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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 198 croqueurs de mots

"Surprise de janvier"

Imaginez que l'année commence en vous surprenant, racontez comment vous réagissez.

 

Petit incident sans conséquence

 

Je venais de  passer  un agréable réveillon du jour de  l’An avec deux amis que j’avais retrouvés sur internet.

Nous nous étions rencontrés une fois et avions décidé, puisque nous étions tous les trois libres pour des raisons différentes, de  passer  ce dernier jour de  l’année ensemble entre potes.

Jacky et Théo étaient frères et  ils ne s’étaient jamais quittés. L’un était veuf, l’autre  divorcé et moi j’étais  … célibataire.

Cette soirée se passa  merveilleusement  bien, nous avons ri, ressassé des souvenirs, reparlé de nos amours d’adolescents et  surtout nous avons  beaucoup bu, trop bien sûr et aucun de nous ne  pouvait  prendre le  volant sans  risque.

 — Pas grave, proposa Théo, on va dormir  chez  Véro.

— Qui est Véro ? Demandai-je la voix un peu  pâteuse.

— Son ex, me répondit Jacky. Charmante,  et elle habite  à deux  pas d’ici.

— Ce serait une bonne idée car  franchement  prendre  la route  à cette heure-ci avec tous les  ivrognes qui ne savent pas conduire  ça craint, nous dit Théo hilare, alors d’accord on va chez Véro ?  Sauf que ce qui n’était pas  prévu c’est  que Véro n’était pas chez elle.
 

—Pas grave  insista Théo j’ai gardé les clés de  l’appartement, je lui arrose ses fleurs quand elle  n’est  pas là et  je  donne  à manger à son chien.

Effectivement ce fut un jeu d’enfant. Nous entrâmes sans faire trop de bruit dans  l’appartement et comme nous avions bien bu, il nous prit une   forte  envie d’aller aux toilettes.

Ce fut Théo qui y alla  le premier et Jacky  en second. 

Quand ce fut mon tour, Théo me  prévint : fais gaffe le chien dort dans son panier.

—  Et alors ? 

— Et alors ? Il est gentil mais fais quand  même attention à toi, il ne te connait pas du tout. 

Je rentrai dans la salle de bains  et ils m’enfermèrent, je les entendais rire de leur  bonne  blague.  Il va en faire une tête quand il va se retrouver  nez-à nez  avec  Black.

Effectivement  j’entendis  comme un rugissement  derrière  moi et du fond d’un renfoncement sortit  un énorme chien, genre  boxer baveux. Il vint vers moi en grognant.

Les autres pouffaient toujours. Mais j’avais l’impression qu’ils s’éloignaient. Et quand  j’entendis ronfler, je compris qu’ils venaient de se  vautrer  sur le canapé et s’étaient endormis.

Sauf qu’ils  n’avaient  pas tourné la clé et que j’étais donc  prisonnier dans cette salle de  bains avec un gros chien qui ne semblait pas apprécier d’être dérangé  dans son sommeil. Je lui parlai doucement et  même poussai  l’audace jusqu’à le caresser. Il ne bougea pas, mais ne cessa pas de me regarder.

J’eus  beau tambouriner, appeler, ils ne se réveillèrent pas assommés d’alcool.  Et  puis  le sommeil me  gagna  moi aussi.  Je  me couchai sur le tapis de  bains et  là un truc dément qui, dans l’état où je me trouvais,  ressembla  à un cauchemar : le chien vient se  blottir contre moi en grognant  mais cette  fois de  plaisir.

Ils nous  retrouvèrent  à l’aube  quand  l’un des deux se réveilla, un peu la tête  dans le seau et se rappelant que  je devais  être quelque  part.

En fait  quand je  m’en souviens aujourd’hui,  je trouve que c’était une bonne entrée dans l’année  nouvelle, un souvenir  à raconter  un autre  soir de  « bombance », car nous nous sommes  promis de nous revoir et de se faire  « une bonne bouffe ». …

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Fanfan nous propose donc de  dire ce que nous inspirent ces chaises (En espérant qu’elles nous inspirent)

Pourquoi sont-elles là ? Que font-elles là ? Qu’attendent-elles ? Qu’ont-elles vu ? Etc … Et pour corser le tout, elle  nous demande juste de glisser deux fois le mot « chocolat » dans votre texte en vers ou en prose.

