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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Je vais citer ci-dessous 8 premières phrases de livres (incipit)

et 8 dernières phrases (explicit).

Le défi du lundi consistera à choisir un début

et une fin de roman et d’écrire l’histoire (en prose ou en vers)

pour lier le début à la fin

DEBUTS DE ROMAN

« Bon, c’est parti« .

David Lodge – Thérapie

« Je ne sais pas trop par où commencer« .

Philippe Claudel – Les âmes grises

« C’est fini« .

Romain Gary – La promesse de l’aube.

« La situation manquait cruellement d’excitation« .

Maxime Chattam / la patience du diable

« Ils ont peur déjà, le désordre vient si vite« .

Judith Perrignon / Victor Hugo vient de mourir

« Je n’ai jamais été un homme violent« .

Pierre Lemaître / Cadres noir

« Alors qu’il avance d’un pas décidé dans le couloir de la station

Les Sablons à Neuilly, Vincent entend le métro approcher« .

Jacques Expert – Tu me plais

« La sonorité métallique du téléphone brise l’écho obstiné

mais monotone de la pluie qui tambourine sur le toit« .

Patricia Cornwell – Traînée de poudre

FINS DE ROMAN

« La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. »

Guy de Maupassant – Une vie

« – Alors, qu’est-ce que t’as fait ?
– J’ai vieilli. »

Zazie dans le métro – Louis Pergaud

« Cela peut arriver à n’importe qui. »

Petits regrets et grands mensonges. Liane Moriarty

« Car c’est la suite de l’histoire qui importait.

Et ils étaient d’accord pour l’écrire ensemble. »

Guillaume Musso – l’instant présent

« Je peux attendre pensa-t’il aussi longtemps qu’il le faudra. »

Le bleu de tes yeux – Mary Higgins Clark

« Quels gredins que les honnêtes gens ! »

Emile Zola, ‘Le ventre de Paris

« Allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire. »

Lautréamont, ‘Les chants de Maldoror’

« Rira bien qui rira le dernier. »

Denis Diderot, ‘Le neveu de Rameau’

 

Pauvre Baronne !

 

Je ne sais trop par où commencer. Il était exactement  neuf heures du soir et Laurent, mon fils n’était pas rentré. Il faut dire qu’il avait un sale boulot : vigile dans une grande surface et ce depuis trois mois. Il ne s’habituait pas à ce nouveau job. Lui si doux, si respectueux, si enclin trop souvent d’ailleurs, à pardonner devait se montrer dur et intraitable et à poursuivre dans tout le magasin un gosse ou un SDF qui avait « volé » un paquet de chips  par exemple.

Ce n’était pas dans sa nature et quand il était obligé( les caméras ne l’épargnant pas) d’arrêter un gamin et de lui demander de le suivre sans faire d’histoires, il rentrait malade, sans entrain, fatigué. Il ne voulait pas m’expliquer mais je le connaissais et je savais bien que ça ne  pouvait pas durer comme ça  très longtemps. Il allait y laisser sa santé.

Un soir, pourtant, il se mit à siffloter. Je lui demandai la raison de sa bonne humeur et vous savez ce qu’il me répondit ?

« J’ai arrêté une dame bon chic bon genre qui avait chapardé une cassette vidéo. »

Et ça le faisait rire ?  je ne comprenais plus rien quand il m’expliqua qu’il s’agissait de la baronne de  la Norman. J’éclatai de rire moi aussi. Quelle jouissance pour ce brave homme qui était mon fils, de  prendre en flagrant délit cette  peau de vache qui avait appelé  la  police quand il était gamin parce qu’il lui avait pris une  pomme directement sur l’arbre !

Quand elle fut reçue avec toute la déférence due à son rang dans le petit local attenant au bureau de la direction, elle se mit à pleurer.

 Le directeur gêné en voulait à Laurent d’avoir fait « ça » à la Baronne et affirma à celle-ci qu’il s’agissait d’une méprise et  du zèle d’un employé.

