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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Etant donné que le Père Noël est déjà passé dans vos chaumières, on va changer un peu les règles.Je propose cette fois de donner la parole au Père Noël. Vous lui avez écrit votre lettre et il vous répond .

Vous n’écrirez pas une lettre au Père Noël, c’est lui qui vous écrira en utilisant la récolte de mots suivante :

joliment –  crêpe – tintinnabuler – soleil – joie – smartphone –

(s’) embarbotter – cascade – santé  et j’ajoute le mot « rognons »  

 

Chère madame

 

J’ai lu avec beaucoup d’attention votre lettre du vingt- deux décembre, qui entre nous était joliment écrite.

Hélas,  ce qui m’a beaucoup dérangé par contre est que vous demandiez pour votre gamin de six ans, Victor,  un smartphone et une tablette… ?

Mais il est bien trop jeune voyons  pour se polluer l’esprit avec  ces engins ! Il va s’user la santé et ses yeux et ne pensera même plus à jouer vraiment avec des jeux de son âge !

Ne croyez surtout pas que c’est pour vous ennuyer que je vous réponds ainsi mais lisez bien ce qui suit :

Au lieu de le faire grandir trop vite, emmenez-le donc le soir de Noël manger des crêpes.  Vous habitez Paris, vous trouverez facilement. Vous verrez de la joie dans son regard, de l’émerveillement. S’il ne fait pas trop mauvais, un petit rayon de soleil par exemple,  le jour de Noël quand tout le monde sera parti,  allez donc  au jardin du Luxembourg près du bassin. Oh bien sûr ce n’est pas une cascade  mais  pour les enfants  c’est  formidable. Ils  peuvent louer des bateaux et les téléguider. Magnifique, vous verrez que pour exprimer sa joie et surtout tellement ému,  il s’embarbottera sans pouvoir vraiment vous expliquer comme il est heureux.

Dans ses yeux, il y aura des étoiles et il entendra tintinnabuler des clochettes dans sa tête.

Et quand  bien fatigués, vous rentrerez tous les deux, il est sûr que ce sera le plus beau Noël que vous lui aurez offert depuis sa naissance ! Je vous  promets qu’il s’en souviendra toute sa vie.

Il faut savoir choisir parfois, et il est bon que nous rognons un peu de nos  préjugés au profit de l’aventure.

Noël s’est rendre heureux, et le bonheur ne s’achète pas.

Vous avez bien compris mon message, madame la maman de Victor ?  Je vous souhaite à tous les deux un joyeux Noël, j’arrête d’écrire  ma plume s’est cassée, et j’ai d’autres  lettres qui m’attendent

Amicalement

Le Père Noël.

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Le quotidien .À partir de cette citation :« Le train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n’a qu’a bien s’accrocher. »

Robert de Houx

En vous inspirant de ces mots, sans nécessairement les employer, écrivez un petit quelque chose comme vous l’entendez, dans la forme littéraire qui vous plaît.

Le train-train

 

Je n’en peux plus  je crois que je vais craquer.

Madeleine, soixante ans,  venait de se rendre compte qu’elle s’ennuyait. Oui seulement aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que Jeannot, son fils ainé venait de l’appeler pour lui annoncer son divorce ?

Mais qu’avaient-ils donc tous à la prendre pour la confidente, celle qui réconforte, celle qui souffre à la  place des siens et celle qui est toujours debout quand l’un ou l’autre de ses deux enfants a besoin de réconfort. Mais elle ?  Quelqu’un s’est-il inquiété de savoir comment elle allait ? Si elle était heureuse ? Si elle n’en avait pas assez de cette vie de routine ? De tout préparer pour que  personne ne cherche où se trouvaient les choses  que ce soit l’assiette pleine ou le pyjama lavé et rangé ?

Mais qu’était-elle donc  pour sa famille ? 

Une locomotive, qui  tirait toute seule  un wagon d’emmerdements, de  cicatrices, de bobos, de chagrins… des autres… Car les siens personne ne s’en préoccupait !

