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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #accueil
copyright

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de poésie

mon treizième recueil de  poésie libre 

encore des petites histoires, des souvenirs, de la douceur, de  la peine, de la tendresse tout ce qui fait que l'on avance dans une vie. des  petits  bonheurs, des grandes, peines  ou le contraire  peu  importe  le temps  passe....

 

 

un petit  poème  trouvé  dans ce recueil :

 

 

Elle était si belle

 

Elle était si belle

Qu’il n’osait la toucher

Elle était si belle

Qu’il voulait l’épouser

Mais elle était amoureuse !

Pas de lui hélas …

D’un gars pas classe

Qui lui faisait tourner la tête

 

Elle était si belle

Qu’il ne vit qu’une solution

Pour qu’elle lui revienne

Du moins pour qu’elle vienne

Habiter dans sa maison

Il ne vit qu’un moyen

De la garder

Toujours près de lui

En la défigurant…

Ainsi personne

Ne lui prendra le trésor

Qu’il ne montrera

Plus jamais

                                                                                Même la nuit

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi 198 croqueurs de mots

"Surprise de janvier"

Imaginez que l'année commence en vous surprenant, racontez comment vous réagissez.

 

Petit incident sans conséquence

 

Je venais de  passer  un agréable réveillon du jour de  l’An avec deux amis que j’avais retrouvés sur internet.

Nous nous étions rencontrés une fois et avions décidé, puisque nous étions tous les trois libres pour des raisons différentes, de  passer  ce dernier jour de  l’année ensemble entre potes.

Jacky et Théo étaient frères et  ils ne s’étaient jamais quittés. L’un était veuf, l’autre  divorcé et moi j’étais  … célibataire.

Cette soirée se passa  merveilleusement  bien, nous avons ri, ressassé des souvenirs, reparlé de nos amours d’adolescents et  surtout nous avons  beaucoup bu, trop bien sûr et aucun de nous ne  pouvait  prendre le  volant sans  risque.

 — Pas grave, proposa Théo, on va dormir  chez  Véro.

— Qui est Véro ? Demandai-je la voix un peu  pâteuse.

— Son ex, me répondit Jacky. Charmante,  et elle habite  à deux  pas d’ici.

— Ce serait une bonne idée car  franchement  prendre  la route  à cette heure-ci avec tous les  ivrognes qui ne savent pas conduire  ça craint, nous dit Théo hilare, alors d’accord on va chez Véro ?  Sauf que ce qui n’était pas  prévu c’est  que Véro n’était pas chez elle.
 

—Pas grave  insista Théo j’ai gardé les clés de  l’appartement, je lui arrose ses fleurs quand elle  n’est  pas là et  je  donne  à manger à son chien.

Effectivement ce fut un jeu d’enfant. Nous entrâmes sans faire trop de bruit dans  l’appartement et comme nous avions bien bu, il nous prit une   forte  envie d’aller aux toilettes.

Ce fut Théo qui y alla  le premier et Jacky  en second. 

Quand ce fut mon tour, Théo me  prévint : fais gaffe le chien dort dans son panier.

—  Et alors ? 

— Et alors ? Il est gentil mais fais quand  même attention à toi, il ne te connait pas du tout. 

Je rentrai dans la salle de bains  et ils m’enfermèrent, je les entendais rire de leur  bonne  blague.  Il va en faire une tête quand il va se retrouver  nez-à nez  avec  Black.

Effectivement  j’entendis  comme un rugissement  derrière  moi et du fond d’un renfoncement sortit  un énorme chien, genre  boxer baveux. Il vint vers moi en grognant.

Les autres pouffaient toujours. Mais j’avais l’impression qu’ils s’éloignaient. Et quand  j’entendis ronfler, je compris qu’ils venaient de se  vautrer  sur le canapé et s’étaient endormis.

