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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

    le sujet :

 Lors d'un jeu, vous avez gagné   : une soirée dans  le phare  des Sanguinaires, avec le gardien, repas compris.

Mais (bien sûr il y a un "mais "; ce serait trop facile !

Mais, disais-je, lorsque vous arrivez au pied du phare, pas de gardien : la porte est  grande ouverte et  n'écoutant que votre courage, vous entrez ..Racontez  votre soirée surprise : gaie, triste, épouvantable, comique, terrifiante, ennuyeuse. .C’est vous qui voyez !

 

Fantasme d’adolescente

 

Je m’arrêtais en bas de  la jetée, complètement hirsute et décoiffée par un vent qui ne m’avait pas  lâchée depuis  ma maison de  pécheur louée à l’année  près des dunes. . Ce  phare, placé complètement au bout d’un pont branlant en bois  m’avait déjà énervée. Mes hauts  talons que j’avais ressortis pour  la circonstance  se coinçaient dans les lattes disjointes et  je râlais toute seule.
Fallait-il que je sois  maso pour avoir répondu oui à ce fou de Gontran, organisateur d’un jeu débile auquel j’avais participé et pire  gagné,  une soirée avec le gardien du phare des Sanguinaires.

Sous  prétexte que nous étions allés  à la  maternelle ensemble, il s’était senti obligé de  m’associer  à cette  soirée spéciale et il me l’avait avoué ensuite, m’avait fait gagner en trafiquant les billets ! 

Dans le dépliant  qu’il m’avait donné, il était précisé qu’il fallait arriver à la nuit. Ça,  c’était son côté  un peu  dément   et  surtout être  vêtus  tous d’une  grande  cape noire. Nous approchions d’halloween et je pense que c’était  un piège qu’il nous tendait pour nous appâter.  

Quand  je me trouvai enfin devant  le phare, la  porte était ouverte. Jusque-là rien d’anormal car  le gardien nous attendait. Je dis nous,   mais  je commençais  vraiment à me poser des  questions.  Pas une lumière, pas un autre  être humain aux alentours, et la nuit sans lune était impressionnante. Des bruits bizarres provenaient de  l’intérieur, alors  courageusement, restant sur  le  pas de porte, je  demandai d’une voix forte : il y a quelqu’un ?  Je me décidais à entrer.

Et puis zut, il y a  toujours un gardien dans un phare, donc  il suffisait  qu’il m’entende et  que je me  présente. Surtout que j’avais gagné  un repas avec lui.

Un grand type  brun,  maigre, portant des lunettes et surtout une grande redingote noire  vint enfin à ma rencontre.
— Vous désirez  mademoiselle ? 

Sans répondre  je lui montrai mon invitation. Il sembla perplexe.

— Qui vous a donné cela ? 

— L’organisateur du jeu : un gardien pour tous, pourquoi ? 

— Il a dit que c’était à mon phare que vous deviez venir ? 

— Evidemment, vous ne croyez pas que j’aurai s fait tout ce chemin dans la  nuit si je n’avais  pas eu une bonne raison !

Je m’énervais et  en même temps  j’angoissais. Dans quelle galère  je m’étais encore engagée. C’est tout moi !

— Suivez-moi, dit l’homme  à la cape noire.

J’obtempérai et  je montai derrière lui les  marches en perdant complètement mon souffle.

— Dites-moi, mon ami a parlé d’un dîner ?  On va  jusqu’où là ? 

— Mais tout en haut,  ma jolie demoiselle, sinon cela servirait à quoi de venir dans un phare ? 

Bien sûr, c’était de bon sens.

— C’est encore haut ? 

— Quelques mètres  trois tout au plus  ….

Enfin nous  voilà sur une  plate-forme  bordée  d’une petite rambarde. 

— Ne vous  penchez  surtout pas,  c’est dangereux.  Voilà c’est là que  j’habite et que je veille…

Je me retournai vers lui. Il n’avait  pas  été si proche de moi depuis notre ascension. C’est qu’il était beau le bougre !

— Nous devons dîner ensemble  lui rappelai-je, vous vous souvenez, j’ai gagné, ajoutai-je en souriant.

Il ne m’écoutait pas c’était flagrant. Il me fixait et à la lueur  blafarde  d’une  lampe tempête qui bougeait  au gré du vent, il m’embrassa.

— Mais que faites-vous, arrêtez, vous  êtes  fou !

— C’est vous qui êtes folle de vous aventurer  ici. Vous ne savez pas comment s’appelle ce phare ?

