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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

defis croqueurs de mots

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Racontez une histoire en prose (de préférence) qui commence par :"j'ai trouvé dans ma bibliothèque" ou qui finisse par "je ne suis pas bibliothécaire" (ou les deux).

Publiez-la sur votre blog le Lundi 14 Juillet.

Evidemment tous les panachages et métissages sont autorisés à condition de coller de près ou de loin au thème "bibliothèque".

Doux souvenirs

J’ai trouvé dans ma bibliothèque une centaine de livres que je n’avais pas lus. Pourquoi me demandai-je en m’asseyant confortablement dans le vieux fauteuil de mon grand-père. Il aimait être là, devant ses livres qu’il regardait avec amour. Mais un jour sa vue baissa et il me demanda à moi qui n’était qu’une gamine de douze ans de bien vouloir lui faire la lecture. Je n’osai pas refusé mais je courus tout de suite le dire à ma mère en hurlant que c’était injuste, que mes vacances je ne voulais pas les passer avec un vieux et en plus dans une pièce qui sentait mauvais.

Elle essaya de m’expliquer que cette pièce était le refuge de mon grand-père depuis qu’il avait perdu sa femme et que je devrais avoir honte de parler ainsi. Elle ajouta que l’odeur était celle des vieux livres pleins d’histoires que je ne connaitrai jamais puisque je en voulais pas lire.

Alors cet été-là, je me suis forcée. Une heure par jour je venais m’assoir sur le petit coussin face à lui et je lisais. Au début cela me paraissait vraiment fastidieux mais au fur et à mesure, je commençais sérieusement à y prendre du plaisir. Et puis de voir son visage transformé, les yeux clos en train de m’écouter me flattait.
C’est ainsi que j’ai découvert la lecture et quand il est mort, j’ai repris tous ses livres et SON fauteui
l.

J’ai trente ans maintenant et j’éprouve toujours le même plaisir à venir m’assoir devant mes livres qui pour la plupart furent les siens, et quand je découvre comme aujourd’hui qu’une centaine de titres m’ont échappé, je suis heureuse. Le partage de cette joie avec mon aïeul me revient et je me surprends à lire tout haut … pour lui s’il m’écoute quelque part.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

grrrrrrr je m'étais trompée d'heure !

Vous visitez Le Louvre, c’est la fin de journée et fatigué (e)

Vous vous asseyez un moment sur un banc,

Devant le tableau de la Joconde qui vous interpelle…

Non, non vous ne tombez pas en syncope !

Comme vous êtes poli(e), la première surprise passée vous lui répondez…

Et de fil en aiguille la conversation s’engage…

Nous ne sommes pas curieux mais…en vers, en prose, sérieux ou avec humour

On est tout « ouïe »… pour lire vos échanges!

Que les fées de l’Inspiration soient avec vous !

C’est pas juste

Je suis assise devant le portait de la Joconde au Louvre. Je me repose un peu avant de rentrer chez moi. Le métro me tue.

Mais qu’a-t-on pu trouver de beau, de féminin à ce visage banal, lourd, ces cheveux si raides et ses yeux sans expression ? Son sourire ? Quel sourire ? On a plutôt l’impression qu’elle va nous dire une « vacherie » !

— Dites voir, Madame, de quel droit vous permettez-vous de me critiquer ? Est-ce que je vous dis, moi, que vos cheveux teints couleur ficelle sont sans éclat ?

Eberluée devant cette voix, je me levai d’un bond.

— Restez assise, vous êtes si grande et si maigre que je crains que vous ne vous cassiez, là, devant moi à vous pencher sur le tableau.

— Bon puisque vous le prenez sur ce ton, nous allons vider notre sac. Je suis peut-être grande et mince mais moi je peux vous affirmer que mes jambes ne sont pas vilaines, contrairement aux vôtres qui doivent sûrement être très laides puisque le peintre n’a pas tenu bon de nous les montrer :

— Vous me faites rire, je vous cerne bien : de belles jambes mais sous les cheveux une cervelle de moineau !

— Ma pauvre Joconde, puisqu’il faut vous appeler ainsi, tous les hommes qui vous regardent pâmés devant votre sourire n’ont qu’une pensée : vous voir en entier, voir justement vos seins et vos jambes !