Il y avait bien Justine, sa petite dernière qui venait de fêter ses vingt- cinq ans et qui s’occupait un peu du ménage et des courses, mais elle passait en coup de vent, toujours  pressée, et pas le temps de  se « poser ».

Pas une sortie au restaurant, pas de  copains à la  maison, pas d’animal de compagnie. Non tout cela était superflu et  ils n’avaient pas les moyens de s’amuser, répétait sans cesse  Julien, son mari.

Le pauvre, il s’était cassé une jambe sur le chantier il y avait de cela  dix ans et ne pouvant plus vraiment assumer son travail il avait été  mis tout d’abord en longue  maladie puis au chômage.

Il était donc en permanence à la  maison, ne sachant à quoi s’occuper, se faisant suer comme pas possible. Et le pire  c’était quand il ressassait ses années de travail en tant que  délégué du personnel. Il répétait qu’il avait été  admiré, aimé et respecté à ce moment-là alors que maintenant il n’était plus rien, qu’un boulet.

Les mois passaient et rien n’éclairait leur horizon.  Madeleine essayait de se cramponner, rassurant tout son petit monde mais quand  Jeannot l’informa qu’il divorçait ce fut la goutte d’eau. Cela voulait dire que lui aussi allait  venir  pleurnicher dans ses  bras, se faire  cajoler. Elle craquait, elle saturait, elle en avait assez de cette vie morne, sans attraits, sans rires, sans joie.

Mais elle ne devait pas sombrer elle aussi. Il y avait assez de déprimés dans la famille ! Elle allait se reprendre en mains. Demain elle  s’inscrirait à la  piscine et demanderait à Régine leur voisine de l’accompagner. Ensuite elles iront au restaurant et puis  voir un film pourquoi pas ?  Ça changerait un peu, ça casserait la routine de cette petite vie et au moins  pendant quelques instants  elle vivrait enfin pour elle.

Elle parlait  toute seule : vas-y  Madeleine, ne te laisse pas faire, accroche toi, le train de ta vie est lent  mais au moins tu es dedans  avec les tiens  alors courage !

Et c’est ainsi que  l’on pouvait rencontrer deux femmes  rieuses, élégantes, se rendant à pieds  au restaurant « chez Adda »  où une fois  par semaine elles  venaient déjeuner  d’un bon couscous et d’une bonne bouteille de rosé.

La belle vie en somme, les journées se suivaient mais  n’étais plus identiques.  Madeleine se sentait utile, vivante et finalement heureuse d’avoir surmonter cette petite crise de  déprime.

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 227 croqueurs de mots

Evoquer un livre que l’on a bien aimé, nous donner envie de le lire mais, attention, ne pas tout raconter !

 

 

 

 

La touche étoile

 De Benoîte Groult


Benoîte Groult, née le 31 janvier 1920 à Paris et morte le 20 juin 2016 à Hyères, était une journaliste, romancière et militante féministe française.

J’ai toujours aimée ces écrits et particulièrement « la touche étoile »
 

 L’auteure nous embarque pendant tout le roman, drôle mais parfois émouvant et acide, dans le sillage d’Alice, vieille dame encore très alerte.

La vie y est observée, disséquée, et examinée à la loupe :


« …Le problème, c’est que pour écrire valablement sur la vieillesse, il faut être entré en vieillesse. Mais dans ce cas, elle est aussi entrée en vous et vous rend peu à peu incapable de l’appréhender…."

La vieillesse, les rapports jeunes/vieux, la lutte d’Alice toute sa vie durant pour le droit des femmes.


« …Les jeunes péronnelles d’aujourd’hui sont persuadées que les droits dont elles jouisssent sont tombés du ciel.
- Vous n’avez eu le droit de vote qu’à 30 ans ? Pas Possible !
- Y avait pas la pilule « autrefois » ? comment vous faisiez ? demandent ces déculturées pour qui « autrefois » commence hier et touche au moyen âge…. »


A travers sa fille, elle nous laisse aussi entrevoir non pas l’adultère, mais un véritable amour qui aidera celle-ci à vivre son quotidien.
Alice devenue veuve et vieille dame, nous convaincra qu’il faut donner à l’être humain le droit de disposer de son corps, l’âge venant.