— A vrai dire si mais tout cela est n’est que foutaises !

Je n’eus  pas  le temps d’en dire  plus. Il se rua  sur moi, me coucha sur  le sol trempé et  me mordit  violement  le cou.  Je sentis mes forces  m’abandonner et  prête à m’évanouir je me surpris à lui demander de continuer  à aspirer  mon sang.  J’étais à lui, sa chose. Comme je me sentais bien, je dérivais  et  toujours ce vent qui geignait.  Soudain, un grand cri me fit bondir :

—  Danielle ! Viens vite, le repas est servi, tu ne vas  pas rester à te balancer dans ce transat  devant la  piscine! Zut  à la fin, on est toujours en train de t’attendre ! On est en vacances et ce soir on doit  monter  voir le  phare, il parait que la vue d’en haut est superbe. 

— Oui j’en viens…

Devant l’air ahuri de ma  mère, je me demandai ce que j’avais pu dire de si extraordinaire quand je vis  Louis  hocher  la tête, d’un air navré.

— Toujours en train de rêver ma  pauvre Danielle,  j’espère que c’est au prince charmant au moins !

Louis est mon grand  frère, il a  vingt ans et  moi quinze, son meilleur ami c’est Gontran, beau comme un dieu !

 

MC

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

  Ce n'est qu'un au-revoir,

un adieu, ou carrément la rupture définitive...

Ecrivez votre plus belle " lettre d'adieu "

  en poésie, injures, ou bien pathos ?

(sans en faire un roman)

                                                                  ADIEU

 

 Je ne peux envisager que tu ne sois plus là

Je ne peux comprendre que je ne te verrai plus

Et pourtant, la vie passe tellement vite ici- bas

Que je sens que demain dans mon cœur perdu,

Je n’aurai plus que les larmes de mes yeux

Pour te dire combien je t’aimais

 Quand nous étions deux !

 

La maladie s’est acharnée et ne t’a plus lâchée

On a tout essayé, tu as été entourée,

Dorlotée choyée

Aimée, puis crucifiée, puis encore … vaincue

Terriblement, douloureusement, vaincue.

Je ne te verrai plus, c’est une certitude

Devant moi, alors, je déplie un tapis de solitude

 

Je te parlerai mon amour, je te le jure

Tu seras dans mes pensées.

 Mon dieu que c’est dur !

Ce passage à vide où tu n’es plus,

 Mais où tu es encore là

Tu n’as jamais été si près de moi, dans moi

Je sens ta main me serrer,

 Ta bouche me chercher

Je t’appelle et tu ne répondras plus jamais

 

Va mon ange, va ne me regarde pas

Mes yeux se mouillent et mes larmes coulent

Pleurer me libère, mais je vais rester cool

Rien que pour toi ma douce amie

Ma sœur, pleurer n’était pas nous

Il ne faut pas que cela devienne moi

 

Adieu ma mie, adieu mon amour

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

LA TOILE SE DEVOILE"

 

 

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 À partir de cette toile du peintre BALTHUS, donnez libre cours à votre imagination, racontez votre histoire en prose ou en poésie, en utilisant un ou plusieurs éléments ou personnages du tableau, en démarrant ou terminant votre texte  par cette scène, en cherchant à retranscrire ce qu'a voulu exprimer le peintre...

Les choix sont multiples, ouverts et libres.

 

La canicule 

 

Il faisait une chaleur étouffante dans cette pièce sobre et reposante. C’est  là que nous venions ma mère et moi, chaque après-midi pendant les vacances scolaires, après avoir fait chacune une  petite sieste dans nos chambres respectives.

C’est là donc que nous venions toutes les deux pour y lire, peindre ou simplement nous  parler, rire et nous détendre.

Maman trouva ce jour-là qu’il faisait trop chaud. Il est vrai que je m’étais dénudée, ne gardant sur moi qu’une légère chemise en lin et sans manches.

Je me suis agenouillée sur le sol encore frais et un livre d’images sur une chaise, j’’essayais de ne  pas fermer les yeux tellement  j’étais anéantie de chaleur.

Ma mère, malgré cela, droite dans ses vêtements  incongrus pour la saison — un pull et un jean, de ce temps  ma  pauvre mère !— pensait naïvement qu’en tirant les  double-rideaux nous nous sentirions mieux et de meilleure humeur.

Elle avait raison mais en attendant je priais pour qu’elle fasse vite et qu’elle cesse de regarder  dehors la main sur  ce rideau de malheur !