 

 

 

Souvenirs

J’avais enfilé  mes bottes fourrées, mis mon bonnet tricoté mains  sur mes oreilles et ma grosse doudoune  matelassée gris perle. Depuis que j’étais seule, je  me faisais une  règle de conduite très stricte : aller  me promener dans le village quel que soit le temps.  Et bien aujourd’hui, j’avais gagné, après  une averse de neige ayant tout recouvert  le soleil était revenu et c’était vraiment  agréable.

Dans  ma poche droite près de  mon téléphone  portable je prenais  toujours  deux ou trois carrés de chocolat.  Je faisais de  l’hypoglycémie et parfois  j’avais comme un malaise. Vite,  je croquais et  je repartais ragaillardie.

 Mes  pas, encore une fois  me  portaient vers le bout du village, juste avant le cimetière, où je ne  mettais plus les pieds depuis  longtemps. Je n’avais personne  à visiter, mon défunt mari s’était  envolé dans le ciel d’Afrique  et même son urne était restée là-bas dans sa famille.  Je m’en fichais.  Nous étions  plus  ou moins séparés et moi j’étais orpheline.

Souvent  je retrouvais lors de  mes  petites balades deux  dames veuves elles aussi mais  qui allaient arroser  le  pauvre thuya  nain au pied de la  tombe de  leurs maris et  nous nous asseyions  sur  les trois chaises  près du mur de la dernière maison inhabitée juste avant le cimetière.

 Charmante idée d’ailleurs, cela  permettait aux souffrances de  se reposer avant d’aller  s’extérioriser devant  une dalle de ciment.  On se racontait  tout. Trois femmes du même âge, la bonne cinquantaine pimpante. On y allait de nos  histoires de  cœur, de nos aventures, car  nous n’avions  pas cessé d’exister  après la disparition de nos  conjoints, nous étions trop jeunes  pour renoncer à la vie. Parfois nous  éclations de rire mais tout de suite  on mettait un doigt sur la  bouche : chut  ne réveillons  pas les morts  ça porte  malheur et on riait de plus belle. 

Aujourd’hui, je passe devant ces chaises recouvertes de neige  qui semblent nous attendre. Hélas  Corinne et Valérie sont  parties  rejoindre leurs enfants dans  le midi et je reste seule.  S’il n’y avait pas cette  neige, je  m’assiérais  comme  je le fais encore souvent en me  promenant. Je repense  à ces amies qui ne rajeunissent pas non plus.  Si elles  me voyaient soufflant comme  un boeuf  d’avoir grimpé  la  petite côte, elles riraient  je les entends ! Comme c’est bon de les entendre  rire, même  si c’est seulement dans ma  tête.

Je n’ai pas envie  de mouiller mes gants alors  je passe mon chemin et je  prends  un petit carré de chocolat  pour  me faire une  petite douceur.  Comme c’est loin tout ça ! on ne devrait jamais refaire la route de nos souvenirs  à l’envers ! Ça rend triste…

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi CDM 196 Deux mots en toute simplicité …

Nuit et Jour

À partir de cela, vous écrirez un petit quelque chose, comme vous l’entendez : en prose ou en vers.

 

Mes nuits sont  moins belles que mes jours

 

Je me tourne et me retourne, je pousse  le drap, je le reprends, 

Je  m’assois sur le bord de  mon lit, je penche un peu la tête en avant  je respire  profondément. Je marche quelques  pas et me recouche. 

Je viens de  me réveiller comme toutes les nuits en sueur, le cœur battant la chamade. Toujours ce mauvais cauchemar. 