« … je n’ai aucune envie d’assister au vieillissement de mes enfants …. Il n’était pas prévu jusqu’ici qu’une mère voie le beau petit humain qu’elle a mis au monde, devenir un spécimen flageolant au regard terne et déformé…. La longévité détraque la chaîne des générations… »

Elle fait d’ailleurs le parallèle avec le droit de disposer de son corps pour avoir ou pas un enfant quand on le souhaite.

« … La France n’est plus le pays des libertés. Nos députés viennent d’inventer l’hypocrite « laisser-mourir » formule affreuse bien dans la lignée du « laissez-les vivre » les deux slogans ayant en commun le même mépris des intéressés…. »

Elle qui a toujours milité pour ces droits, lutte maintenant pour le droit de mourir dignement quand on le souhaite et non quand le corps nous lâche et qu’il est trop tard.

Très beau plaidoyer pour le droit des femmes et pour la dignité de tous.

Mais Benoîte Groult l’a toute sa vie revendiqué et s’est toujours investie dans ce combat.

A lire sans modération.


 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil

par suite d'une  mauvaise manip j'ai mis deux fois ce défi sur mon blog conclusion j'ai des commentaires dans les deux  j'en suis navrée  mais  le geste est là et j'aime vos commentaires à tous !

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 226 croqueurs de mots

Bestiaire :

C’est un recueil de textes consacrés aux animaux.

.Quelques  lignes en vers ou en prose ayant pour sujet un être, un animal

(Sirène, ondin,Licorne, dragon…) sorti de votre imagination.

 

Le don du chat

 

Depuis quelques jours  j’avais remarqué un drôle de bruit vers  minuit.  C’était l’heure où habituellement je fermais mon livre, éteignais la lumière et essayais de me reposer un peu jusqu’à ce que l’aube me réveille. Je faisais des rêves étranges et  souvent  je ne m’en souvenais  plus  le matin. Or justement ce matin, je m’en souviens  parfaitement selon comment j’essaie de le comprendre.  Je vais  vous le raconter et je compte sur vous pour me dire si je suis  normale.

Ma chatte Lola, au pelage tout blanc, les  yeux verts, une queue en panache  a eu quatre ans hier.  Je lui ai  fêté en lui laissant exceptionnellement un petit  bout de foie gras dans sa soucoupe.  Elle était heureuse et l’a  dévoré en deux minutes.  Elle est venue vers moi comme pour me remercier et est repartie dans son panier  faire un somme.  

Le soir quand j’ai fermé le volet de ma chambre, elle était allongée de tout son long sur  ma couette comme elle le fait régulièrement quand  elle entend que je monte  l’escalier. Je la caressai en lui souhaitant bonne nuit. Oui certains diront que  c’est débile, mais je fais ainsi depuis que le l’ai. Cela ne me viendrait pas à l’idée de  me coucher, éteindre sans l’avoir câlinée.

Et c’est vers minuit que je fis ce rêve étrange. 

J’étais au lit, profondément endormie quand  soudain je me réveillais en sursaut et instinctivement  je  tâtais  ma couette pour retrouver la douceur des  poils de Lola.  Rien. J’allumais immédiatement la lumière et  surprise de ne pas  la voir, je l’appelais doucement. Pas de réponse.  Tout de suite  j’ai craint le pire, qu’elle n’ait pas digéré le foie gras, qu’elle soit malade. Mais  je n’arrivais pas  à sortir de mon lit  pour aller voir. Quelque chose  me retenait et je ne savais  pas quoi.  Soudain je  m’apercevais qu’en réalité c’était Lola, qui était  allongée  sur  mon cou et m’étouffait, mais vraiment ! Je ne pouvais plus respirer, je haletais et  j’essayais de la  repousser en vain. Elle était en train de me tuer ! Moi qui lui cédais tout, qui l’adorais !