Et elle, d’un geste large répondit : rien de grave ne vous inquiétez pas je ne  porterai pas plainte, cela peut arriver à n’importe qui.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Mari bricoleur rime- t-il avec « La maison du bonheur »   Je vous invite à broder En prose ou poésie A partir de cette photo Avec UN mot imposé : “Idiosyncrasie” Faites-nous sourire voire rire,

Emouvoir avec cette maison, pas comme les autres, Le facteur Cheval serait-il battu…?

 

Quand nous découvrîmes cette petite grange à peine visible du chemin vicinal dans lequel nous nous étions engagés, Edouard et moi nous nous sommes regardés et sans un mot sommes descendus de la voiture.

— Mais regarde comme elle est chouette, en pleine  nature, tout à fait ce que nous recherchons 

— Et puis Chéri, il n’y a  pratiquement pas de travaux à faire tu as remarqué, elle tient debout, et il y a  même  un robinet d’eau dehors. Il suffira de dégager  un petit chemin au début pour aller  jusqu’à la porte en bois. Cela dit elle sera  peut-être à repeindre non ?

Mon mari regarda l’air effaré devant mon enthousiasme. Je ne comprenais  d’ailleurs  pas pourquoi soudain il eut un mouvement de recul.

— Viens on s’en va !

— Mais  on n’a  même  pas visité :! Ah ! Non !je veux voir l’intérieur.

— D’accord allons-y.

Et là, une immense pièce avec le sol en terre battu, les murs en torchis, en bon état, il faut le  préciser, et une  ampoule au plafond n’attendait que nous.

J’ai toujours été impatiente et là je ne serais  pas partie sans la  promesse d’Edouard d’acheter ce petit bijou. Il est gentil et je crois qu’il m’aime. Il fit toutes les démarches et dans le mois qui suivit nous  passâmes une semaine de vacances   à faire des  plans : là on fera  la  chambre, là on mettra une cloison, là on fera la cuisine et là ce sera la chambre d’amis, etc…

Nous voilà partis  un samedi matin à Leroy Merlin avec une camionnette  louée pour  l’occasion.  On y enfourna des sacs de  plâtre, de la  peinture, des escabeaux, des  marteaux, des bouts de  planche, un évier  que sais- je encore !

Au bout de huit jours, Edouard avait la  main droite bandée. Connaissant  son idiosyncrasie  au bricolage je n’aurais jamais dû le  laisser seul avec un marteau et des clous, car naturellement  le premier coup porté fut pour son pouce et le second  pour le dos de sa  main. On a continué quand  même car il fallait absolument que les fenêtres, qu'il avait posées de guingois ferment  malgré tout car nous allions rentrer  et tout laisser en chantier. Il ne manquerait plus qu’en plus  on nous vole  notre  matériel!

Juste au moment  où enfin nous avions réussi à tout boucler en mettant des planches en travers, il se  tordit le pied  pour éviter l’évier qui trainait au sol. Il hurla de douleur, jeta  les outils  n’importe  où et d’un ton sans réplique me dit : avec tes idées à la con, je ne  pourrai  pas aller travailler lundi dans cet état !

Terriblement vexée et  outrée du ton qu’il avait employé  je fis  mon sac et  partit en claquant le  porte.

— Je te laisse, tu travailleras  mieux tout seul !

C’est ainsi qu’il s’est mis au boulot sérieusement. Cette fois  il a  appelé un plombier, un menuisier, un peintre, un maçon, un électricien et en deux mois  la  grange vétuste  que nous avions  trouvée s’était transformée en une superbe  maison de campagne.

C’est quand  même chouette d’avoir un mari bricoleur !

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 179 : croqueurs de mots une minute pour convaincre

À la foire aux coups de cœur, vous avez une minute pour convaincre

et nous faire craquer pour un de vos objets favoris

 

Mon meilleur compagnon

 

 

Quand j’avais quatre ans, j’ai été placée  à la campagne et élevée par une tante à mon père.  Mais  pour certainement ne pas trop me traumatiser on m’avait  fait un cadeau : un baigneur en celluloïd. Il ne bougeait pas les yeux  mais il les avait d’un joli bleu. Ses membres étaient attachés entre eux et tenaient au corps par des élastiques  ronds.