Elle avait dû voir entrer mon père. Lui aussi devait  être  mal.

On a appelé cette  période  la canicule. Je ne souhaite à personne de souffrir comme nous en avons souffert ! Et encore, nous avions  la chance d’avoir un double-rideaux !

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Vous écrivez un petit texte (prose, poème, comme ça vous chante) en utilisant les titres des chansons de  Tino Rosso. Il est permis d’utiliser des mots de liaison pour la cohérence du texte

 

 

Cher Tino

 

Marinella, reviens !

J’attendrai  près de la petite église

A Capri.

Tant qu’il y aura des étoiles,

Sous les ponts de Paris

J’attendrai.

La vie commence à 60 ans

Après toi je n’aurai plus d’amour

Reviens !

C’est un chagrin d’amour

Marinella !

J’attendrai….

Mais reviens !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 Refait au rigolo

Les célèbres glaneuses de Millet

A vous de le faire parler...

Poème, prose, drôle, même sérieux, selon votre cœur


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Et patati et patata.

 

— Eh ! Les filles, je vais fumer une clope !

— Ben voyons, tu as vu comment elle agit ? Elle ne se fait pas suer, nous aussi nous aimerions bien faire une  pause.

— Tu sais quoi ? Elle s’est assise sur une branche pourrie du pommier, ça me fait peur !

— Oh ! Tu es trop bonne ! Tu crois qu’elle se préoccupe de nous en ce moment ?  D’ailleurs elle a emmené ses glanes, et ça tu vois ce n’est vraiment pas sympa.

— Ah ! Tu as raison. Parlons d’autre chose, elle m’énerve.

— Tu as prévu quoi ce soir à souper ?

— Une soupe aux choux.

— Tu  la digères bien toi ?  Moi j’en ai pour une nuit et le lendemain matin, rien que de me pencher dans ce maudit champ, me joue des tours.

— De quel genre ?

— Envie de vomir…

— Dis-moi tu ne serais  pas enceinte ?

— Mais non idiote, rompus comme nous sommes  Jules et moi le soir, crois-moi on n’a vraiment pas envie de  la gaudriole !

— Ouf ! Tu me rassures car déjà l’autre qui prend son temps pour aller fumer, si toi aussi tu me  lâches à cause de tes nausées, j’en serais  quitte pour  me taper le champ toute seule !

 

*****

— Alors les filles  je ne vous ai pas trop manqué ?

— Mais non ma chérie, tu as raison de faire des  pauses, on n’est pas des bêtes !

— La garce ! Tu as vu elle se fiche de nous en plus !

— Mais non, elle est jeune  tout simplement et elle a raison d’être moins soumise que nous.

— Allez  la gamine au boulot  maintenant !

 

Fin

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Trouvez trois  mots (maxi) de.... tête 

(ce peut-être un sentiment, un mot visuel, auditif, une sensation... Lié à la mémoire etc...

ou bien un mot lié à la tête dans des expressions courantes

 (ex: tête à queue, peloton de tête, tête de cochon, pâté de tête ou l'inverse etc...)

Bref trois mots (maxi) qui aient un lien direct ou lointain avec la tête

écrivez un texte court qui évoquera vos liens à ces trois mots

    sans  trop vous prendre la tête !

 Vous écrirez un texte sous la forme qui vous plaira

 

 

Je    n’ai plus  ma tête à moi !

 

Enfant, j’étais fragile.

Tout  me  touchait, me faisait mal.

Surtout  pour des histoires incroyables

Sans queue  ni tête.

Et puis  je devins adulte et mon père

Comme il n’avait plus assez d’ascendant sur moi

 Se contentait de hurler à tue-tête.

En attendant  je suis devenu un homme

Et  j’ai eu un coup de cœur  pour une femme

Une femme de tête  cela va de soi !

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Pour ce 87ème défi, je vous propose de jouer les astrologues.

On a tous en tête les douze signes du zodiaque

ou encore l’horoscope chinois. Je vous propose donc de créer vos propres signes du zodiaque.

Il en faut au moins six.

A partir de là vous avez le choix entre :

-  décrire tous les signes succinctement avec les principaux traits de caractère

-  soit choisir un seul signe que vous développerez

-  soit les prendre deux par deux en cherchant les points convergents ou divergents

-  soit faire l’horoscope de la semaine signe par signe.

 

Mes six signes choisis : Troène, Brouette, Panier, Clématite, Cosmos, Blé.

 

Troène :

Le troène est discret,  et de taille souvent petite.

