventuré dans un immense jardin potager. Quand les feuilles de carottes le frôlèrent il fit un bond et au lieu de retomber sur ses pattes, il fut projeté en haut du plus grand sapin du village.
Personne ne l’avait vu s’envoler et pourtant il était bel et bien perché tout là-haut et qui plus dans le nid abandonné d’un corbeau !
Il poussa des miaulements épouvantés, étant persuadé que sa mère le retrouverait très vite. Il ne savait pas que les chats ne volent pas ou alors très rarement. Il se mit en boule quand il fut fatigué de hurler et comme tous les petits chatons, il s’endormit.
Il se réveilla brusquement quand il sentit des piqures sur tout le corps. Le corbeau, très mécontent de trouver un intrus en rentrant de son ravitaillement (une petite musaraigne écrasée sur la route) il voulut faire sortir celui qui avait osé s’installer chez lui.
Las ! Il n’avait pas pensé au primordial, les chats adorent les musaraignes et le chaton affamé se rua sur la proie.
Le corbeau ne fit ni une ni deux, de colère, attrapa notre petit ami par le cou il le vira sans discours de son nid.
L’arbre faisait environ cinq mètres de haut. Le petit chat eut beau essayer de remonter en battant des pattes, Il s’écrasa au sol.
Une petite fille qui jouait près de là, entendant les miaulements désespérés leva les yeux et eut une idée lumineuse. Elle tendit son énorme nounours devant elle et le chat tomba dessus. Un miracle !
Mais n’étions-nous pas la veille de Noel ? Tous les rêves étaient permis même de voler pour un chaton. Il se réveilla doucement regarda la petite fille et lui sautant sur l’épaule la lécha dans le cou avec frénésie pour la remercier.
— Mais dis-moi gentil chat comment as-tu fait pour te retrouver perché si haut ?
— Une colombe m’a pris sur son dos mais elle s’est transformée en corbeau arrivée à son nid.
— Bien sûr, bien sûr ….
Perplexe, la petite fille se dit que finalement il ne fallait jamais essayer de comprendre les événements. La veille de Noel tout était permis. Elle était d’autant plus ravie qu’elle avait demandé un petit chaton comme cadeau.
Toute heureuse, le serrant très fort contre elle, elle revint vers sa maison et déposa le petit être entre les pattes de sa maman. Celle-ci le lécha tout de suite en lui murmurant : mais où donc as-tu été te fourrer, tu sens la fane de carotte.
Le petit monstre réalisa qu’il s’était endormi dans le potager et toute son aventure n’était qu’un rêve ! Il était déçu car il aurait bien aimé rester là-haut dans le ciel. Tant pis, il se rendormit en tétant amoureusement sa maman, qui se plaça pour qu’il puisse bien être au chaud.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Une belle rencontre, dans une des circonstances suivantes, au choix :

- en promenant son chien, ou tout autre animal favori,

- en attendant ses enfants à la sortie de l’école,

- en patientant dans une file d’attente.

Par “belle rencontre”, j’entends : pittoresque ou étonnante ou décisive.

Mon vieux curé

Je piaffais d’impatience à la caisse du Carrefour de ma ville quand une main me frôla l’épaule.

— Bonjour Madame.

Je n’étais pas d’humeur, que me voulait cet homme ? Car forcément cette voix grave était celle d’un homme. Je ne me retournais pas tout de suite, exprès pour bien lui montrer que l’on ne m’interpelle pas ainsi. Je suis une femme sérieuse. Je suis mariée, j’ai deux enfants, encore en âge de procréer, alors que l’on me fiche la paix. Je ne cherche aucune aventure, bien au contraire, car comme le veut mon éducation, j’ai juré fidélité à l’homme qui partage ma vie. Mais revenons à cette journée que je n’oublierai jamais.

Au bout d’une minute — c’est long une minute lorsque l’on attend— il me frappa de nouveau sur l’épaule et cette fois se pencha vers moi en souriant. :

— Alors on fait la fière ? On ne reconnait plus son vieux curé ?

Je rougis jusqu’à la pointe des cheveux, tellement gênée d’avoir eu des pensées malsaines vis à vis de cet homme.

Je me retournai enfin vers lui :

— Oh Monsieur l’Abbé ! Je ne vous aurais pas reconnu, mais que faites-vous là ?

