un blog pour mes écrits et pour y recevoir mes amis
mon treizième recueil de poésie libre
encore des petites histoires, des souvenirs, de la douceur, de la peine, de la tendresse tout ce qui fait que l'on avance dans une vie. des petits bonheurs, des grandes, peines ou le contraire peu importe le temps passe....

un petit poème trouvé dans ce recueil :
Elle était si belle
Elle était si belle
Qu’il n’osait la toucher
Elle était si belle
Qu’il voulait l’épouser
Mais elle était amoureuse !
Pas de lui hélas …
D’un gars pas classe
Qui lui faisait tourner la tête
Elle était si belle
Qu’il ne vit qu’une solution
Pour qu’elle lui revienne
Du moins pour qu’elle vienne
Habiter dans sa maison
Il ne vit qu’un moyen
De la garder
Toujours près de lui
En la défigurant…
Ainsi personne
Ne lui prendra le trésor
Qu’il ne montrera
Plus jamais
Même la nuit
Défi 198 croqueurs de mots
"Surprise de janvier"
Imaginez que l'année commence en vous surprenant, racontez comment vous réagissez.
Petit incident sans conséquence
Je venais de passer un agréable réveillon du jour de l’An avec deux amis que j’avais retrouvés sur internet.
Nous nous étions rencontrés une fois et avions décidé, puisque nous étions tous les trois libres pour des raisons différentes, de passer ce dernier jour de l’année ensemble entre potes.
Jacky et Théo étaient frères et ils ne s’étaient jamais quittés. L’un était veuf, l’autre divorcé et moi j’étais … célibataire.
Cette soirée se passa merveilleusement bien, nous avons ri, ressassé des souvenirs, reparlé de nos amours d’adolescents et surtout nous avons beaucoup bu, trop bien sûr et aucun de nous ne pouvait prendre le volant sans risque.
— Pas grave, proposa Théo, on va dormir chez Véro.
— Qui est Véro ? Demandai-je la voix un peu pâteuse.
— Son ex, me répondit Jacky. Charmante, et elle habite à deux pas d’ici.
— Ce serait une bonne idée car franchement prendre la route à cette heure-ci avec tous les ivrognes qui ne savent pas conduire ça craint, nous dit Théo hilare, alors d’accord on va chez Véro ? Sauf que ce qui n’était pas prévu c’est que Véro n’était pas chez elle.
—Pas grave insista Théo j’ai gardé les clés de l’appartement, je lui arrose ses fleurs quand elle n’est pas là et je donne à manger à son chien.
Effectivement ce fut un jeu d’enfant. Nous entrâmes sans faire trop de bruit dans l’appartement et comme nous avions bien bu, il nous prit une forte envie d’aller aux toilettes.
Ce fut Théo qui y alla le premier et Jacky en second.
Quand ce fut mon tour, Théo me prévint : fais gaffe le chien dort dans son panier.
— Et alors ?
— Et alors ? Il est gentil mais fais quand même attention à toi, il ne te connait pas du tout.
Je rentrai dans la salle de bains et ils m’enfermèrent, je les entendais rire de leur bonne blague. Il va en faire une tête quand il va se retrouver nez-à nez avec Black.
Effectivement j’entendis comme un rugissement derrière moi et du fond d’un renfoncement sortit un énorme chien, genre boxer baveux. Il vint vers moi en grognant.
Les autres pouffaient toujours. Mais j’avais l’impression qu’ils s’éloignaient. Et quand j’entendis ronfler, je compris qu’ils venaient de se vautrer sur le canapé et s’étaient endormis.
Sauf qu’ils n’avaient pas tourné la clé et que j’étais donc prisonnier dans cette salle de bains avec un gros chien qui ne semblait pas apprécier d’être dérangé dans son sommeil. Je lui parlai doucement et même poussai l’audace jusqu’à le caresser. Il ne bougea pas, mais ne cessa pas de me regarder.
J’eus beau tambouriner, appeler, ils ne se réveillèrent pas assommés d’alcool. Et puis le sommeil me gagna moi aussi. Je me couchai sur le tapis de bains et là un truc dément qui, dans l’état où je me trouvais, ressembla à un cauchemar : le chien vient se blottir contre moi en grognant mais cette fois de plaisir.
Ils nous retrouvèrent à l’aube quand l’un des deux se réveilla, un peu la tête dans le seau et se rappelant que je devais être quelque part.
En fait quand je m’en souviens aujourd’hui, je trouve que c’était une bonne entrée dans l’année nouvelle, un souvenir à raconter un autre soir de « bombance », car nous nous sommes promis de nous revoir et de se faire « une bonne bouffe ». …
Fanfan nous propose donc de dire ce que nous inspirent ces chaises (En espérant qu’elles nous inspirent)
Pourquoi sont-elles là ? Que font-elles là ? Qu’attendent-elles ? Qu’ont-elles vu ? Etc … Et pour corser le tout, elle nous demande juste de glisser deux fois le mot « chocolat » dans votre texte en vers ou en prose.