Ce baigneur fut mon compagnon  pendant toute mon enfance. Dès que j’ai eu un vélo je l’emmenais  promener sur mon porte- bagages. Je lui tricotais des vêtements. Son dernier ensemble était rouge vif et comportait un pantalon, un gilet, un bonnet et des chaussons. Depuis  j’ai perdu les chaussons !

                 Et puis quand j’ai eu seize ans, je suis revenue  habiter dans la région parisienne  chez  mon père. Dans ma maigre valise dormait mon compagnon.

                  Et  puis je me suis mariée et devinez qui j’ai emmené dans notre minuscule meublé de  douze  mètres carrés au cinquième étage sans ascenseur ? Mon Baigneur.

                 Et puis nous avons emménagé dans un autre logement plus grand toujours avec lui dans mes bagages.

Aujourd’hui, je suis en retraite à la campagne et nous avons un grenier. Alors dans un grand carton, bien calé, au chaud, il dort dans son habit rouge.

Il a  soixante et onze ans cette année. Pas mal conservé  il peut encore faire illusion. Mais il ne sera  jamais donné de mon vivant, il disparaitra avec moi …

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 177 croqueurs de mots

Vous choisissez une chanson que vous aimez ou que vous détestez. A partir de là vous écrivez un texte (pas trop long) en vers, ou en prose, comique, ou triste ou normal : parodie, critique, commentaires “off” .

Entre les phrases de la chanson …. Au choix Dans ce texte , vous intégrez au minimum, 5 mots de cette chanson.

 

A la claire fontaine

À la claire fontaine
M'en allant lessiver
J'ai trouvé l'eau si sale
Que je me suis sauvée

Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne m’y ferai
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je te pardonnerai

Sur les feuilles d'un cahier
Je me suis libérée
A la dernière page
Me suis mise à chanter

Il y a longtemps que la haine
A remplacé l’amour
Il y a longtemps que la haine
A remplacé l’amour…


 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Commenter simplement cette image

 

 

La dure réalité

 

 Je savais depuis le début que Joseph cachait quelque chose. Un jour que je  l’épiais, je l’ai entendu passer un coup de fil directement à Dieu  pour lui demander ce qu’il devait apporter  à Jésus  pour son petit Noel.

Dieu dans sa grande  bonté  lui a répondu : mais ta  présence  lui suffit  Joseph !

Pas convaincu, le brave charpentier décida  malgré tout  de  faire un cadeau dont  le gamin se souviendrait. 

Alors il alla  dans  le bureau de Marie  qui pestait contre  les redevances EDF qui avaient encore augmenter, contre  la dinde  qui n’était plus ce qu’elle était et  quand elle  l’entendit lui demander du papier à lettres et  un crayon, elle s’énerva.

— Que veux-tu faire encore ? Tu crois que tu n’as  pas fait assez de bêtises  depuis que notre fils est  né ?  Tu n’as  même  pas été  fichu de lui fabriquer une balançoire dans le jardin !

 Joseph tout contrit  ne répondit pas et  prit sans un mot  le papier et le crayon. 

Il s’isola dans la cuisine et  sortant un bout de  langue  pour mieux s’appliquer il écrivit  trois lignes :

Père Noel, ne m’en veuillez pas  mais  il ne faut pas  vous fâcher, vous n’avez plus  lieu de  passer chez les enfants. Je suis le  père de Jésus et  il est  né  à La Courneuve à la maternité.  Alors s’il vous  plait ne fêtez plus ce jour  je vous en supplie, ce ne sont que des  mensonges.

On ne sut jamais ce qu’en pensa  le  père Noel mais ce que l’on sait c’est que depuis ce  jour, il se promène en calèche et vend des portables sur les  marchés. Personne ne comprenait  jusqu’à ce qu’il dépose dans  toutes  les maisons  la confession de Joseph.

Quelle histoire ! Ne la racontez pas aux enfants surtout !

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

On peut faire quelquefois d’un désagrément un atout.

