Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 213 Croqueurs de mots

Novembre a ses charmes

Novembre a ses larmes

Son décor fait rêver

Son refrain fait pleurer

 Vous le complétez ou vous l’introduisez dans un texte comme cela vous convient.

Questionnement sur le mois de Novembre

Certains disent et y croient :

Novembre a ses charmes

Je n’ai jamais trouvé de charme à ce mois triste à pleurer. C’est le mois  des bruines, du brouillard, des  petites  pluies  parfois du gel  et  surtout c’est le mois des défunts, c’est  le mois des visites au cimetière. Il faut bien rendre visite  à nos  morts  n’est-ce pas ! C’est le mois qui enterre l’automne.

Novembre a ses larmes,

Que ce soit devant  les tombes des  personnes que nous avons aimées, que ce soit dans les rues des villes, tout est gris et triste et souvent à cette période, on commence  à parler des sans-abris et beaucoup y vont de  leur  larmes à défaut de leur porte-monnaie. On ne peut  pleurer sur toutes les misères du monde n’est-ce pas ?

Son décor fait rêver

Malgrè tout car c’est  le mois des préparatifs  de noëls fastueux, des  promotions, des  repas  disproportionnés qui laisseront un gout amer les lendemains, mais auxquels il va falloir penser si l’on veut trouver ce que l’on cherche de  meilleur…, des décorations  flamboyantes dans les arbres, des  petites lampes qui scintillent, des sapins décorés. 

Son refrain fait pleurer

Si j’ai de l’eau dans les yeux, c’est qu’il me pleut sur le visage sont  les paroles d’une  magnifique chanson « balade en novembre »

En novembre, bien souvent on fait le point sur l’année écoulée et c’est  un mélange de joie et de souffrance qui se dégage de ces réflexions et ces retours sur soi. Mais on l’aime bien car c’est aussi le mois des jolies couleurs des feuilles jonchant les  pelouses, c’est  le mois des  feux dans la cheminée, c’est le  mois de  la sortie avec bonheur des couettes que l’on avait bien rangées.

C’est le mois qui  va être très long  pour  les  gens qui n’ont rien et qui ont froid,  mais qui va être court pour tous ceux qui « doivent »  préparer  les « fêtes de fin d’année »

Novembre ne laisse personne indifférent.

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Défi  212 Croqueurs de mots

Le Street Art, ou Art de la rue  Le défi va consister à écrire une petite histoire en y incluant au moins l’une des propositions suivantes :

  • un regard bizarre,
  • les murs ont de grandes oreilles,
  • la chance me sourit.

 

Sur les murs de  Paris

 

Je me retrouvai dans une rue déserte de Paris et  l’envie  me prit de  m’asseoir à une terrasse  de café que je voyais au loin.  Je  me dirigeai donc  vers  le boulevard  quand  je levai la tête  pour voir un hélicoptère qui  tournait sur la capitale comme cela arrivait  souvent.

Mes yeux furent attirés par un pan de mur  recouvert d’une énorme fresque représentant un repas de famille. L’immeuble devait faire six étages comme beaucoup, et cette  peinture grimpait jusqu’au toit.  Magnifique talent  en plus.  Les couleurs étaient superbes et  les  personnages très bien représentés.  Je trouvais que la femme était extrêmement jolie et surtout avait un regard  bizarre qui semblait  nous suivre, nous les  petites fourmis sur le trottoir.  Si j’avais entendu : venez donc vous asseoir  près de nous et  manger un morceau, je n’aurais  même  pas été étonné. Je me surpris  même  à vouloir leur dire un mot mais me suis rappelé ce que  ma grand-mère disait toujours : parle doucement, ne crie  pas dans la rue car  les murs ont des grandes  oreilles !

Cette  phrase  me poursuivait depuis mon enfance et  personne ne  m’a  jamais entendu parler à voix haute en dehors de chez moi.

Mais aujourd’hui est un autre  jour.  Devant cette  magnifique œuvre  je  me  dis que  c’était un très bon jour.  J’étais heureux de  me rendre compte enfin que les murs pouvaient revivre et nous faire rêver grâce à tous ces artistes. Et  je pensais également que c’était un hasard  si j’étais  passé par cette rue.  Peut-être que tout simplement la chance  me sourit, et  demain j’irai ailleurs  pour chercher encore de la beauté dans cette  ville sans  âme.

