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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 173 : Croqueurs de mots

On vous a servi un breuvage qui vous a statufié sur un banc public. Racontez ce que vous voyez ou entendez  ou même ce qui se passe dans votre tête.

 

En dehors du temps

Je suis bien. Je n’ai jamais été aussi bien. Mes douleurs aux genoux ont disparu et je suis comme dans un rêve.  Près de moi sur ce banc, dans ce square  que je ne connais  pas, est venu s’installer un vieux monsieur. Je dis vieux car il doit avoir mon âge.

Il est vêtu comme en plein hiver et pourtant nous sommes au mois de Juillet. D’ailleurs, il s’essuie régulièrement le visage avec un bout de sopalin qu’il déchire consciencieusement du rouleau  qu’il a  posé entre nous deux. Il me parle, me dit qu’il fait frais pour la saison, que l’on endure une petite chauffe le soir et qu’il est heureux d’avoir acheté des sachets de verveine. Il en boit une en rentrant et ça lui fait du bien aux os. Je l’écoute béatement, un demi sourire sur les lèvres, mais en fait je me fiche éperdument de ce brave homme. Comme je vous  l’ai dit  je me sens  merveilleusement bien, je me sens  très bien.

Un jeune enfant passe près du banc et me lance son ballon. Je ne le rattrape pas. Le gosse  s’énerve : joue Madame !

Toujours mon sourire béat, mais pas un mouvement, pas un geste. Le petit s’enhardit ; il me tâte  les  mains et  téméraire vient  jusqu’à me tirer les cheveux. Je ne bouge toujours pas

        — Maman, la dame est froide ;

        — mais non voyons tu vois bien qu’il s’agit d’une statue.

  • Mais alors  pourquoi elle sourit ?

— Allez viens, tu m’en demandes trop !

         — Maman, Mama, tu as raison, i l y a  même  un pigeon qui vient de  faire caca sur sa tête !

  • — Alors tu vois !

A ce moment -là c’est moi qui me réveille, je sors de cette  léthargie passagère due sans doute à mon âge ou  à ce truc bizarre que m’a fait boire  Eliane,  et je me lève d’un bond. Le gamin coure encore….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

La seule contrainte est de commencer votre texte, par : partir, ça y était : instant magique.

 

On part

 

Partir, ça y était : instant magique, n’est-ce pas Zoé que c’est magique ? Non ?  Tu ne réponds  pas tu es trop occupée ?   Zoé notre fille de trois ans trimballait son doudou dans tout l’appartement et me suivait pas à pas pour ne pas me  perdre.

Vincent quant à lui pestait contre la porte de cuisine en insultant bien sûr le  serrurier car c’était forcément de s faute si mon cher mari n’arrivait pas à rester calme devant une serrure tout à fait ordinaire. Il suffisait simplement de tourner la clef dans le bon sens mais il était gaucher et trouvait toujours cette excuse lorsqu’il fallait, par miracle qu’il s’occupe de  l’intendance.

Moi j’avais fermé les volets du séjour, des deux chambres et je finissais de cadenasser la  petite  lucarne de la salle de bains.

Zoé s’impatientait : Maman, Papa on s’en va quand ?  vite ! Je veux voir la  mer !

Enfin nous fûmes dehors sur le palier de l’immeuble. Plus que  cinq  étages  et hop à nous les vacances, à nous les châteaux de sable, à nous les baignades et le soleil :

Nos trois valises à roulettes  à nos pieds, mon sac à mains en bandoulière, et le doudou de Zoé calé dans son bras. Nous attendions  l’ascenseur au bout de cinq minutes, Vincent s’énerva et nous dit : je vais voir quel est le con qui n’a pas refermé la porte.

Zoé, forcément poussa un « Ho !! » d’effarement, naturellement offusquée  et ravie d’avoir entendu un gros mot.

Ne le voyant pas revenir, je l’appelai en me penchant à la rambarde : pas de réponse.

L’affolement me  prit. Que faisait-il, où était-il ?  Quand on le vit remonter à pieds les étages, à son visage pâle de  colère  je compris que l’ascenseur était tout simplement en panne.