Raconter, de préférence sur mode léger et sans allusion à l’actualité, votre plus beau souvenir de petit désagrément (maladie d’enfance, voyage annulé, …)

 

Il fallait en rire 

J’étais encore jeune et plein d’allant mais traumatisée par un travail stressant et fatiguant. Il faut dire que je voyais environ 300 à 400 personnes dans la  journée qui défilaient. Celui-ci pour déposer une remise-chèques, celui-là pour demander un crédit, l’autre  pour  avoir de la  petite  monnaie, l’autre encore pour obtenir une avance sur son salaire. Le plus exigeant était celui qui venait protester contre la différence entre ses  comptes et ses  relevés bancaires. Il fallait faire face, rester courtois et calme et franchement parfois  « on pétait les plombs ».

Un jour justement où je recevais un client modeste qui voulait anticiper sur  la fin du mois, je lui expliquai que cela n’était plus possible, il avait déjà largement utilisé tout ce qu’il avait et  que l’on ne pouvait aller  plus loin. J’ajoutai que  j’étais navrée, que je me  mettais à sa place, que je comprenais mais que…

Il resta assis dans le fauteuil clientèle en face de moi, bien qu’à plusieurs reprises  j’avais confirmé que  je  ne pouvais rien pour lui. A  un moment, très énervée  mais  cachant cela sous un sourire crispé je lui dis : Vous ne voulez  pas  partir ?  Pas grave, c’est moi qui vais m’en aller »

Il ne me répondit  pas. Je pris un gilet, mon sac  à mains et dignement sous le regard étonné  de mes collègues  je sortis. Je fis le tour du pâté de maison, bus un verre d’eau fraiche au  petit café  d’à côté,   et  rentrai…

Il était toujours  là, assis de la  même façon, les  jambes  bien tendues.

Mes amis commençaient à glousser, se moquant gentiment de moi. J’étais quand  même  prise de court. Je  m’assis toujours dignement devant lui et d’un air  narquois, il me demanda : il ne fait pas trop frais dehors ? Bon on reprend  où en étions-nous ?

Et là, je fus  prise d’un fou-rire  nerveux suivi par  plusieurs de mes collègues. Et lui –même se  leva et me dit l’air très sérieux : aller,  je vous ai assez ennuyée  pour aujourd’hui je reviendrai demain………

Mon seul réflexe, éberluée devant son aplomb fut de répondre sottement : OK  à demain…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Raconter une belle histoire qui va mettre en scène trois personnages : Jules, Jeanne et son éternelle cane

Un personnage de petite taille qui semble assez agité

Un lieu : une mare près de l’église

Un objet : une pendule

 

 

Jeanne et Jules

 

Regardant sans arrêt la pendule qu’il avait  volé  à sa grand-mère,  Jules, trépignait  près de  la mare  aux canards  du village. Il avait repéré une  cane toute  blanche et  il voulait absolument  lui donner du pain rassis avant la sortie de la messe.  Le  problème est que  le  pauvre gosse était  plus  petit que la  moyenne, c’était un nain. Et ses bras  n’étaient pas assez  longs  pour  attraper  la cane  même si elle venait près du bord.

De plus  les cloches se mirent à sonner la fin des vêpres, doux  Jésus, si sa  mère le trouve  là pataugeant dans les grandes herbes, il va encore  se faire disputer.  D’emblée dès qu’il pensa  à la punition éventuelle, il se  mit  à hocher la tête de droite à gauche, secouer les épaules.  Ses tics  le reprenaient. 

Le  pauvre  déjà handicapé par sa taille  le voilà maintenant  bien ennuyé car les  amies de sa  mère  l’interpellent et lui demande  pourquoi il est si nerveux.

C’est parce que  je veux donner du pain à la  jolie cane blanche de Maman, et elle  n’en veut pas.

La dame se retourne vers  Jeanne, l’air  affligé : ma  pauvre Jeanne, vous n’avez  vraiment pas eu de chance avec ce gamin.

Jules, rageur, ayant enfin réussi à donner son pain donna  un grand coup de poing dans les fesses de  la bigote qui hurla, outrée !

Jeanne  pouffa en s’excusant : ben oui hein, il est  petit il ne se rend  pas compte  où il frappe. 