Et tout à coup, après un miaulement rauque, elle m’apparut auréolée d’une faible lumière diffuse qui provenait de ses yeux. Je lui parlais doucement essayant de comprendre ce qu’elle  voulait me dire et je compris tout quand elle me susurra à voix basse : je ne t’appartiens pas, tu n’es rien pour  moi. Par contre je sais que je suis ton jouet, l’enfant que tu n’as  pas, le compagnon qui t’a quittée, je suis tout cela pour toi, mais je veux ma liberté.

Je m’entendais lui répondre : ne t’en vas  pas ne me laisse pas  seule, je t’aime

Et elle, lassée  soudain me griffait sérieusement  au visage et feulait en sautant à terre. Elle sautait  sur  la poignée de porte et s’enfuyait.

Je me réveillais en sueur. Comment pouvais-je avoir pensé  que ma chatte  me ferait cela ?  Elle  qui est si douce et si câline.

Ce rêve me  perturba pendant toute la journée. Je n’arrivais  pas à me faire à l’idée que ce n’était qu’un mauvais cauchemar.  Ma chatte  m’adore.

Le soir quand je rentrai chez moi, je fonçai vers  la chambre.  Elle devait sûrement  être là l’oreille en éveil et le ronronnement prêt  à se faire entendre en me  voyant.

Je m’approchai du lit et regardai une feuille de  papier blanc de mon imprimante sur mon oreiller. Etonnée et surtout surprise je  l’ouvris et  croyez-moi ou pas voilà ce qui était écrit :

Tu n’as pas voulu m’écouter cette nuit, mais je te quitte, j’ai rencontré  un ami et je veux faire ma vie avec lui et avoir des  petits….

Je  m’assis comme  une masse sur mon lit  les bras ballants. 

C’était impossible elle ne  peut  pas me faire cela, elle ne  peut pas me quitter ! Et puis en raisonnant un peu un chat n’écrit pas ! Il ne sait  pas faire !

Marylou, réveille-toi !! Arrête de crier, ton réveil vient de  sonner  tu vas encore être en retard.

C’était ma  mère….

— Maman j’ai rêvé que Lola  me quittait….

— Tiens c’est drôle ce que tu me dis là je ne  l’ai pas vue depuis que je suis levée….

Comprenne qui pourra, moi j’abandonne  mais je suis sûre que ma chatte a un don, elle sait écrire.

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Bestiaire :

C’est un recueil de textes consacrés aux animaux.

.Quelques  lignes en vers ou en prose ayant pour sujet un être, un animal

(Sirène, ondin,Licorne, dragon…) sorti de votre imagination.

 

Le don du chat

 

Depuis quelques jours  j’avais remarqué un drôle de bruit vers  minuit.  C’était l’heure où habituellement je fermais mon livre, éteignais la lumière et essayais de me reposer un peu jusqu’à ce que l’aube me réveille. Je faisais des rêves étranges et  souvent  je ne m’en souvenais  plus  le matin. Or justement ce matin, je m’en souviens  parfaitement selon comment j’essaie de le comprendre.  Je vais  vous le raconter et je compte sur vous pour me dire si je suis  normale.

Ma chatte Lola, au pelage tout blanc, les  yeux verts, une queue en panache  a eu quatre ans hier.  Je lui ai  fêté en lui laissant exceptionnellement un petit  bout de foie gras dans sa soucoupe.  Elle était heureuse et l’a  dévoré en deux minutes.  Elle est venue vers moi comme pour me remercier et est repartie dans son panier  faire un somme.  

Le soir quand j’ai fermé le volet de ma chambre, elle était allongée de tout son long sur  ma couette comme elle le fait régulièrement quand  elle entend que je monte  l’escalier. Je la caressai en lui souhaitant bonne nuit. Oui certains diront que  c’est débile, mais je fais ainsi depuis que le l’ai. Cela ne me viendrait pas à l’idée de  me coucher, éteindre sans l’avoir câlinée.