— Bon partez sans moi, j’ai ma dose.

— Mais Vincent reste cool. Ce ne sont que des bagages à descendre, on fera plusieurs  voyages.

Il me regarda méchamment et dit :

— Et qui à  ton avis va les descendre ?

— Ben nous trois…

— Sans doute, oui  et puis avec votre manie d’emmener un tas de trucs qui ne servent à rien, je suis sûr que si je m’en étais occupé  il n’y aurait eu qu’une valise en tout, on ne  part qu’une semaine !

— Vincent ne sois pas de mauvaise foi. Les valises sont  là maintenant. On ne va  pas  les  vider n’est-ce-pas ?  Alors tu en prends une et moi une autre. Zoé, ma chérie tu nous attends ici surtout tu surveilles bien la dernière valise. On remonte tout de suite.

Arrivés dans le  hall, nous  avons fait une  pause pour souffler et Vincent  plein d’humour me dit : c’est tout bon ça descend, on remonte à vide. Je me mis à rire et lui fis un baiser sur la joue quand on entendit hurler Zoé.

Vincent remonta à toute vitesse et il me cria :

— Ce n’est rien tout va bien, reste en bas. Son doudou  est tombé dans l’escalier. On va le récupérer.

Il descendit la troisième valise, Zoé sur ses talons et au premier étage, elle récupéra  le doudou. D’une  petite voix elle nous dit :

— Ah ben dites donc c’est ça  votre  instant magique ?

Nous n’avons rien répondu trop occupés  à cacher nos sourires 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 171 (croqueurs de mots)

Défi 171 croqueurs de mots

Vous pouvez utiliser les images comme un escargot, comme un chemin, comme une marelle.

Vous pouvez vous laisser porter par les couleurs, par les odeurs que les images et pourquoi pas une musique,

J’ai décidé de les prendre à la suite en commençant en haut à gauche.

Petit rêve bucolique

Debout dans une prairie où fleurissaient abondamment des coquelicots, (1) j’attendais mon amoureux qui m’avait promis de me rejoindre avec sa voiture jaune (2) du boulot. Le connaissant, il va arriver joyeux et un bouquet de jolies fleurs (3) à la main, ou qui sait une invitation à venir dans sa chambre d’hôtel (4). J’y étais prête depuis le temps que nous nous connaissons et puis je l’aime.

En patientant, je me suis assise et regardais un canard (5) hardi venir vers moi. Il a dû être déçu quand j’ai ouvert ma petite valise en rotin(6) pleine de laine, que j’avais amenée au cas où je devrais attendre ! Je me mis à rêver de beaux monuments (7) entrevus dans un magazine et d’un voyage pourquoi pas tout cela en écoutant un magnifique solo de violon(8) qui est mon instrument préféré. Et puis comme mon amour n’arrivait pas, je m’allongeai dans l’herbe et je laissai mon esprit vagabonder. Je me revoyais fillette aux lunettes de soleil (9) m’extasiant devant un château en ruines (10) si je me souviens bien ?. En même temps je fus dérangée par un écureuil (11) qui passa à un mètre de moi pas du tout apeuré, je souris de plaisir, que c’est beau la nature !

Puis je repartis dans mon rêve : je dansais les mains de mon amoureux sur mes hanches et lui affublé d’un superbe chapeau (12) et nous étions bien. Puis il m’emmenait tout en m’enlaçant vers sa magnifique demeure avec un large balcon (13) . Sur le côté de la porte il avait un écusson (14) dont je ne reconnaissais pas la forme et puis on partait dans une jolie ville (15) et puis il y avait une statue de taureau (16) et puis… et puis…

— Nathalie !!!! Réveille-toi ma chérie tu dormais ? Tu es très belle quand tu dors.

— Je ne t’ai pas entendu arriver car je rêvais de toi, c’était très chouette.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 170

Ecrire une recette à la Prévert en prose ou en vers

Exemples : pour maigrir, pour être heureux, pour trouver le grand amour (et le garder).....