 — Bonjour Monsieur, je vous sers quoi ? 

— Rien pour l’instant, j’attends des amis, en lui montrant  la famille  sur  le mur.

— On fait comme ça, répondit le serveur en faisant signe à son collègue que je devais  être  à moitié fou.

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Vous avez reçu une invitation à un vernissage, avec un(e) ami(e) ….

Ravie ou outrée vous partagez vos impressions devant les premières œuvres exposées … et mieux si vous insérez 2 expressions contenant le nom d’un animal

 

La peinture et moi

 

J’attendais  à la sortie du métro Hôtel de Ville, dans le froid,  Jodie qui devait me retrouver  pour aller  voir un vernissage auquel  Marylou, une amie commune,   participait. 

C’était la  première fois que je venais dans ce genre d’endroit  car  je ne comprends rien à la  peinture;  je peux  simplement  m’exclamer : c’est beau… c’est  pas mal…  je n’aime  pas trop…  mais vraiment sans connaissance aucune de cet art que beaucoup admirent.

Quand Jodie arriva, elle m’embrassa et me dit :

— J’ai une mauvaise nouvelle, en fait  Marylou ne viendra pas, elle est grippée et  certainement  la peur au ventre,  elle ne se sentait de toute façon pas d’attaque  à venir écouter  les réflexions sur sa peinture.

— Alors  là, pas cool, elle aurait pu nous téléphoner avant. 

— Jusqu’au dernier moment elle a cru qu’elle  pourrait faire face.

J’étais furieuse car  je gâchais mon après-midi.  Jodie voulait absolument  entrer dans cette galerie et  forcément  je l’ai suivie. 

Et  là je dois avouer que  une fois  la colère  passée  je circulais parmi des gens qui eux, savaient du moins donnaient  l’impression de savoir, ce que représentaient tous ces tableaux  petits, moyens  et grands  pendus  aux  mur.

Je remarquai plus  particulièrement plusieurs tableaux du même auteur. Original disaient certains, magnifique,  disaient d’autres et  tout à coup une voix s’éleva, c’était Marylou :

— Juste bon pour tapisser mon séjour. 

Tout le monde s’arrêta et la regarda outrés. Comment  pouvait-elle  porter un jugement si intense sur des œuvres d’autres artistes ? 

— Bon ne paniquez  pas ces toiles sont de moi.  J’ai le droit de  ne pas les  aimer  non ? 

Cela ne se  passa  pas  comme  ça.  Les visiteurs furieux ont commencé  à l’invectiver, du genre  ce n’est pas  parce que  vous  êtes nulle en peinture qu’il faut  nous  prendre  pour des  imbéciles. Si c’est si mauvais  pourquoi continuez-vous  à faire ces horreurs,  etc...etc….

Marylou ne répondait  pas mais discrètement nous entrainait au fond  de  la galerie.  L’ambiance était un peu calmée et  nous regardions enfin plus sereinement  ce qui nous était  offert  à nos yeux de candides. 

J’en remarquai un particulièrement  réussi, à mon gout ;  il s’agissait d’un chat noir  assis et une  patte levée  prêt à se  la  passer  par-dessus  l’oreille.  On aurait cru qu’il allait  sortir du tableau et venir  se frotter contre  nos jambes tellement il semblait vrai.

Derrière nous  les visiteurs s’agglutinaient et étaient eux aussi scotchés devant cette  toile magnifique.

Quelqu’un demanda qui avait pu faire ce chef-d’œuvre et Marylou se tournant vers eux, leur  dit : c’est moi.

Ils restèrent sans voix et elle enchaina : eh oui, je peux  être capable du pire et du meilleur. C’est cela aussi être artiste.

Tout le monde se tut et  nous sortîmes  toutes les trois en riant. 

— Bon les filles  je vous  offre un verre ?  J’ai vendu  mon chat !

— Non !  A qui ? 

—A  la dame qui a été la  plus violente dans ses  paroles  quand  j’ai parlé de  papier peint, donc  j’en déduis que cette  acheteuse aime  la peinture et ne  veut pas qu’on la dénigre.  C’est tout  bon pour les artistes des gens comme  ça, il y a tellement de détracteurs !

— A la vôtre les filles !

— Marylou, c’est ton chat qui est sous la table ? 

— Oh  le vilain, il a sauté de son cadre ! 

