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Le blog de Marie Chevalier

Le blog de Marie Chevalier

un blog pour mes écrits,et pour y recevoir mes amis

Publié le par marie chevalier
Publié dans : #mes romans
ce roman a reçu le premier prix du roman édité au concours APPEL Biscarosse 2019

ce roman a reçu le premier prix du roman édité au concours APPEL Biscarosse 2019

 

 

 

Ce roman est mon dixième.

l'histoire: 

 

 

Ma mère n’aimait pas Noël, est-ce un roman un peu thriller, un peu polar ou un peu fiction ?

Séverine se voit confiée à une vieille tante à la campagne à cause de  la guerre.  Séverine va vivre dans un village de Picardie  et s’habituer à la vie rude. Un événement douloureux va la détruire lorsque sa mère oublie un cadeau promis pour Noël.  La  petite s’évanouit et tombe sur la tête se blessant gravement. Elle est transportée à l’hôpital d’Amiens par  le docteur Dupas, vieux  médecin retraité qui exerce pour rendre service. Toute sa vie sera bousculée par ce docteur. Mais  pourquoi ?  que lui a-t-il fait ? Qu’a-t-elle vu pour  avoir complètement changé d’attitude et être devenue si difficile à vivre depuis ce séjour à l’hôpital ?

De suspense en suspense on se pose toutes les questions et jusqu’à la fin on se demande qui est Séverine et de quoi est-elle capable ?

Extraits :

1) Ma mère est une rescapée de l’enfer. Je ne dis pas cela au hasard mais ce qu’elle a vécu, je ne le souhaite à personne. Cela dit, à part des absences de mémoire très longues, elle vit normalement. Elle a quand même réussi à se trouver un bon mari, avoir un enfant (moi) et malheureusement je pense que quand on a la poisse ça nous englue et nous tient tout notre vie. Peu de temps après son mariage, mon père tomba d’un échafaudage et se cassa une jambe. I

2) Une vieille tante, Juliette, était partie s’installer à la campagne, dans la Somme, à C…, un petit village de même pas deux cent cinquante habitants, dans une maison de famille dès le début de l’année 1940. Elle avait souvent dit à Flore que si elle était dans l’embarras avec sa petite, elle la prendrait volontiers le temps que tout redevienne normal. C’est ainsi que Séverine trouva une famille adoptive et qu’elle vécut des années de bonheur

3) Trois ans plus tard, Juliette qui n’avait quand même pas beaucoup d’argent et qui comptait le moindre sou parla de l’envie de l’encyclopédie à Flore et son compagnon quand ils vinrent le vingt novembre passer la journée malgré le rejet de Séverine. Pour une fois, en rouspétant malgré tout, il fut décidé que Flore se renseignerait à Paris et lui ferait envoyer le cadeau par la poste pour Noël. Les derniers jours avant le vingt- cinq décembre passèrent très vite.

4) Sa décision était prise. Puisque la petite ne se remettait pas de toute cette histoire, elle allait faire accélérer le processus en créant un choc. Elle fonça dans sa chambre ouvrit le tiroir secret de sa table de nuit et relut une fois de plus la phrase qui avait tout déclenché :

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M
Je viens de terminer le livre de Marie Chevalier, « Ma mère n’aimait pas Noël », que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire. Un roman assez noir, comme la plupart de ceux que j’ai déjà lus.
On pourrait se dire, en le refermant : « Ce n’est qu’un roman ». Eh bien non, justement, on ne peut pas. Marie nous livre là une histoire qui se présente comme une succession de faits divers insérés dans un engrenage impossible à maîtriser. Avec une écriture quasiment journalistique, elle nous emmène jusqu’au bout de cette spirale infernale, explorant avec une précision presque chirurgicale la noirceur de l’âme humaine, sans complaisance ni fioritures.
Personnages phares de la plupart des romans de l’auteur, ce sont souvent les femmes, les victimes de cette espèce de malédiction qui coure sur plusieurs générations ou sur plusieurs membres d’une même famille. Pas de rédemption possible, sauf par la mort. Et les quelques fleurs de bonté qui pourraient éclore au milieu de xxx n’y parviennent pas, écrasées par le poids de destins qui semblent tracés d’avance.
J’ai quelquefois éprouvé un peu de gêne face aux réactions des personnages, qui me semblaient un peu incohérentes : un éclat de rire là où l’on attendrait des larmes, une totale indifférence au lieu d’une émotion naturelle, des mouvements de colère qui ne paraissent pas totalement justifiés… Mais je me suis rendu compte que ces décalages ne faisaient que révéler le côté déséquilibré de ces personnages. S’ils réagissaient comme tout le monde, leur existence serait évidemment beaucoup moins dramatique… et Marie ne la raconterait pas !
J’ai particulièrement apprécié la chute, que je n’avais pas anticipée, et je reste encore sous le choc de cette histoire dont on est impuissant à stopper le cours.
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E
J'ai terminé la lecture de ton dernier livre Marie et je suis enthousiaste quant à la façon d'introduire le personnage principal par l'intermédiaire de sa fille. La vie de Séverine telle que tu l'as décrite m'a fait comprendre beaucoup de choses quant à son comportement et surtout quant à son "absence " d'émotions envers sa propre fille. Ce n'est pas qu'elle n'en n'a pas, c'est qu'elle ne peut pas transmettre ce qu'elle n'a pas reçu. Je retrouve dans ce roman des pans de ta propre vie qui transparaissent au fil du récit. Je trouve ce livre profondément sincère, bien construit et imagé. L'écriture est fluide et la lecture très agréable. Je te remercie pour ce roman qui m'a tenu en haleine du début à la fin. Puisses-tu encore en écrire d'autres tout aussi aboutis !
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N
Un roman très noir, bien dans la manière de son auteur… J’ai trouvé sa construction intéressante (je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer la lecture d’autrui ! ) et le titre judicieusement choisi. La fin, inattendue, m’a fait penser aux chutes de certaines nouvelles, genre dans lequel, à mon avis, tu te montres très à l’aise, chère Marie, je te l'ai déjà dit, je crois..