Souvenirs
J’avais enfilé mes bottes fourrées, mis mon bonnet tricoté mains sur mes oreilles et ma grosse doudoune matelassée gris perle. Depuis que j’étais seule, je me faisais une règle de conduite très stricte : aller me promener dans le village quel que soit le temps. Et bien aujourd’hui, j’avais gagné, après une averse de neige ayant tout recouvert le soleil était revenu et c’était vraiment agréable.
Dans ma poche droite près de mon téléphone portable je prenais toujours deux ou trois carrés de chocolat. Je faisais de l’hypoglycémie et parfois j’avais comme un malaise. Vite, je croquais et je repartais ragaillardie.
Mes pas, encore une fois me portaient vers le bout du village, juste avant le cimetière, où je ne mettais plus les pieds depuis longtemps. Je n’avais personne à visiter, mon défunt mari s’était envolé dans le ciel d’Afrique et même son urne était restée là-bas dans sa famille. Je m’en fichais. Nous étions plus ou moins séparés et moi j’étais orpheline.
Souvent je retrouvais lors de mes petites balades deux dames veuves elles aussi mais qui allaient arroser le pauvre thuya nain au pied de la tombe de leurs maris et nous nous asseyions sur les trois chaises près du mur de la dernière maison inhabitée juste avant le cimetière.
Charmante idée d’ailleurs, cela permettait aux souffrances de se reposer avant d’aller s’extérioriser devant une dalle de ciment. On se racontait tout. Trois femmes du même âge, la bonne cinquantaine pimpante. On y allait de nos histoires de cœur, de nos aventures, car nous n’avions pas cessé d’exister après la disparition de nos conjoints, nous étions trop jeunes pour renoncer à la vie. Parfois nous éclations de rire mais tout de suite on mettait un doigt sur la bouche : chut ne réveillons pas les morts ça porte malheur et on riait de plus belle.
Aujourd’hui, je passe devant ces chaises recouvertes de neige qui semblent nous attendre. Hélas Corinne et Valérie sont parties rejoindre leurs enfants dans le midi et je reste seule. S’il n’y avait pas cette neige, je m’assiérais comme je le fais encore souvent en me promenant. Je repense à ces amies qui ne rajeunissent pas non plus. Si elles me voyaient soufflant comme un boeuf d’avoir grimpé la petite côte, elles riraient je les entends ! Comme c’est bon de les entendre rire, même si c’est seulement dans ma tête.
Je n’ai pas envie de mouiller mes gants alors je passe mon chemin et je prends un petit carré de chocolat pour me faire une petite douceur. Comme c’est loin tout ça ! on ne devrait jamais refaire la route de nos souvenirs à l’envers ! Ça rend triste…
Défi CDM 196 Deux mots en toute simplicité …
Nuit et Jour
À partir de cela, vous écrirez un petit quelque chose, comme vous l’entendez : en prose ou en vers.
Mes nuits sont moins belles que mes jours
Je me tourne et me retourne, je pousse le drap, je le reprends,
Je m’assois sur le bord de mon lit, je penche un peu la tête en avant je respire profondément. Je marche quelques pas et me recouche.
Je viens de me réveiller comme toutes les nuits en sueur, le cœur battant la chamade. Toujours ce mauvais cauchemar.
Je suis dans une maison inconnue, je fais le ménage et plus j’en fais plus c’est sale. Pourtant je dois faire vite, je dois partir on m’attend. Qui ? Je ne le sais pas mais je sais que je dois encore ranger la chambre et faire ma valise. Je n’y arrive pas et la sonnette de mon entrée sonne. C’est à ce moment- là que je me réveille…
Quand je suis un peu calmée je regarde ma fenêtre, les ombres des lumières de la rue sur mon mur, j’essaie d’entendre les voitures qui roulent mais c’est silencieux grâce à mes doubles vitrages. Tout est feutré calme, angoissant. Enfin je sombre dans le sommeil quelques heures et soudain sursaute. Cette fois c’est le jour, il éclaire ma chambre, mon alarme a fait son travail, fidèle elle m’a réveillée à sept heures comme tous les matins.
Je m’assois sur le bord de mon lit, je me frotte le visage, je penche la tête, je respire. et me lève. Je marche jusqu’à la cuisine.
J’ouvre la fenêtre et regarde la rue. Les voitures roulent, klaxonnent, les livreurs s’interpellent les gens marchent vite sur le trottoir. Eux aussi vont tous les matins au même endroit. La vie est là devant moi. De mon cinquième étage sans ascenseur, je suis bien. Le soleil éclaire quelques toits, il va faire beau, le jour est levé, et moi je ne me souviens même plus de mon cauchemar.
Il appartient à la nuit, qu’il me laisse profiter de la belle clarté du jour.