Jodie, effarée  nous regarda et annonça qu’elle  n’irait plus  jamais  à un vernissage où alors  quand il n’y aura que  des natures mortes….

 

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Pour le défi  210 du lundi 22 octobre, inspirez vous de la photo

pour écrire un texte en vers ou en prose

 

 

 

 

Profiter d’un imprévu

 

Il était huit heures du soir un 10 juin quand je me retrouvai coincée devant le  passage du Gois ; j’étais allée faire des courses  et  le temps passant, j’avais complètement occulté que  j’allais arriver trop tard pour rentrer à Beauvoir. En plus  la roue arrière de mon vélo était voilée, et j’avais roulé tant bien que mal. C’était une journée poisse. Cela arrivait parfois et  franchement depuis quelque temps c’était souvent.

Ma fille venait de quitter la  maison en claquant la  porte, elle en avait assez d’être considérée comme un bébé alors qu’elle venait d’avoir  dix-huit ans, mais que faire d’autre que  de la remettre dans le droit chemin alors qu’elle s’égarait en fréquentant des  petits voyous de touristes qui se servaient d’elle pour  leur payer leurs boissons.

Bref  j’en avais assez de cette vie de  routine. Tous les jours  je partais travailler chez une vielle dame, une  parisienne qui habitait l’ïle.  Mais justement, elle me tenait la  jambe jusqu’à pas d’heure et ce soir encore  je n’ai pas eu le courage de la faire taire quand elle m’a raconté ses histoires de famille. Conclusion me voilà comme une idiote sur mon vélo, un pied  à terre, espérant quoi on se le demande ! Sûrement pas que  la  mer s ‘ouvre pour me laisser passer !

Je refaisais le chemin à l’envers et me revoyait  il y a  une vingtaine d’année, enceinte de  quelques mois riant en pédalant comme une  forcenée avec mon futur  mari. On riait  on luttait contre les éléments disions-nous et  on était tellement heureux quand on touchait  le « continent. »

Aujourd’hui, mon mari s’est envolé avec une autre femme plus  jeune et je suis seule à élever cette gamine. Ce soir je ne sais ce que je vais faire.  Coincée pour des heures, attendant  la marée  basse ou carrément aller  me prendre une chambre d’hôtel sans  prévenir  personne, rien que  pour  me sentir  libre ? Ce  plan me plait bien.

— Maman, j’étais sûre que tu allais encore te faire piéger, je t’ai cherchée  partout et la bonne femme chez qui tu travailles  m’a dit que tu venais de  partir.

— Et toi  que fais-tu là ? Tu m’espionnes ?  Demandais- je  d’une voix agressive 

— Maman calme toi, et si pour une fois tu me faisais confiance ?  viens  suis-  moi  on va aller  dormir  à l’hôtel, j’en connais  un super et on parlera entre filles , on mangera au resto, c’est  l’occasion, on est  bloquées  alors ?

— D’accord  ma fille allons-y  mais tu sais mon vélo est déglingué, la roue arrière est voilée  il est tombé…

—Laisse- le ici et  monte sur mon porte  bagage, ce n’est pas loin.

Me voilà donc  assise en serrant fort  la taille de  ma fille et finalement  pas  mécontente que  cette occasion nous soit donnée de  sortir ensemble et de casser la routine. Un vrai plaisir.

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Un petit texte en prose incluant quelques expressions (3 ou 4)

avec le mot œil ou le mot yeux,

 

 

Oh la belle bleue !

 

Nous étions le  14 juillet  et  les feux d’artifice  éclataient  partout  sur Paris.  Je voyais cela de  ma terrasse et  m’émerveillait devant tant de beauté. Ma femme qui était restée  dans le salon le regardait  à la télévision, c’est du moins ce qu’elle m’avait dit.

  J’avais beau l’appeler  et  lui répéter  que c’était nettement plus intéressant en direct, elle ne  me répondait pas.

Au bout de dix minutes  je me décidai quand  même à venir voir ce qu’elle faisait et là je  restai bouche-bée. Elle était assise sur son fauteuil préféré et  la tête  appuyée au dossier elle s’était mis son fameux masque anti-lumière sur les  yeux. De plus  j’étais sûr qu’elle portait également les  boules  Quies dans les  oreilles.

Je m’avançai vers elle, elle ne  m’entendit pas arriver. Pour ne  pas  l’effrayer  je lui tapai sur l’épaule. Elle fit un bond,  ôta en râlant son masque et  me demanda  pourquoi je la dérangeais.