Elle  prit la  main du gamin et ils  rentrèrent chez eux, heureux d’être ensemble. Avec sa  mère il n’avait pas le complexe de sa taille. Il faut dire qu’elle-même était naine….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 173 : Croqueurs de mots

On vous a servi un breuvage qui vous a statufié sur un banc public. Racontez ce que vous voyez ou entendez  ou même ce qui se passe dans votre tête.

 

En dehors du temps

Je suis bien. Je n’ai jamais été aussi bien. Mes douleurs aux genoux ont disparu et je suis comme dans un rêve.  Près de moi sur ce banc, dans ce square  que je ne connais  pas, est venu s’installer un vieux monsieur. Je dis vieux car il doit avoir mon âge.

Il est vêtu comme en plein hiver et pourtant nous sommes au mois de Juillet. D’ailleurs, il s’essuie régulièrement le visage avec un bout de sopalin qu’il déchire consciencieusement du rouleau  qu’il a  posé entre nous deux. Il me parle, me dit qu’il fait frais pour la saison, que l’on endure une petite chauffe le soir et qu’il est heureux d’avoir acheté des sachets de verveine. Il en boit une en rentrant et ça lui fait du bien aux os. Je l’écoute béatement, un demi sourire sur les lèvres, mais en fait je me fiche éperdument de ce brave homme. Comme je vous  l’ai dit  je me sens  merveilleusement bien, je me sens  très bien.

Un jeune enfant passe près du banc et me lance son ballon. Je ne le rattrape pas. Le gosse  s’énerve : joue Madame !

Toujours mon sourire béat, mais pas un mouvement, pas un geste. Le petit s’enhardit ; il me tâte  les  mains et  téméraire vient  jusqu’à me tirer les cheveux. Je ne bouge toujours pas

        — Maman, la dame est froide ;

        — mais non voyons tu vois bien qu’il s’agit d’une statue.

  • Mais alors  pourquoi elle sourit ?

— Allez viens, tu m’en demandes trop !

         — Maman, Mama, tu as raison, i l y a  même  un pigeon qui vient de  faire caca sur sa tête !

  • — Alors tu vois !

A ce moment -là c’est moi qui me réveille, je sors de cette  léthargie passagère due sans doute à mon âge ou  à ce truc bizarre que m’a fait boire  Eliane,  et je me lève d’un bond. Le gamin coure encore….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

La seule contrainte est de commencer votre texte, par : partir, ça y était : instant magique.

 

On part

 

Partir, ça y était : instant magique, n’est-ce pas Zoé que c’est magique ? Non ?  Tu ne réponds  pas tu es trop occupée ?   Zoé notre fille de trois ans trimballait son doudou dans tout l’appartement et me suivait pas à pas pour ne pas me  perdre.

Vincent quant à lui pestait contre la porte de cuisine en insultant bien sûr le  serrurier car c’était forcément de s faute si mon cher mari n’arrivait pas à rester calme devant une serrure tout à fait ordinaire. Il suffisait simplement de tourner la clef dans le bon sens mais il était gaucher et trouvait toujours cette excuse lorsqu’il fallait, par miracle qu’il s’occupe de  l’intendance.

Moi j’avais fermé les volets du séjour, des deux chambres et je finissais de cadenasser la  petite  lucarne de la salle de bains.

Zoé s’impatientait : Maman, Papa on s’en va quand ?  vite ! Je veux voir la  mer !

Enfin nous fûmes dehors sur le palier de l’immeuble. Plus que  cinq  étages  et hop à nous les vacances, à nous les châteaux de sable, à nous les baignades et le soleil :

Nos trois valises à roulettes  à nos pieds, mon sac à mains en bandoulière, et le doudou de Zoé calé dans son bras. Nous attendions  l’ascenseur au bout de cinq minutes, Vincent s’énerva et nous dit : je vais voir quel est le con qui n’a pas refermé la porte.

Zoé, forcément poussa un « Ho !! » d’effarement, naturellement offusquée  et ravie d’avoir entendu un gros mot.