Sauf qu’ils  n’avaient  pas tourné la clé et que j’étais donc  prisonnier dans cette salle de  bains avec un gros chien qui ne semblait pas apprécier d’être dérangé  dans son sommeil. Je lui parlai doucement et  même poussai  l’audace jusqu’à le caresser. Il ne bougea pas, mais ne cessa pas de me regarder.

J’eus  beau tambouriner, appeler, ils ne se réveillèrent pas assommés d’alcool.  Et  puis  le sommeil me  gagna  moi aussi.  Je  me couchai sur le tapis de  bains et  là un truc dément qui, dans l’état où je me trouvais,  ressembla  à un cauchemar : le chien vient se  blottir contre moi en grognant  mais cette  fois de  plaisir.

Ils nous  retrouvèrent  à l’aube  quand  l’un des deux se réveilla, un peu la tête  dans le seau et se rappelant que  je devais  être quelque  part.

En fait  quand je  m’en souviens aujourd’hui,  je trouve que c’était une bonne entrée dans l’année  nouvelle, un souvenir  à raconter  un autre  soir de  « bombance », car nous nous sommes  promis de nous revoir et de se faire  « une bonne bouffe ». …

 

 

 

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Fanfan nous propose donc de  dire ce que nous inspirent ces chaises (En espérant qu’elles nous inspirent)

Pourquoi sont-elles là ? Que font-elles là ? Qu’attendent-elles ? Qu’ont-elles vu ? Etc … Et pour corser le tout, elle  nous demande juste de glisser deux fois le mot « chocolat » dans votre texte en vers ou en prose.

 

 

 

Souvenirs

J’avais enfilé  mes bottes fourrées, mis mon bonnet tricoté mains  sur mes oreilles et ma grosse doudoune  matelassée gris perle. Depuis que j’étais seule, je  me faisais une  règle de conduite très stricte : aller  me promener dans le village quel que soit le temps.  Et bien aujourd’hui, j’avais gagné, après  une averse de neige ayant tout recouvert  le soleil était revenu et c’était vraiment  agréable.

Dans  ma poche droite près de  mon téléphone  portable je prenais  toujours  deux ou trois carrés de chocolat.  Je faisais de  l’hypoglycémie et parfois  j’avais comme un malaise. Vite,  je croquais et  je repartais ragaillardie.

 Mes  pas, encore une fois  me  portaient vers le bout du village, juste avant le cimetière, où je ne  mettais plus les pieds depuis  longtemps. Je n’avais personne  à visiter, mon défunt mari s’était  envolé dans le ciel d’Afrique  et même son urne était restée là-bas dans sa famille.  Je m’en fichais.  Nous étions  plus  ou moins séparés et moi j’étais orpheline.

Souvent  je retrouvais lors de  mes  petites balades deux  dames veuves elles aussi mais  qui allaient arroser  le  pauvre thuya  nain au pied de la  tombe de  leurs maris et  nous nous asseyions  sur  les trois chaises  près du mur de la dernière maison inhabitée juste avant le cimetière.

 Charmante idée d’ailleurs, cela  permettait aux souffrances de  se reposer avant d’aller  s’extérioriser devant  une dalle de ciment.  On se racontait  tout. Trois femmes du même âge, la bonne cinquantaine pimpante. On y allait de nos  histoires de  cœur, de nos aventures, car  nous n’avions  pas cessé d’exister  après la disparition de nos  conjoints, nous étions trop jeunes  pour renoncer à la vie. Parfois nous  éclations de rire mais tout de suite  on mettait un doigt sur la  bouche : chut  ne réveillons  pas les morts  ça porte  malheur et on riait de plus belle. 

Aujourd’hui, je passe devant ces chaises recouvertes de neige  qui semblent nous attendre. Hélas  Corinne et Valérie sont  parties  rejoindre leurs enfants dans  le midi et je reste seule.  S’il n’y avait pas cette  neige, je  m’assiérais  comme  je le fais encore souvent en me  promenant. Je repense  à ces amies qui ne rajeunissent pas non plus.  Si elles  me voyaient soufflant comme  un boeuf  d’avoir grimpé  la  petite côte, elles riraient  je les entends ! Comme c’est bon de les entendre  rire, même  si c’est seulement dans ma  tête.