Malgré son côté skizophrène presque terrifiant, Séverine est un personnage finalement attachant qu’on a envie de voir s’en sortir. Quant à Flore, bien qu’elle soit l’artisan de son malheur et de celui de sa fille, elle suscite la pitié, me semble-t-il, et on se pose des questions à son sujet, tant son vécu et son passé (?) paraissent complexes…

Il me semble que c’est ton roman le plus abouti, chère Marie… Bravo !
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M
J’ai lu ton roman et y ai retrouvé bien des choses de toi. C’est bien raconté. La fin terrible m’a surprise je ne m’y attendais pas. bises
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R
Belle chute : la phrase finale à laquelle on ne s'attend pas.
Qui est Séverine? pas toi , même si tu as situé tous les événements dans les lieux que tu connais bien pour les avoir fréquentés.
Elle n'a pas changé depuis son escapade avec le dr DUPAS ....elle aurait 10 ans aujourd'hui , je pense qu'elle serait diagnostiquée "schizophrène" avec sa part de "paranoïa".
Je retrouve des choses qui te sont personnelles : "ma grande" ...."faire un enfant et risquer de l'abandonner...."
Peut_être quelques invraisemblances :
-lors de l'agression , elle se sauve en pensant que c'est DUPAS qui a été assassiné et pourtant avant d'apprendre l'identité du noyé , elle lui reproche de l'avoir abandonnée sur la plage.
-une cohabitation avec sa mère qui ouvertement ne l'aimait pas devrait être très difficile.

Enfin bref : bon travail , belle réussite!
Bises
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D
J'ai terminé ton livre qui a été lu pratiquement d'une traite car il était difficile de le lâcher, je n'aurais pas imaginé la fin, mais c'est là ta patte car pour les Jeannette la surprise était aussi au rendez vous en résumé j'ai beaucoup aimé gros bisou d'une lectrice seduite
,
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C
Je viens de refermer la dernière page. Bien évidement, et comme d'habitude avec Marie, je n'ai pas vu la fin arriver.

J'ai beaucoup aimé qu'on suive la narratrice (Anne) au 1er et au dernière chapitre (et pas dans le reste du roman). J'ai vraiment trouvé cela très original.

"Ma mère n'aimait pas Noël", eh bien je vais vous dire les filles, à sa place, je détesterai Noël ! J'ai trouvé la couverture du livre très sombre, comparée aux autres livres de Marie. Après avoir terminé la lecture de son roman, je lui trouve exactement le côté noir qui correspond à son histoire ! C'est très bien trouvé !

Au fil des pages, nous suivons donc Séverine. Nous nous prenons d'empathie pour elle, aussi pour l'adorable Juliette, et puis sur la fin, pour Adrien et pour Anne. On ne peut s'empêcher d'être triste pour Flore qui a raté sa vie et largement gâchée celle de sa fille. C'est pourtant Flore qui se sortira le mieux de l'histoire.

Par rapport à Séverine, nous en arrivons à nous demander ce qui va encore lui tomber sur la tête, quel poids elle devra encore porter sur ses épaules très frêles, elle qui est hyper sensible. Il est des personnes qui portent une perpétuelle malédiction sur elles, avec une vie gluante, puante, une vie qui les rejette sans arrêt dans l'horreur...

Et puis, enfin, pour Séverine, ça s'arrête.
Enfin !
Une bouffée d'oxygène dans la vie de Séverine...
Va-t-elle durer ?
Vous le saurez en lisant "Ma mère n'aimait pas Noël" !
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