Et c’est vers minuit que je fis ce rêve étrange. 

J’étais au lit, profondément endormie quand  soudain je me réveillais en sursaut et instinctivement  je  tâtais  ma couette pour retrouver la douceur des  poils de Lola.  Rien. J’allumais immédiatement la lumière et  surprise de ne pas  la voir, je l’appelais doucement. Pas de réponse.  Tout de suite  j’ai craint le pire, qu’elle n’ait pas digéré le foie gras, qu’elle soit malade. Mais  je n’arrivais pas  à sortir de mon lit  pour aller voir. Quelque chose  me retenait et je ne savais  pas quoi.  Soudain je  m’apercevais qu’en réalité c’était Lola, qui était  allongée  sur  mon cou et m’étouffait, mais vraiment ! Je ne pouvais plus respirer, je haletais et  j’essayais de la  repousser en vain. Elle était en train de me tuer ! Moi qui lui cédais tout, qui l’adorais !

Et tout à coup, après un miaulement rauque, elle m’apparut auréolée d’une faible lumière diffuse qui provenait de ses yeux. Je lui parlais doucement essayant de comprendre ce qu’elle  voulait me dire et je compris tout quand elle me susurra à voix basse : je ne t’appartiens pas, tu n’es rien pour  moi. Par contre je sais que je suis ton jouet, l’enfant que tu n’as  pas, le compagnon qui t’a quittée, je suis tout cela pour toi, mais je veux ma liberté.

Je m’entendais lui répondre : ne t’en vas  pas ne me laisse pas  seule, je t’aime

Et elle, lassée  soudain me griffait sérieusement  au visage et feulait en sautant à terre. Elle sautait  sur  la poignée de porte et s’enfuyait.

Je me réveillais en sueur. Comment pouvais-je avoir pensé  que ma chatte  me ferait cela ?  Elle  qui est si douce et si câline.

Ce rêve me  perturba pendant toute la journée. Je n’arrivais  pas à me faire à l’idée que ce n’était qu’un mauvais cauchemar.  Ma chatte  m’adore.

Le soir quand je rentrai chez moi, je fonçai vers  la chambre.  Elle devait sûrement  être là l’oreille en éveil et le ronronnement prêt  à se faire entendre en me  voyant.

Je m’approchai du lit et regardai une feuille de  papier blanc de mon imprimante sur mon oreiller. Etonnée et surtout surprise je  l’ouvris et  croyez-moi ou pas voilà ce qui était écrit :

Tu n’as pas voulu m’écouter cette nuit, mais je te quitte, j’ai rencontré  un ami et je veux faire ma vie avec lui et avoir des  petits….

Je  m’assis comme  une masse sur mon lit  les bras ballants. 

C’était impossible elle ne  peut  pas me faire cela, elle ne  peut pas me quitter ! Et puis en raisonnant un peu un chat n’écrit pas ! Il ne sait  pas faire !

Marylou, réveille-toi !! Arrête de crier, ton réveil vient de  sonner  tu vas encore être en retard.

C’était ma  mère….

— Maman j’ai rêvé que Lola  me quittait….

— Tiens c’est drôle ce que tu me dis là je ne  l’ai pas vu depuis que je suis levée….

Comprenne qui pourra, moi j’abandonne  mais je suis sûre que ma chatte a un don, elle sait écrire.

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

 

Je vous propose de vendre avec l’image ci-jointe,  ce chouette tableau, en héritage, digne d’Halloween !

« Soit à votre richissime patron collectionneur, Soit sur un vide-greniers, Soit à une galerie d’art, Soit dans une célèbre émission télévisée sur A2… »

A inclure dans votre écrit le verbe emberlucoter !

 

 

 

Bonjour,

Je suis  nouvelle dans la profession et un vieil ami vient de  m’apporter un joli tableau  tout à fait dans le style de ce que vous exposez dans votre galerie d’art.