Faites nous rire donc vos recettes peuvent être délirantes, tout est permis

Pour maigrir

Pour maigrir il faut c’est certain

Avoir des kilos superflus

Sinon cela ne sert à rien

Commençons par le début :

On se pèse : on blêmit et on se dit

Demain … j’arrête

On ne sait pas vraiment

Ce que l’on doit arrêter

Mais on est plein de projets

Les pâtes nous paraissent un bon élément

Encore faut-il que l’on en mange souvent

Encore faut-il que l’on en est en réserve

Sinon ça ne sert à rien de les supprimer

Puisque nous n’en avons guère

Alors on va passer aux féculents

En regardant dans le placard

Même attentivement

On ne trouve

Ni haricots verts ni petits pois
Donc nous voilà rassurés

On n’aura pas à les supprimer

Donc si nous faisons le bilan

Nous n’avons rien à supprimer

Puisque nous n’avons rien

Donc le régime nous le commencerons

Quand nos provisions

Seront faites et rangées

Là, on pourra supprimer

Enfin et commencer.

Sans rire

A maigrir !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 169 croqueurs de mots

Pour ce défi 169 , j’ai choisi dans les oeuvres de Bernard Mages

je vous demande d’en sublimer une ou plusieurs

en utilisant vos plus beaux mots .

 

Personnellement j'ai choisi celle-ci:

 

 

 

C'est du grand art

 

Du grand art, de la belle ouvrage,

Des formes à faire pâlir les femmes

Et surtout cette position décontractée

Mais difficile à tenir quand on est sur un pied

Cette beauté semble retenir les feuilles

Et pousser du pied un hortensia

Au milieu de la verdure

Elle reste plantée là

Protégeant de son ombre

Les promeneurs.

L’artiste a tout mis dans cette femme

La grâce, la sveltesse, l’équilibre

Et surtout le talent. Bravo l’artiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 168 (croqueurs de mots) épreuve du bac..à sable

Défi 168 croqueurs de mots : épreuve du bac … à sable

Les petits gamins font moult découvertes en jouant tout autour de la maison,

Voici trois situations illustrées peu banales qu’il va falloir expliquer !

- saisissez- vous d’une illustration ou des trois

- racontez comment les p’tiots gamins en sont arrivés là ! (la fantaisie est la bienvenue)

La peur au ventre

Max et Jess, deux petits diables de la cité es Violettes passaient leurs loisirs à jeter des cailloux dans la petite mare entretenue par la commune. On fait des ronds dans l’eau M’man on joue…

Leur mère harassée par une grossesse difficile, fatiguée n’avait même plus l’envie ni le courage de les sermonner. C’est la pire chose qui me soit arrivée, disait-elle à ses voisines.

— Mais Charlotte, ils sont adorables vos gosses, polis et bien élevés, vous avez même de la chance avec toutes les tentations qu’ils ont en classe, ils ne font pas de sottises.

Elle était bien brave cette prof des écoles, certes elle les tenait bien, c’est vrai, il n’y avait rien à critiquer, mais ce qu’elle ne voyait pas cette brave dame, c’était l’attitude de petits anges une fois sortis de sa classe.

Ils étaient inséparables, si l’un faisait une bêtise l’autre ne tardait jamais à en faire une également. Il faut préciser qu’ils étaient jumeaux, situation très difficile pour une famille de quatre enfants déjà. Deux gamins à surveiller, à occuper, à éduquer, car ce n’était pas le père qui donnait un coup de mains oh non le pauvre. Parti presque toute la semaine dans son camion, il faisait confiance à sa femme pour gérer l’intendance.

Elle était de nouveau enceinte et son médecin lui-même la sermonnait : vous n’êtes pas raisonnable, je vous avais quand même prescrit la pilule et vous ne l’avez pas prise sous prétexte que votre mari était contre ! À notre époque, on croit revenir au moyen âge !

Elle essayant de se reposer dans l’ombre de sa chambre quand soudain elle fut réveillée par des cris, des coups de fusil. Elle ouvrit rapidement la fenêtre affolée et baissa les bras anéantie.

