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Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

douloureux souvenir (poème)

Publié le 15 Janvier 2011 par marie chevalier

 

                                                              Douloureux souvenir

 

 

Le mois d'août est arrivé
Avec son cortège de souvenirs.
Je ne peux vivre ce mois
Sans penser qu'il y a des années
J'étais avec toi,
Heureux et  amoureux.
Mais tu ne voulais pas de moi.
Tu disais qu'il était trop tôt
Que nous avions le temps
Et surtout que tu ne voulais pas
Te marier par obligation.
Entends par là
Parce que tu ne voulais pas
Te retrouver enceinte.
Tu avais pourtant l'âge
De ne plus avoir peur,
Mais j'ai respecté ton vœu.
J'ai rencontré une autre femme
Qui elle, était prête
A faire mon bonheur,
A  m'aimer avec son cœur
Et surtout était prête
A me donner son corps.
J'y pense encore…
Que serait-il advenu de nous
Si tu avais consenti ?
Si tu avais voulu me donner
Ce que je te demandais ?
C'est-à-dire : tout de toi :
Ton amour, ton cœur, ton corps
Et tes yeux que j'appelais
MES yeux bleus,
Comme si déjà tu m'appartenais !
Quelle douleur cette séparation !
Un jour orageux d'août !
Quand je fus obligé de te dire :
Une autre que toi a pris ta  place
Elle va avoir un bébé,
Un bébé que je lui ai fait.
Je t'ai vu pâlir, puis très droite,
Te tourner vers  moi,
Tes yeux bleus pleins de stupeur.
Je suis  parti en courant.
Ne voulant plus te regarder
La honte en moi,
Mais aussi, l'idée qu'il fallait
Que je te dise tout cela.
Ai-je bien fait ?
Que serions-nous devenus ?
Si au lieu d'elle, c'était toi
Qui, aujourd'hui serait ma femme
Et  la  mère de mon enfant ?
Nul ne le saura  jamais.
Je vis avec ce fantasme depuis.
Avec cette question sans réponse.
Je ne t'ai jamais revue.
Et  maintenant au crépuscule de ma vie
Je pense que tout est  bien ainsi.
Mais mon amie, mon amour
Dans mon cœur
Tu es là depuis toujours.
Je crois avoir été trop fougueux,
Je n'ai pas su attendre
Que tu sois décidée à t'ouvrir
Pour moi, à te donner.
Quelle impatiente de jeunesse
Qui a tout gâché et qui me ronge
Quand  je me souviens !
Quand je te revois dans mes songes.
Comme tu m'as  manquée !
Comme tu me  manques
Plus encore en ce mois
De  souvenir.
Mais je me tais, je n'ai pas  le droit
Aujourd'hui encore
De te faire souffrir.

 

Fin

 

 

Commenter cet article

Parisianne 27/02/2011 15:20



Toc toc ! Bonjour Marie, merci de vos passages réguliers mais à quand de belles nouveautés sur vos pages  ?
Au plaisir de vous lire
Grosses bises
Anne



marie chevalier 31/01/2011 20:08



ne t'inquiètes pas  il en est de  même  pour  moi !! les journées sont courtes surtout en hiver


bises 


 



Parisianne Musardises 30/01/2011 17:53



Coucou Marie, un petit bonsoir en passant. Je viens de m'inscrire à la Newsletter pour ne manquer aucune publication, le manque de temps me fait parfois négliger les visites !
Bonne soirée
Grosses bises
Anne



marie chevalier 15/01/2011 21:45



merci à vous deux


oui on referme  les  portes  mais  les souvenirs restent  et nous hantent  parfois  bises  Marie



jill bill 15/01/2011 21:40



Bonsoir Marie, histoire d'un refus... qui hante celui qui s'y cogna des années plus tôt... Bel écrit que ces mots d'un aveu.   Bien amicalement de jill



Parisianne 15/01/2011 20:58



J'ai déjà lu ce maginfique cri sur votre site, le relire est toujours un plaisir. Certaines pages tournées peuvent rester à jamais froissées...
Avec de grosses bises
Anne