Bien sûr, il a été travaillé  et remis au gout du jour car franchement  avec l’ancien modèle, il faisait ringard.

Au moins  je ne crois pas vous  proposer de m’acheter un faux car cet ami a mis tant de fougue à le masquer, que l’on a  l’impression qu’il s’est acharné sur le  portait de  sa  petite amie qui vient de le quitter !

Non je plaisante  mais reconnaissez que c’est un tableau de valeur. Personne n’aurait jamais osé faire cela  à la grande dame qui trône derrière son cadre en déesse avec son petit sourire narquois depuis des années.

Je trouve qu’il est  peut-être allé un peu fort en ce qui concerne les yeux  mais je dois avouer que  ce visage ressemble  sûrement plus  à celui qu’elle doit avoir maintenant. Car c’est bien beau l’éternelle jeunesse  mais  il y a des limites.

 Et en l’occurrence, les choses ont été remises à leur  place.  Il faut avouer que si l’on s’aventurait (pitié mon Dieu)  à la déterrer, je pense qu’elle serait exactement comme sur ce tableau.
Mon ami est un visionnaire  mais un visionnaire de talent et d’avenir. 

J’espère que vous accepterez donc  d’exposer sur vos murs  ce chef-d’œuvre et que  vous le ferez ce mois-ci. Je dis cela car  les gens sont friands d’horreur en ce mois d’octobre, il n’y a qu’à voir ce qui se vend dans les  magasins.

Alors répondez  rapidement s’il vous  plait que je vous le fasse livrer  avant le  31 Octobre, il  n’en aura que plus de valeur marchande.  

Bien à vous 

Une novice en art mais qui sait reconnaitre quand c’est prometteur.

Ah encore une chose : j’ai essayé de rester franche et je n’essaie en aucun cas de vous emberlucoter, je vous sais assez  rusé  pour ne  pas vous faire avoir  par une inconnue.

Mme D.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de nouvelles

Est mon quinzième recueil de nouvelles et de jeux collectifs à thème.

Toujours et encore vingt-trois  histoires  inventées naturellement quoique…

Toujours en autoédition chez Lulu.com http://stores.lulu.com/marieded

Ou sur amazon

https://www.amazon.fr/Marie-Chevalier/e/B009T4SLHW/ref=sr_ntt_srch_lnk_1?qid=1531657697&sr=8-1

Ou directement auprès de moi

 

nouvelle dans ce recueil

BEAUTE EPHEMERE

 

Elle était assise devant la porte de sa maison et à travers son grillage rouillé regardait les passants. Que se passait-il dans ce petit village déserté depuis des années pour que Adeline s’intéresse à ce point au va et vient dans sa rue ?

Il faut revenir quelques mois en arrière pour comprendre. Un matin, elle se réveilla complètement transformée. Elle si douce et si jolie avait pris des rides et du poids dans la nuit. Par quel hasard ? Comment cela a-t-il pu arriver… ? Complétement effondrée devant la glace de sa salle de bains elle n’en finissait pas de se palper. Les hanches, larges, le ventre bedonnant, la cellulite sur les bras et surtout ce double menton quelle horreur. Et la cerise sur le gâteau, ses cheveux qu’elle avait longs et brillants étaient devenus gris et sales.

Pauvre Adeline. Son mari, un homme de haute taille et portant fièrement une grande barbe qu’il ne coupait jamais s’assit comme tous les matins, face à elle pour prendre son bol de café quotidien. Il ne la regarda pas, mais cela était comme d’habitude. Il y avait bien longtemps qu’il ne la voyait plus. Aussi, elle l’interpella : Paul, tu ne remarques rien ?

Paul sans lever le nez lui répondit d’une voix agacée : je devrais ?

Elle capitula. Ce n’était pas la peine d’insister, il n’en avait rien à faire. Par contre quand elle passa près de lui, il ne put s’empêcher en vrai macho qu’il était, de lui mettre une main aux fesses. Et là, enfin, il leva la tête pour la regarder.