— - Drôle de façon de me sauter au cou, petite Martine, tu te souviens quand même que nous avons eu de bons moments ensemble.

Je rougis de plus belle, la honte cette fois. Pourvu qu’il ne raconte pas tout haut notre aventure.

— Ne crains rien, ajouta-t-il en souriant, je ne dirai rien de plus, c’est notre secret.

Les autres clients commençaient à nous regarder, égrillards, ils attendaient que l’un de nous deux explique ce qui s’était passé. En tous cas ce ne sera pas moi !

— Tu te rends compte que ça fait maintenant plus de trente ans ? Tu dois avoir dans les trente- deux ans si je me souviens bien ?

— Oui en effet, répondis-je, évasive.

Et là, mon vieux curé qui lui, approchait au moins de quatre –vingt- dix ans, se retourna vers les clients qui faisaient la queue, et leur dit :

— Figurez-vous que cette jeune femme bien mise, m’a pissé dessus quand je l’ai baptisée et pire un jour de préparation à la communion, elle s’est isolée dans le confessionnal et a fait ses besoins.
Quand elle en est ressortie, elle s’est sauvée et n’a jamais voulu avouer que c’était elle.

— Alors aujourd’hui Martine, qu’il y a prescription, est-ce bien toi qui a fait ta grosse commission dans le confessionnal ?

Je ne savais plus où me mettre, les gens commençaient à rire. Certains dirent même : tout cela n’est qu’une question d’éducation, vous étiez une gosse mal élevée c’est tout.

Je ne pus me retenir j’envoyai tout valser à la caisse et me retournant vers le curé, je lui criai : oui c’était moi mais par contre c’était vous qui pissiez tous les jours sur la tombe du maire que vous ne pouviez pas voir !

Le curé devint tout pâle.

— Vous voyez l’abbé, moi aussi je peux déballer. Je ne vous salue pas et ne suis vraiment pas ravie de vous avoir retrouvé tant d’années plus tard. J’espère que d’autres occasions de ce genre ne se présenteront plus.

Très digne, laissant mon caddie et mes achats je repris mon sac en bandoulière et sortit du magasin me jurant de ne plus jamais y remettre les pieds.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 154 croqueurs de mots

Choisissez un mot ou une expression de neuf lettres* de votre choix. Ecrivez un texte à votre convenance (en prose ou en vers) de neuf phrases, chaque phrase devant commencer par une lettre de votre mot en les prenant dans l’ordre ou dans le désordre mais toutes les lettres doivent y être et seulement elles.

Reviens

Dire que je l’aimais !

Eperdument ? Non mais trop sans aucun doute.

Sans lui je suis perdue,

Epuisée, et surtout mal, très mal !

Si mal ! Je retourne la question mille fois :

Pourquoi ? Je n’y trouve pas de réponse.

Oui pourquoi ? Ce seul mot suffit à me faire pleurer

Il me manque tant !

Reviens ! Je ne suis plus rien sans toi.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Écrire avec pour thème un, plusieurs ou ces 7 péchés capitaux

Le paresseux

Il n’avait jamais travaillé. Au début sa famille, ses frères, ses sœurs, ses parents même lui trouvaient des excuses.

De santé fragile il est vrai, sa vie n’avait pas été facile dans sa petite enfance.

De médecin en psychiatre, malgré la lutte acharnée contre cette léthargie, rien n’y faisait.

Des vitamines, des cours de yoga, rien. Rien ne le faisait se bouger.

Se lever semblait vraiment une opération extrêmement difficile.

Quand il eut quinze ans, ses parents fatigués commencèrent à le bousculer. Ils n’en pouvaient plus de cette mollesse. : bouge- toi, Nom de Dieu ! S’énervait le père.

Je ne suis pas ta bonne fais ton lit au moins et range ton linge hurlait sa mère qui craquait elle aussi.

Tu pourrais sortir ton bol, mettre la table, nous aider, lui demandaient gentiment ses deux sœurs.
Quand ils entendaient sa voix c’était toujours la même phrase : mais pas de panique, y a pas mort d’homm
e...

Cette phrase avant le don de mettre toute la famille en rage : en plus ils se fiche de nous ce petit con !hurlait un de ses frères !