—Vous êtes une véritable obsédée Madame, pour vous il n’y a que l’apparence du corps qui compte dans votre monde de femmes objets !

— Je ne vous permets pas ! D’autant plus que des bruits courent que vous seriez peut-être un homme ? Dans ce cas, je suis persuadée que comme eux tous, vous bavez devant mes seins gonflant mon corsage !

— Arrêtons là si vous le voulez bien, je n’aurais même pas dû commencer cette conversation de débiles.

Je me mis bien en face du tableau et la regardant dans les yeux, lui crachai mon venin :

— Vous êtes laide !

Et vous savez ce qu’elle m’a répondu ?

— J’ai une beauté intérieure qui vous manquera toujours et ça les milliers d’hommes qui m’ont regardée et qui me regardent encore l’ont deviné. Tandis que vous ma pauvre madame, à part deux ou trois hommes dans votre vie, aucun ne vous fait des compliments n’est-ce pas ? Je devine donc combien vous pouvez être jalouse !

A ce moment je me réveillai, bousculée par un gardien regardant sa montre :

— Ce n’est pas un dortoir ici Madame. Je vous prie de sortir.

Elle avait donc raison, tous les hommes, même ce gardien, s’occupent d’elle et la dorlote, la protège et la chouchoute ! C’est pas juste !!!

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

" Plat du jour : Zeux à la coque "

Ecrivez un texte court comportant une majorité de mots commençant par "e, eu, oe..."

1)Menu

Entrées à volonté

Escargots de bourgogne

Emincés de poulet

Endives braisées

Œufs à la neige

Prix : 20 Euros (service En sus)

2)Effrontée

Emile Etait Eloquent mais Eléonore ne l’Ecoutait pas.

Un Etourneau s’Egosillait et l’Empêchait d’Entendre l’Enoncé :

« Envisagez-vous une Evasion »

Eléonore, tout s’Excusant Eclata de rire Et cria :

Je m’Evade ! Je rejoins l’Etourneau !

Eberlué Emile se tut.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi n° 119 "PETITE ANNONCE"

CONSIGNE

Vous recherchez un employé, ouvrier, cadre, employé de maison.....ou

Vous recherchez l'âme soeur

Rédigez une annonce humoristique, insolite, poétique (en prose ou vers)

Et (si vous le souhaitez) la lettre de réponse à cette petite annonce.

Annonce numéro 2010

Jeune femme surbookée désirerait rencontrer une vieille dame disponible pour divers petits travaux ménagers. Il ne s’agit que de s’occuper du linge, de la cuisine, du ménage, de la garde de trois enfants et surtout que cette personne parle trois langues. L’éducation des enfants est très importante chez nous et mon mari tient absolument à ce que es fils sachent se déplacer dans tous les pays et surtout en Chine, en Irak et au Mexique. Ah encore une petite chose : tenue soignée exigée, cela va de soi. Ce n’est pas parce que nous habitons sur une péniche qu’il faut se négliger, n’est-ce pas ?

Réponse à l’annonce numéro 2010

Vieille dame de quatre- vingt dix ans, souhaite rencontrer rapidement la jeune femme de l’annonce 2010 qui correspond parfaitement à ses souhaits. Elle avait un jour envisagé de se laisser emporter par la faux, mais elle ne peut pas rater une si belle occasion de mourir simplement d’épuisement.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 118 «croqueurs de mots»

 

Ecrire CE Qu'on Veut en légende de la photo CHOISIE,
SELON Fils inspiration, en prose, en vers, en RÉCIT,
en dialogue la conversation ous,
ous faire concis, plus longue
(MAIS Pas PLUS D'juin Cinquantaine de lignes).

 

 

 La-mort-aux-trousses_HD_large.jpg

 

 

 

La Mort aux Trousses, 1959, tcmcinema.fr

 

- Il passe souvent des autocars par ici?

- Tous les jours MAIS là je l'ai raté.

- Portez Pas de Vous de chapeau Vous ne craignez Pas le soleil?