Il aime se retrouver en compagnie. Seul, il s’ennuie. De bonne composition,  il accueille volontiers des compagnons d’autres ethnies qui cherchent  un toit.
Convivial, facile à vivre, on l’aime pour sa gentillesse, qualité dominante chez le troène.

 

Brouette :

Les brouette sont en général  serviables et très forts physiquement. On apprécie d’ailleurs cette force qui  permet à ceux qui les connaissent de profiter peut-être parfois un peu trop, de leur capacité à s’oublier pour aider les autres.

 

Panier :

La majorité des Panier, n’a aucune autonomie et a tendance à se laisser porter à bouts de bras contrairement à ceux nés sous le  signe de  la Brouette.

Il s’agit d’un signe rustique, très proches des siens, ils portent souvent toute la misère du monde.  On les aime bien en général et on les dorlote.

 

Clématite :

Les personnes nées sous le signe de la clématite sont des gens rêveurs. En général ,ils ont les yeux clairs et sont très sportifs. Leur sport préféré est l’escalade.

Leur couleur préférée : le bleu.
Ils s’adaptent à toutes les situations et sont faciles  à vivre.

 

Cosmos :

Signe de légèreté. On retrouve chez  les natifs de Cosmos, un peu de paresse, de ceux qui n’ont qu’une envie : se balancer, jouer avec le vent. Pourtant ils ont une belle assise, et  sous une apparente fragilité sont très  résistants.

 

Blé :

Dur en affaire et fier. C’est ce qui pourrait faire reconnaitre un blé. Il trône et cherche à s’élever dans l’échelle sociale, son but étant  de gagner  de l’argent. Rien ne leur résiste

 

Fin

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi n° 78 « Veillée contes » consigne proposée par :

Il était une fois … ainsi commencent souvent les contes.

A votre tour, choisissez un héros (ou une héroïne) parmi les personnages de contes: Petit Chaperon Rouge, Belle au Bois Dormant, Petit Poucet… transposez-le à notre époque, dépoussiérez le contexte, imaginez des rencontres improbables, accommodez l’histoire à votre sauce, faites-nous rire, trembler, frémir...

 

Le petit Yohann

Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Yohann et qui avait six frères.

Yohann avait six ans quand sa  maman quitta le domicile conjugal en emportant  tout ce qu’il y avait dans le congélateur et le frigo.
Paul, le père resté seul avec  sa marmaille ne tarda pas  à chercher désespérément  un morceau de pain ou de fromage  dans les  placards. Hélas, elle avait même emmené les réserves de conserves et  biscottes.  Il piquait bien parfois des quignons au réfectoire de son entreprise, mais  un jour  il se fit  prendre et ce fut terminé : plus de soupes au pain.

Un matin que tout le monde dormait pour oublier la faim qui les tenaillait, Paul vint les réveiller en leur promettant une balade  à Disneyland. C’était un mercredi.

Les cris de joie  de ses  petits lui fendirent le cœur  mais il ne  pouvait plus  reculer, il fallait qu’il trouve une solution.  Et la nuit portant conseil, il avait décidé de  les abandonner dans  les  manèges et  surtout de  partir  en courant sans se retourner.
Les voilà donc tous , habillés de leurs vieilles  frusques  mais  propres suivant leur père en se tenant par la veste à la queue  leu leu. 

Hélas, dans le RER, une bousculade  les fit  se disperser  et  prenant peur, ils en oublièrent l’objet de leur voyage. Quand enfin ils arrivèrent  à destination, leur père avait disparu.

Une  angoisse sans précédent  les  prit tous à la gorge. La  nuit tombait et  comment allaient-ils  le récupérer dans cette foule qui marchait, avançaient, sans se  préoccuper de ces  petits garçons  pâles d’effroi.

Yohann ne disait rien, ne pleurait pas  mais une idée germait dans sa  tête. Ils allaient retrouver la  maison, il suffisait  pour cela  d’être  tous ensemble. Et puis  une chose qu’il n’avait pas dite à ses frères, il avait relevé tous les  noms des arrêts  du RER.  Et les avait  notés mentalement. Alors il demanda  à tous de  bien se tenir et de monter dans le  premier wagon en tête et  le suivre sans  rien demander.
La nuit était maintenant tombée.
Mais  les petits  malins  étaient  à la  porte de  leur immeuble et riaient comme des enfants qu’ils étaient.  Yohann les avait sauvés, c’est le  père qui allait  être  heureux, il devait se faire un sang d’encre  et  peut-être  même  pleurait-il ? 