Je  suis dans une  maison inconnue, je fais le  ménage et plus  j’en fais  plus  c’est sale.  Pourtant je dois faire vite, je dois  partir  on m’attend. Qui ?  Je ne  le sais  pas  mais je sais que  je dois encore ranger  la chambre et  faire  ma valise. Je n’y arrive  pas et  la sonnette de  mon entrée sonne. C’est à ce moment- là que  je me réveille…

Quand je suis un peu  calmée  je regarde  ma fenêtre, les ombres des  lumières de la rue sur  mon mur, j’essaie d’entendre les  voitures qui  roulent  mais c’est silencieux grâce à mes doubles vitrages. Tout est feutré calme, angoissant.  Enfin je sombre dans le sommeil quelques heures  et soudain sursaute. Cette fois c’est le  jour, il éclaire ma chambre, mon alarme a fait son travail, fidèle elle m’a réveillée  à sept heures comme  tous les matins.

Je  m’assois sur le bord de mon lit, je  me frotte  le visage, je  penche la tête, je respire.  et  me lève.  Je marche  jusqu’à la cuisine.

 J’ouvre  la  fenêtre et regarde la rue.  Les voitures roulent, klaxonnent, les livreurs s’interpellent  les gens  marchent vite sur  le trottoir. Eux aussi vont tous les  matins  au même endroit. La vie est  là  devant moi.  De  mon cinquième étage sans ascenseur, je suis bien.  Le soleil éclaire quelques toits, il va faire beau, le jour est  levé, et moi je  ne me souviens  même  plus de mon cauchemar.

Il appartient  à la  nuit, qu’il me laisse  profiter  de la belle clarté du jour.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous présente Edmond ! A partir de ce tableau (vu dans une brocante) Racontez une histoire courte avec les mots incorporés : « Ciel, chaussure, coq, couronne et crapaud. »

 

 

 

La colère d’Edmond

 

Edmond boudait, il voulait absolument écrire  un texte  pour une compagnie d’amis  écrivains  mais  le curé et sa mère essayaient de l’en dissuader.

— Mais mon garçon tu sais à peine écrire  que peux-tu leur apporter à cette bande de vauriens  juste  bons à arracher les  pattes des  crapauds ?

 Il était furieux car en fait si cela était vrai que ses amis n’étaient pas très très futés, ils avaient au moins le  mérite d’essayer de faire quelque chose de leur  vie et ne  pas lever les yeux au ciel en attendant que cela  leur tombe tout cuit.

C’est ce qu’il leur avait répondu d’une  voix  un peu trop autoritaire  à leur goût.

— Désormais Edmond tu te  lèveras au chant du coq et tu commenceras  par enfiler correctement tes chaussures pour ne pas casser les talons puis tu iras donner  à manger au bétail et  nettoyer les cages  des  lapins. Cela te  mettra du plomb dans la tête et t’empêchera  de rêver  à devenir écrivain.

— Mais ce n’est pas pour moi que je veux écrire, vous ne comprenez donc  pas ! Je veux les aider !

— Certainement que cela  part d’un bon sentiment  mais  qui récoltera  la couronne de  lauriers  hein ?  Pas toi, tu es trop ignorant ! Alors  tu vas obéir et arrêter de te  monter la  tête avec ces bêtises.

Sur ce  le  curé et  la  mère quittèrent  la  pièce  laissant Edmond  très en colère  mais impuissant devant la  force de dissuasion des adultes.

Il ne  lui restait plus qu’à accomplir sa punition mais  un jour, oui un jour, il serait le  plus grand de tous les écrivains de  la terre !

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Ecrire en prose ou en vers un texte ayant pour titre

«Ça me fait une belle jambe »

Au sens propre ou celui de l’expression dont l’origine est surprenante.

 

Ça me fait une belle  jambe !

 

Bien sûr elle m’avait dit

Je n’aime que toi

Naïvement je l’avais crue

Brulant moi-même

D’une passion sans nom

Pour cette gamine de  20 ans.

 

Bien sûr  j’aurais pu,

Mais ce n’était pas le cas,

Etre son grand-père.

Mais ça ne change rien

Aux sentiments intenses

Qu’elle m’inspirait.

 

Bien sûr elle disait souvent

On  se mariera  sûrement

Quand je serai moins jeune

N’est -ce pas que tu comprends

Que je vive intensément

Maintenant !

 

Bien sûr je comprenais

Mais à mon âge

Encore patienter

Je n’en ai plus  le temps

Et de  me dire attendre

Encore attendre

Ça me fait une belle  jambe !

Pendant ce temps

Passent les mois et les ans

Et … malgré tout

Un fol espoir

Me fait … attendre.