Rien ne l’intéressait. Pourtant tous ses amis du collège voulaient l’entrainer au foot ou faire du vélo ou même aller au cinéma. : Je n’ai pas envie, je suis fatigué.

Et un jour enfin alors qu’il trainait au lit et que sa grande sœur venait de le gifler en le traitant de parasite et de gros fainéant, il se leva, bailla, mais se recoucha en la regardant en souriant et lui dit :

Pauvre frangine tu ne te rends pas compte que tu sembles née que pour te tuer au boulot. Regarde-moi, tranquille, je ne fais rien mais on me donne quand même un toit et une assiette.

Sa sœur sortit de la chambre en hurlant : tu sais que tu n’es qu’un paresseux, tu devrais avoir honte !

Il ricana et murmura : eh bien ! il vous en a fallu du temps pour vous en rendre compte !

Il se tourna vers le mur mit son oreiller sur sa tête et ronronnant de plaisir il se rendormit.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 150 croqueurs de mots : quand on n'a que l'amour

Faites parler ce vieux couple d’amoureux,

En vers, en prose, à votre convenance

Le temps est passé

Il nous fallut attendre

Cinquante ans pour qu’un jour,

Sans crier gare tu reviennes vers moi.

Je t’ai reconnu tout de suite à tes yeux

Non, non, pas à tes yeux mais à ton regard

Tu m’avais dit : je t’aime… des dizaines de fois

Et pourtant un matin tu n’étais plus là

Parti ? Lassé ? Je ne l’ai jamais su

Et je n’ai pas voulu le savoir

Malgré mon cœur déchiré

Malgré ma douleur de t’avoir perdu !

Mais ce matin dans notre petit chemin

Tous les deux enlacés,

Regardant dans la même direction,

Tu m’as murmuré à l’oreille :

Caroline je t’aime et t’ai toujours aimée.

Tu peux ne pas me croire,

Mais c’est la vérité.

Mon cœur a bondi.

Ces mots retrouvés !

Cette douce voix grave,

Et ce baiser sur ma joue !

Je peux mourir maintenant

Je t’ai tant aimé et tu viens de m’avouer

Que pas une journée n’est passée

Sans que tu aies pensé à moi

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Mon amour, ma raison de vivre

Et surtout de survivre pendant cinquante ans !

Tu voilà près de moi, ta joue contre la mienne

Toujours aussi douce, peut-être un peu plus chaude

Tout à coup, sur ce petit chemin qui fût le nôtre,

Peu importe le pourquoi des choses,

Nous avons de nouveau vingt ans.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous propose :

1. un nom d’oiseau : mésange

2. un nom de président de la Vème république : Pompidou

3. une position du kama-sutra : Andromaque au galop, la pieuvre

4. une injure : salaud

5. le nom latin d’une plante : Aloysia triphylla, citriodora

6. l’intitulé en italien d’une recette de pâtes : pâtes à la carbonara

7. un Etat parmi les cinquante que comptent les Etats-Unis : Louisiane

8. un titre de roman d’Agatha Christie : l’homme au complet marron

9. un instrument de musique : trompette

10. prénoms démodés : Eulalie et Clitandre

Entre amis

Nous étions attablés, Eulalie, Clitandre et moi Wilson devant la mer, et nous nous apprêtions

à vivre un moment délicieux : savourer comme toujours, les pâtes à la carbonara cuites avec

amour par Denis le cuisinier.

Ce repas bien entendu ne pouvait exister sans l’incontournable musicien de talent qui allait nous

émouvoir avec sa merveilleuse interprétation à la trompette de grands succès classiques.

L’homme au complet marron que nous connaissions un peu mais sans savoir son nom,

accompagnait ce soir le virtuose d’une petite musique douce jouée au piano.

Tout à coup nous vîmes Eulalie devenir toute pâle et inquiets nous nous sommes précipités

vers elle.

— Que t’arrive-t-il ma mésange ? Lui demandai-je, en lui caressant les cheveux.

— Je ne sais pas mais je suis allergique à certaines plantes et je crois que celle derrière

moi doit faire partie de celles-là. Quel est son nom s’il vous plait, demanda-t-elle au serveur

qui s’était approché.