Hélas, ils avaient beau appuyer chacun leur tour sur  le bouton de  leur appartement, personne  ne leur ouvrit.

A ce moment  de la soirée, une voix fit sursauter  les gosses qui s’étaient assis en rond  en bas de l’immeuble:

Yohann était le plus petit et  il s'était endormi en révant cette histoire insensée. Il se réveilla en sursaut:

- Alors  les enfants que faites-vous là à cette heure ?

- Maman !!!!! Mais tu étais  partie !!!

- Oui mes chéris, j’étais partie  vous acheter un petit frère  et  je vous ramène  une  petite sœur ! Hein Papa, tu avais raison, ils se sont bien débrouillé  nos trésors.

Paul n’osa jamais dire  à sa femme ce qui était arrivé dans le RER, il avait trop honte… Perdre ses enfants dans la foule ça ne faisait pas sérieux. Mais  il était fier de son petit Yohann.

 Ce texte a été inspiré de très loin du Petit Poucet et toute ressemblance  …..

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Au pied de la lettre

Quel drame terrible a bien pu pousser celui qui a "réellement" donné sa langue au chat ? A partir d'une expression choisie dans le poème de Claude ROY Je vous invite à inventer une histoire en prenant Littéralement une ou plusieurs de ces expressions

                                                                J'ai choisi:  Lécher les bottes...

 LE FAYOT !

 Félicien est un homme extraordinaire. Il vient de fêter ses 60 ans et en parait  cinquante. Il  travaille dans une maison de confection de vêtements féminins et son plus grand plaisir est de venir  aux essayages sur  mannequins.  Le patron, un jeune homme tout frais émoulu des grandes écoles de commerce  lui a déjà fait entendre qu’il ne  pourrait  pas le garder indéfiniment  dans son atelier de couture étant donné son âge.

— Vous comprenez  mon brave, je ne peux  garder avec moi un homme du temps  passé, j’ai besoin de jeunes gens dynamiques,  prêts à tout.

— Vous avez raison cher  monsieur, vous avez effectivement des gens dociles et corvéables, disponibles  vingt-quatre heures sur vingt-quatre n’est-ce-pas ? 

— Je ne  vous  permets pas de juger ainsi vos  jeunes  collègues.

— Et moi Monsieur j’ai toujours dit ce que j’avais à dire en face ne vous en déplaise.

— Cela  me déplait, je vous demande donc d’aller  à la comptabilité  chercher vos indemnités. Je cherchais un prétexte, je viens de  le trouver : insulte  à supérieur.

Félicien, outré et furieux  se retourna  et  cria :

— Ça ne va  pas se  passer comme  ça, je vais  en parler aux syndicats.

Tout cela aurait pu se terminer ainsi. Chacun restant sur ses positions, on ne voit  pas très bien comment  Félicien pouvait s’en sortir.

En fait  il ne fut  pas  licencié, son savoir-faire et ses compétences ne  faisant aucun doute, il fut  muté dans un coin de  l’entreprise, près  de la  cuisine, et s’il voulait garder son emploi, il ne devait plus faire parler de lui. Il accepta car de toute façon, il lui restait un an à faire et il n’allait  pas  se  rendre  malade  maintenant.

Son nouveau job lui laissait beaucoup de temps libre et  il s’organisa.  Son plus grand plaisir était d’écouter les bavardages des employés quand ils venaient se restaurer et boire un café au distributeur.

Mais ce qu’il préférait était  l’attitude de Jean-Michel, une jeune recrue de  trente ans, qui non seulement avait les dents longues  mais était d’une servilité  incroyable. Il s’était mis dans  la tête que son patron ne pouvait plus vivre sans lui. Alors  il lui apportait  le café  tous  les  matins, courait  lui acheter des revues de  presse. L’autre  se rendant bien compte qu’il pouvait en faire ce qu’il voulait  ne tarda pas  à le prendre  vraiment  pour son domestique.

Félicien essaya bien d’expliquer au jeune homme que tout cela était inutile, que demain un autre  viendrait  à sa  place  et que  le  patron n’en avait rien à faire de ces  petits services. Mais Jean-Michel n’en continuait pas moins  à devenir de plus en plus  l’esclave. Il ne cessait de faire des compliments au vénéré  patron :

— Oh Monsieur  que votre cravate est  belle, sans indiscrétion vous  l’avez achetée à quel endroit ?  Elle est  parfaite et  va  très bien avec votre  chemise…

— Merci mon vieux. A ce propos  ça vous dérangerait de venir  m’aider ce week-end, je dois  tondre ma  pelouse et j’ai 2000 mètres carrés ?

