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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #défis croqueurs de mots

Le quotidien .À partir de cette citation :« Le train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n’a qu’a bien s’accrocher. »

Robert de Houx

En vous inspirant de ces mots, sans nécessairement les employer, écrivez un petit quelque chose comme vous l’entendez, dans la forme littéraire qui vous plaît.

Le train-train

 

Je n’en peux plus  je crois que je vais craquer.

Madeleine, soixante ans,  venait de se rendre compte qu’elle s’ennuyait. Oui seulement aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que Jeannot, son fils ainé venait de l’appeler pour lui annoncer son divorce ?

Mais qu’avaient-ils donc tous à la prendre pour la confidente, celle qui réconforte, celle qui souffre à la  place des siens et celle qui est toujours debout quand l’un ou l’autre de ses deux enfants a besoin de réconfort. Mais elle ?  Quelqu’un s’est-il inquiété de savoir comment elle allait ? Si elle était heureuse ? Si elle n’en avait pas assez de cette vie de routine ? De tout préparer pour que  personne ne cherche où se trouvaient les choses  que ce soit l’assiette pleine ou le pyjama lavé et rangé ?

Mais qu’était-elle donc  pour sa famille ? 

Une locomotive, qui  tirait toute seule  un wagon d’emmerdements, de  cicatrices, de bobos, de chagrins… des autres… Car les siens personne ne s’en préoccupait !

Il y avait bien Justine, sa petite dernière qui venait de fêter ses vingt- cinq ans et qui s’occupait un peu du ménage et des courses, mais elle passait en coup de vent, toujours  pressée, et pas le temps de  se « poser ».

Pas une sortie au restaurant, pas de  copains à la  maison, pas d’animal de compagnie. Non tout cela était superflu et  ils n’avaient pas les moyens de s’amuser, répétait sans cesse  Julien, son mari.

Le pauvre, il s’était cassé une jambe sur le chantier il y avait de cela  dix ans et ne pouvant plus vraiment assumer son travail il avait été  mis tout d’abord en longue  maladie puis au chômage.

Il était donc en permanence à la  maison, ne sachant à quoi s’occuper, se faisant suer comme pas possible. Et le pire  c’était quand il ressassait ses années de travail en tant que  délégué du personnel. Il répétait qu’il avait été  admiré, aimé et respecté à ce moment-là alors que maintenant il n’était plus rien, qu’un boulet.

Les mois passaient et rien n’éclairait leur horizon.  Madeleine essayait de se cramponner, rassurant tout son petit monde mais quand  Jeannot l’informa qu’il divorçait ce fut la goutte d’eau. Cela voulait dire que lui aussi allait  venir  pleurnicher dans ses  bras, se faire  cajoler. Elle craquait, elle saturait, elle en avait assez de cette vie morne, sans attraits, sans rires, sans joie.

Mais elle ne devait pas sombrer elle aussi. Il y avait assez de déprimés dans la famille ! Elle allait se reprendre en mains. Demain elle  s’inscrirait à la  piscine et demanderait à Régine leur voisine de l’accompagner. Ensuite elles iront au restaurant et puis  voir un film pourquoi pas ?  Ça changerait un peu, ça casserait la routine de cette petite vie et au moins  pendant quelques instants  elle vivrait enfin pour elle.

Elle parlait  toute seule : vas-y  Madeleine, ne te laisse pas faire, accroche toi, le train de ta vie est lent  mais au moins tu es dedans  avec les tiens  alors courage !

Et c’est ainsi que  l’on pouvait rencontrer deux femmes  rieuses, élégantes, se rendant à pieds  au restaurant « chez Adda »  où une fois  par semaine elles  venaient déjeuner  d’un bon couscous et d’une bonne bouteille de rosé.

La belle vie en somme, les journées se suivaient mais  n’étais plus identiques.  Madeleine se sentait utile, vivante et finalement heureuse d’avoir surmonter cette petite crise de  déprime.

 

 

 

 

 

Commenter cet article
J
Madeleine a eu raison et depuis elle soutient encore et toujours la reste de la famille avec le sourire
bonne soirée et ibsous
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M
merci Josette elle a le moral la Madeleine lol bisous
D
c'est un texte excellent, vivant et les sentiments bien partagés
Tu as une grande écoute des autres, c'est certain. Bises
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M
merci tu me fais vraiment plaisir bisous
C
Eh bien, bravo à Madeleine, elle est superbe et merci et bravo à toi Marie ! Excellente participation à relever le défi !
Bon mardi !
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M
toujours un plaisir de "collaborer" à ces défis faits en toute simplicité sans concurrence bisous
M
deux tentatives échouées.. annulées dommage !
Bisous marie
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M
pas grave ma Jeanne tu peux m'en parler sur facebook j'ai mis le défi 228 en ligne bisous
P
Salut
Ici !
Je suis ravi
De te découvrir
Et de te lire...
Merci beaucoup pour ce bel écrit...

Amitiés,
Stéphane Kabamba
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M
merci pour ta visite et ton commentaire bonne journée
J
Elle a bien raison de s'accrocher Madeleine et de ne pas se laisser phagocyter par le train train quotidien . Bravo pour ce défi réussi Marie
Bonne journée
Bises
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M
tu as raison pas question de se laisser enrobé dans la routine non mais lol bises
A
C'est si important de savoir se réserver des temps pour soi !
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M
oui ABC et quand on croit que l'on n'en a pas il faut réagir !! bises et merci de ton passage!
Z
Je train train, enfin la routine est un "tue la vie" Marie. Défi eéussi, bravi ! Bises et bon début de semaine
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M
merci Zaza j'ai bien aimé ce défi qui nous concerne tous en fait
bisous à toi
P
beau défi, c'est tellement réaliste…..j'admire Madeleine et cela se termine bien ..j'ai adoré bisous
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M
merci Pat je suis heureuse de voir que tu peux enfin écrire sur mon blog et tes visites sont toujours appréciées bisous
S
Défi bien respecté Marie et prise de décision de ton héroïne qui correspond bien à ton caractère ! Bravo pour ce nouveau challenge bien réussi !
Gros bisous ma belle !
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M
merci ma douce Sapho j'aime bien faire ces défis ça me sort de mes habitudes et je pense que j'écris autrement bisous

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