— Je ne sais pas mademoiselle, mais je crois que c’est une Aloysia triphylla, ou alors une Citriodora ? Je ne connais pas désolé.

— Moi si ! C’est de la verveine et voilà c’est pour cela que je ne me sens pas bien. On va se

mettre ailleurs s’il vous plait les amis. Ouf je me sens nettement mieux c’est idiot ces

allergies !

— Tu te sens peut-être mieux lui dis-je mais tu n’es quand même pas prête de t’exercer à l’Andromaque au galop ou à la pieuvre !

Salaud ! Tu es un monstre de te moquer !

— Dites les amis demain on ira au Centre Pompidou, il y a une expo sur la Louisiane

— Super idée, d’accord !

Le trompettiste se mit à jouer et nous nous tûmes, immédiatement subjugués comme toujours.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Jeu 148 (croqueurs de mots) l’Océan

Pèlerinage

Il nous fallut une heure pour retrouver le chemin qui montait en haut de la falaise. Les enfants n’avaient jamais vu la mer. Alors Corine une amie, et moi qui suis veuve, avons décidé de les emmener une journée au bord de l’Atlantique. Une fois là-haut, bousculés par un vent terrible, nous avons essayé de respirer. Je disais aux gosses : fermez la bouche sinon vous allez vous étouffer !

Mon amie ne cessait de tourner sur elle-même, elle riait aux éclats de voir sa jupe se gonfler puis se rabattre sur ses mollets comme un parachute criait-elle, je vais m’envoler !

Tout le monde s’amusait mais un de mes gamins, la petite dernière plomba l’ambiance en nous disant en pleurant : c’est d’ici que Papa est tombé ?

Nous nous sommes regardées Corine et moi et n’avons su quoi répondre.

Mathieu son frère lui murmura : chut, tais- toi il t’entend !

— Mais je ne dis rien de mal je veux savoir si c’est ici que papa est tombé sans le faire exprès.

Heureusement que la gamine a précisé sans le faire exprès sinon je commençais à culpabiliser ! Que savait-elle de cette histoire et qui lui en avait parlé ?

Je regardais Corine qui se mit à rougir.

— Bon d’accord c’est moi qui leur ai dit, tu ne vas pas garder ce secret toute ta vie ! Tu n’y es pour rien si ton mari a perdu l’équilibre, tiens les enfants, c’était un jour de grand vent comme aujourd’hui, alors on va redescendre avant de s’envoler comme votre Papa !

Nous redescendîmes en silence, la journée était fichue. Mais pourquoi avais-je eu cette idée de faire venir les enfants ici, justement où leur père faisant le malin avait couru jusqu’au bord de la falaise croyant s’arrêter à temps et avait glissé et chuté.

Corine qui n’en ratait pas une leur dit :

— Bon maintenant que vous savez ce qui s’est passé on va aller voir où on l’a ramassé d’accord ?

Pour une première sortie à la mer c’était réussi.

Cette histoire nous est arrivée il y a trente ans.

Aujourd’hui, Corine n’est plus et mes enfants sont dispersés dans toute la France. Alors chaque année je viens seule. J’ai de plus en plus de mal à grimper en haut de cette fichue falaise, mais je le fais pour Pierre.

Ensuite je redescends moi aussi et m’assoie là où on l’a récupéré. Je regarde l’océan, et je lui dis : tu l’as vu tomber toi, pourquoi ne l’as-tu pas retenu ?

Mes enfants disent que je perds la raison. Possible. Mais si perdre la raison c’est parler à l’océan, je veux bien être folle….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 147 des croqueurs de mots :

“Ohé matelots, matelots naviguent sur les flots”

Les matelots n’ont pas le choix du capitaine

Sont-ils à la fête ? Ou complotent-ils ? Après avoir observé leur manège : Dites-moi, avec le style qui vous convient le mieux, ce que vous en pensez.

Le capitaine

Cinq hommes portant pour tout bagage

Un uniforme de marins

Se sont regroupés près du bastingage

L’un d’eux semble plus disert :

Oh les gars !il ne sera pas dit

Qu’un homme venu de la ville

Un capitaine de pacotille

Un marin de salon

Entrainera les matelots !