— Mais  chérie c’est le feu d’artifice, tu imagines  toute cette splendeur, ces  lumières de toutes les couleurs, tu redeviens enfant et tu as envie de crier : Oh ! La belle  bleue ! Oh ! La belle rouge ! Tu en prends plein les  yeux  gratuitement.

— Et si moi je ne veux  pas  m’éblouir ? Si moi je  préfère ne pas entendre ni voir ?  Tu peux te rincer  l’œil sans avoir à me déranger, non ?

— Tu es injuste  je voulais simplement te faire admirer gratuitement, à l’œil si tu préfères, un magnifique  spectacle.

— Toujours ton côté pingre, du moment que c’est gratuit  tu es toujours  partant !

Je retournai sur la terrasse écœuré.  J’avais voulu lui faire plaisir et voilà qu’elle  me cherchait querelle. 

Je  m’en bats  l’œil de ses réflexions  car de toute  façon, je  l’aurai autrement : quand elle  voudra  m’emmener  à ses  rencontres Tupperware avec ses copines  je refuserai, elle sera  bien ennuyée car elle ne conduit  pas et a  besoin d’un chauffeur, moi en l’occurrence : œil pour œil dent pour dent  non mais !

Ah ! Voilà le bouquet final ! Que c’est  beau ! Mais  mon dieu que c’est  beau !  Elle rate, elle ne se rend  pas compte ! Oh et puis zut c’est son problème.

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

On recrute chez les croqueurs de mots

 Chers tous

Nous voilà arrivés à la fin des vacances et  nous allons de nouveau nous retrouver tous ensemble pour essayer d’amuser du moins d’intéresser nos amis qui aiment nous lire sur internet.  L’an dernier, ils ont été nombreux à nous suivre sur nos blogs et  nous espérons que cette année sera encore meilleure.

Pour ce faire la Direction et moi comptons sur vos compétences, vos intérêts communs  pour  l’écriture, la lecture et  pourquoi pas la  peinture.

Nous avons besoin de tous et  comme  tous les ans, nous remercions les volontaires qui voudront bien partager un bout de chemin avec  nos folies littéraires. 

Nous insistons  particulièrement cette année car nous savons que nous avons une forte concurrence avec les réseaux sociaux. 

Chers amis, ne nous laissons pas déborder  par ces leurres car  nous, ce que nous  proposons, c’est du collectif, sans compétition, sans récompense que pour le  plaisir de  partager.

Venez nombreux et  inscrivez-vous  à cette adresse :

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/

Il ne vous sera  demandé aucun justificatif, simplement que vous aimiez écrire et lire et rire avec notre communauté.

Je vous souhaite dès à présent une très bonne rentrée  et compte sur votre  présence pour nos  prochaines aventures ;
Cordialement

Signé les  « croqueurs de mots »  qui demeure notre enseigne.

A vous lire

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Chère Arlette est un roman choral composé de lettres de plusieurs des personnages de la trilogie Les Filles de Caleb à leur auteure, Arlette Cousture.  Pouvez- vous imaginez qu’un personnage fictif rencontré à travers un roman ou un film vous écrive ? A moins que ce soit vous qui ayez quelque chose à lui dire ?

Dans le défi du lundi, présentez- nous ce personnage, sa lettre ou la vôtre.

 

Chère Cendrillon

Nous ne nous connaissons  pas  mais je voudrais quand  même vous dire que ce n’est pas normal de vous laisser marcher sur les pieds de la sorte. Est-ce que vous vous rendez compte que votre  belle-mère et vos demi-sœurs vous  prennent  pour leur bonne ? 

Vous êtes toujours gentille  et elles en profitent. Je vais vous donner quelques conseils :

D’abord vestimentaires ; vous  êtes  sale comme un peigne ! C’est  presque normal que les autres  vous  repoussent. Vous leur faites honte.  Alors d’abord commencez  par vous habiller. Je sais vous allez  me répondre que vous n’avez  rien à vous mettre ! Allons donc vous  êtes  habile de vos mains alors  prenez une robe de  votre belle-mère, une de ses nombreuses qu’elle ne  porte plus. Mettez- la  à votre taille et hop !