Je n’ai pas envie  de mouiller mes gants alors  je passe mon chemin et je  prends  un petit carré de chocolat  pour  me faire une  petite douceur.  Comme c’est loin tout ça ! on ne devrait jamais refaire la route de nos souvenirs  à l’envers ! Ça rend triste…

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Défi CDM 196 Deux mots en toute simplicité …

Nuit et Jour

À partir de cela, vous écrirez un petit quelque chose, comme vous l’entendez : en prose ou en vers.

 

Mes nuits sont  moins belles que mes jours

 

Je me tourne et me retourne, je pousse  le drap, je le reprends, 

Je  m’assois sur le bord de  mon lit, je penche un peu la tête en avant  je respire  profondément. Je marche quelques  pas et me recouche. 

Je viens de  me réveiller comme toutes les nuits en sueur, le cœur battant la chamade. Toujours ce mauvais cauchemar. 

Je  suis dans une  maison inconnue, je fais le  ménage et plus  j’en fais  plus  c’est sale.  Pourtant je dois faire vite, je dois  partir  on m’attend. Qui ?  Je ne  le sais  pas  mais je sais que  je dois encore ranger  la chambre et  faire  ma valise. Je n’y arrive  pas et  la sonnette de  mon entrée sonne. C’est à ce moment- là que  je me réveille…

Quand je suis un peu  calmée  je regarde  ma fenêtre, les ombres des  lumières de la rue sur  mon mur, j’essaie d’entendre les  voitures qui  roulent  mais c’est silencieux grâce à mes doubles vitrages. Tout est feutré calme, angoissant.  Enfin je sombre dans le sommeil quelques heures  et soudain sursaute. Cette fois c’est le  jour, il éclaire ma chambre, mon alarme a fait son travail, fidèle elle m’a réveillée  à sept heures comme  tous les matins.

Je  m’assois sur le bord de mon lit, je  me frotte  le visage, je  penche la tête, je respire.  et  me lève.  Je marche  jusqu’à la cuisine.

 J’ouvre  la  fenêtre et regarde la rue.  Les voitures roulent, klaxonnent, les livreurs s’interpellent  les gens  marchent vite sur  le trottoir. Eux aussi vont tous les  matins  au même endroit. La vie est  là  devant moi.  De  mon cinquième étage sans ascenseur, je suis bien.  Le soleil éclaire quelques toits, il va faire beau, le jour est  levé, et moi je  ne me souviens  même  plus de mon cauchemar.

Il appartient  à la  nuit, qu’il me laisse  profiter  de la belle clarté du jour.

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Je vous présente Edmond ! A partir de ce tableau (vu dans une brocante) Racontez une histoire courte avec les mots incorporés : « Ciel, chaussure, coq, couronne et crapaud. »

 

 

 

La colère d’Edmond

 

Edmond boudait, il voulait absolument écrire  un texte  pour une compagnie d’amis  écrivains  mais  le curé et sa mère essayaient de l’en dissuader.

— Mais mon garçon tu sais à peine écrire  que peux-tu leur apporter à cette bande de vauriens  juste  bons à arracher les  pattes des  crapauds ?

 Il était furieux car en fait si cela était vrai que ses amis n’étaient pas très très futés, ils avaient au moins le  mérite d’essayer de faire quelque chose de leur  vie et ne  pas lever les yeux au ciel en attendant que cela  leur tombe tout cuit.

C’est ce qu’il leur avait répondu d’une  voix  un peu trop autoritaire  à leur goût.

— Désormais Edmond tu te  lèveras au chant du coq et tu commenceras  par enfiler correctement tes chaussures pour ne pas casser les talons puis tu iras donner  à manger au bétail et  nettoyer les cages  des  lapins. Cela te  mettra du plomb dans la tête et t’empêchera  de rêver  à devenir écrivain.

— Mais ce n’est pas pour moi que je veux écrire, vous ne comprenez donc  pas ! Je veux les aider !