Ses jumeaux portant chacun une poule ou un coq dans les bras couraient devant le fermier du bout de la rue qui les poursuivait en tirant en l’air. Toute la rue était sur le pas de la porte.

Le paysan en colère criait qu’il allait leur trouer les fesses avec le plomb de sa carabine à tel point qu’ils ne pourraient plus jamais s’assoir. Les gosses en pissaient dans leur culotte mais aucun ne lâchait le volatile. Ils s’engouffrèrent dans le jardin, essoufflés et rouges de honte ? Pas du tout de peur oui ! Ils lâchèrent enfin les bêtes une fois entrés dans la cuisine. Les pauvres bêtes affolés fientaient partout et Max le moins courageux souffla à sa mère qu’il avait fait « caca dans son pantalon ».

Le paysan qui était entré avec eux pouffa de rire et finalement dit à la mère : Ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas prêts de recommencer, surtout quand leurs copains vont se moquer d’eux en classe car je compte sur mon fils dans la même classe que vos chenapans, pour raconter la petite histoire.

Il attrapa ses deux poules, les mit chacune sous le bras et dit au revoir à Charlotte en souriant. Par contre, il n’oublia pas en sortant de crier : salut les voleurs !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 166 (croqueurs de mots )

Des couples de mots dont l’un n’est pas le féminin de l’autre et vice versa.
A vous de les utiliser à votre gré en vers en prose ou les deux à la fois…

L’étrange destin de Josy

Vétue d’un caban,

Josy se dirigea vers sa cabane

Sortit de son sac, les horaires de train

Et se dépêcha pour ne pas être à la traine.

Elle se déshabilla à la hâte, enfila ses bas

Qui pour elle était la base

Du raffinement.

Elle trempa une serviette dans une bassine

Se rinça les mains et jeta l’eau dans le bassin.

Puis tendant les bras

Elle sauta et fit quelques brasses

Pour se dégourdir.

Mais Josy était une jeune fille

Dont la vie ne tenait qu’à un fil

Car …………………….

Aussi légère qu’une noix,

Elle se noya….

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 165 En 30 lignes maxi, dites à quelqu’un que vous aimez .. quelque chose …

Et comme unique contrainte, mentionner le nom d’une fleur.

Pour toi

Quand tu liras cette lettre, je serai partie. Mais je me souviens…

Je t’ai rencontré un soir de réveillon du jour de l’An.

J’errais seule et suis entrée dans un café du Boulevard Saint-Michel.

J’ai commandé un café, puis un second puis finalement une bière.

Une heure s’était écoulée et personne n’était entré. La solitude m’angoissait allais-je passer cette nuit de lumière seule, accoudée au comptoir comme une ivrogne en manque ?

Et tu es entré, en fait vous étiez trois. Je t’ai regardé et tout de suite j’ai su que je t’attentais.

Deux heures plus tard, nous étions installés confortablement dans un cinéma et tu venais de m’embrasser.

Te souviens-tu de tes paroles ? Non bien sûr tu m’as dit : tes lèvres sentent bon, un mélange de lilas et de muguet.

J’ai éclaté de rire et depuis dix années je vis à tes côtés. Cela s’appelle le coup de foudre qui dure encore et qui …

Mes lèvres ont toujours le même parfum de fleur et j’aime toujours autant tes baisers.

Sais-tu mon ange que dans une semaine c’est le Nouvel An? Que dirais-tu d’une petite sortie en amoureux. Nous irions boire un verre au Fénelon comme il y a dix ans et ensuite voir un film, celui qui te plaira. Qu’en dis-tu ?

Tu ne réponds pas. Je n’aime pas tes silences. Ils sont devenus ta seconde nature.
C’est vrai j’avais oublié : les réveillons se passent chez ta mère depuis toujours, sauf celui où nous nous sommes rencontrés.

Comme le hasard fait bien les choses. Je ne discute plus c’est d’accord, nous irons chez ta mère ou mieux, si nous changions, si au contraire, nous l’invitions ici ? Non ? Je vois à ton regard las que mon idée n’était pas bonne et bien je vais te dire quelque chose : retiens- bien ces paroles : Le soir du réveillon, je ne serai plus là. Tu feras ce que tu voudras.