 De plus  lavez-vous ! Faites votre toilette ! Je vous en prie  vous sentez  si mauvais à 10 mètres  à la ronde !  Vous  verrez quand  vos cheveux brilleront que votre visage sera  lisse et propre et bien c’est certain leur attitude changera.  Je sais là encore vous allez  me dire que vous ne  me croyez  pas. Mais alors  pourquoi allez-vous croire  cette satanée fée qui va vous raconter des  sottises et  vous  faire croire elle,  qu’un prince va  vous remarquer  mais  même  pas en rêve  ma pauvre Cendrillon !

 Vous sentez trop mauvais ! Alors faites donc  ce que je vous suggère et  n’écoutez  pas cette sorcière.  Dans la  vie  ma brave demoiselle il n’y a  pas de  miracle. Pauvre  vous  êtes  pauvre vous resterez  mais au moins  soyez  une  pauvre  propre et qui sent autre chose que  le vieux bouc. D’accord ?  Je compte sur  vous.

Je me suis  permise de vous  bousculer un peu mais c’est  pour votre bien, vous n’en doutez  pas n’est-ce pas ?   Au fait avez-vous  l’adresse de votre prince, je cherche moi-même un galant homme  pour m’accompagner  un bout de chemin

Donnant donnant  ma chère,  je vous aide  à être belle et  vous me  prêtez votre  prince !

Je vous embrasse affectueusement comme une maman  le ferait

Bien à  vous  

Une fan du 21 ème siècle

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Nous sommes en 2500 d’étranges créatures ont investi la planète.

mi – robots mi  créatures de légendes.

Adeptes du lipogramme elles se sont chargées d’éliminer toute lettre G de leur vocabulaire.

A nous d’imaginer un dialogue ou une histoire en nous inspirant de cette photo.

 

Horrible cauchemar

Nous sommes en 2500.

Un million seulement d’êtres humains ont échappé à la terreur. 

C’est ainsi que  nous appelons ce qui nous ai tombé dessus il y a  quelques semaines.

Il faisait très froid, mais cela nous connaissions  bien.  Nous  étions  sans arrêt  couverts de fourrures  prises sur les cadavres des  loups et des ours qui mouraient de faim. 

Cela nous plaisait bien.  On pouvait ainsi survivre. On avait encore  le droit de  faire du feu avec les  poutres des maisons  que nous démolissions au fur et à mesure de nos besoins en chaleur.

Tout était blanc. Une énorme boule  était tombée  un jeudi soir et avait enseveli toute la planète.  Elle s’était accrochée au sol et  nous marchions dessus au risque de perdre nos  pieds, tellement c’était  froid. 

Dans d’autres temps, ils avaient un nom pour exprimer cette matière dure et froide  mais  la voix qui s’était élevée venant de nulle  part mais se répercutant  partout avait été claire : si nous  prononcions  ce nom nous  mourrions sur le champ. Nous nous souvenions très bien que c’était  très joli ces flocons  mais cette pluie froide en refroidissant devenait … le mot interdit…

Bien que les conditions de vie  soient épouvantables, nous ne voulions  pas mourir et nous trainions  notre faim, notre  ventre vide  en dérapant sans cesse sur ce sol fabriqué par nos envahisseurs. Car bien que nous  ne les voyions  jamais, nous étions certains que des  êtres  étaient venus en même temps que cette boule  immense.

C’est  ma  mère qui le vit la  première; devant  nous, dans cet espace désert et immense, deux  choses  hideuses  s’affrontaient.  De où sortaient ces monstres en fer ?  Nous ne le saurons  jamais  car ce qu’ils étaient en train de faire était tout simplement un duel pour  savoir lequel remporterait  la terre.

Ce fut le plus  petit.  L’autre se broya et pire fondit devant l’autre  pour ne laisser qu’un morceau d’acier en fusion.

Nous avions compris une chose. Il fallait  les chasser et essayer de  les trouver pour les exterminer. Comment ?  En faisant un énorme feu  avec les quelques  arbres  qui restaient  plantés dans le sol et  les jeter dedans.  L’idée était bonne  mais  comment  savoir où les trouver ?

Ce fut l’alarme de mon téléphone qui me réveilla en sursaut.  Il me fallut du temps  pour réaliser que j’avais rêvé. 

Je ne saurai donc  jamais  comment  me débarrasser de ces  monstres. Ou alors si : en jetant les jeux vidéos de  mes enfants  au feu.  A force de les  voir sur leurs tablettes, je finissais  par penser  qu’ils existaient.