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Racontez ou inventez les temps forts d'une heure de votre vie en un minimum de mots. (Idéalement au plus l'équivalent d'une dizaine de nouveaux tweets de 280 caractères)

 

Une heure d’angoisse

 

Je viens de passer un scanner des  poumons.

Les mains moites, les aisselles humides, nous attendons fragiles et vulnérables, assis sur le bord des fesses, le corps en détresse.

Une voix m’a dit : attendez quelques instants, nous viendrons vous donner les résultats, allez vous installer dans la salle d’attente.

Ca fait des minutes que j’attends, presque une heure que je suis là, diminuée, tremblante.

Je n’ose regarder autour de moi. Des malades perfusés, des lits médicalisés, je suis vraiment dans un couloir d’hôpital.

Et cette télévision si haut perchée qui diffuse un feuilleton insipide que personne n’écoute ni ne regarde.             

Trop haute pour ceux qui sont assis et inutile pour les alités.

Mon dieu, je ne crois pas en toi ! Mais fais que vite sur mon sort je sois fixée !

Surtout que l’on ne vienne pas me dire d’une voix musicale : un tout petit rien Madame, ce n’est qu’un tout petit rien.

Pourvu que cette phrase reste derrière ces portes blindées et que souriante, une dame en blanc me murmure :

Tout va bien madame. Vous pouvez rentrer chez vous…

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Et si Jésus naissait de nos jours…

Cela donnerait la «une»  dans tous les journaux télévisés …

A vous de broder autour de cette histoire.

 

Et si Jésus…

Il est minuit  nous sommes dans la  nuit du 24 décembre  2016.  Il pleut des cordes et  ma sœur me fait remarquer que comme tous les ans  on n’aura pas de neige.  Elle est  pénible  ma  pauvre sœur elle vieillit  mal. Elle  me raconte toute la journée que son rêve serait de  partir. Je me  mets en colère quand elle  me dit des choses comme cela  pourquoi cette nuit  plutôt qu’une autre on se le demande.

— Tu te souviens Hélène que  si je dois mourir  j’aimerais que ce soit cette nuit ? 

— Non non ne raconte pas  n’importe quoi, tu as dit  la nuit du 24 décembre  mais  tu n’as  pas  précisé  l’année alors  je t’en prie, arrête de radoter.

Nous  étions  installées toutes les deux sur  le canapé de velours  grenat qui nous venait de notre  mère et  j’avais pris  notre chat sur  mes  genoux. Il ronronnait sous mes caresses et soudain,  il feula en se réveillant brutalement.  La télé s’éteignit et se ralluma  immédiatement. Une  journaliste que nous  ne connaissions  pas, très brune et très basanée nous demanda d’écouter car elle avait une  information extraordinaire. Jésus venait de naître.

— C’est qui ce Jésus ? 

- Je n’en sais rien tais-toi et écoute, ça a  l’air grave !

La journaliste continuait : nous sommes  les  premiers à avoir reçu la nouvelle, un enfant  vient de  naitre, nous sommes tous bouleversés, il semblerait que la  maman n’ait jamais été enceinte.  Et nos correspondants de Jérusalem  nous informent que  le père, un brave charpentier,  est lui aussi abasourdi. Il n’a  pas touché sa femme depuis  plus de deux ans  tellement il est fatigué en rentrant du travail.

— Allume ta radio  Hélène,  c’est un canular sans doute.

 Nous interrompons  toutes  nos émissions car  il vient de se  produire  l’incroyable : la naissance  d’un garçon  à Bethléem.  Cela ne serait pas un scoop si on ne savait pas de source sûre que  la  mère  n’a  jamais été enceinte.

— Change de chaîne, Jeanne  vite on va voir s’ils en parlent aussi !

Toutes les chaines diffusaient le  même  message : une femme venait de  mettre au monde  un bébé sans avoir été enceinte !

Nous sommes  maintenant en mesure de vous donner  le  prénom de ce  gamin : Jésus, ils l’ont appelé  Jésus.

— Quel drôle de nom, tu ne trouves  pas Jeanne? 