- Pas Vraiment MAIS Vous êtes habillé Comme versez enterrement non, le voyageur de j'espere Qué polo CE N'Est CELA Qui Vous par ce Chaleur?

- En Effet, mon vieux père Vient de mourir et je me rendais chez le notaire versez Regler non Problème de terrain. Maïs VOUS mêmes sans chapeau, vous etes Quand même endimanché non? 

- Certes, C'est Un peu Vrai. Je me Rends moi aussi chez l'ONU voiture de notaire lun.. ranch ex juin Hérité D'UN au Décès de fils père.

- Sans indiscrétion, il s'appelait Commentaire fils père?

- Artur lawson.

- Mon père aussi? 

- Quelle coïncidence, Vous Seriez l'ex de ma sœur, l'abruti qu'elle epouse non PARCE qu'elle etait enceinte de mon pote Johnny?

- Quoi? Maïs Pas du Tout, le bébé interest de moi!

- Ah ah! Elle vous à Bien ue, Elle Est experte versez faire avaler des couleuvres aux naïfs et rapide rapide avez l'air Vous D'UN Type de bien, C'EST CEUX qu'elles preferent Verser les arnaquer.

- Retirez Immédiatement CES PAROLES Sinon ...

- Sinon quoi? Mon pauvre ami Nous Sommes à 300 kms de la ville, VOUS ALLEZ Appeler la police La La!

- Vous la cause de AINSI ne Je. J'attendrai l'autocar De l'autre côté de la voie.

C'EST AINSI Qué l'sur retrouva, morts de soif et de faim, de CHAQUE Côte de la voie, hirsutes Deux de INDIVIDUS, méconnaissables, La Semaine suivante. ILS furent transportes par l'autocar MAIS Tous Deux périrent en chemin.

Voiture Pas de chance de les Horaires de voiture avaient Changé, il y en avait non par Semaine au lieu de un par jour. ILS ne le savaient Pas ...

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi n° 117 " Duos "


1 Choisir l’un des binômes ci-dessous  :

Alain Delon et Louis XIV
Amélie Nothomb et Picasso
Général de Gaulle et Muriel Robin
Denis Diderot et Simone de Beauvoir
Brigitte Bardot et Rudyard Kipling
Molière et Florence Foresti
Napoléon et Mystinguette


2 Choisir ensuite un lieu de rencontre ci- dessous  :

 Au pied de la Tour Eiffel
Lors d’une Croisière
Au Jardin des plantes
Au bois de Boulogne
Dégustation aux Hospices de Beaune
Dans une allée de la forêt des Dhuis
Dans les jardins de l’Elysée lors de la réception du 14 Juillet

Ecrivez ce qu'ils peuvent bien se raconter ...
affinités, désaccords  sous la forme qui vous plaira .... 

 

J’ai choisi Alain Delon et Louis XIV Au bois de Boulogne

 

 

— Promenons-nous dans les bois  pendant que le loup n’y est  pas !

— Que vous  êtes sot mon pauvre ami !

— Allons  allons,  rions !  il fait si beau ce matin mon prince !

— Je ne suis  pas  prince mais roi, combien de fois devrais-je vous  le répéter  et ne l’oubliez pas, nous avons  horreur des erreurs !

— Mais nous le savons cher  maître, nous le savons !

— Alors tenez-vous derrière  moi, il ne  manquerait plus que  mes vassaux vous prennent  pour le roi !

— Mais nous sommes  le  roi, cher Louis ! Vous  n’êtes qu’une  pâle imitation.

Ecoutez la foule dans ce bois de Boulogne réputé pour  n’y voir que des  gens  bien nés, écoutez ce que crient  vos « amis » : Alain, Alain, Alain ! Au pouvoir !  Jamais cher  Louis, je n’ai entendu acclamer de la sorte  votre  prénom.

— Venez rentrons, ils sont trop lourds, ils ne savent pas reconnaitre  un roi d’un pâle  gredin de cirque que vous  êtes  mon cher Alain. Vos pieds sentent encore la bouse et  vous ne savez  pas  marcher avec vos bottines  sans les  crotter. Il ne s’agit  pourtant que de feuilles  mortes  mais  c’est plus fort que vous, à vouloir me rattraper  vous allez  glisser ah ah !