 — Maman, maman, viens voir dans la cour,  vite ! Il y a des petits bonhommes en fer qui se battent.

Je m’évanouis et  personne ne sut jamais pourquoi ….

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi  204 :  Robert

Nous fêterons la Saint Robert !

A vous de nous parler des Roberts célèbres ou non, du petit Robert, de la ville de Robert, des roberts, que sais-je encore… !!! En prose ou en rime, et surtout de tenter de nous faire sourire.

 

Robert le cancre

 

Le jour où j’ai rencontré Robert, il venait juste de débarquer de sa ferme natale.  Ses parents l’avaient envoyé à la ville, chez  nous,  afin que nous  le logions quelques semaines en attendant qu’il trouve un travail. 

Ce ne fut pas simple car  il faut dire  que ce brave garçon ne savait pas lire. Quand il fallut remplir sa lettre de motivation,  je décidai de taire cet handicap en me jurant que je ferai tout pour lui apprendre rapidement à se débrouiller

Sa mère était ma sœur et elle avait fait ce que l’on appelait à l’époque un beau mariage.  Le cultivateur du village possédait pratiquement toutes les terres aux alentours et se pavanait dans sa BMW toute la journée pendant que deux garçons  s’occupaient des tracteurs, des semailles, de la fenaison, de  la moisson, bref de tout ce qui  se fait dans une ferme. 

Ma sœur  qui adorait son gros nounours comme  elle  l’appelait  prenait soin des  bêtes.  Ils avaient depuis longtemps arrêté  l’élevage des bovins et  avaient par contre  un beau cheptel de volailles, très prisées par  les  ménagères.

Hélas, il y avait Robert. Que faire de ce gamin qui passait ses journées  à regarder le ciel et à chantonner assis au bord du champ où s’escrimaient les deux ouvriers agricoles. Jamais un coup de mains, jamais une aide.  Il se goinfrait des casse-croutes mais surtout ne partageait pas. En fait il était  odieux et  pas du tout apprécié. Il le savait et  il disait  souvent « : ils ne  m’aiment  pas ?  Je m’en fous moi non plus.

C’est donc ce jeune homme de vingt-cinq ans que je devais prendre en charge pour quelques semaines. Rodolphe et moi n’étions pas spécialement emballés mais  bon, nous n’avions pas d’enfants et ce jeune homme  pouvait s’améliorer sans doute au contact de gens différents et  surtout disponibles pour lui.

Un jour je rentrais de faire mes courses et  j’en avais  profité  pour acheter un « petit Robert ». Cela me serait plus simple  pour lui expliquer  les mots.

Quand  il déballa le paquet cadeau que m’avait fait gentiment la vendeuse, il s’écria : mais c’est moi, c’est moi qui l’ai écrit  et pourquoi ils m’ont  mis  que j’étais  petit  je suis grand  je mesure  un mètre quatre-vingt !

Il paraissait horrifié que l’on ait pu lui faire  « ça »  Comment avaient-ils osé ! Il criait, vociférait  et se mit à pleurer en répétant : je ne suis  pas petit, je ne suis  pas petit.

Vous imaginez dans quelle galère je me retrouvais ? Allez donc  lui expliquer sans le froisser qu’il s’agissait d’un livre et qu’avec ce livre  j’allais lui apprendre à lire et écrire ?

Quand mon mari rentra, je lui expliquai ce qui s’était passé cet après-midi  et il s’est  mis à rire.

  • Tu aurais  dû acheter le  petit Larousse, me dit-il, hilare.
  • C’est que tu ne connais  pas Robert, il trouvera encore autre chose, en fait je crois qu’il ne veut pas apprendre, c’est un paresseux ?

J’étais furieuse. Je téléphonai à ma sœur pour lui expliquer et vous savez ce qu’elle  m’a répondu ? 

  • Tu  es vraiment  incroyable, tu connais son prénom et tu le nargues en achetant  un dictionnaire du même nom.
  • Mais je ne le croyais  pas assez bête  pour  penser cela !
  • On voit que tu n’as pas d’enfants, regarde Robert De Niro il a appris à lire  sans dictionnaire  mais avec une femme qui avait envie de  le faire sortir  de sa  misère.

Je raccrochai, ma sœur était aussi folle que son fils ! Elle mélangeait les films et la vie, pas étonnant que son Robert  soit  ignare.