— Bof  tu sais ce qui me dérange  le plus c’est qu’elle a accouché sans  être enceinte ensuite  tu vas voir qu’ils vont  nous bassiner avec cette histoire jusqu’à plus soif, viens  on va  se coucher  ce n’est pas encore cette nuit que je  mourrai, ajouta-t-elle en riant.

Pendant des mois, des années  même, cette affaire fit le tour du monde et  cela se corsa quand  une vingtaine d’années  plus tard, Hélène et Jeanne, centenaires toutes les deux, assises  sur leur canapé qui avait dû  être grenat, entendirent en même temps  que  ce Jésus, né  une nuit de décembre, faisait des miracles et  avait  des fidèles qui croyaient en lui comme  au Messie.

— Hélène, elle s’appelait comment déjà la fille  qui avait eu ce gamin surdoué ? 

— Marie et le père s’appelait joseph.

— Tu parles d’une histoire, tu remarques que nos  petits-enfants  n’y croient pas. C’est  dur à avaler disent- ils en se moquant,  la  vierge mère : que du pipeau  tout ça !

N’empêche qu’il a fait du bien aux  pauvres.

 — L’abbé Pierre aussi et on ne  lui a  pas fait des calvaires  à tous  coins de rue.

- Ah ! Mécréante tu auras toujours  le dernier mot !

— Hélène ?  Tu sais quel jour on est ?  Le 24 décembre et  ma  chérie  je crois que cette fois ce sera  ma nuit  à moins qu’il y ait encore un gosse qui nous fasse la farce de  naitre tout seul !

 Elles éclatèrent de  rire. 

Le lendemain, elles écoutèrent  les informations à la télévision. A part  parler de  la dinde  farcie aux marrons, les  journalistes n’avaient plus rien à dire d’intéressant…

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Florence a découvert une photographe croate Lana Mesic…Elle a regardé avec délice ses oeuvres,

notamment une tour réalisée avec 15 000 pièces de 2 pences : la Penny Tower

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/files/2017/05/penny-tower.jpg

Et là, elle tombe sur une histoire pas banale…qu’elle s’empresse de raconter !

Lorsque Lana Mesic a terminé la Penny Tower, elle se demande quoi faire des 15 000 pièces de 2 pences.

Elle pourrait les ramener chez elle…mais avec son ami Jamahl McMurran, ils ont une autre idée : laisser les pièces en tas, sur le bord d’un canal à Londres, et enregistrer ce qui se produira ! Aussitôt pensé, aussitôt fait !

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/files/2017/05/tas-de-penny-259x300.jpg

Pour ce défi Florence nous demande quelle aurait été notre réaction ?

 

Elise et Elodie  se promènent le long d’un canal…

 

- C’est quoi ce tas de trucs jaunes ? Les pièces de Bernadette ?

- Et alors elle les a perdues ? 

- Non je ne  pense pas  mais  ils testent  pour savoir ce que l’on va faire 

- Faire de quoi ? 

- Ben de toutes ces pièces !

- Moi perso je n’ai pas de sac  et  mes poches  sont  petites  sinon je ne dis pas  deux trois pour me  payer un café.

- Laisse,  les sdf  vont bien les ramasser… 

- Que veux-tu dire que ce sont des voleurs ?  tu paries qu’aucun sdf  ne prendra  une  pièce mais  par contre qu’un type bon chic  bon genre  regardera de droite à gauche et  négligemment  ouvrira son attaché -case ? 

- Non tu plaisantes ! Quoique regarde celui- là, il descend de sa voiture il regarde  partout et  il se penche !

 - Ah  le malin il en met dans toutes ses  poches !!!

- Cela dit  on ne va  pas attendre qu’elles disparaissent toutes hein ? 

- Non tu penses à quoi ? 

- Mes sacoches de vélo

- Mais c’est un vélib !

-  Et alors ? 

-Va acheter un truc  à Carrefour  ils vont te donner un sac et hop

- Franchement tu ferais ça ? 

- Quoi donc ? 

- Voler cet argent ? 

- Voler voler ! Que crois- tu que feront  les gens qui passeront sur ce trottoir ? 

- Tu as raison.

- Remplissons tes sacoches de  vélib.