— Ne vous fâchez  pas mon prince,  nous savons aussi nous faire discret, nous attendons  notre  heure.  

 

Fin

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Défi 116 croqueurs de mots

 

hopper05.jpg 

 

 

 

Tableau d’Edward Hopper, faire parler ces personnages à votre guise, MAIS....

En acrostiche s'il vous plaît

Votre page formée avec « Croqueurs de Mots » !

 

 

 LA DISPUTE

 

Chérie, tu veux bien m’écouter quelques instants ?

Roland, quand cesseras-tu de vouloir absolument me raconter ton journal !...

Oh ! Je voulais simplement te dire que Julie était décédée.

 Quoi ?  Julie ? Celle que tu voyais régulièrement soi-disant  pour ton travail ? 

 Uniquement pour le travail en effet et tu le sais très bien… 

 

Elle est morte de quoi ?  De faire trop la fête ?
 

Une maladie foudroyante annonce le  journal sans donner plus de détails..
 

Roland, je pense vraiment que tu en étais amoureux mais  je m’en fichais!

Surement pas, ma douce, tu sais bien que je n’aime que toi......

 

 

Dis-moi, tu te fiches de moi  là ?  

En fait, je me fiche finalement de ce que tu peux penser de moi...  


Mais tu es odieux ! Et tu te moques de moi sur un ton Roland !

Oublie-moi et replonge- toi vite dans ta musique!

Tu sais quoi ? c'est souvent comme cela que les couples se séparent.

Se  séparer ?  Tiens voilà une idée intéressante, je sors respirer un peu.

                                                                       

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

  Prenez votre livre de chevet

ou le premier livre qui passe à votre portée.

 Suivez le tableau ci-dessous pour récolter dix mots et ratatam

 

page N°

mot N°

12

3         ET

15

8         ETAIT

20

5        HOMMES

35

11     EN

38

10    MOURIR

45

6      DE

53

7     PARTIR

67

24     ARBRES

78

DERNIER      DONC

DERNIERE

1     PARIS

 

Ecrivez  le texte de votre défi en utilisant ces dix mots choisis au hasard

 

J’ai choisi  comme livre : la main coupée de Blaise Cendrars

 

PAS FACILLE D’ETRE UNE FEMME !

 

Comme toutes les semaines  je me rendais à Paris, montrer mon bilan au grand état-major.

J’étais employée dans une entreprise futuriste, composée de  dix  hommes et une femme. La femme étant  dans ce milieu considérée comme  une pauvre  petite incapable de gérer les comptes !

Mon travail consistait simplement à recenser les arbres  dans ma région, enveillant à ce qu’ils soient remplacés  très vite dès que l’un d’eux  tombait foudroyé  par la foudre.

C’est ainsi que devaient  mourir  les arbres : tués par le ciel.

 Un décret le stipulait d’une façon vraiment sans  conteste  possible, du n’importe quoi vraiment !

Donc, cette semaine, je devais  compter les  peupliers, la semaine  prochaine ce seront les  châtaigniers, etc.

J’avais du boulot  pour  des années, je n’étais pas prête de partir ailleurs !

Tant mieux, mais  malgré tout  je pensais  qu’on se fichait de  moi. Un homme aurait très bien pu y aller à ma  place.

Le  machisme de cette entreprise était connu  mais  personnellement  ça m’était égal. J’étais un homme.  Je me déguisais en femme pour  pouvoir faire ma thèse sur le  comportement  des hommes quand ils étaient majoritaires dans un lieu de travail ou de loisirs. J’étais gâté ici je dois  l’admettre !

— Poussez –vous Monsieur, vous  voyez bien que  je suis chargée, vous pourriez  m’aider  à monter  ma valise dans ce  fichu train non ?

Ça  marche à tous les coups, ricanai-je ….

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Imaginez que vous avez eu un drôle de cadeau, pour noël ou les étrennes, peu importe. Une lampe vieillotte et poussiéreuse que vous vous êtes mis à frotter ... dans l'intention d'en tirer le meilleur prix en la revendant.