Je vous présente Edmond ! A partir de ce tableau (vu dans une brocante) Racontez une histoire courte avec les mots incorporés : « Ciel, chaussure, coq, couronne et crapaud. »

La colère d’Edmond
Edmond boudait, il voulait absolument écrire un texte pour une compagnie d’amis écrivains mais le curé et sa mère essayaient de l’en dissuader.
— Mais mon garçon tu sais à peine écrire que peux-tu leur apporter à cette bande de vauriens juste bons à arracher les pattes des crapauds ?
Il était furieux car en fait si cela était vrai que ses amis n’étaient pas très très futés, ils avaient au moins le mérite d’essayer de faire quelque chose de leur vie et ne pas lever les yeux au ciel en attendant que cela leur tombe tout cuit.
C’est ce qu’il leur avait répondu d’une voix un peu trop autoritaire à leur goût.
— Désormais Edmond tu te lèveras au chant du coq et tu commenceras par enfiler correctement tes chaussures pour ne pas casser les talons puis tu iras donner à manger au bétail et nettoyer les cages des lapins. Cela te mettra du plomb dans la tête et t’empêchera de rêver à devenir écrivain.
— Mais ce n’est pas pour moi que je veux écrire, vous ne comprenez donc pas ! Je veux les aider !
— Certainement que cela part d’un bon sentiment mais qui récoltera la couronne de lauriers hein ? Pas toi, tu es trop ignorant ! Alors tu vas obéir et arrêter de te monter la tête avec ces bêtises.
Sur ce le curé et la mère quittèrent la pièce laissant Edmond très en colère mais impuissant devant la force de dissuasion des adultes.
Il ne lui restait plus qu’à accomplir sa punition mais un jour, oui un jour, il serait le plus grand de tous les écrivains de la terre !
Ecrire en prose ou en vers un texte ayant pour titre
«Ça me fait une belle jambe »
Au sens propre ou celui de l’expression dont l’origine est surprenante.
Ça me fait une belle jambe !
Bien sûr elle m’avait dit
Je n’aime que toi
Naïvement je l’avais crue
Brulant moi-même
D’une passion sans nom
Pour cette gamine de 20 ans.
Bien sûr j’aurais pu,
Mais ce n’était pas le cas,
Etre son grand-père.
Mais ça ne change rien
Aux sentiments intenses
Qu’elle m’inspirait.
Bien sûr elle disait souvent
On se mariera sûrement
Quand je serai moins jeune
N’est -ce pas que tu comprends
Que je vive intensément
Maintenant !
Bien sûr je comprenais
Mais à mon âge
Encore patienter
Je n’en ai plus le temps
Et de me dire attendre
Encore attendre
Ça me fait une belle jambe !
Pendant ce temps
Passent les mois et les ans
Et … malgré tout
Un fol espoir
Me fait … attendre.
mon roman "Une folie ordinaire" a reçu le premier prix du roman au concours 2017 de Biscarosse
J'en suis très contente et je partage !



Ce recueil, (le 14ème) de 28 nouveaux textes, comme souvent nous raconte des histoires courtes de la vie courante mais toujours avec une pointe de folie un peu déjantée. Ce ne sont que des histoires, il ne faut pas essayer de retrouver du vécu ou des personnages existants quoique...
Il est autoédité chez Lulu.com : http://www.lulu.com/spotlight/marieded
On peut également le trouver sur Amazon (compter un délai de quatre semaines)
Vous pouvez aussi bien entendu me le commander directement par mail, je me ferai un plaisir de vous l’envoyer dédicacé si vous le souhaitez.
Merci à vous
Racontez ou inventez les temps forts d'une heure de votre vie en un minimum de mots. (Idéalement au plus l'équivalent d'une dizaine de nouveaux tweets de 280 caractères)
Une heure d’angoisse
Je viens de passer un scanner des poumons.
Les mains moites, les aisselles humides, nous attendons fragiles et vulnérables, assis sur le bord des fesses, le corps en détresse.
Une voix m’a dit : attendez quelques instants, nous viendrons vous donner les résultats, allez vous installer dans la salle d’attente.
Ca fait des minutes que j’attends, presque une heure que je suis là, diminuée, tremblante.
Je n’ose regarder autour de moi. Des malades perfusés, des lits médicalisés, je suis vraiment dans un couloir d’hôpital.
Et cette télévision si haut perchée qui diffuse un feuilleton insipide que personne n’écoute ni ne regarde.
Trop haute pour ceux qui sont assis et inutile pour les alités.
Mon dieu, je ne crois pas en toi ! Mais fais que vite sur mon sort je sois fixée !
Surtout que l’on ne vienne pas me dire d’une voix musicale : un tout petit rien Madame, ce n’est qu’un tout petit rien.
Pourvu que cette phrase reste derrière ces portes blindées et que souriante, une dame en blanc me murmure :
Tout va bien madame. Vous pouvez rentrer chez vous…