- Mais  non idiote  il n’y a  pas de sacoches  je rigolais 

- Bon alors  on fait quoi ? 

- On laisse et on s’en va  il pue cet argent 

- Quelqu’un a du  s’en débarrasser  alors laisse

 - Tu as raison mais  quand  même 

- Allez,  je te  paie une glace  prends quelques pièces, il ne faut pas  être trop bonnes quand  même !

- Combien ?

- Ce que tu peux  mettre dans ta capuche de  parka !

- Ah  ça fait quand  même  pas mal !

- Ben oui mais tu sais  ce n’est que de  la  petite  monnaie !!!

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 186 croqueurs de mots

Thème : La tête ailleurs

Pas vraiment là.

 

— Michèle, voulez-vous prendre pour époux Alain….

Michèle ne répondit pas. Le maire répéta sa question rituelle plusieurs fois, agacé et les invités, peu nombreux il est vrai, commençaient à murmurer doucement : Alors ? Réponds !

La future mariée en petit tailleur élégant d’un joli mauve pâle qui lui allait très bien regardait fixement le cadre au mur où trônait la photo du président de la République.

— Michèle ! Il faut vous décider !

Alain regardait sa fiancée et devenait de plus en plus pâle. Pourquoi restait-elle figée ainsi sans répondre ?

Il lui prit le bras, le serra un peu mais Michèle statufiée ne bougeait toujours pas.

Ô ! Comme elle était loin de cette salle sinistre dans cette mairie impersonnelle du 13ème arrondissement, c’est là qu’avait voulu se marier Alain. Ses parents y demeuraient depuis toujours.

Elle se revoyait courant et riant dans les blés mûrs poursuivie par Manuel. Quand il la rattrapait enfin, il la soulevait de terre et la faisait tournoyer. Sa jupe ample se gonflait sous le vent. Ils étaient si amoureux et si heureux !

Et puis, il dût quitter le village, il n’avait fait que passer pour faire les moissons et gagner un peu d’argent pour se payer ses études de médecine. Ses parents n’en avaient pas les moyens et habitaient en Espagne. C’est là-bas qu’il était reparti la laissant seule et enceinte. Pour rien au monde, elle ne se serait débarrassée de ce bébé, malgré les conseils de ses proches.

Alain, son ami d’enfance au courant de tout l’avait demandée en mariage pour régulariser. Il était si gentil et puis il ne lui faisait aucun reproche, allant même lui proposer de reconnaitre le bébé.

Et les voilà donc tous les deux dans cette mairie, lui malade d’anxiété et elle ….

— Nous ne pouvons plus attendre Michèle, il faut vous décider. Votre attitude est puérile.

Michèle redescendit sur terre, les yeux plein de larmes. Elle murmura un oui inaudible que le maire lui fit répéter.

Elle se tourna vers Alain et confuse s’excusa.

J’avais la tête ailleurs, dit-elle en se tournant vers les invités….

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Fanfan vous propose de vous inspirer d’une de ces deux images

pour composer un poème dont les vers FINISSENT par des mots imposés .

Vous pouvez utiliser ces mots dans n’importe quel ordre,

les utiliser tous on n’écrire que 4 vers … c’est vous qui voyez, selon votre inspiration ….

Voici les images :

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/files/2017/04/D%C3%A9fi-Fanfan-1.jpg

http://croqueursdemots.apln-blog.fr/files/2017/04/D%C3%A9fi-Fanfan.jpg

Les fins de vers imposées :

Lascar(s), andouille, zigouille, avatar, malabar, magouille, sonar, Zanzibar, coaltar, chatouille, dollar,

Quenouille

 

J’ai choisi la seconde photo :

 

Le frimeur :

Humm ! Jolie demoiselle, que tenez-vous à la main ? Une quenouille ?

Non mon ami, il s’agit d’une gnole ramenée de Zanzibar

Si loin ? Vous plaisantez, oh mais ça sent la  magouille !

Comme vous voudrez gros malabar

Je vais pour quelques dollars

La vendre à des lascars

Qui sauront la trouver sans sonar !

Croyez-moi tête d’avatar !

Sur ce, elle partit sans même une chatouille

Cà apprendra à  l’apprenti sportif à faire l’andouille !

 

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