Ne le voyant pas revenir, je l’appelai en me penchant à la rambarde : pas de réponse.

L’affolement me  prit. Que faisait-il, où était-il ?  Quand on le vit remonter à pieds les étages, à son visage pâle de  colère  je compris que l’ascenseur était tout simplement en panne.

— Bon partez sans moi, j’ai ma dose.

— Mais Vincent reste cool. Ce ne sont que des bagages à descendre, on fera plusieurs  voyages.

Il me regarda méchamment et dit :

— Et qui à  ton avis va les descendre ?

— Ben nous trois…

— Sans doute, oui  et puis avec votre manie d’emmener un tas de trucs qui ne servent à rien, je suis sûr que si je m’en étais occupé  il n’y aurait eu qu’une valise en tout, on ne  part qu’une semaine !

— Vincent ne sois pas de mauvaise foi. Les valises sont  là maintenant. On ne va  pas  les  vider n’est-ce-pas ?  Alors tu en prends une et moi une autre. Zoé, ma chérie tu nous attends ici surtout tu surveilles bien la dernière valise. On remonte tout de suite.

Arrivés dans le  hall, nous  avons fait une  pause pour souffler et Vincent  plein d’humour me dit : c’est tout bon ça descend, on remonte à vide. Je me mis à rire et lui fis un baiser sur la joue quand on entendit hurler Zoé.

Vincent remonta à toute vitesse et il me cria :

— Ce n’est rien tout va bien, reste en bas. Son doudou  est tombé dans l’escalier. On va le récupérer.

Il descendit la troisième valise, Zoé sur ses talons et au premier étage, elle récupéra  le doudou. D’une  petite voix elle nous dit :

— Ah ben dites donc c’est ça  votre  instant magique ?

Nous n’avons rien répondu trop occupés  à cacher nos sourires 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 171 (croqueurs de mots)

Défi 171 croqueurs de mots

Vous pouvez utiliser les images comme un escargot, comme un chemin, comme une marelle.

Vous pouvez vous laisser porter par les couleurs, par les odeurs que les images et pourquoi pas une musique,

J’ai décidé de les prendre à la suite en commençant en haut à gauche.

Petit rêve bucolique

Debout dans une prairie où fleurissaient abondamment des coquelicots, (1) j’attendais mon amoureux qui m’avait promis de me rejoindre avec sa voiture jaune (2) du boulot. Le connaissant, il va arriver joyeux et un bouquet de jolies fleurs (3) à la main, ou qui sait une invitation à venir dans sa chambre d’hôtel (4). J’y étais prête depuis le temps que nous nous connaissons et puis je l’aime.

En patientant, je me suis assise et regardais un canard (5) hardi venir vers moi. Il a dû être déçu quand j’ai ouvert ma petite valise en rotin(6) pleine de laine, que j’avais amenée au cas où je devrais attendre ! Je me mis à rêver de beaux monuments (7) entrevus dans un magazine et d’un voyage pourquoi pas tout cela en écoutant un magnifique solo de violon(8) qui est mon instrument préféré. Et puis comme mon amour n’arrivait pas, je m’allongeai dans l’herbe et je laissai mon esprit vagabonder. Je me revoyais fillette aux lunettes de soleil (9) m’extasiant devant un château en ruines (10) si je me souviens bien ?. En même temps je fus dérangée par un écureuil (11) qui passa à un mètre de moi pas du tout apeuré, je souris de plaisir, que c’est beau la nature !

Puis je repartis dans mon rêve : je dansais les mains de mon amoureux sur mes hanches et lui affublé d’un superbe chapeau (12) et nous étions bien. Puis il m’emmenait tout en m’enlaçant vers sa magnifique demeure avec un large balcon (13) . Sur le côté de la porte il avait un écusson (14) dont je ne reconnaissais pas la forme et puis on partait dans une jolie ville (15) et puis il y avait une statue de taureau (16) et puis… et puis…

— Nathalie !!!! Réveille-toi ma chérie tu dormais ? Tu es très belle quand tu dors.

— Je ne t’ai pas entendu arriver car je rêvais de toi, c’était très chouette.

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