— Certainement que cela  part d’un bon sentiment  mais  qui récoltera  la couronne de  lauriers  hein ?  Pas toi, tu es trop ignorant ! Alors  tu vas obéir et arrêter de te  monter la  tête avec ces bêtises.

Sur ce  le  curé et  la  mère quittèrent  la  pièce  laissant Edmond  très en colère  mais impuissant devant la  force de dissuasion des adultes.

Il ne  lui restait plus qu’à accomplir sa punition mais  un jour, oui un jour, il serait le  plus grand de tous les écrivains de  la terre !

 

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Ecrire en prose ou en vers un texte ayant pour titre

«Ça me fait une belle jambe »

Au sens propre ou celui de l’expression dont l’origine est surprenante.

 

Ça me fait une belle  jambe !

 

Bien sûr elle m’avait dit

Je n’aime que toi

Naïvement je l’avais crue

Brulant moi-même

D’une passion sans nom

Pour cette gamine de  20 ans.

 

Bien sûr  j’aurais pu,

Mais ce n’était pas le cas,

Etre son grand-père.

Mais ça ne change rien

Aux sentiments intenses

Qu’elle m’inspirait.

 

Bien sûr elle disait souvent

On  se mariera  sûrement

Quand je serai moins jeune

N’est -ce pas que tu comprends

Que je vive intensément

Maintenant !

 

Bien sûr je comprenais

Mais à mon âge

Encore patienter

Je n’en ai plus  le temps

Et de  me dire attendre

Encore attendre

Ça me fait une belle  jambe !

Pendant ce temps

Passent les mois et les ans

Et … malgré tout

Un fol espoir

Me fait … attendre.

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans

mon roman "Une folie ordinaire"  a reçu le  premier  prix du roman au concours  2017 de Biscarosse  

J'en suis très contente  et  je  partage  !

 

 

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #recueil de poésie

 

 

 

Ce recueil, (le 14ème) de 28 nouveaux textes, comme souvent nous raconte des  histoires courtes de la vie courante  mais  toujours avec une  pointe de folie  un peu déjantée.  Ce ne sont que des  histoires, il ne faut pas essayer de  retrouver du vécu ou des personnages existants  quoique...

Il est autoédité chez Lulu.com :  http://www.lulu.com/spotlight/marieded

On peut également  le trouver  sur Amazon (compter un délai de  quatre semaines)

Vous pouvez aussi bien entendu me le commander directement par mail, je me ferai un plaisir de vous l’envoyer dédicacé si vous le souhaitez.

marie-ded@orange.fr

Merci à vous

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Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

 

Racontez ou inventez les temps forts d'une heure de votre vie en un minimum de mots. (Idéalement au plus l'équivalent d'une dizaine de nouveaux tweets de 280 caractères)

 

Une heure d’angoisse

 

Je viens de passer un scanner des  poumons.

Les mains moites, les aisselles humides, nous attendons fragiles et vulnérables, assis sur le bord des fesses, le corps en détresse.

Une voix m’a dit : attendez quelques instants, nous viendrons vous donner les résultats, allez vous installer dans la salle d’attente.

Ca fait des minutes que j’attends, presque une heure que je suis là, diminuée, tremblante.

Je n’ose regarder autour de moi. Des malades perfusés, des lits médicalisés, je suis vraiment dans un couloir d’hôpital.

Et cette télévision si haut perchée qui diffuse un feuilleton insipide que personne n’écoute ni ne regarde.             

Trop haute pour ceux qui sont assis et inutile pour les alités.

Mon dieu, je ne crois pas en toi ! Mais fais que vite sur mon sort je sois fixée !

Surtout que l’on ne vienne pas me dire d’une voix musicale : un tout petit rien Madame, ce n’est qu’un tout petit rien.

Pourvu que cette phrase reste derrière ces portes blindées et que souriante, une dame en blanc me murmure :

Tout va bien madame. Vous pouvez rentrer chez vous…

 

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