— C’est quoi ce cinéma ?

— Que veux-tu dire ?

— Tu t’es déguisée en sorcière ce matin ? Tu as mis du rembourrage à tes fesses ? Remarque tu en avais besoin, plate comme tu es !

Adeline, suffoquée regardait son mari comme on regarde un extra-terrestre. Il n’avait rien remarqué d’autre que la taille de ses fesses ?

— Paul, tu ne remarques rien d’autre ?

— Si la vaisselle dans l’évier.

Folle de rage, elle lui balança son bol à la tête. Il rugit se leva vivement et l’attrapa par le bras en la poussant violemment dans le mur.

— Ne recommence jamais ça où je te tue de mes mains !

Pour lui aboyer cela, il la regarda et malgré tout resta sidéré. Etait-ce bien sa femme cette …Chose… devant lui ?

— Tu vois Paul, ce qui m’est arrivé cette nuit, je suis devenue un monstre. Et toi ce que tu trouves à dire c’est que je me suis mis des coussins aux fesses ?

— Alors je ne rêve pas. C’est ainsi que tu seras dans vingt ans ? Grosse, mal fagotée, ridée et hideuse ? Heureusement que c’est arrivé aujourd’hui, ainsi je sais à quoi m’en tenir.

C’est tout ce qu’il lui dit avant de monter à l’étage faire sa valise.

Elle ne le revit plus. Il la laissa se débrouiller seule et c’est pourquoi, aujourd’hui, elle reste assise dehors pour regarder les passants. C’est ainsi qu’elle vit depuis le départ de Paul.

Elle avait mis une annonce dans le journal et les gens venaient le dimanche voir la « Chose »

Car il faut reconnaître que cette femme n’avait plus rien d’Adeline. Elle était hideuse, énorme, et laide et sale.

Les gens payaient pour venir voir le phénomène dont Adeline avait fait elle-même la promotion :

« Comment savoir ce que l’on sera dans 20 ans, moi je sais. Venez voir, ça vaut le détour. »

Et depuis, des centaines de gens venaient chaque dimanche regarder à travers le grillage rouillé la pauvre femme mourant de vieillesse à 40 ans… ils payaient pour voir cela. L’homme est un voyeur.

Cette petite histoire est la mienne, Paul m’a quittée un jour sans prévenir et depuis, moralement  j’ai pris vingt ans, je me sens vieille et moche et je crois que je ne vais pas m’arranger en vieillissant…


 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

dans le tableau ci-dessous trois thèmes au choix et pour chacun des thèmes deux titres pour vos écrits 

THEMES

TITRE 1

 TITRE 2

Passé

Hier à Hyères ou ailleurs

Poussière d'hier

Présent

Sauf-conduit pour aujourd'hui

 Aujourd'hui inédit

Futur

Demain à deux mains

Demain en sous-main

A vous de choisir un thème et un des deux titres proposés et d'imaginer le texte adapté au titre retenu. Si aucun des titres ne vous inspirait vous pouvez juste écrire sur le thème de votre choix. 

 

Demain en sous-main

 

Demain j’irai voir le directeur de ma banque et je lui demanderai un prêt de 1000 euros pour m’acheter un vélo électrique dans un magasin  très connu qui ne vend que des articles de sport.

Le problème est que cette banque a supprimé tous mes moyens de paiement et  que le directeur, qui en fait est un ancien amant me connait bien. Je suis sûre qu’il acceptera de m’aider.

Il faut non seulement qu’il obtienne mon prêt et ça,  je lui fais confiance c’est quand  même  lui le patron, mais surtout il va  être obligé de faire cela en sous-main car  je n’ai aucun papier d’identité. On m’a tout volé lorsque je me suis retrouvée  dans la rue après avoir été jetée de la boite de nuit où j’ennuyais  parait-il les clients.