— Pas de soucis  Monsieur  le Président, à quelle heure voulez-vous ? 

— Le plus tôt  possible, sans vous déranger

— Je serai là vers 8 heures du matin c’est bon ?

— D’accord mon ami, je me souviendrai de vous  promis.

Et c’est ainsi que de  plus en plus  servile, le  pauvre Jean-Michel lécha  les bottes de Monsieur F. pendant quelques mois. Il voulait  de l’avancement et surtout  prendre  la  place de Félicien dès qu’il partirait en retraite  forcée.  Son généreux patron lui avait promis, n’est-ce  pas ?

Tous ses collègues se fichaient de lui et  ne lui adressaient  même  plus  la  parole. Ils craignaient tous que  le  peu qu’ils  pourraient dire devant  ce type soit immédiatement répété.
Jean-Michel était bien seul mais il continuait  à faire des courbettes.
Qu’est-il devenu ?
A vrai dire cela ne  lui a  pas réussi de lécher  les bottes au patron, car Monsieur F., excédé  le  muta  à la  place de  Félicien près de la cuisine, et celui-ci reprit son travail de sous-directeur pour plusieurs années, dans son atelier avec ses collègues et les mannequins.  En effet, le patron, tout en s’excusant  lui signala qu’il ne  pouvait se  passer de ses services et de ses compétences.

Il y a  une  justice quand  même !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 75 En bref : couvre-chef! A partir de ce mot, on écrira ce qu'on voudra ! Une seule condition : glisser Qui m'aime me suive ! dans son texte.

 

Qui m’aime me suive !

 

Comme tous les dimanches matin, nous partions à vélo à la ville voisine où nous avions la chance d’avoir un extraordinaire marché.

Ce qui nous intéressait particulièrement était les légumes. Mon frère bien plus âgé que moi n’appréciait pas ces sorties dominicales.

En effet c’était le jour de foot avec l’équipe justement de la ville où nous nous rendions. Il ne supportait pas les rires de ses copains quand il déposait son vélo avec le panier accroché au guidon.

 

Il  subissait les quolibets du genre : Tiens un footeux par ici, à vélo en plus, te manque plus que la casquette mon gars, tu sais qu’il ne faut pas sortir sans couvre-chef ici. Nous sommes en altitude.

 

Tout le monde riait sauf Eric, qui me disputait pour se venger.

 

  — Tu ne pourrais pas venir seule faire les courses, Maman dit que tu n’es pas très éveillée, mais elle n’a pas tort. En plus, elle m’agace à vouloir absolument que je mette cette casquette avec laquelle je suis ridicule. Tu as bien entendu les potes se moquer de moi.

 

  — Mais elle te va très bien cette casquette, je t’assure. En plus, Maman dit que l’on doit toujours avoir quelque chose sur la tête pour éviter le froid. Tu sais bien que nous en sommes à moins douze degrés ce matin.

 

— Et alors ? J’ai des cheveux non ?

 

— Il n’empêche que ce couvre-chef te protège et te va très bien en plus. Tu as vraiment une tête à porter des chapeaux ou des casquettes.

 

— Ce que tu peux être idiote !

 

Et c’était ainsi tous les dimanches. Maman nous recommandait d’être prudents, de ne surtout pas oublié de nous arrêter au croisement des routes etc... Mais surtout elle insistait pour que nous portions des gants, des cache-nez et des … couvre-chef ! Moi j’aimais bien.

 Elle m’avait tricoté un bonnet en douce laine écrue et ça m’allait bien. Mais c’est vrai qu’Eric était ridicule avec sa casquette. Je ne lui disais pas, il m’aurait frappée je crois, de vexation et de colère.

 

Ses copains n’étaient quand même pas très sympas de se moquer mais bon, ils le connaissaient bien. Il était gentil Eric.

 

Et puis quand sur le terrain de foot, ils se retrouvaient tous et que de sa voix de fausset, il leur criait : Qui m’aime me suivre ! C’était un grand moment de délire. Toute son équipe courait dans tous les sens et ratait invariablement le ballon.

 

Forcément, il était gardien de but, alors quand tous se précipitaient dans le filet, un coup de sifflet les ramenait vite à leur place.

 

Mais j’adore mon frère et il me le rend bien. Avec ou sans casquette il est beau comme un dieu car c’est mon Dieu.

 

MC

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