Ah ! J’oubliais ! Le cadeau pour ta mère sera dans le placard de la chambre en haut à droite. Ne l’oublie surtout pas ! Tu la connais si elle n’a pas ses chocolats noirs comme tous les ans le 31 Décembre, elle fera une crise et vous plombera l’ambiance.

Je ne te dis pas à demain car je serai loin. Prends soin de toi…

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 164 Croqueurs de mots (qui lit pense... qui pense raisonne

on nous demande d’ouvrir cinq livres les plus proches de vous. Vous devrez pour chaque livre ouvrir la cinquième page après le début de lecture Prendre la cinquième phrase et l’insérer dans un texte.

J’ai donc choisi de mettre en majuscules la phrase trouvée. Les voici dans l’ordre :

1)Les heures souterraines de Delphine de Vigan

2)Le quatrième mur de Sorj Chalandon

3)Au-delà) de cette limite, votre ticket n’est plus valable de Romain Gary

4)Une gourmandise Muriel Burbery

5)La tête en friche Marie-Sabine Roger

Mon texte : L’insomnie

Joëlle connait PAR CŒUR LES DETOURS DE L’INSOMNIE, ELLE SAIT QU’ELLE ne dormira pas au moins avant trois heures du matin, et se tourne, se retourne dans ce grand lit froid.

Jean s’était envolé vendredi dernier pour Ramallah, voir un ami. A-t-on idée d’aller se fourvoyer dans ces pays en lutte. D’ailleurs il avait été arrêté bien sûr mais relâché presque tout de suite devant sa bonne foi. Arrivé chez son ami il avait pu écrire une petite lettre :

« UN PALESTINIEN A ENLEVE MA CEINTURE SANS PRECAUTION ET M’A rendu mes affaires dans les minutes qui ont suivi. Pourquoi ce geste ? Peur que je ne le frappe avec ? En fait il me l’a confisquée, mais pas grave. Tu me manques. Je rentre à la maison dans quelques jours et je t’embrasse tendrement. »

Joëlle n’arrivait toujours pas à dormir lisant et relisant cette lettre dans sa tête. Ah oui ! Il fallait qu’elle pense aux clichés qu’il avait joints en précisant : il faut qu’ils soient PASSES CHEZ L’INDUSTRIEL THIIEBON ? DANS LA PROchaine semaine, pas avant, surtout attends donc que je sois rentré.

La jeune femme était fatiguée. 5 heures du matin et elle n’avait toujours pas fermé l’œil. Tout lui revenait en vrac. Et puis il était bientôt l’heure de se lever pour courir chez Madame B. qui avait reçu des invités de marque hier soir. Elle serait donc obligée de frotter, cirer et contrainte de chasser la POUSSIERE DE LEURS DEAMBULATIONS DE RICHES. Elle ne comprenait toujours pas comment le fait de faire une soirée mondaine pouvait attirer autant de poussière !

Vers 5h30, n’en pouvant plus elle s’effondra et rêva en s’agitant, elle voyait ses ARBRES :CA BOURGEONNE A TOUT VA ET SI CA PREND UN COUP DE gel, ils sont fichus !

Heureusement le réveil sonna. Elle se leva d’un bond et fatiguée se rendormit en buvant son café.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots
défi 163 (croqueurs de mots)

Sur une photo de Cezary Wysynski (National Géographic)

Racontez une p’tite histoire en prose ou autre… poésie, haïku, etc, à votre guise !

La belle vieille dame

Un visage extraordinaire

Aux joues creusées

Par le temps, les chagrins

Et les petites joies,

Les lèvres fines

Les yeux noirs de braise

Enfoncés dans leur orbite

Un turban entourant ses cheveux gris

Des perles de couleur scintillante

Illuminant ses oreilles

Les doigts recourbés

Serrant ce qui

L’emmène à l’extase

Et L’enveloppe

D’une épaisse brume blanche

Que vous êtes belle

Madame ….

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