Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Articles avec #jeux de maux catégorie

Jeu maux d'auteurs

Publié le 29 Juin 2011 par marie chevalier dans Jeux de Maux

 

     MON JEAN

 

Thème libre , mais le texte devra comporter , à n'importe quel endroit:


1° la phrase suivante : "Les cerisiers n'allaient pas tarder à refleurir"

2° un haïku ( pour mémoire , court poème de 3 vers , rimés ou pas , construits sur le rythme de syllabes 3/7/5/ et ayant en principe un rapport avec la nature , mais on sera tolérants!


 

Quand je regarde mes arbres je suis pantoise. Il me semble que c’était hier que je me gavais de cerises à en avoir mal au ventre. Et pourtant cela faisait presqu’un an. Jean était encore près de moi et nous nous amusions comme des fous à essayer de cueillir le plus haut possible ces fruits divins .
J’adore les cerises et nous riions en pensant que l’an prochain, promis, nous en mangerions moins : mais nous ferions de la confiture.

L’an prochain…. Nous y voilà…. Enfin presque… les cerisiers n’allaient pas tarder à refleurir et tout le monde disait dans le village que c’était une année à noyaux. Les merles devaient le savoir car je n’en avais jamais tant vus dans le jardin.


J’essuyais une larme. Le vent me faisait toujours pleurer et ce matin, soufflait une bise fraîche venant du Nord qui glaçait jusqu’aux os.

Je marchais le gilet serré contre ma poitrine, la tête levée vers le ciel, vers les branchages de ces arbres qui restent les témoins de notre amour.


Oh ! Non je ne veux pas tomber dans le mélo, mais comme c’est triste un jardin sans pouvoir communiquer nos impressions à quelqu’un qui partage notre enthousiasme.


J’ai dit à mon amie Claudia :

— Tu sais les cerisiers vont bientôt être en fleurs et cela va faire un an bientôt que Jean est parti.
Elle s’est fâchée et m’a rétorqué :

— Et alors ? tu veux aller lui porter des cerises en prison ?

— Non bien sûr, mais que tu es dure avec moi, tu sais que je souffre de son absence.
— Arrête de pleurnicher et regarde la réalité en face, nom d’une pipe ! Cet homme est un vaurien, un voleur, un bon à rien, un assassin, alors la meilleure façon de te rendre service est de te dire : oublie-le et passe à autre chose.

 J’étais vexée qu’elle m’ait parlé sur ce ton sans réplique qui était le sien. Elle ne pouvait pas comprendre que ma vie était liée à cet homme, que je l’aimais, malgré ses défauts. Et zut, on ne pouvait pas jeter la pierre à un homme qui passant dans l’allée menant au cimetière, avait été transporté devant la beauté des cerisiers en fleurs du curé.

 Il avait tout simplement voulu en prendre une pousse pour la mettre dans notre jardin, pour la présenter à NOS cerisiers et pour que cette petite pousse devienne elle aussi un magnifique arbre à fruits.

Hélas ! Il ne pouvait pas prévoir que le curé, toujours à l’affût des moindres bruits, craignant pour ses trésors dans la nef de l’église, allait sortir avec un fusil et le mettre en joue.

Il ne comprit pas ce qui arrivait mais une chose est sûre est que mon Jean lui fonça dessus, le renversa et …

C’est pas de chance, mais la tête de l’homme d’église heurta un peu trop fort la margelle du puits.

Jean fut le premier surpris. Il ne savait plus quoi faire le pauvre. Il faut comprendre aussi..

 Le jour de l’enterrement du curé, accompagné par des gendarmes, il tint à faire un petit discours qui donna ceci :

 

Pas de cerises

En prison, ni joie ni pleurs

juste un remords

 

Comme il est brave mon Jean ! Il sortira de prison dans cinq ans. Les cerises de la petite pousse du curé donneront enfin. Quel beau cadeau !

 

commentaires

jeux de maux

Publié le 27 Juin 2011 par marie chevalier dans Jeux de Maux

JEUX DE MAUX

Jeu de Maux, sur le thème des vacances avec pour contrainte l'insertion des mots : galettes, Sicile, tragédie et pyjama !

LA BELLE VIE

— Tu ne  trouves pas que nous avons bien roulé ? Tu te rends compte, nous n’avons  même pas mis deux heures et nous voilà, installés, les doigts de pieds en éventail face à la  mer.

— Bernard, j’y pense, on a oublié de  prendre des galettes en allant faire  les courses !

— Mais ne te fais pas de soucis, demain nous irons visiter  le  Mont Saint  Michel et là, des galettes, je te  promets, tu pourras en acheter autant que tu voudras.  Et puis nous irons  déjeuner dans un petit  resto sympa que je connais, ça te va ? 

—Ah c’est vrai que tu venais en vacances  dans le coin chez ta tante c’est  ça ?

— Oui et non, en fait pas vraiment, à chaque fois que je partais c'était une véritable tragédie : Comment ? Tu préfères  partir en Sicile alors que ta tante  Marcelle,  t’invite depuis des mois !

Sonia éclata de rire. Bernard  la faisait toujours rire.

— Dis-moi Bernard, tu as connu beaucoup de femmes avant moi ? 

— Quelques-unes  pourquoi ? Tu ne vas  pas  être jalouse de mon passé !

— Bien sûr que non, je sais que tu m’aimes mon amour et ne gâchons  pas ces vacances avec des mots inutiles, excuse-moi et oublie ma question. Tu veux te  baigner ? 

— A propos de baignade, mon ange, sais-tu que je n’ai pas de  maillot de bains ? J’ai oublié, je n’ai que mon short de pyjama !

De nouveau, Sonia éclata de rire quand il se leva, ôtant son jean et  courant  vers la  mer en boxer.

— Viens elle  est  bonne !

— J’arrive, demain tu t’achètes un maillot n’et ce  pas ? 

— Bien sûr !

 

Fin

commentaires