Bon je ne vais pas revenir sur la vie d’avant. Maintenant c’est terminé, je me range et  je veux vivre honnêtement. J’ai trouvé un petit boulot chez une  couturière du quartier et elle est d’accord  pour  me prendre à l’essai mais  elle a bien précisé qu’il fallait que je fasse mes preuves. Autrement dit, elle va  me  payer en espèces mais pas avant que ma période d’essai soit terminée, c’est-à-dire dans quinze jours. Or, j’habite dans un foyer à cinq kilomètres, d’où l’intérêt de me procurer un vélo. Comme  elle vit en haut d’une côte je veux un vélo électrique.

Voilà vous savez tout.

Je n’ai plus qu’à croiser les doigts  pour qu’Arnaud se souvienne de  notre  petite aventure et accepte de  me  prêter mille euros. Pour lui ce n’est rien mais  pour  moi c’est mon avenir qui est en jeu.

Je me pose la question si tout ce que je veux faire est  légal. Enfin je suis droite dans mes bottes sur ce coup-là, les deux responsables seront  le banquier et l’employeur. Ils n’ont  pas  le droit ni l’un ni l’autre de me donner de l’argent liquide. Mais bon, promis  je ne  le dirai à personne. Ce n’est pas mon intérêt car moi aussi je vais  payer mon vélo en sous-main. Sinon il y a bien quelqu’un qui se demanderait comment j’ai fait alors que je n’ai pas de compte en banque.  

Donc, tout va bien. Le seul qui  peut avoir des états d’âme c’est Arnaud mais j’ai quelques souvenirs et quelques vidéos qui le décideront très vite, surtout qu’il vient de se marier !

J’ai hâte d’être à demain.

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Ecrire en prose ou en vers sur ou à partir, d'une partie visible de votre tête (oreille, front, menton, bouche, joue, cheveux, ou crâne si chauve) ou d'une partie du corps humain (la main, le pied, le coude ou le genou, le nez ou l'épaule…)

Avec prudence et la décence joyeuse coutumière des croqueurs de mots

 

L’homme de Dieu

 

Je suis un homme connu, respecté et je pense, aimé.

Mes concitoyens admirent mon élégance et surtout le port altier qui me donne l’air d’un prince, disent-ils.

Effectivement j’ai la tête bien faite. Bien dégagée des épaules par un long cou qui me donne cet air  sûr de moi et disons le mot : altier.

Le haut de mon crâne se dégarnit mais là encore avec élégance. Mes cheveux toujours lisses et brillants car j’en prends soin, sont ma  parure.  Nous les hommes avons peu de moyens de se farder, se maquiller et notre seule parure est la nature et les soins que nous apportons à nos cheveux. 

Je suis blond doré, presque roux.  Mes amies en sont jalouses.

… Tu as une chevelure Jean-Yves que les femmes t’envient… Modestement je leur fais remarquer que  je commence  à avoir une tonsure. A cela elles répondent : c’est ce qui fait  votre charme !

Vous vous rendez compte ? Du charme dans une tonsure. Il est vrai que cela  apporte une sérénité d’homme d’église et ce n’est pas pour me déplaire car en fait  vous ne  l’avez peut-être pas deviné, mais je suis le curé de la  paroisse.

Le beau curé aux cheveux d’or, me nomment mes fidèles vieilles dames du village.

Vous allez me dire que la vanité et  l’orgueil sont des  péchés  mais  pourquoi  renier ce que la  nature a créé ? Ne sommes- nous  pas d’abord et avant tout des hommes de Dieu alors si ma beauté naturelle, surtout la couleur de mes cheveux  peuvent amener des fidèles à la  messe  pourquoi pas ? 

Je suis très fier de moi et de mon élégance et ce  n’est pas  l’évêque qui va dire le contraire  lui qui est chauve comme un œuf, et me jalouse depuis toujours !

Je vous laisse, ils  m’attendent :

— Mes chers paroissiens bla bla bla….

A travers les vitraux la chevelure flamboyante de l’abbé  passant par toutes les couleurs, est une véritable beauté ! il a raison d’en être fier !

 

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