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Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

défi n°55 "panne d'électricité"

Publié le 16 Mai 2011 par marie chevalier in mes textes divers

 

 

LA PANIQUE !

 

Un jour que  le ciel s’assombrissait et qu’un orage s’annonçait, je me suis retrouvée coincée dans ma cave, la serrure s’étant enrayée.
Ma clef tournait dans le vide. Je pris mon mal en patience sachant que mon mari allait arriver d’un instant à l’autre de son travail.  Il me  suffisait de l’attendre  patiemment sans surtout  m’énerver et  sans rien penser.

La lampe du plafond éclairait d’une  pâle  lueur  blanchâtre les murs en craie.  Je jetai un œil à  mes étagères bien rangées et  bien remplies de  pots de confitures diverses, de  bocaux de conserves faites  maison et  quelques bouteilles de  vieux vin qui devait sans doute avoir  tourné depuis le temps que nous  le  possédions. Mais qu’importe, une cave sans vin n’est  pas une  vraie cave.

Il faut quand  même que  je précise à ce moment du récit, que je suis claustrophobe depuis des années et  que les endroits clos  m’angoissent, pire, me  paniquent.

Donc, tout en faisant semblant de  m’occuper  l’esprit, je n’en menais pas large et  souhaitais ardemment que  mon mari arrive  me « délivrer » au plus vite car  je commençais  à sentir des  symptômes de peur  que je connaissais  bien. Je regardais les dates sur mes  bouteilles de  vin quand soudain la lumière clignota et  s’éteignit.  Je me retrouvai dans  le  noir le plus complet. J’eus beau me retenir, essayer de rester calme, me rassurer : ce n’était qu’une  petite  panne de  lumière, une  petite coupure de rien du tout, ils allaient remettre cela dans la minute. En fait  je  me conditionnais pour ne  pas céder à la  panique.

Mais  hélas, je sentais que je perdais mes moyens et l’angoisse maudite me prendre aux tripes. Malgré la fraicheur de  la cave, des gouttes de sueur coulaient entre mes seins et  mes  jambes  ne  me  portaient plus. Me sachant  complètement à la  merci de ce trou  noir, sans recours immédiat, je me  mis à trembler de tous mes membres et ma respiration se faisait de plus en plus saccadée.

Impossible de me raisonner, il était trop tard, la  peur, l’angoisse avaient pris possession de tout mon corps et l’impression que  j’allais mourir seule dans ce trou à rats, me rendait physiquement malade. Je fus prise des nausées et de spasmes jusqu’à vomir de  la bile.

Mon mari pendant ce temps,  me cherchait dans la  maison, m’appelait, je ne l’entendais pas. Je voyais ma dernière heure arriver et  savais que  j’allais  m’évanouir  voire  mourir. Que celui qui ne connait  pas  les  phobies bénisse le ciel !

Soudain, la  lumière revint. Il me fallut plusieurs minutes pour me « reconstituer », pour faire taire  ma peur et  ma  panique. Quand  je pus  enfin me  lever, j’appelai  mon mari. Lui-même fut rassuré de  m’entendre et surtout de me localiser Il décoinça  la  porte immédiatement, me regarda  bizarrement et  me dit : — toi tu as encore  péter  les  plombs hein ? 

Jolie  phrase pour résumer ce que je venais de vivre à cause justement d’un « pétage de plombs » au compteur !

Nous n’en dimes  pas plus. Il me connaissait et savait ce que j’avais enduré.
Inutile de vous  dire que depuis ce jour-là, je ne  ferme  plus  jamais  la  porte de  la cave et la cale avec une grosse  pierre !

 

 

 

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askelia 16/05/2011 15:10



Je connais ce genre de crise, on n'est plus maître de soi! J'ai tout vécu en direct là!



marie chevalier 16/05/2011 17:28



quelle horreur n'est-ce  pas car moi aussi , c'est du vécu (rires!)  en tous cas  merci d'être  passée