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Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

defi 83 (croqueurs de mots)

Publié le 11 Juin 2012 par marie chevalier

 

DEFI 83 : CROQUEURS DE MOTS

Dans un grand moment de "ras-la-casquette", vous voilà parti(e) seul(e) en vacances, en Corse. Au volant de votre petite voiture, après vous être attardé(e) un peu sur le port de Bonifacio, Vous regagnez votre hôtel à Ajaccio, zigzaguant dans la montagne. Le ciel s'assombrit, la nuit tombe, Mais il y a aussi l'orage qui gronde, et soudain!............. panne de voiture! Seul(e) au milieu de nulle part, sous la pluie désormais. Vous vous demandez ce qui vous a pris de partir ainsi tout(e) seul(e) et....

 

Une grande peur

 

Je pris ma veste et mes clefs de voiture et sans me retourner claquai la porte.

Je ne voulais plus entendre le monde ni les voisins qui m’indisposent. Je ne voulais plus parler encore et encore de rien et de tout  avec  mes collègues, je ne voulais plus vivre avec Julien, j’en avais marre, marre…

Quelle belle idée de  partir enfin seule vers un horizon que je connaissais bien :

La Corse du Sud.

Je décidais de visiter le port de Bonifacio où mes  parents venaient tous les ans.

Puis, ayant pris une chambre à Ajaccio, l’heure passant,  je décidais de remonter. Je m’engageais sur  la nationale 196 quand un coup de tonnerre très fort me fit sursauter et prendre  peur. J’allais donc  m’arrêter dans un coin et attendre qu’il passe.  Cela  me  paraissait le plus raisonnable. Je pris donc  la départementale 69 et  à la bifurcation m’arrêtais, avant de me retrouver  à Sainte Lucie de Tallano que je ne connaissais pas.
Des trombes d’eau ruisselaient  maintenant sur mon pare-brise et  je m’aperçus qu’en fait je m’étais complètement fourvoyée et  étais  perdue dans la montagne. Je voulus faire demi-tour  mais  le moteur cala, et je dus  me rendre à l’évidence, après plusieurs essais rageurs et infructueux, j’étais en panne.

Je restais calme … jusqu’à ce que …

J’allumai les  phares pour  avoir un aperçu de l’endroit où je me  trouvais.  J’aperçus au milieu de la route, une forme énorme qui avançait vers ma voiture. Là je pris peur : un animal sans doute ? Je changeais d’avis quand des coups violents dans ma vitre arrière m’obligèrent à me rendre à l’évidence. Une chose sans définition me regardait et ses yeux  sans  couleur me fixaient. Je devais rêver, j’allais me réveiller.

Hélas, la voiture commença à tanguer et des grognements étouffés se  mêlaient aux coups de tonnerre incessants. Partout des éclairs me montraient cette terrible apparition qui commençait maintenant à frapper dans  ma vitre arrière. Que faire ? Ah oui ! Mon portable, suis-je sotte ! Je cherchais fébrilement dans la  boîte à gants puis dans  mon sac, rien pas de  portable. Sous mon siège  peut-être ? Ah ! Le voilà. Je fis fébrilement le numéro de mon hôtel mais « pas de réseau »  s’afficha.

Un coup de tonnerre plus violent ou alors était-ce ce monstre qui avait réussi à casser  ma vitre ? Toujours est-il que je reçus un grand coup sur la tête et je m’évanouis.

Il parait que le lendemain matin à l’hôpital d’Ajaccio, j’étais devenu la femme qui avait vu un monstre entre Bonifacio et Ajaccio. Je les entendais rire. J’étais incapable de gérer. Ma tête était enveloppée d’un énorme pansement et on ne voyait que mes yeux et  mes  lèvres.

— On peut  dire que vous revenez de loin, la  parisienne ! Si le  père Ferrari et son âne ne vous avaient pas aperçue  pendant l’orage, vous seriez morte à cette heure. Vous avez refusé de lui ouvrir  la  portière  alors  ce qui devait arriver arriva, l’arbre sous lequel vous  vous étiez  garée, foudroyé par la foudre,  est tombé sur votre toit de voiture qui s’est écrasé sur votre tête.

Je n’étais pas très fière de mon attitude, et m’en voulais un peu, quand  un infirmier vint me prévenir qu’un homme et son âne m’attendaient à la sortie pour me ramener à mon  hôtel.  Je revois les yeux fixes de cet homme et surtout cette couleur indéfinissable.
En fait il était aveugle, et c’est son âne qui l’avait fait s’arrêter devant ma voiture.

Je ne verrai plus  jamais les Corses de la  même  manière.

Je sais maintenant qu’il y a toujours un ange gardien qui protège les parisiennes qui s’aventurent les nuits d’orage sur les routes de montagne.

Devant un bon café bien chaud, le vieil homme me raconta sa vie. J’eus soudain l’impression que ma  petite  crise de  déprime  n’était que « pipi d’oiseau » à côté de ce qu’avait vécu cet  homme. J’eus honte de m’être  laissée aller et  demain promis  je retourne à Paris vers les miens.

 

 

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M'moizelle Jeanne 16/06/2012 10:38


Belle histoire.. qui aurait pu être réelle, très morale ! J'espère que tu as conservé de bonnes relations avec ton sauveur et que tu envoies régulièrement des carottes pour son âne !


Belle journée et gros bisous de Jeanne

marie chevalier 16/06/2012 17:45



Bien sûr cela va de soi Jeanne   (rires!!) bises  à toi



m'annette 12/06/2012 16:42


Excellente histoire, avec une jolie morale en prime!!


Merci pour ta participation,


bises

marie chevalier 15/06/2012 20:44



ce fut un plaisir  merci à toi  de ton passage  !


 



Chloé 12/06/2012 00:11


Bonsoir Marie! Heureusement tout finit bien! Bien imaginée cette petite histoire qui maintient le suspens jusqu'au bout! cordialement Chloé

marie chevalier 14/06/2012 21:33



désolée  mais  over blog ne s'ouvrait  pas merci de ton commentaire  bises



Parisianne-Musardises 11/06/2012 22:13


Il n'y a qu'une parisienne pour se garer sous un arbre un soir d'orage...
J'ai ri !
Grosses bises de la parisienne un peu picarde, ouf !
Anne

marie chevalier 14/06/2012 21:34



merci Anne  bises  à toi!



jill bill 11/06/2012 19:48


Bonsoir Marie...  Un arbre abbattu par la foudre sur ton toit et voilà la vérité toute nue !  J'ai bien aimé... j'ai souris !  Bonne soirée Marie, amitiés, jill

marie chevalier 14/06/2012 21:32



merci à toi bonne fin de soirée et  merci de ton passage  !