Imaginez que vous avez réveillé alors le génie de la lampe d'Aladin et qu'il vous a fait cadeau de trois vœux ... en s'installant sur votre fauteuil favori, bien décidé à profiter de la vie humaine, aussi imparfaite soit-elle.

A votre tour de formuler vos trois vœux en nous contant votre rencontre avec ce visiteur, dans un court texte de la forme de votre choix.

A moins que vous ne préfériez dresser une courte liste de résolutions (pas plus de dix mais ce peut-être moins, par exemple trois résolutions).

 

Miracle ?

J’étais seule au grenier et il me prit fantaisie de  m’occuper de rangement. J’avais ramené de chez un voisin une vieille  lampe  usée,  poussiéreuse mais qui m’avait vraiment intriguée. Alors,  gentiment il me l’avait offerte en me précisant  qu’elle était unique. J’avais souri, grande  âme,  pour ne  pas  le vexer,  mais ne croyant en rien à ces sornettes de grand-mère.

— Bonjour Sophie…

— Qui est là ? 

— Moi, le génie de la lampe d’Aladin, fais trois vœux ma belle et  dépêche-toi tu n’es pas  seule à attendre  mon bon vouloir.

J’avais entendu cela dans ma  petite enfance  mais  me retournant vivement, je m’aperçus que je ne rêvais pas. Une chose  sans  forme, sans  vêtements,  mais  sans visage non plus était installée dans le fauteuil de  ma grand-mère, mon préféré.

— Vite  j’attends ! Fais comme si je n’étais pas là, puisque tu parais gênée,  et dis vite. Tu as droit à trois vœux, vas-y.

Je réfléchissais et me disais que finalement  pourquoi pas ?  Il n’y avait rien d’idiot  à se parler seule. C’est ainsi que  je voyais  le moment,  j’occultais tout à fait ce « truc » assis et faisant  bouger en plus  le fauteuil.

Voilà, puisque vous allez  pouvoir  les exaucer mes vœux je vous  préviens vous allez avoir du travail.

— Je suis là pour ça …

Je

-- -  Je souhaiterais que mon mari disparaisse de ma vie, je ne  le supporte  plus et  il me trompe avec  la boulangère.

 

 

- Je souhaiterais que tous ceux qui crèvent de faim puissent se nourrir

 

- Je souhaiterais que les guerres de tous pays cessent immédiatement…

Stop !!! Arrête !!! Tu as énoncé tes trois vœux.

— Et que comptez-vous faire ? Vous croyez  qu’ils sont réalisés ?  Demandai-je d’une toute petite voix sans me retourner.

— Pauvre folle, tu ne crois quand  même  plus à ces conneries !

Je fis un bond, et là je le vis: hilare, plié de rire, et  Monsieur le Juge, je vous  jure qu’à cet instant je n’ai plus su ce que  je faisais, je lui ai lancé  la  lampe violemment et il est tombé.

On m’a dit qu’il était mort, vous voyez bien que  le génie de  la lampe d’Aladin, ce n’est  pas que des  mensonges  la  preuve ! Mon premier vœu a été  exaucé, ça  vous  surprend aussi  n’est-ce pas ? 

Le  pauvre juge  haussa  les épaules et appelant  un garde marmonna : si seulement  ses deux autres vœux avaient  pu l’être aussi !

Fin

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi n° 113 (croqueurs de mots)

"   Par le bout du nez  "

Laissez vous mener.....en partant d'ici :

" Le nez...."

Ecrivez la suite ... sans vous enrhumer !

 

Le nez au vent

 

Le nez au vent,

Mon chien sentait les herbes folles

Qui dansaient dans les champs

Remplaçant les blés coupés.

Le nez au vent,

Il tirait sur sa laisse

Impatient d’être libre et de se rouler

Ventre  au soleil sur les  éteules.

Se tourner d’un côté puis de l’autre

En extase de bien –être.

Le nez au vent je le suivais,

M’écorchant les chevilles

Mais moi aussi, le nez au vent.

Je marchais rêveur et tranquille

Loin des bruits de la ville

Et  heureux… de me laisser mener

Par le bout du nez

 

Par … mon chien.

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