C’est bien beau d’avoir du galon

Mais il faut connaitre la mer

Et là il veut nous faire naviguer à vue

Une tempête arrive

Et il ne veut pas céder !

Foutons- le à l’eau

Pour qu’il connaisse

Enfin la mer !

Allez les gars : un! Deux ! Trois !

Et le capitaine tout frais émoulu

Des grandes écoles

Dans l’eau se débattit

Sous les rires et les moqueries

De ses matelots.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Très chers patients, notre amie Enriqueta a l’honneur de nous inviter

A l’hôpital des Croqueurs où nous serons tous malades le Lundi 20 Avril :

Elle voudrait qu’on lui raconte une histoire de malade

Ou de médecin ou de pharmacien ou d’hôpital ou de médicament… ou un mélange.

UN TOUT PETIT RIEN

La maladie me fait si peur

Elle tue le bonheur

Quand elle nous tombe dessus.

Pourquoi moi je me le demande ?

J’attends.

Les bruits de machines les voix étouffées,

Et moi.

La vie, la mort autour de moi

Faites qu’elle ne s’arrête pas

Qu’elle m’épargne !

Qui n’a pas vécu cette angoisse,

Cette attente,

Ce grand moment de solitude,

Qui nous prépare à une chose

Que nous ne connaissons pas.

Dont nous n’avons même aucune idée,

Ne pourra comprendre ces quelques mots

Griffonnés à la hâte pour tromper

La peur envahissante au fur et à mesure

Que les minutes s’égrènent !

Les mains moites, les aisselles humides

Nous attendons fragiles et vulnérables

Assis sur le bord des fesses

Le corps en détresse.

Une voix m’a dit : attendez quelques instants

Nous viendrons vous donner les résultats

Allez vous installer dans la salle d’attente.

Ca fait des minutes que j’attends,

Presque une heure que je suis là,

Diminuée, tremblante.

Je n’ose regarder autour de moi

Des malades perfusés, des lits médicalisés

Je suis vraiment dans un couloir d’hôpital.

Et cette télévision haut perchée

Qui diffuse un feuilleton insipide

Que personne n’écoute ni ne regarde.

Trop haute pour ceux qui sont assis

Et inutile pour les alités.

Mon dieu, je ne crois pas en toi !

Mais fais que vite sur mon sort

Je sois fixée

Surtout que l’on ne vienne pas me dire

D’une voix musicale : un tout petit rien

Madame, ce n’est qu’un tout petit rien.

Pourvu que cette phrase reste derrière

Ces portes blindées ! et que souriante

Une dame en blanc me murmure :

Tout va bien madame.

En attendant, personne ne vient

Et j’ai peur !

Un homme tousse, une femme se mouche

Une autre toute pâle essaie de retrouver son souffle,

Essaie simplement de survivre

Encore un peu, couverte de tuyaux,

de perfusion et le souffle court.

J’écris, je tremble, le buste raide

Je frissonne de froid ? Non,

Je pue l’angoisse et la peur, je le sens

Cette attente est inhumaine.

Une heure est passée, je suis toujours là

Un autre malade est arrivé dans le couloir

Il traîne sa bouteille d’oxygène, il est livide,

Il marche avec une canne.

Peut-être bientôt ferai-je partie de ceux-là ?

Je rejoindrai peut-être cette horde de malades en partance

Désabusés mais pleins d’espoir …

D’un peu de vie….

Madame D ? Voilà vos résultats

Nous vous conseillons d’aller voir votre médecin

Devant la terreur que doit refléter mon visage

La dame en blanc ajoute :

Oh ! ce n’est pas grave, un petit rien

Un tout petit rien, mais il vous expliquera

Bonne journée madame !

Comment puis-je passer une bonne journée ?

Il va me falloir attendre encore ?

Je vais lire les résultats puisque je les ai là…

Dans une grande enveloppe bleu ciel

Je lis en marchant vers la voiture

Je ne comprends pas un mot !

Pourtant c’est de moi qu’il est question ?

De mon corps ? Je baisse les bras,

Je souris vaillamment à celui qui m’accompagne :

On m’a dit qu’il n’y avait qu’un tout petit rien.

Nous attendrons de savoir ce qu’est, ce petit rien…

Sûrement rien

Sinon ils me l’auraient dit hein ?

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