Je décidai d’arrêter là, et je le reconduisis  à la gare. Arrivée sur le  quai, il m’a regardé  bizarrement et  m’a dit : tu sais que tu es très jolie et en plus  tu as de beaux petits roberts. Je craquai, le plantai  là et partit en courant et surtout en riant !  Ah ! Ça, il savait ce que c’était  plus que  les mots du dictionnaire !  Quel pitre ce Robert !

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

…
Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Pour ce défi 203 Laura nous propose sa partici “PASSION” …

Elle fait  appel à votre gourmandise livresque en mariant ses deux passions :

"Les livres et les paysages"

 

La vieille dame qui s’aime

 

Je suis devenue une vieille dame sans m’en rendre vraiment compte. En effet  il se trouve que j’ai toujours fait fi de mes anniversaires. C’était l’occasion pour moi de recevoir des cadeaux et certaines fois  pas des moindres. Je me faisais belle  pour ce grand jour et surtout  pour entendre autour de moi des chuchotements d’envie :

— Vous avez vu comme elle se tient bien ?

— Vous ne pensez pas qu’elle se fait tirer la peau ? 

— Vous croyez ? Remarquez  cela  serait bien dans sa nature : que du faux, du clinquant, vouloir toujours épater les autres.

Leur jalousie ne m’atteint pas car  je sais comment elles peuvent être odieuses  même entre elles alors qu’elles sont copines, alors moi qui ne suis pas de leur monde forcément, elles ne m’aiment pas.

Si l’on réfléchit bien ça veut dire quoi aimer ? on aime  le lapin en gelée  on aime  être bronzé, on aime sa  meilleure amie, on aime  peut-être un homme ? on aime peut-être une femme ?

Ce verbe divulgué ne veut rien dire hors de son contexte.

Donc  je ne plais pas. Soit on m’ignore, soit on me fait des courbettes sous  prétexte que je suis une grande dame de la  littérature. Je reste modeste  mais  mes romans ont un succès fou surtout auprès des adolescents. En effet  j’aime décrire  les sentiments de frustration que peuvent ressentir  les adultes  face à leurs gosses qui doucement entrent dans leur monde. Et là je suis formelle bien que les  parents ne veulent pas l’admettre, il y a des tensions qui ressemblent fort à de la jalousie.  Ces enfants les poussent vers la vieillesse en s’épanouissant et comme je n’aime pas les gens, je trouve cela jouissif. L’autre jour une voisine (à qui je ne dis que bonjour  bonsoir) s’approche de moi et  me fait remarquer avec arrogance que ma jupe a  une tache en bas sur l’ourlet.  Je rougis et vexée  je lui réponds du tac au tac que la tache sur ma jupe n’atteindra jamais celle qu’elle a sur la joue.  Oui je sais ce n’est pas gentil, mais elle  m’avait cherchée aussi et ce n’est pas de mon fait si elle est  née avec une  «tache de vin » sur le nez. 

Je  bavarde, je bavarde mais en fait  ce que je veux surtout dire  c’est que  mon souci principal n’est pas de plaire. Que l’on aime  mes livres  j’en suis flattée bien entendu mais  je ne me prends pas  pour  une grande écrivaine. Je préfère de loin la lecture, m’embarquer  avec Victor Hugo  les matins quand blanchit la campagne  ou rêver au bord d’un lac avec Lamartine....  J’aime la littérature poétique, j’aime  les grands espaces, la  mer, les lacs mais je  m’égare…

Un bon livre vaut tous les amis du monde. Mais  me direz-vous  qu’est ce qu’un bon livre ?  je répondrai sans hésiter : les miens…

Je croule sous le succès, on s’arrache mes romans et  moi-même  j’adore me lire. Assise devant  un plan d’eau, devant  la mer, dans  un parc  ou tout simplement  juste en regardant un beau coucher de soleil, mon livre fermé par son marque-pages là où je sais que  j’ai écrit le plus  beau passage.

Je fais de l’autosatisfaction ?  C’est ce que pense cette  garce de  voisine, mais elle ne sait pas tout ce que  j’ai dans le cœur, dans la tête et  dans les doigts. Elle ne sait pas ce que je ressens quand  je regarde un arbre en fleurs  ou mieux un oiseau chanter à la plus haute branche !

Car j’ai une devise : j’aime ce qui est beau, je cite : mes romans et la nature. Je suis donc une femme  heureuse, n’en déplaise à mes détracteurs.

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

…
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog